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Histoire. Le Saladin intime
Portrait. Serial acteur
N° 326
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La Semaine

Le prix du m2 culmine à 25 000 DH dans les grandes villes.
(AIC PRESS)

Immobilier. Halte à la hausse !


Le gouvernement a décidé d’agir contre la hausse des prix de l’immobilier, qui atteint des niveaux alarmants. “Les pouvoirs publics vont prendre les mesures nécessaires pour stabiliser les prix de l’immobilier et les adapter aux besoins du secteur”, a expliqué, mardi 27 mai, le ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, en réponse à une question orale à la Chambre des conseillers.
Dans sa besace, Mezouar avait tout un attirail de propositions, notamment la stricte application de la taxe sur les terrains non bâtis, la pénalisation du recours au “noir” dans les transactions immobilières, ou encore l’instauration d’une taxe sur l’habitat vacant. L’objectif de ces mesures est de lutter contre la spéculation immobilière qui gangrène le secteur et pousse les prix à la hausse. Avec un prix au mètre carré qui, dans les grandes villes (Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech en particulier), dépasse parfois les 25 000 dirhams, l’achat immobilier devient un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre. Un professionnel du secteur témoigne : “À Casablanca, il n’y a quasiment plus de ventes depuis huit mois. Cela ne peut plus durer. La hausse des prix a d’ailleurs déjà ralenti”. Ce ralentissement est bien évidemment favorisé par la conjoncture : un budget logement qui rétrécit en raison de l’augmentation du coût des produits alimentaires de base, et des banques qui accordent des crédits immobiliers avec beaucoup plus de réticence.


Pêche. Le gouvernement dans les filets

Sur le ring des négociations avec le gouvernement, les professionnels de la pêche remportent round après round. Après l’augmentation de 30 centimes par kilo sur le prix de la sardine, concédé par le ministère de tutelle, voilà que la primature met en place une série de mesures destinées à la profession. D’abord, les charges de gazole supportées par les pêcheurs seront désormais déduites de la redevance à verser à l’Office national des pêches. La taxe revenant à cet Office sera elle-même revue à la baisse dès janvier prochain. D’autres mesures destinées à alléger la pression fiscale exercée sur le secteur devrait intervenir dans le cadre de la prochaine Loi de Finances. On parle même d’un plan de “sortie de flotte” qui consiste à indemniser les armateurs qui souhaitent se désengager de l’activité. Bref, une bonne pêche pour les professionnels du secteur qui, depuis plusieurs mois, mettent la pression sur le gouvernement.


Investissement. La Palmeraie à Bouskoura

California Golf Resort, voici le tout dernier projet de Abdelali Berrada, patron du groupe Palmeraie Développement, présenté le 27 mai à Casablanca. En plein cœur de la forêt de Bouskoura, près de Casablanca, Berrada prévoit la construction d’un hôtel 5 étoiles, de plus de 800 logements, d’une salle de congrès et de plusieurs restaurants. Sans compter le golf 18 trous qui s’étend sur 70 ha. Question budget, les banques ont renforcé l’apport en fonds propres pour injecter quelque 4 milliards de dirhams. D’après les initiateurs de l’opération, le respect de l’environnement est au cœur de l’élaboration du projet. Mais que dire des 130 ha déboisés pour les constructions !


Marocaine-Vie. La BCP se rétracte

Tout est à refaire pour la Banque centrale populaire ! La banque, qui tente depuis des années de se positionner dans le secteur des assurances - développement de la bancassurance oblige - avait annoncé en novembre dernier la signature d’un protocole d’entente pour prendre une participation de 43,5% dans le capital de La Marocaine-Vie. Sauf qu’elle a fini par annuler cette opération. À en croire certaines sources, la décision a été prise par Mohamed Benchaâboun, récemment nommé à la tête de la BCP. La cause : la Marocaine-Vie est une filiale du groupe Société Générale et la BCP n’avait pas trop envie de mettre son fichier clients entre les mains de la concurrence. La banque publique se retrouve de nouveau sans compagnie d’assurances. Mais sur le marché, on se fait l’écho d’un éventuel partenariat avec la CNIA.


Compensation. La pression monte

Portée par la perspective d’une hausse des prix à la pompe, la polémique continue d’enfler sur l’utilité et les modalités d’une Caisse de compensation au Maroc. La semaine dernière, c’était Habib El Malki, en lice pour la succession d’Elyazghi à la tête de l’USFP, et accessoirement directeur du Centre marocain de conjoncture (CMC), qui réclamait la suppression pure et simple de cette caisse. Quelques jours plus tard, le sujet était à l’ordre du jour à la Chambre des représentants. Répondant aux questions des députés, l’istaqlelien Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales, s’est livré à un véritable plaidoyer en faveur de la Caisse, tout en rappelant que le gouvernement planche sur une réforme structurelle, qui permettrait la rationalisation de ses performances.


Franchise. Big deal pour Bigdil ?

Les rues de Paris se dotent de magasins “made in Morocco”. La chaîne de boutiques d’accessoires féminins, Bigdil, s’installe dans la capitale hexagonale. Depuis l’ouverture de son premier point de vente en 2001, dans la ville ocre, la filiale du groupe Saham a fait son petit bonhomme de chemin et compte aujourd’hui une quarantaine d’enseignes à travers le Maroc. Côté France, d’après les études marketing préalables à l’ouverture de magasins, le créneau serait également porteur. Mais la marque ne serait pas vendeuse, les clientes parisiennes n’étant visiblement pas attirées par la dénomination “Bigdil”… à moins qu'il ne s'agisse d'un problème de propriété industrielle, puisque le terme fut aussi le nom d'un jeu télévisé sur TF1. Résultat : la direction planche sur une autre appellation, qui sera bientôt révélée.



Pendant ce temps, le peuple…
Eau numérique

Clef anglaise à la main, brosse à dents au bec, serviette sur l’épaule, Réda se frotte les yeux pour vérifier s’il n’est pas toujours en train de rêver devant ce décor de science-fiction. La fontaine publique de son bidonville est complètement métamorphosée. Le robinet rouillé, unique point d’eau dans un rayon de 5 kilomètres de baraques, a disparu. À la place, une machine venant tout droit du futur : une sqaya numérique, qui fonctionne avec une sorte de clé à puce. C’est la société de distribution d’eau de la ville qui a eu l'idée géniale d'installer ces nouvelles fontaines hi-tech. Elle insiste même, fièrement, sur l’origine 100% marocaine de la trouvaille, qui risque, paraît-il, d’être exportée vers des pays encore plus miséreux. En général, Réda n’a rien contre l’innovation. Mais là, il sent sa colère et sa haine monter contre l’inventeur du bidule. “Où est-il allé chercher cette idée ? Dans la baignoire d’Archimède ?”, peste notre héros, qui n’est pas au bout de ses peines. Réda découvre que pour disposer de sa “clé d’eau”, il doit faire un crochet par la commune. Traduction : il va falloir arroser le moqadem. Pis encore, Réda comprend que même si le tout puissant moqadem veut bien ouvrir les vannes, il n’a droit qu’à 6000 litres par mois, à partager avec les neuf autres membres de sa famille. Cela leur fait une moyenne de 20 litres par jour et par personne. Plus question alors de faire des folies, du genre prendre une douche. Réda savait que le Maroc risque le stress hydrique en 2025, mais il ne savait pas que son douar y était déjà, en 2025. Comme quoi, cette satanée machine vient vraiment du futur !



OFF.

La société de financement Diac Salaf devrait bientôt changer de tour de table. La famille Bencherki, propriétaire de l’entreprise, via le holding Fininvest, semble bien avancée dans ses tractations avec le groupe CMKD pour se désengager de cette structure, qui perd 50 millions de dirhams par an. L’annonce officielle de l’opération ne devrait pas tarder.


La première usine de fabrication de téléphones mobiles verra le jour au Maroc avant la fin de l’année. i-Mobility, filiale du groupe italien Red Enlaza Comunicazione prévoit un investissement de 40 millions de dirhams pour monter un centre d’assemblage. La future unité devrait s’installer dans la Technopolis de Rabat ou dans la Zone franche de Tanger.

 
 
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