Guantanamo. Y a-t-il une vie après l'enfer ?
Abdelouahed Radi : "Je suis un ministre de souveraineté"
Internet. La tribu des hackers
Reportage. Allah, Al Kora, Al Malik
Foot. L'écurie de Sa Majesté
Société. Les voix sans visage
Othman Mellouk : "Les Marocains n'aiment pas le preservatifé
Liban. Le retour du chaos
France. Zizanie au Conseil musulman
Bourse. La cagnotte des dividendes
Musique. Les MMA en coulisses
Sortie. Pasolini n'est pas mort
Festival. Droits sur image
N° 324
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Roger Lemerre, le nouveau
coach des Lions de l’Atlas.
(DR)

Lions de l’Atlas. Lemerre aux commandes


Après des mois de suspense, la Fédération royale marocaine de football a enfin annoncé le nom du prochain coach de la sélection nationale : ce sera le Français Roger Lemerre. Ce dernier s’est déplacé le week-end dernier à Marrakech pour rencontrer les responsables de la FRMF, dont le général Housni Benslimane. “Lemerre prendra ses fonctions le 1er juillet en tant que sélectionneur et entraîneur du onze marocain avec un contrat de deux ans”, nous a affirmé Hamid Souiri, responsable fédéral. En attendant, l’intérim sera assuré par Fethi Jamal, qui vient
de gagner ses galons d’entraîneur bis des Lions de l’Atlas. “Le maintenir avec un simple titre d’adjoint nous gênait et le gênait”, nous explique une source au sein de la FRMF. C’est une manière de couper la poire en deux, en concédant ce “titre” aux professionnels et à la presse qui réclamait un coach marocain à la tête de la sélection. Roger Lemerre touchera un salaire d’environ 500 000 dirhams, soit plus que son prédécesseur, Henri Michel, qui émargeait à 450 000 dirhams. Une différence due aux fonctions élargies de Lemerre qui prendra également en charge l’ensemble des équipes nationales et la formation des entraîneurs locaux. Le nouveau sélectionneur s’est vu fixer comme objectifs la qualification du Maroc à la Coupe du monde 2010 et l’accès (au moins) aux demi-finales de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. En cas d’échec, “Lemerre devra assumer ses responsabilités. Il est hors de question que le Maroc ne soit pas dans le carré final”, menace un membre de la FRMF. Confirmant son tropisme français, la Fédération confiera le poste de directeur technique national à Jean-Louis Morland, qui a assumé pendant vingt ans des fonctions similaires au sein de la Fédération française de football.


Université Cadi Ayyad. Des manifs dégénèrent

“Il y a eu un mort et un paralysé”, affirme Omar Arbib, membre de l’AMDH de Marrakech. D’après plusieurs témoins, deux étudiants auraient été jetés du troisième étage d’un bâtiment du campus de l’université de Cadi Ayyad par les forces de l’ordre, appelées à la rescousse pour calmer une manifestation étudiante organisée par l’UNEM, le 14 mai dernier. Une information tempérée par Mhamed Mrani Zentari, doyen de la faculté : “Nous n’avons reçu aucune information officielle concernant la mort d’un étudiant”. Seule certitude à l’heure où nous mettions sous presse, les forces auxiliaires ont pris d’assaut la cité universitaire, procédant à l’arrestation d’une dizaine de membres de l’UNEM.


Années de plomb. Un charnier à El Jadida ?

Mardi 13 mai, dans l’après midi, une fosse commune a été découverte sur un chantier situé à l’entrée de la ville d’El Jadida. À l’origine de la découverte, des ouvriers en bâtiment y ont déterré quinze crânes et des ossements humains, qui sont à l’heure actuelle analysés au laboratoire médico-légal. Pour le moment, on ne sait pas grand-chose sur l’identité des victimes, d’autant qu’El Jadida n’a pas connu d’évènements sanglants comme ceux de Casablanca, Fès ou Nador où ont été retrouvés des charniers. Mais d’après un militant local des droits de l’homme, “il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’émeutiers casablancais de 1981, enterrés à El Jadida.”


Abbas El Fassi. L’Opinion VS Jeune Afrique

Dans sa livraison du 11 mai, l’hebdomadaire dirigé par Béchir Ben Yahmed a consacré sa couverture au Premier ministre marocain. “A quoi sert Abbas El Fassi ?”, s’interrogeait Jeune Afrique. La question était purement rhétorique, la réponse étant connue de tous les Marocains. Ce qui n’a pas empêché L’Opinion de monter au créneau pour dénoncer “l’hostilité notoire (de Jeune Afrique) à la direction du Parti de l’Istiqlal”. Le quotidien de la formation de Abbas El Fassi a contré les arguments de l’hebdomadaire français en avançant une réalisation du Premier ministre : “L’effort consenti pour répondre aux revendications de la classe laborieuse marocaine”. Une belle rondelle de langue de bois…


Boumalne Dadès. Liberté pour tous

Lundi 12 mai, la Cour d’appel de Ouarzazate a mis fin au calvaire des détenus de Boumalne Dadès condamnés, en première instance, à des peines d’un à six ans de prison ferme pour attroupement armé sur la voie publique, jets de pierre contre les forces de l’ordre et outrage au drapeau. “L’ambiance dans le tribunal était plus détendue”, rapporte cette source associative sur place. Deux personnes (des MRE) ont été acquittées et huit autres ont été condamnées à 4 mois de prison ferme et 1000 dirhams d’amende. “Tous les condamnés ont purgé leur peine et sont donc libres”, indique Lahcen Belaïd, coordinateur du comité de soutien.


Presse. TelQuel et Nichane primés

Souleïman Bencheikh, journaliste à TelQuel, a été récompensé par Press Now, ONG néerlandaise organisatrice du “Prix du journalisme d’enquête” au Maroc. Souleïman a reçu le premier prix pour la presse francophone, pour son enquête intitulée “Qui sont nos jeunes cerveaux de l’étranger ?”, publiée en 2007 dans Le Journal, où il officiait avant de rejoindre TelQuel. Quant à Lahcen Aouad et Sanae El Aji, journalistes à Nichane, l’hebdomadaire arabophone du Groupe TelQuel, ils ont décroché le deuxième et troisième prix pour la presse arabophone, pour leurs enquêtes parues dans Nichane et respectivement intitulées “La hogra au nom du roi” et “Les chorfa au Maroc” – le premier prix étant revenu à notre consoeur Maria Moukrim, de l’hebdomadaire Al Ayam, pour une enquête intitulée “La prostitution des Marocaines, entre Le Caire et Tel-Aviv”. Bravo à toutes et à tous.


Grève générale. La guerre des chiffres

Mardi 13 mai, l’UMT, la FDT et l’ODT appelaient à une grève de 24 heures dans la fonction publique et les collectivités locales. Le soir même, elles annonçaient leurs estimations sur la participation : l'ODT claironne un taux ferme de 90%, tandis que l’UMT, prenant en compte une marge d'erreur de 10%, situe le taux de participation entre 80 et 90%. La FDT de Abderrahmane Azzouzi, estime quant à elle que 85% des fonctionnaires ont répondu à l’appel. La version gouvernementale est tout autre, comme on s’en serait douté : le ministère de la Modernisation des secteurs publics a enregistré des taux de participation qui, selon les secteurs, varieraient entre 0% et 78%. Prochaine guerre des chiffres, le 21 mai avec l’appel à la grève générale lancé par la CDT.


PJD. Ramid aime Xerox

Les soucis de procédure de l’affaire Belliraj ont inspiré au groupe parlementaire du PJD une proposition de loi sur l’accès des avocats aux dossiers d’instruction de leurs clients. Le chef du groupe PJD à la première chambre Mustapha Ramid, qui est également avocat des détenus politiques dans l’affaire Belliraj, a présenté son texte le 6 mai dernier. Alors que l’actuel Code de procédure pénale prévoit seulement que “le dossier doit être mis à la disposition de l’avocat (…) un jour au moins avant chaque interrogatoire”, Ramid et ses camarades proposent que les avocats soient autorisés “à consulter tous les éléments du dossier et à obtenir des copies des documents à leurs frais”.


16 mai. 5 ans plus tard, rien

Vendredi 16 mai, les victimes des attentats de Casablanca, accompagnées de leurs familles et sympathisants, se sont rassemblées devant la stèle commémorative, en face de la wilaya. Objectif : se rappeler au bon souvenir des autorités en faisant état de leurs doléances. “Une trentaine de survivants, blessés lors des attentats, n’ont toujours pas été dédommagés”, nous déclare Mohammed Mahboub, vice-président de l’association des victimes des attentats du 16 mai. Et de conclure : “Nous souhaitons nous adresser directement au roi, car le texte de loi se rapportant au terrorisme fait l’impasse sur le sort des victimes. Il faut corriger cela”.


IER. 95% d’indemnisés

En réponse à une question orale à la Chambre des représentants, la semaine dernière, le ministre de la Justice, Abdelouahed Radi, a affirmé que 95% des victimes des années de plomb reconnues par la défunte IER ont été indemnisées. “Les 5% restants ne l’ont pas été pour des raisons personnelles”, d’après le ministre, qui a précisé que “600 millions de dirhams ont déjà été distribués”. Des chiffres que nuance le président du Forum Vérité et Justice, Mohamed Sebbar : “De très nombreux cas n’ont pas été pris en compte par l’IER. Les victimes d’Ahermoumou et de Tagounit, entre autres, qui ont déposé leurs demandes en retard car elles n’étaient pas informées des procédures”.



3 questions à Khalil Jemmah
[Vice-Président de l’Association des Familles des Victimes de l’Immigration Clandestine (AFVIC)]


Vous avez enquêté sur le naufrage d’un zodiac dans lequel la Marine royale serait impliquée. Quels sont les résultats de vos investigations ?
Vingt-neuf clandestins sont morts noyés dont une femme enceinte et quatre enfants. Nous avons rencontré huit des rescapés qui nous ont confirmé qu’un membre de la Marine royale a crevé délibérément le zodiac à bord duquel ils essayaient de rejoindre les côtes espagnoles. Ce sont des sources fiables déjà enregistrées sur nos registres.

Que sont devenus les rescapés ?
Ils ont été arrêtés et emmenés au poste de police où ils ont été interrogés, avant d’être conduits à la frontière maroco-algérienne à bord d’un camion. Ils n’ont même pas eu droit à la visite d’un médecin ou d’un psychologue. Une femme qui a perdu ses deux enfants dans le naufrage a eu droit au même sort.

Vous avez demandé au ministère de la Justice d’ouvrir une enquête. Pensez-vous que votre requête sera acceptée ?
Un conseiller de Abdelouahed Radi nous a informés qu’une enquête serait ouverte après l’envoi de notre rapport sur la noyade au ministre de la Justice. Si cela ne se concrétise pas, nous porterons plainte devant le procureur du roi à Al Hoceima. Il faut absolument que la personne qui est responsable de ce massacre soit traduite devant un tribunal. Il en va de l’honneur de ce pays.


Football. Captain Majid…i

Le secrétaire particulier du roi n’est pas passé inaperçu, mercredi 13 mai, lors de la conférence de presse de présentation de l’Académie Mohammed VI de football, dont il assure la présidence (lire article p. 32). Mounir Majidi est arrivé à la Villa des arts de Rabat avec une demi-heure de retard, contrairement aux autres membres du conseil de l’Académie et sponsors du projet royal (dont Othman Benjelloun, Anas Sefroui et Abdeslam Ahizoune), qui ont été ponctuels. Ce qui n’a pas empêché le patron de Maroc Telecom de vanter les mérites du businessman attitré du roi : “Mohammed VI a choisi la bonne personne pour mener ce projet, surtout que Si Mounir est un fin connaisseur du milieu du football”. Il ne manquait que la hola pour illustrer ce discours dithyrambique.


Presse. La Gazette s’offre El Himma

L’hebdomadaire La Gazette du Maroc, nouvelle version est dans les kiosques depuis vendredi 16 mai, avec une interview exclusive du député des Rhamna. Un joli coup pour ce passage au format magazine, les entretiens avec l’ex numéro 2 du régime se comptant sur les doigts d’une main. “Je connais El Himma depuis 1978, alors qu’il était encore au Collège royal. J’ai participé à sa campagne lors des dernières élections. C’est une relation de 30 ans, il était normal qu’il m’accorde la priorité”, argue le directeur de la publication, Kamal Lahlou. Relation rime-t-elle avec révélations ? Assurément, promet ce dernier, avec un titre ambitieux : “Enfin la clarification”.


Fondation Benzekri. Déjà des mécontents

A peine instituée, la Fondation Driss Benzekri des droits humains et démocratiques est l’objet de nombreuses critiques. Pas moins de 5 membres, dont un de l’instance dirigeante, en ont déjà claqué la porte, dénonçant la participation de certaines “personnes problématiques”, parmi lesquelles le conseiller royal Abdelaziz Meziane Belfkih, le patron de Maroc Telecom Abdeslam Ahizoun et l’omniprésent Fouad Ali El Himma. Abdeslam Aboudrar, tout nouveau président de la Fondation, nous explique qu’une confusion est à l’origine de la polémique: “la Fondation Benzekri n’est en aucun cas une nouvelle association des droits de l’homme. Elle est composée des amis et des proches de feu Driss Benzekri, dont font d’ailleurs partie ces trois personnalités”.


Maroc-Algérie. A plein gaz

“Le gaz est l’unique produit qui passe légalement de l’Algérie au Maroc”, rappelle le journaliste Ignacio Cembrero dans un article paru la semaine dernière dans le quotidien espagnol El Pais. Si depuis plusieurs années, le Maroc se contentait de prélever un droit de passage sur le gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne, il préfère désormais se dédommager en nature, ponctionnant l’équivalent de 80 millions de dollars en gaz. “Dans le discours officiel marocain, on se garde bien d’indiquer l’origine algérienne du gaz”, signale le journaliste. La centrale de Aïn Béni Mathar, où sera acheminé le gaz, devrait être opérationnelle en 2010.


RASD TV. Le Polisario sur orbite

Après douze mois de diffusion terrestre sur un rayon de 40 kilomètres à partir du campement de Rabouni, RASD TV, la chaîne télé du Polisario, va passer à la transmission par satellite. “Nous attendons encore des équipements, mais les émissions commenceront dans quelques jours”, a déclaré à l’agence de presse espagnole EFE Mohamed Salem, le directeur de RASD TV, sans donner de calendrier précis. Mais la date du 20 mai 2008 reste, selon plusieurs sources, la plus probable. Financée par l’association des amis du Sahara de Séville, RASD TV émettra depuis une régie fixe basée à Rabouni. “Compte tenu du fait que le Maroc est actionnaire de Arabsat, cette chaîne diffusera certainement ses émissions via le satellite Hotbird”, prédit Mohamed Laghdaf, le directeur de la chaîne marocaine et concurrente, Lâayoune TV.


Ali Lmrabet. Souvenirs d’El Nene

Ils n’étaient pas compagnons de cellule, mais le journaliste exilé en Espagne et le célèbre baron de la drogue se sont côtoyés à la prison de Kénitra. C’est ce que rapporte un article du quotidien espagnol El Mundo signé Ali Lmrabet et repris par Courrier international du 14 mai. “J'ai eu des démêlés avec lui devant la porte de ma cellule, le jour de ma libération, le 7 janvier 2004. Sur un ton ferme, il m'a apostrophé, avec son accent du nord, en me disant qu'il n'avait pas apprécié que je le présente comme un baron de la drogue”. Réponse du tac au tac de Ali Lmrabet : “Vous avez été condamné pour narcotrafic, pas pour avoir omis de payer une contravention au Code de la route”.


DGSN. Journées portes ouvertes

La tradition inaugurée par le Général Hamidou Lâanigri en 2005, du temps où il était patron de la police nationale, lui a survécu. Pour la troisième année consécutive, la DGSN organise des journées portes ouvertes du 17 au 20 mai à l’Institut royal de police de Kénitra. La journée du 20 sera exclusivement dédiée aux écoliers qui, selon un communiqué de la Sûreté nationale, seront conviés à découvrir “les activités de la DGSN, ainsi que les projets inscrits dans le cadre du plan quinquennal élaboré par le ministère de l’Intérieur”. Pas très rigolo tout ça, les bambins risquent sûrement de s’ennuyer…


Incendie de Lissasfa. Enquête en cours

Deux semaines après l’incendie de l’usine Rosamor qui a coûté la vie à 56 personnes dans le quartier de Lissasfa, l’enquête progresse lentement. Au Tribunal correctionnel de Casablanca, l’audience du mercredi 14 mai a été courte, le temps pour le juge de reporter, au 21 mai, le procès des patrons de l’usine et de l’ouvrier qui aurait provoqué l’incendie par négligence. Entre-temps, la police judiciaire poursuit ses investigations auprès des services de la wilaya et des pompiers, qui ont accordé les autorisations et certificats pour la construction de l’usine. En cause également, la lenteur des secours, sur laquelle a longuement été interrogé le commandant régional de la Protection civile, Mustapha Taouil, mis à pied après l’incendie. Par ailleurs, les familles des victimes ont reçu une indemnité de 10 000 DH chacune du Conseil de la ville de Casablanca.



Humeur. Histoire de couple

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Le monde ira mieux le jour où Marocains et Algériens pourront se regarder comme un couple après l’amour, parfois avant. Tendrement ou méchamment. Passionnément. Il manque aux deux voisins ce qui fait défaut à tant de maris et femmes. Ces petites marques d’affection, les “Bébé” ou “Bonjour mon amour” par-ci, une morsure du lobe de l’oreille par-là. C’est dramatique. Quand les marques d’amour en viennent à manquer, le résultat est une accumulation de frustrations, de colères, cela peut aller jusqu’aux rêves secrets d’homicide. Je t’aime, je te trucide. La cata. Pour le couple, bien sûr, au propre comme au figuré, voisins de lit et de vie ou simplement de géographie. Marocains et Algériens sont ce couple, cet homme et cette femme que tout unit, sauf qu’ils s’aiment à s’entretuer. Incapables de fonctionner autrement que selon le modèle, bien éprouvé par les psychanalystes, du “je te hais parce que je ne sais pas te dire je t’aime”. Un ami algérien me disait : “On vous déteste parce que vous êtes serviles, vous n’arrêtez pas de baiser la main de votre roi”. Je lui ai répliqué par un autre cliché : “On vous déteste, quant à nous, parce que vous dites non avant même d’entendre l’intitulé de la question”. Nous sommes des fans de la courbette, ils sont des refuzniks écervelés. Nous, c’est le roi, eux c’est les généraux. “…Et une couche de gélatine qui leur enveloppe les parois du cerveau”, comme dirait un voisin de palier. Il est médecin, le pauvre, on passe l’éponge. Personnellement, j’adore l’Algérie. Comme ça. Pour sa musique, peut-être. Ou la rime qui habite le vocable Algérie, et que je suis le seul à comprendre. J’aime, mais ça m’échappe. Alors je rejoins le cortège des (per)siffleurs qui huent l’hymne algérien au stade de foot, je suis cet homme sur le point de tuer sa femme. Parce qu’il n’a pas pu lui dire Je…



VITES !

Programmée pour la clôture du festival Mawazine, Whitney Houston sera reçue comme une reine à Rabat. La diva américaine logera à la résidence royale de Skhirat. Elle pourrait gratifier les princesses d’un concert privé. Une petite faveur de la part de Withney Houston, qui touche le plus gros cachet de l’événement.


Un milliard de centimes, c’est le montant de la prochaine cagnotte du loto, dont le tirage aura lieu samedi 17 mai. “En cas de gros lot, le nombre de tickets validés augmente de 45%, pour atteindre les 600 000. Les participants jouent plusieurs fois pour multiplier leur chance”, nous déclare ce responsable à la Loterie nationale.


Vendredi 9 mai, les amateurs de foot ont pu regarder le match entre le WAC et le club algérien de Sétif, en direct sur le Net grâce à des hackers marocains. Ceux-ci ont “cracké” les codes de protection d’ART, qui avait l’exclusivité de la retransmission en tant qu’organisateur de l’évènement.

Le président de la CGEM se fait construire une villa pharaonique sur la colline d’Anfa supérieur. Les grues énormes mobilisées par ce chantier ont bloqué la rue pendant plusieurs jours. Conçue par l’architecte Laurent Zagury, la villa de Moulay Hafid Elalamy sera complètement automatisée grâce à un savant dispositif d’équipements électroniques.


Ouvert le 8 mai, le music-hall les Folie’s de Marrakech a fait salle comble samedi dernier avec près de mille couverts. “Le public a été surpris par les effets : lasers et jets d’eau”, explique son directeur. L’assistance avait le cœur bien accroché puisqu’elle était constituée de cardiologues en congrès (et en goguette) dans la ville ocre.


Les DVD pirates du film Whatever Lola Wants aperçus dans le circuit parallèle seraient, selon une source proche de la production, de simples copies d’un DVD promotionnel distribué à la presse dans le cadre du dernier film de Nabil Ayouch. Ce DVD contient uniquement la bande-annonce et des clips extraits du film.


 
 
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