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Par Fahd Iraqi
La Semaine
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Le prix du m2 culmine à 25 000 DH dans les grandes villes.
(AIC PRESS)
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Immobilier. Halte à la hausse !
Le gouvernement a décidé dagir contre la hausse des prix de limmobilier, qui atteint des niveaux alarmants. Les pouvoirs publics vont prendre les mesures nécessaires pour stabiliser les prix de limmobilier et les adapter aux besoins du secteur, a expliqué, mardi 27 mai, le ministre de lEconomie et des Finances, Salaheddine Mezouar, en réponse à une question orale à la Chambre des conseillers. |
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| Dans sa besace, Mezouar avait tout un attirail de propositions, notamment la stricte application de la taxe sur les terrains non bâtis, la pénalisation du recours au noir dans les transactions immobilières, ou encore linstauration dune taxe sur lhabitat vacant. Lobjectif de ces mesures est de lutter contre la spéculation immobilière qui gangrène le secteur et pousse les prix à la hausse. Avec un prix au mètre carré qui, dans les grandes villes (Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech en particulier), dépasse parfois les 25 000 dirhams, lachat immobilier devient un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre. Un professionnel du secteur témoigne : À Casablanca, il ny a quasiment plus de ventes depuis huit mois. Cela ne peut plus durer. La hausse des prix a dailleurs déjà ralenti. Ce ralentissement est bien évidemment favorisé par la conjoncture : un budget logement qui rétrécit en raison de laugmentation du coût des produits alimentaires de base, et des banques qui accordent des crédits immobiliers avec beaucoup plus de réticence. |
Pêche. Le gouvernement dans les filets
Sur le ring des négociations avec le gouvernement, les professionnels de la pêche remportent round après round. Après laugmentation de 30 centimes par kilo sur le prix de la sardine, concédé par le ministère de tutelle, voilà que la primature met en place une série de mesures destinées à la profession. Dabord, les charges de gazole supportées par les pêcheurs seront désormais déduites de la redevance à verser à lOffice national des pêches. La taxe revenant à cet Office sera elle-même revue à la baisse dès janvier prochain. Dautres mesures destinées à alléger la pression fiscale exercée sur le secteur devrait intervenir dans le cadre de la prochaine Loi de Finances. On parle même dun plan de sortie de flotte qui consiste à indemniser les armateurs qui souhaitent se désengager de lactivité. Bref, une bonne pêche pour les professionnels du secteur qui, depuis plusieurs mois, mettent la pression sur le gouvernement. |
Investissement. La Palmeraie à Bouskoura
California Golf Resort, voici le tout dernier projet de Abdelali Berrada, patron du groupe Palmeraie Développement, présenté le 27 mai à Casablanca. En plein cur de la forêt de Bouskoura, près de Casablanca, Berrada prévoit la construction dun hôtel 5 étoiles, de plus de 800 logements, dune salle de congrès et de plusieurs restaurants. Sans compter le golf 18 trous qui sétend sur 70 ha. Question budget, les banques ont renforcé lapport en fonds propres pour injecter quelque 4 milliards de dirhams. Daprès les initiateurs de lopération, le respect de lenvironnement est au cur de lélaboration du projet. Mais que dire des 130 ha déboisés pour les constructions ! |
Marocaine-Vie. La BCP se rétracte
Tout est à refaire pour la Banque centrale populaire ! La banque, qui tente depuis des années de se positionner dans le secteur des assurances - développement de la bancassurance oblige - avait annoncé en novembre dernier la signature dun protocole dentente pour prendre une participation de 43,5% dans le capital de La Marocaine-Vie. Sauf quelle a fini par annuler cette opération. À en croire certaines sources, la décision a été prise par Mohamed Benchaâboun, récemment nommé à la tête de la BCP. La cause : la Marocaine-Vie est une filiale du groupe Société Générale et la BCP navait pas trop envie de mettre son fichier clients entre les mains de la concurrence. La banque publique se retrouve de nouveau sans compagnie dassurances. Mais sur le marché, on se fait lécho dun éventuel partenariat avec la CNIA. |
Compensation. La pression monte
Portée par la perspective dune hausse des prix à la pompe, la polémique continue denfler sur lutilité et les modalités dune Caisse de compensation au Maroc. La semaine dernière, cétait Habib El Malki, en lice pour la succession dElyazghi à la tête de lUSFP, et accessoirement directeur du Centre marocain de conjoncture (CMC), qui réclamait la suppression pure et simple de cette caisse. Quelques jours plus tard, le sujet était à lordre du jour à la Chambre des représentants. Répondant aux questions des députés, listaqlelien Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales, sest livré à un véritable plaidoyer en faveur de la Caisse, tout en rappelant que le gouvernement planche sur une réforme structurelle, qui permettrait la rationalisation de ses performances. |
Franchise. Big deal pour Bigdil ?
Les rues de Paris se dotent de magasins made in Morocco. La chaîne de boutiques daccessoires féminins, Bigdil, sinstalle dans la capitale hexagonale. Depuis louverture de son premier point de vente en 2001, dans la ville ocre, la filiale du groupe Saham a fait son petit bonhomme de chemin et compte aujourdhui une quarantaine denseignes à travers le Maroc. Côté France, daprès les études marketing préalables à louverture de magasins, le créneau serait également porteur. Mais la marque ne serait pas vendeuse, les clientes parisiennes nétant visiblement pas attirées par la dénomination Bigdil
à moins qu'il ne s'agisse d'un problème de propriété industrielle, puisque le terme fut aussi le nom d'un jeu télévisé sur TF1. Résultat : la direction planche sur une autre appellation, qui sera bientôt révélée. |
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Pendant ce temps, le peuple
Eau numérique
Clef anglaise à la main, brosse à dents au bec, serviette sur lépaule, Réda se frotte les yeux pour vérifier sil nest pas toujours en train de rêver devant ce décor de science-fiction. La fontaine publique de son bidonville est complètement métamorphosée. Le robinet rouillé, unique point deau dans un rayon de 5 kilomètres de baraques, a disparu. À la place, une machine venant tout droit du futur : une sqaya numérique, qui fonctionne avec une sorte de clé à puce. Cest la société de distribution deau de la ville qui a eu l'idée géniale d'installer ces nouvelles fontaines hi-tech. Elle insiste même, fièrement, sur lorigine 100% marocaine de la trouvaille, qui risque, paraît-il, dêtre exportée vers des pays encore plus miséreux. En général, Réda na rien contre linnovation. Mais là, il sent sa colère et sa haine monter contre linventeur du bidule. Où est-il allé chercher cette idée ? Dans la baignoire dArchimède ?, peste notre héros, qui nest pas au bout de ses peines. Réda découvre que pour disposer de sa clé deau, il doit faire un crochet par la commune. Traduction : il va falloir arroser le moqadem. Pis encore, Réda comprend que même si le tout puissant moqadem veut bien ouvrir les vannes, il na droit quà 6000 litres par mois, à partager avec les neuf autres membres de sa famille. Cela leur fait une moyenne de 20 litres par jour et par personne. Plus question alors de faire des folies, du genre prendre une douche. Réda savait que le Maroc risque le stress hydrique en 2025, mais il ne savait pas que son douar y était déjà, en 2025. Comme quoi, cette satanée machine vient vraiment du futur ! |
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OFF.
La société de financement Diac Salaf devrait bientôt changer de tour de table. La famille Bencherki, propriétaire de lentreprise, via le holding Fininvest, semble bien avancée dans ses tractations avec le groupe CMKD pour se désengager de cette structure, qui perd 50 millions de dirhams par an. Lannonce officielle de lopération ne devrait pas tarder.
La première usine de fabrication de téléphones mobiles verra le jour au Maroc avant la fin de lannée. i-Mobility, filiale du groupe italien Red Enlaza Comunicazione prévoit un investissement de 40 millions de dirhams pour monter un centre dassemblage. La future unité devrait sinstaller dans la Technopolis de Rabat ou dans la Zone franche de Tanger. |
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