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Par Fahd Iraqi
La Semaine
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Lopérateur portuaire sapprête
à ouvrir son capital.
(AIC PRESS)
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Privatisations. La Bourse a la cote
Décidément, la place casablancaise est dans les petits papiers de son autorité de tutelle. Le ministère des Finances semble en tout cas favoriser le marché boursier pour les opérations du transfert au privé. Ainsi, cette semaine, le département de Salaheddine Mezouar aurait repris sa réflexion sur les modalités de privatisation de Marsa Maroc. Et cest la piste dune OPV via la Bourse de Casablanca qui semble être privilégiée pour vendre 20 à 30% du capital de Marsa Maroc. La société née de la séparation des activités du défunt Office dexploitation des |
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| ports (ODEP) vient dailleurs de rendre publics ses chiffres pour lexercice 2007. Des comptes qui reflètent la forme olympique de lopérateur portuaire : un chiffre daffaires à 2,35 milliards de dirhams, un bénéfice de 344 millions et des capitaux propres de 1,1 milliard de dirhams. Par ailleurs, si laffaire Marsa Maroc nest, pour lheure, pas totalement acquise pour le marché boursier, la privatisation de la centrale de Tahaddart devrait en revanche passer par la place casablancaise. LOffice national délectricité (ONE) vient de désigner la banque daffaires Attijari Corp comme conseiller pour la cession sur le marché dune partie de sa participation dans la société Energie électrique de Tahaddart (EET). La société détient une concession de 20 ans pour lexploitation de la centrale électrique située à 10 kilomètres au nord dAsilah. Et ce transfert dune partie de son capital vers le privé est budgétisé dans la Loi de Finances 2008. |
BMCE. Encore un emprunt
La banque de Othman Benjelloun ne manque pas de créativité pour assurer son financement. Elle vient de signer un emprunt subordonné de 70 millions deuros auprès de la SFI, filiale de la Banque Mondiale. Le mécanisme de cette ligne de crédit constitue une première, tant au niveau national que régional. Dune part, lopération prévoit une option de conversion en actions dans le capital de BMCE Bank pour la SFI. Dautre part, le prêt, totalement décaissé à ce jour, demeure libellé en devises, car la banque de Benjelloun devrait lutiliser pour financer lexpansion de son activité en Afrique. La SFI nen est pas à sa première opération novatrice avec la BMCE. En 1996, déjà, elle avait conseillé la banque marocaine pour un placement de 50 millions de dollars de GDR (Global depositary receipts) auprès des meilleures signatures bancaires mondiales de lépoque (Nomura, Commerzbank
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Résultats. Maroc Telecom confirme
Encore des chiffres mirobolants pour la première entreprise du royaume. Au terme du premier trimestre de lannée, Maroc Telecom affiche un chiffre daffaires de 6,7 milliards de dirhams (en progression de 8%) et un résultat opérationnel de 3,1 milliards de dirhams. Lentreprise prend ainsi de plus en plus de poids au sein du groupe Vivendi, dont elle est la filiale la plus rentable, devant Canal+ et SFR. Selon le quotidien économique français Les Echos, Maroc Telecom représente 22% des profits de Vivendi en 2007 et près de 20% de la valeur du groupe. Abdeslam Ahizoune, président du directoire, ne manque pas de préciser que c'est la première capitalisation boursière de la place de Casablanca, avec un poids de 15,7 milliards d'euros, c'est-à-dire autant que le groupe Bouygues. |
Méditel. 250 MDH pour le monde rural
à peine installé derrière son bureau, le nouveau directeur général de Méditel, Mohamed Elmandjra, vient de signer son premier gros chèque, d'un montant de 250 millions de dirhams. Lopérateur télécoms sengage à couvrir en services de téléphonie mobile et Internet quelque 1316 localités dici 2011. Rien que pour 2008, Méditel déploiera son infrastructure pour couvrir plus de 14 500 km2, indique un communiqué de la compagnie. Un programme denvergue qui sinscrit dans le cadre du service universel, mais bien loin du plan de lopérateur historique. Maroc Telecom avait annoncé la semaine dernière un programme qui devrait toucher 7318 localités pour un budget de 2,8 milliards de dirhams. |
Ciment. La confiance règne
Le secteur du ciment est en pleine euphorie. Les prévisions de vente de 14 millions de tonnes à lhorizon 2009 sont sur le point dêtre réalisées dès cette année. Le marché avait déjà cumulé 13 millions de tonnes en 2007 et se flatte, en ce début dannée, dune progression de 20%. Les raisons de ce boom ? Lexplosion de limmobilier avec 80% des commandes. Et les gros bonnets du bâtiment ont foi en cette frénésie. Ils entendent dinjecter quelque 8 milliards de dirhams dans la production : Addoha et Ynna Holding passent commande de trois usines, alors que lancien banquier, Saâd Kettani, accompagnera larrivée du cimentier espagnol Lubasa au Maroc. Il n'y a pas à dire : le secteur se bétonne. |
CDVM. La muraille de Chine ?
Dounia Tâarji, patronne du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), souhaite introduire les règles de bonne pratique chez les analystes financiers. Le CDVM vient de publier un projet de circulaire qui vise à réguler les conflits dintérêt et la qualité des études produites par la communauté des analystes. Le gendarme de la Bourse pointe du doigt lobjectivité des études financières, censées orienter le choix des investisseurs. Celles-ci doivent donc se baser sur des données fiables et publiques, ce qui aurait tendance à réduire le délit dinitié. Techniquement, les analystes doivent indiquer dans leurs recommandations toutes les informations utilisées pour létude ainsi que leur traçabilité. |
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Pendant ce temps, le peuple
ça roule !
Hicham, natif du quartier casaoui d'El Hank, gagne sa vie comme porteur free-lance à la Foire de Casablanca. Il est là pour épauler les locataires de stands à charger et décharger leur bazar. Alors, évidemment, Hicham connaît les expos qui se tiennent dans cet espace mieux que sa poche. Exemple : il sait que la Foire commerciale du ramadan est un calvaire. Ces Pakistanais qui débarquent avec leurs tables basses de deux tonnes et leurs pourboires pitoyables, Hicham les déteste plus que tout au monde. Le légendaire Salon du livre, avec ses pavés et ses barbus, lui donnent une overdose littéraire. Il ny pas lieu den vouloir à notre héros. Il fait partie des 40% de Marocains toujours analphabètes. Le seul livre que Hicham sest offert est Le code de la route en 36 questions - réponses, quil a appris phonétiquement. Mais bien quil soit incapable de déchiffrer une lettre de lalphabet, Hicham est incollable sur les abréviations de lindustrie automobile comme GTI ou ABS. Ce qui nous ramène (enfin) à lévénement préféré de notre héros : le Salon de lautomobile. Cest loccasion de croiser une faune nouvelle de visiteurs. Exit la ménagère de 50 ans qui cherche à se payer un mixeur bon marché, ou encore lintellectuel coincé à la recherche de la dernière prose de S. Gouguenheim. Au Salon de lauto, il y a surtout ces passionnés de voitures qui viennent immortaliser leur premier (et dernier) contact avec la SL AMG. Et aussi ces écervelés draguant de mignonnes hôtesses en leur promettant une balade dans limitation grossièrement chinoise de la BMW (BYD, de son nom). Bref, le seul événement où Hicham peut vraiment rouler des mécaniques. |
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OFF.
Cest désormais officiel. Attijariwafa vient de se payer les 80% de la Compagnie bancaire de lAfrique de lOuest (CBAO) au Sénégal. La cérémonie officielle a eu lieu en début de semaine à Dakar. Et dores et déjà, la banque marocaine a fixé le destin de sa nouvelle acquisition : elle devrait fusionner avec sa filiale Attijari Bank Sénégal.
La CDG sest équipée depuis 3 mois d'un écran géant qui orne la façade de son siège. La caisse entend bien amortir cet investissement et diffuser dans les mois qui viennent de la publicité sur fond de cours de Bourse. Lécran, qui aurait couté près de 10 millions de dirhams, a été offert à la caisse par sa filiale CDG Développement. |
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