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Lemerre, le sauveur ?
Voilà, l'équipe marocaine de football a un nouvel entraîneur. Et à nouveau, ce sera un entraîneur étranger, qui sera payé des dizaines de millions de centimes. Et bien sûr, Lemerre sera le sauveur du football marocain, celui qui va nous qualifier à la Coupe du monde et nous assurer une prestation honorable à la prochaine Coupe d'Afrique. C'est exactement ce qu'on nous avait promis avec son prédécesseur, Henri Michel, avec les résultats que l'on sait. Pourtant, si je me rappelle bien, la Fédération avait annoncé publiquement que le prochain coach des Lions de l'Atlas serait marocain et avait engagé des pourparlers avec des entraîneurs locaux
avant de changer (curieusement) d'avis. Je prends les paris : Lemerre, comme Michel et tous les autres qui les ont précédés, échouera. Et il sera également viré sans ménagement. Parce que le problème du football marocain, ce n'est pas le sélectionneur, mais plutôt tout le reste. Vraiment tout le reste : le championnat, la Fédération, les dirigeants de clubs, le public, la formation des joueurs
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Gouvernement et syndicats, même combat ?
Mais de qui se moque-t-on ? Le spectacle que nous livrent les syndicats et le gouvernement dans cette triste pièce de théâtre intitulée Dialogue social est pour le moins affligeant. Du côté des syndicats, on fait dans la surenchère en appelant à un SMIG à 3000 DH, un objectif irréalisable et ils ne le savent que très bien. Car leur objectif est simple : donner limpression de faire du vrai syndicalisme et profiter de la vague de mécontentement populaire pour retrouver un peu de leur lustre d'antan et faire de la politique politicienne. En face, le gouvernement, dans un formidable élan de générosité, offre au prolétariat marocain une hausse du salaire minimum de 10% sur deux ans et une baisse de lImpôt sur le revenu
qui profitera surtout aux plus riches !
Est-ce donc cela le travail syndical, est-ce donc cela un gouvernement social ? Pas étonnant que les syndicats voient leurs effectifs fondre comme neige au soleil et que les Marocains se désintéressent de la politique
Khalid Karmi, Casablanca.
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Pauvre enseignement
Dans la rubrique courrier de votre numéro 322, M. Dachy, ancien enseignant de Kelâat M'Gouna, sindignait du niveau scolaire des étudiants, en constatant que les multiples études et les réunions au sommet n'ont rien résolu des problèmes que connaît le système éducatif marocain. Aujourd'hui, il semble que lécole na plus pour tâche léducation sous son triple rapport : soin, discipline et instruction. Au lieu de cela, on assiste plutôt à la maltraitance de lenfant, à lindiscipline de lélève et à labêtissement systématique de lécolier. Quant à l'instituteur, il ressemble de moins en moins au prophète de l'adage. Aujourd'hui, il doit se contenter d'être un Sisyphe, fermer les yeux et prêcher dans le désert un programme qui n'arrive nulle part. Et pendant ce temps-là, on nous rabâche "qu'il n'y a pas de crise, seulement une urgence". Voici l'exemple parfait d'une manipulation verbale, qui ne sert qu'à rassurer une opinion publique de moins en moins dupe.
Youssef Jatit, Jbel Saghro.
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La santé et la sécurité d'abord
Franchement, je ne comprends pas comment nos responsables réfléchissent. Faire du tourisme un moteur de développement, c'est un joli slogan. Mais il devrait d'abord s'accompagner de véritables efforts pour améliorer nos services de santé, de sécurité et autres services connexes. Un touriste va-t-il venir risquer sa vie chez nous, au moindre souci de santé ? Ou bien faut-il mobiliser un avion sanitaire à chaque fois qu'un étranger est pris d'un malaise ? C'est le comble du ridicule. Des pays voisins, comme la Tunisie, ont développé un système de santé de qualité pour accompagner l'accueil des touristes. Et, surtout, nous avons aussi vu des pays très attractifs désertés par les visiteurs à cause des problèmes sécuritaires. Plus grave, comment peut-on vivre (ou séjourner) dans un pays ou l'on est menacé de se faire agresser à tout moment ? Comment encourager l'investissement, le retour des expatriés et l'arrivée de touristes si on ne peut leur offrir le plus basique des services : la sécurité. Car rien n'est pire que le sentiment d'insécurité. Pourtant les solutions existent : des rondes motorisées, des postes de proximité dans les zones sensibles et la prise en compte réelle des plaintes déposées par les citoyens.
Yassine Shaker, Casablanca.
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Oui aux génériques !
Le titre que vous avez choisi pour votre article sur les médicaments génériques (La bataille des génériques, TelQuel n° 322), et surtout le mot bataille, me paraît inapproprié. Il s'agit juste de définir ce que nous voulons en matière de santé publique. Voulons-nous prendre en charge un nombre plus grand de patients et les traiter ? La réponse ne peut être évidemment quaffirmative. La seconde question est encore plus simple : sommes-nous un pays riche et le pouvoir dachat de la grande majorité de nos patients est-il sans limite ? Non, bien sûr. Résultat, la promotion des médicaments génériques dans notre pays est pour le moins opportune. Elle permettrait à l'Etat, aux patients, aux mutuelles et autres organismes de prévoyance et de remboursement de réaliser de grandes économies. Du coup, l'adoption des génériques n'est pas une bataille, mais une action de responsabilité économique et sociale, que nous devons tous partager et mener. Cest là toute la portée du travail de la ministre de la Santé, Madame Yasmina Baddou. Le libre choix du médecin et du malade, quant aux génériques ou à la molécule mère, reste respecté. Mais je souhaite que lesprit critique et la responsabilité de chaque médecin ne soient pas balayés par le marketing outrancier auquel se livrent de grandes firmes pharmaceutiques.
Dr Fayçal Bouhlal, Rabat.
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