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Par Fahd Iraqi
La Semaine
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Le siège casablancais de lOCP.
(AIC PRESS)
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OCP. Alliance avec la Libye
LOffice dirigé par Mustapha Terrab poursuit toujours son plan dinvestissement. Cette semaine, un mémorandum dentente a été signé à Jorf Lasfar entre lOffice et le groupement Libya Africa Investment Portfolio (LAP). Les deux partenaires devraient investir un milliard de dollars (environ 7,5 milliards de dirhams) pour construire trois usines de fabrication de produits dérivés des phosphates : une unité de production dacide phosphorique au Maroc (350 millions de |
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| dollars), une usine de production dammoniac en Libye (500 millions de dollars) et une unité de production d'engrais (150 millions de dollars), dont le pays dimplantation na pas encore été déterminé. Selon les partenaires, l'association repose sur une approche de complémentarité entre le Maroc et la Libye. La production dengrais repose sur lammoniac, qui est traité à base de gaz. La Libye dispose de grandes capacités en gaz, alors que le Maroc possède des quantités abondantes de phosphate et de phosphore. La synergie permettra de réduire le coût de fabrication des engrais, que les opérateurs veulent exporter au meilleur prix vers les pays dAfrique. Ce projet industriel est le premier dun vaste programme stratégique lancé par lOCP. LOffice a lambition de faire de Jorf Lasfar le premier site de valorisation, de transformation et de production des engrais dans le monde. Pour cela, il compte aménager sur ce complexe portuaire une plateforme pour accueillir 10 unités intégrées à lhorizon 2015. Les aménagements daccueil devraient coûter 10 milliards de dirhams et drainer des investissements directs étrangers de l'ordre de 50 milliards de dirhams, créant au passage quelque 6000 emplois directs. |
Biladi. La CDG entre en jeu
La Compagnie générale immobilière (CGI), filiale de la CDG, remporte un nouvel appel doffres et accouche dune entité dédiée : la Savio (Société daménagement et de valorisation dImi Ouaddar, dans la région dAgadir). Signée le 21 mai à la primature, la convention entre dans le plan Biladi (sites destinés aux touristes nationaux). Elle prévoit la création de 6000 lits, 284 appartements hôteliers et plus de 1000 places de camping sur un terrain de 33 hectares, proposé par le Conseil régional dinvestissement du Souss. Le projet prendra forme dans trois ans et coûtera 400 millions de dirhams. Par ailleurs, le protocole daccord prévoit un packaging complet. Une station dépuration des eaux usées devrait ainsi voir le jour. Elle sera prise en charge par la CGI si le gouvernement, qui a prévu sa construction, sen désengage. |
Investissements. 8 milliards en commission
Une nouvelle réunion de la commission des investissements vient dêtre tenue cette semaine sous la présidence du Premier ministre. Et encore un gros paquet de conventions avec lEtat validé. À la clé 8 milliards dinvestissement à injecter et quelque 3500 emplois à créer. Les secteurs sont toujours les mêmes : le tourisme vole la vedette avec des investissements de près de 3 milliards. Il est talonné par la chimie et parachimie avec 2 milliards de dirhams. Viennent ensuite les secteurs du ciment et de la métallurgie avec respectivement 1,1 milliard et 528 millions de dirhams. Au total, la commission interministérielle a examiné 24 projets durant cette 2ème session de lannée. Et elle ne sera certainement pas la dernière : 6 autres grands projets attendent déjà larbitrage de la primature. |
BCP. Leffet Benchaâboun
Jamais la Banque centrale populaire naura fait autant parler delle que depuis larrivée de Mohamed Benchaâboun à sa tête. Cette semaine encore, la banque a vu son cours flamber sur fond de rumeurs concernant de nouvelles acquisitions. Le marché se faisait lécho de lachat par la BCP de la société de Bourse indépendante Upline Securities. Le lendemain, on parlait surtout de la reprise dune des deux compagnies de Moulay Hafid Elalamy, CNIA ou Essaâda. Deux opérations qui ont été formellement démenties par les responsables des sociétés cibles. Ce qui nest pas une rumeur, en revanche, cest la nouvelle réorganisation de la BCP. Un nouvel organigramme est en cours de finalisation pour réaménager ses activités par métier : grandes entreprises, PME/PMI, professions libérales et particuliers, sans oublier la branche des MRE. |
Autoroutes. ça roule !
Mis à part les autoroutes Fès-Oujda et Marrakech-Agadir, aujourdhui en cours de construction, un nouveau plan dextension du réseau autoroutier vient dêtre dévoilé. Programmé pour les 4 prochaines années, ce plan - qui devrait coûter 15 milliards de dirhams - porte sur des tronçons dune longueur totale de 384 kilomètres. Précisément, il sagit dune voie de contournement de Rabat, dun tronçon entre Tit Mellil et Berrechid, un autre reliant les villes dEl Jadida et Safi et enfin lautoroute Casablanca - Béni Mellal. Ces projets devraient être réalisés avant 2012 et porteront le réseau autoroutier à plus de 1800 kilomètres en 2015. À titre de rappel, le ministère des Transports a annoncé quil devrait consacrer la bagatelle de 31 milliards de dirhams pour les autoroutes et voies express durant ce quinquennat. |
Public-Privé. Une loi en préparation
Le Maroc sapprête à se doter dune législation favorisant les partenariats public-privé, avec le soutien de la Société financière internationale (SFI), bras armé de la Banque Mondiale. Une bonne nouvelle pour les investisseurs. Le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, en a dailleurs souligné laspect win-win, lors dun colloque parrainé par lOCDE, les 20 et 21 mai à Rabat. Depuis la mise en place de la loi 54-05 sur la délégation de services publics, opérateurs publics et privés attendent la création dune nouvelle forme de contrats administratifs, qui prendrait pour modèle le contrat de partenariat français ou le PFI britannique. Déjà, les secteurs du transport (TGV) et de lénergie sont ciblés en priorité. Mais on pense aussi à léducation et à la santé. |
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Pendant ce temps, le peuple
Web market
Champion du monde de fainéantise, Achour est ravi dapprendre la création dun supermarché sur le Net : Epicerie.ma. Le concept a de quoi séduire. Faire ses courses sur Internet et les recevoir pépère chez soi, cest révolutionnaire pour notre héros. Il décide dexplorer davantage la supérette virtuelle. Première surprise : le prix de certains produits est inférieur à celui affiché chez lépicier du coin. Achour peut économiser 65 centimes sur une bouteille deau et 75 sur une boîte de sardines. Seulement, pour amortir les 42 dirhams de frais de livraison, il devra aligner une centaine de bouteilles deau. En plus, Achour ne voit pas comment un tel concept pourrait concurrencer son Super-Soussi. Car il lui suffit de composer un SMS pour être livré dans la minute qui suit, et gratis. Idem pour le boucher et le vendeur de légumes, qui poussent la délicatesse jusquà lui faire crédit. Sans parler de son concierge qui, moyennant un billet, approvisionne Achour en divers produits, parfois illicites. Achour se dit que ce site cible peut-être une clientèle haut de gamme. Cela pourrait expliquer pourquoi il propose plus de choix en nourriture pour animal de salon que de produits laitiers pour humains. Mais il remarque vite que les articles nont rien de prestigieux. Exemple : le rayon charcuterie est monopolisé par une marque locale, indigne du palais dun contribuable imposé à 42%. Mais le comble, cest le mode de règlement. Alors que le paiement électronique est possible au Maroc depuis 6 mois, cette épicerie virtuelle se fait payer à la livraison. Une petite révision des basiques du Net simpose. |
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OFF.
Dans ses négociations avec les professionnels de la pêche, Aziz Akhannouch semble lâcher du lest. Le ministre de lAgriculture et de la Pêche a concédé une augmentation de 30 centimes par kilogramme de sardine en vrac destinée à la conserve. Résultat : un revenu supplémentaire de 6000 dirhams par jour pour les bateaux pélagiques. Sen contenteront-ils ?
Les principaux actionnaires de Charaf Corporation reprennent le contrôle de leur société. Emerging Capital Partners (ECP), gestionnaire de fonds dinvestissements dédiés à lAfrique, vient de céder ses parts dans la société de fertilisants. Les actions ont été restituées aux actionnaires historiques du groupe pour un montant de 23 millions de dollars. |
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