Scandale. Le Maroc des fosses communes
Prisons. En attendant l'effet Benhachem
Analyse. Amaoui, un zaïm aux abois
Nostalgie. L'âge d'or de la presse partisane
Italie. Berlusconi Vs les poubelles
Tourisme. Les couacs du Plan Azur
Histoire. Le Saladin intime
Portrait. Serial acteur
N° 326
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Les éléments de la police,
dépêchés en nombre sur
le lieu du hold-up.
(AIC PRESS)

Banques. Braquage à la marocaine


Le mardi 27 mai, en début d’après-midi, quatre individus armés de coutelas et de bombes lacrymogènes ont pu dérober la somme de 3 millions de dirhams dans une agence d’Attijariwafa bank, au quartier Hay Mohammadi à Casablanca. Les auteurs du hold-up se sont ensuite enfuis en utilisant deux vélomoteurs. Seulement voilà : un client de la banque a poursuivi les fuyards à bord de sa voiture, réussissant à percuter les mobylettes. Les braqueurs ont alors abandonné leurs
montures et la moitié du butin, poursuivant leur fuite à pied. 48 heures plus tard, dans la matinée du jeudi, la police casablancaise a arrêté deux individus qui avaient en leur possession…la deuxième moitié dudit butin. “On a cru dans un premier temps qu’il s’agissait des auteurs du hold-up. En fait, les deux quidams arrêtés sont étrangers au casse, ils ont simplement retrouvé le sac d’argent abandonné par les braqueurs dans leur fuite”, nous a confié un haut responsable de la police casablancaise. Etonnant. Même si le butin dérobé a été totalement récupéré, les quatre braqueurs sont donc toujours en cavale. En plus, ils sont soupçonnés, malgré le côté artisanal de leurs méthodes, d’être “les auteurs de deux autres hold-up commis dans deux agences bancaires, au mois d’août et novembre 2007 (ndlr : avec un butin supérieur à un million de dirhams)”, ajoute notre source. Sur un plan plus général, signalons que les derniers mois ont enregistré une dizaine de braquages (qui ne ressemblent pas tous à celui, rocambolesque, de Hay Mohammadi) à travers le royaume, avec une certaine prédilection pour Casablanca.


Mémoire. Boutaleb déballe

Nos confrères d’Al Jarida Al Oula ont réussi un joli coup avec une série d’entretiens inédits avec Abdelhadi Boutaleb, initialement confiés à la défunte IER. L’ancien conseiller de Hassan II réhabilite Mehdi Ben Barka (“Je ne pense pas qu’il ait tué Abbas Mesaâdi”), égratigne Allal El Fassi (“Abdelkrim Khattabi lui a demandé de ne plus venir le voir”), et met le défunt roi devant ses responsabilités (“Hassan II est moralement responsable des atteintes aux droits de l’homme”). “Heureusement que l’Instance (IER) n’est pas autorisée à recueillir les témoignages des responsables directs de ces exactions”, conclut Boutaleb dans ses étonnantes confessions.


GMT+1. Avancez vos montres

Le Maroc passera à l’horaire d’été, dans la nuit du samedi 31 mai au dimanche 1er juin, “à minuit très exactement”, nous a précisé le ministre de la Communication Khalid Naciri. Le passage à l’horaire GMT+1 s’étendra du 1er juin au 27 septembre prochain et devrait permettre d’économiser 1% de la consommation d’électricité, en ces temps de flambée des cours des produits énergétiques. Khalid Naciri se veut rassurant : “Tout a été prévu, tout va bien se passer”. La compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc annonce que tous ses horaires de vol aux escales marocaines sont décalés d’une heure au départ et à l’arrivée. Pour le reste, rien ne change.


Prisons. El Fassi contrôle…

Depuis la nomination de Hafid Benhachem en tant que délégué général de l’administration pénitentiaire, à la fin du mois d’avril 2008, des études sont en cours pour finaliser l’affiliation de cette administration à la primature (lire article page 20). Après plusieurs décennies sous la houlette du ministère de la Justice, l’ancienne direction de l’administration pénitentiaire, qui est devenue une délégation générale, a en effet été rattachée au Premier ministre par dahir. Elle bénéficiera désormais de son propre budget, ainsi que d’une (très) relative liberté d’action. Et c’est Abbas El Fassi qui contrôlera. En théorie…


Hooligans. Le Wydad Fight club

Le public rouge et blanc n’a pas digéré la défaite de son équipe, le 22 mai, en finale de la Champion’s league arabe devant les Algériens de Sétif. Une cinquantaine de supporters excités ont pris d’assaut le complexe sportif du WAC, à Casablanca, s’en prenant violemment aux dirigeants et aux joueurs wydadis qui arrivaient à l’entraînement. “Ils ont blessé plusieurs joueurs au visage et dégradé leurs voitures avec des pierres”, nous a rapporté ce témoin de la scène. Cela aurait pu être pire : “Le reste de l’équipe a été prévenu par téléphone de la tournure des évènements, autrement, il aurait pu y avoir beaucoup plus de dégâts”, nous confie notre source.


Enseignement. Akhchichine touch, vous connaissez ?

Depuis sa nomination, Ahmed Akhchichine s’est plus fait remarquer aux côtés de Fouad Ali El Himma qu’à la tête de son ministère. Il a pourtant entamé plusieurs chantiers. Le dernier en date : celui de 42 projets de recherche technologique développés par des étudiants et financés par les opérateurs télécoms. Mais le ministre de l’Education est maintenant attendu sur les contours de son plan d’urgence annoncé, après déjà plusieurs reports, pour mai 2007. En avril, le Conseil supérieur de l’enseignement avait déjà rendu public son premier état des lieux du secteur. Malgré tout ce remue-ménage, le processus de nomination des responsables universitaires traîne en longueur. L’université de Fès a, par exemple, un président intérimaire depuis plus d’un an et demi. Qui a dit qu’il y avait urgence ?


Affaire Rosamor. Justice pour tous

Ils viendront tous s’expliquer à la barre : “Le wali de Casablanca, le gouverneur de Hay Hassani, le responsable de la Protection civile, ainsi que des représentants de l’Etat et du ministère du Travail”, énumère, satisfait, Me El Houmani, coordinateur du comité de soutien des victimes de l’incendie de l’usine Rosamor, à Lissasfa. Le président du tribunal a délivré à la défense des convocations au procès du propriétaire et du gérant de l’établissement, où 55 personnes ont trouvé la mort, fin avril. Ces auditions visent à “établir toutes les responsabilités du drame, car l’usine n’avait pas de document légal”, explique l’avocat. La prochaine audience a été reportée au mercredi 4 juin.


Mécénat. Généreux L’Haj Miloud

Le patron de Ynna Holding a signé, cette semaine, un accord de partenariat avec les Américains de la Indiana State University (ISU), pour le lancement de la “Indiana state university of Morocco”. Le projet, une université privée à but non lucratif, devra s’implanter en région casablancaise sur une superficie de 170 hectares. D’autres détails ? Le communiqué officiel émis à partir d’Indianapolis stipule que “Miloud Chaabi s’est engagé à verser 10% de sa fortune (pour la réalisation de ce projet) lors de la signature de la convention”… mais ne précise pas à combien est estimée ladite fortune. Alors, 10%, c’est combien en dollars ?


Richard Attias. L’hommage à Hassan II

Le célèbre publicitaire doit son ascension au père de Mohammed VI. C’est du moins ce que laisse entendre le quotidien économique français Les Echos, qui a publié dans sa livraison de jeudi 28 mai un portrait du nouveau mari de Cécilia (ex) Sarkozy. On y apprend, entre autres, que Richard Attias, un natif de Fès dont le grand-père était le tailleur personnel de Mohammed V, a reçu un précieux coup de pouce de Hassan II, lorsque le défunt roi l’avait chargé, en 1994, d’organiser la conférence du GATT à Marrakech. Mieux encore, un an plus tard, Hassan II a recommandé Attias au président du World Economic Forum de Davos, évènement dont il s’occupe d’ailleurs encore à ce jour. Merci qui ?


Congrès. Istiqlal ou Istimrar

La commission préparatoire du 15ème congrès de l’Istiqlal a accouché d’une souris. Le grand raout est prévu du 31 octobre au 2 novembre prochains et, déjà, Si Abbas prépare son maintien à la tête du parti. Succédant à M’hammed Boucetta en 1998, Abbas El Fassi devait être le premier secrétaire général de l’Istiqlal à subir la limitation à 2 mandats, voulue par son prédécesseur. “Les statuts du parti seront tout simplement changés pour permettre sa réélection”, nous explique, placide, cette source à l’intérieur du parti. En l’absence de prétendants sérieux au poste de zaïm, rien ne semble empêcher le Premier ministre de continuer à cumuler les mandats. Tant que ça lui fait plaisir…


Salafia jihadia. Tabassez, tabassez…

Les épouses, mères et enfants des détenus salafistes de Oukacha ont vécu un sale quart d’heure mardi 27 mai. Alors qu’ils manifestaient devant le centre pénitentiaire de Aïn Sebaâ, un commissaire principal s’est jeté sur eux, les rouant de coups, devant la stupéfaction générale. Plus tard dans la journée, Abderrahim Mouhtad, président de l’association Annasir, organisatrice du sit-in, a été à son tour molesté et embarqué (au poste) sans autre forme d’explication. “Nous n’allons pas en rester là, de nombreuses ONG et figures des droits de l’homme nous ont conseillés de porter plainte. Et c’est ce qu’on va faire”, nous a notamment déclaré Mouhtad.



3 questions à Chafik Chraïbi
[Chef du service de gynécologie obstétrique - maternité des orangers, CHU Rabat]


Le Maroc est-il, aujourd’hui, prêt à légaliser l’avortement ?
Je pense qu’il faut distinguer la société et la loi. On a conscience du problème et la société est prête à accepter la libéralisation. Pourtant, le droit pénal est encore très répressif sur le sujet. Même si on ne libéralise pas complètement l’avortement, il est possible d’assouplir la loi.

Vous pensez que le tabou autour de l’interruption volontaire de grossesse est tombé ?
En fait, la loi actuelle admet déjà quelques souplesses, quoique insuffisantes. La législation actuelle date de 1966 et n’a pas évolué depuis. L’avortement est autorisé en cas de maladies graves de la mère, mais ce cas ne représente que 2% des causes d’avortement. En revanche, la loi ne l’autorise pas pour les cas d’inceste, de viol ou de malformations fœtales. Sur ces points, je pense qu’un consensus est possible.

Vous avez animé, le jeudi 29 mai, un débat sur la question. Quelles démarches comptez-vous entreprendre ?
Nous avons réussi à réunir des juristes, des théologiens et des médecins pour le lancement de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin. Aujourd’hui, une douzaine de médecins sont en prison pour avoir pratiqué des avortements clandestins. On nage en pleine hypocrisie. L’objectif de cette association est de donner à l’avortement un cadre légal pour éviter les drames. Nous avons pris attache avec des parlementaires. Dans la foulée, nous lançons aussi une pétition.


Football. L’OM achète marocain

C’est officiel, Amine Erbate est désormais marseillais. Le défenseur central des Lions de l’Atlas et de l’équipe émiratie Al Dhafra a signé pour trois saisons avec le club phocéen, pour 500 000 dollars. L’autre Marocain, Soufiane Alloudi, que le directeur sportif de l’OM, José Anigo, n’hésite pas à comparer à Franck Ribéry, est pressenti pour le rejoindre. Mais il va falloir que les dirigeants marseillais se dépêchent parce que, à en croire le journal La Provence, Alloudi serait également convoité par le PSG, Lille, Brême, Fulham, voire Lyon, si l’on en croit des informations publiées sur le site OMplanète.com


Justice. Ali contre Fouad

Le directeur du Journal hebdomadaire Ali Amar a l’intention de porter plainte contre Fouad Ali El Himma, si l’on en croit un communiqué de la publication rendu public le 30 mai. La décision de Amar intervient après les récentes déclarations du député Mustapha Ramid, faites au magazine, selon lesquelles El Himma aurait incité deux membres du secrétariat général  du PJD à manifester devant Le Journal hebdomadaire, en pleine crise des caricatures danoises. En février 2006, des manifestants avaient organisé un sit-in devant les locaux du Journal pour protester, prétendument, contre la publication d’une caricature assimilant le prophète à un terroriste.


Droits humains. Peut mieux faire

Amnesty international a publié cette semaine son rapport annuel sur la situation des droits de l’homme dans le monde, et le relevé de notes de l’élève Maroc n’est pas brillant. La synthèse de l’organisation londonienne mentionne plusieurs allégations de torture, en plus des habituels paragraphes consacrés aux abus des forces de sécurité au Sahara, les restrictions et vexations imposées aux militants d’Al Adl Wal Ihsane, et les mauvais traitements contre les migrants subsahariens. Le nouveau dans le cru 2008 est à chercher du côté des atteintes à la liberté de la presse, et les condamnations de six (déclarés ou supposés) homosexuels de Ksar El Kébir à des peines de prison ferme.


Télévision. Comme au cinéma

Le PAM attend beaucoup du petit dernier de la SNRT, Aflam TV, la première chaîne marocaine dédiée au cinéma, lancée le 31 mai. Pour fêter cette naissance, toute la grande famille des médias et de la communication était réunie lors d’une conférence de presse… quand Nabil Lahlou, homme de théâtre et de cinéma, a surgi sur l’estrade. Avec sa verve habituelle, le réalisateur de Komany s’est lancé dans une diatribe relatant, entre autres, un rêve où le roi l’aurait approché… pour encourager la production de la SNRT. Commentaire de l’un des présents : “Le spectacle, d’une dizaine de minutes, cadrait avec le slogan de Aflam TV : 100% fiction”.


Edition. Des hommes et des cigares

Le cigare, attribut de pouvoir ou objet de plaisir ? Les deux, répond l’ouvrage Cigare cubain en terre marocaine (Ed. La croisée des chemins). Omar Kabbaj, patron du Hyatt Regency, raconte s’être privé de café pour s’offrir un cigarillo. Beaucoup sont tombés dedans jeunes, initiés en famille tel Rachid Tlemçani, directeur à l’ONA, ou lors d’un tournage, pour le producteur Sarim Fassi Fihri. “Le cigare n’est pas réservé aux riches”, souligne Abdelkader Retnani, à l’origine du livre. Mais il ouvre des portes. Le peintre Mehdi Qotbi est entré sans encombre à l’Elysée en vélo, cigare aux lèvres. Au total, quinze personnalités marocaines se livrent dans un bel ouvrage à l’image du cigare, peu abordable mais très raffiné.


Bac 2008. Combien sont-ils ?

Le ministère de l’Education nationale a fait connaître les premiers chiffres de la session 2007-2008 du baccalauréat. Pour la première fois, le nombre de candidats dépasse légèrement la barre symbolique de 300 000, avec une hausse de 5,9% par rapport à l’année précédente. Avec plus de 142 000 candidats, les études littéraires attirent toujours plus que les branches scientifiques, préférée par près de 136 000 élèves. Autre fait marquant : la progression continue des candidatures féminines. Les filles représentent maintenant 45% des candidats. Pour les taux de réussite, il faudra bien sûr attendre que les élèves rendent leurs copies.


USFP. Les quatre mousquetaires

La course à la succession de Mohamed Elyazghi est lancée, quatre “candidats” ayant déjà choisi de se déclarer, chacun à sa manière. Le week-end dernier, Ali Bouabid, chef de file de la jeune garde de l’USFP (et fils de Si Abderrahim), a rejoint Radi, Oualalou et El Malki, qui étaient déjà sortis du bois. Abdelouahed Radi y était allé à petits pas, se portant timidement candidat “à la demande de ses amis”, selon ses termes. Fathallah Oualalou avait joué les grands seigneurs, en recevant journalistes et militants pour faire sa déclaration. Quant à Habib El Malki, resté en embuscade, il avait dénoncé le “faux départ” de ses concurrents, préférant attendre la fin des travaux préparatifs du 8ème congrès pour annoncer officiellement sa décision. À trois semaines du vote final, la candidature de Ali Bouabid vient brouiller encore plus les cartes…


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Humeur. Billet bleu

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Peut-être bien que l’on reconnaît l’homme moderne à la pharmacie qu’il emmènera sur son île déserte. Toutes ces pilules du bonheur, les cachets qui traînent dans les replis de sa veste. Un bon Prozac à gauche, le plus sucré des complexes de vitamines à droite, le Viagra de temps en temps. Au cas où. Ce n’est pas romantique de le dire, bien sûr. Ma copine le pense. Madame tout le monde aussi. Le stress tue. Et... Et puis il n’y a pas que le stress. Il y a l’envie de plus, mieux, autrement. La peur, le désir. Tout cela est tuant. Le fqih pourra toujours dire : “Si vous êtes stressé, citez Dieu et tout ira pour le mieux”. Il a sans doute raison. Mais ce n’est pas lui qui a rendez-vous avec le clone de Tina Turner, période Ike, le soir. Ce n’est pas lui qui récoltera un dix, ou un zéro, au moment de refaire les draps à la levée du jour. Chacun son problème. Les vérités s’amoncellent comme des grains de poussière après le passage du balayeur du petit matin. On est complexes. Quand TelQuel a titré sur l’explosion du Viagra au royaume des hommes, le Courrier international a choisi “10 ans de viagra, 60 ans de défaite”. Ils parlaient du monde arabe. Deux anniversaires qui se chevauchent. Le mariage est malheureux, le titre fait mouche. Viagra et Nakba, le monde arabe divisé en deux. Ou en plusieurs, comme les hommes. Nous vivons une époque formidable. En zoomant sur la pilule bleue, bonheur des hommes, on est à peine sensationnalistes, un peu sexistes. En pleurant avec les femmes et les enfants de Palestine, on monte au ciel, fiers nationalistes, gosses de bonne famille. La vérité de l’homme moderne est finalement dans les cachets qui lui gonflent la poche comme les fondamentaux de maman et papa guident ses pas dans la vie. Il suffit parfois d’une pilule, un verre d’eau, pour remporter la bataille d’être heureux.



VITES !

Le livre de Soukaïna Oufkir, La vie devant moi (Ed. Calmann-Lévy), est depuis peu disponible dans les bonnes librairies marocaines, au prix de 201 DH. Un signe de détente de la part des services du ministère de la Communication, qui avaient pris leur temps pour autoriser l’importation des précédents récits de détention de la famille Oufkir.


L’extradition d’El Nene vers le Maroc prend plus de temps que prévu. “Les autorités espagnoles désirent réellement nous le livrer, mais le lobby droit-de-l’hommiste fait tout pour empêcher l’extradition d’un homme considéré comme espagnol”, nous a confié un haut responsable marocain, qui a requis l’anonymat.


Le procès du chantier de Kénitra, dont l’effondrement avait causé la mort de 18 personnes, a livré son verdict. Trois ans de prison ferme pour le promoteur, deux pour le chef du bureau d'études et un an et demi pour le chef de chantier. Les condamnés ont tous fait appel du verdict.


Programmée depuis une quinzaine de jours, puis ajournée pour cause de visite royale, la coupure d’électricité dans certains quartiers de Casablanca et de Mohammedia aura finalement lieu, le dimanche 1er juin. Elle durera 18 heures (de 6h du matin jusqu’à minuit), le temps nécessaire à l’ONE pour réparer deux pylônes défaillants.


L’instruction de l’affaire Belliraj avance toujours à un rythme poussif. Mardi 27 mai, le juge Abdelkader Chentouf a convoqué Abdelhafid Sriti, correspondant de la chaîne du Hezbollah Al Manar, en détention provisoire avec les 5 autres détenus dans l’affaire. D’après son avocat, Sriti a refusé de répondre aux questions du juge.


Mohammed V a joué un rôle dans la décolonisation de l’Angola. C’est ce que révèle le président sénégalais, Abdoulaye Wade, dans une interview accordée au site sénégalais Alpha-2.info, soulignant que le sultan était l’un des rares chefs d’Etat à aider les résistants angolais.


En pleine reconversion, Clara Morgane sera en tournage au Maroc, fin juin. L’ancienne star du X anime une nouvelle émission hebdomadaire intitulée Tellement people. Le premier épisode à été diffusé le 25 mai dernier sur une chaîne du câble et “pour les prochains numéros, je partirai au Maroc puis à Tokyo”, a-t-elle déclaré à la presse française.
 
 
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