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N° 327
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Après le téléphone, l'électricité

Fidèle lecteur de votre magazine, j’ai particulièrement apprécié votre article consacré aux problèmes en matière d'énergie électrique (“Électricité. Bientôt la pénurie ? 10 clés pour faire la lumière”, TelQuel n° 325), relatant la probable pénurie de cette énergie, à cause d'une demande en constante progression et d'un retard accumulé au niveau de la production. Cette situation me rappelle celle qu’a connue le département des PTT dans les années 1970, 80 et 90. La saturation des réseaux et des centrales était totale, malgré l’alerte donnée par les responsables, ministres et ingénieurs. Les budgets accordés étaient dérisoires, car le téléphone était considéré comme un objet de luxe, dont les Marocains pouvaient donc se passer. Ce n’est que lorsque Hassan II eut vent du blocage qu’il a donné ses instructions pour remédier à cette situation préjudiciable à l’économie du pays. Cela a donné la transformation du ministère en Office, un prêt de la Banque Mondiale et la séparation des Télécoms de la Poste. Et on connaît tous l’essor des télécommunications au Maroc. L’ONE devrait du coup prendre le taureau par les cornes et remonter ses manches dès maintenant. Et à part l’avancement d’une heure depuis le 1er juin, pourquoi n’a-t-on pas pensé au gaspillage d’énergie occasionné par les lampes allumées en plein jour dans les administrations et les services publics ? Un peu de civisme quand même ! Mais apparemment, tout le monde s’en fiche !

Adil Benali, Casablanca.



Le Tanzim, une bande de “desperados” ?

Dans votre dossier sur les tentatives d'assassinat de Hassan II (“Abattre Hassan II”, TelQuel n° 325), vous avez opté pour un style plutôt neutre, vous gardant de porter un quelconque jugement ni sur les événements ni sur leurs protagonistes. Ce qui était tout à fait approprié, étant donné que le texte se limitait à énumérer une série d'événements et d'anecdotes, sans avoir d'ambition analytique. À un détail près. En relatant les événements de Moulay Bouazza, vous avez qualifié de “desperados”, qui signifie “hommes sans foi ni loi”, les membres du Tanzim. Ce qui m'amène à vous poser deux questions. Pourquoi avoir dérogé dans ce cas précis à l'objectivité observée tout le long du texte ? Et est-ce là l'opinion que se fait TelQuel de ces “héros sans gloire” ?

Adnane Daoudi Hull, Québec, Canada.


Effectivement, dans le dossier “Abattre Hassan II”, il était d'abord question de relater des événements méconnus du public, concernant des tentatives de coup d'Etat annulées ou avortées durant le règne de Hassan II. En toute objectivité. Quant à l'utilisation du terme “desperados”, pour qualifier les membres du Tanzim, elle est à prendre au second degré. Et elle ne reflète en aucun cas l'opinion que se fait TelQuel de ces personnes ou de leur idéologie.

TelQuel



Une “MRE” nous écrit

Je suis ce qu'on appelle une “MRE”. J'habite en France et je viens assez souvent au Maroc. Et chaque fois, le premier magazine que j'achète est TelQuel, et j'en ramène toujours quelques exemplaires avec moi en rentrant en France, que je distribue autour de moi. Pourquoi TelQuel ? Parce que c'est le seul magazine qui me permet de véritablement “prendre la température” du pays, et ceci à tous les niveaux, social, politique et culturel. Je voulais vous écrire afin de vous remercier et surtout vous encourager, car ce n'est pas chose aisée de traiter de certains sujets, qui sont pour le moins “tabous”. Qu'il s'agisse de laïcité, de virginité, du ramadan (pour les non pratiquants comme moi), l'homosexualité, la pauvreté, la drogue et l'argent de la drogue, la monarchie… autant de sujets épineux qu'il est souvent difficile d'aborder avec nos compatriotes. Continuez à avoir cet esprit curieux et critique, et ne perdez pas ce sens de la dérision qui fait aussi la personnalité de TelQuel. Et vive la liberté de la presse.

Jamila Kihel, Paris, France.



N’oubliez pas l'Italie…

J’ai lu avec beaucoup d'intérêt, comme d'habitude, l'éditorial d'Ahmed R. Benchemsi sur le dernier numéro de TelQuel (“Coup de pouce royal”, n° 326), concernant les activités culturelles au Maroc et notamment à Casablanca. J'ai toutefois été un peu déçu en y lisant que dans la Ville Blanche, à part les festivals, “ce sont les instituts culturels français et espagnol qui bougent”. Sans minimiser l'importance de l'excellente programmation culturelle de l'Institut français et de l'Instituto Cervantes de Casablanca, et tout en comprenant la finalité de votre article, j'aurais pour autant aimé voir mentionnée l'Italie parmi les pays “qui bougent” dans la capitale économique du royaume. En fait, l'Association culturelle “Dante Alighieri” de Casablanca, en coopération avec le Consulat général et l'Institut italien de culture à Rabat (et avec le soutien de plusieurs sponsors privés, tant italiens que marocains), organise depuis début 2007 une moyenne de deux événements culturels par mois (notamment concerts, conférences et projections de films), la plupart du temps dans ce magnifique bijou art-déco qu'est le “Teatro Italia”.

Nicola Lener, Consul général d'Italie à Casablanca.


Dont acte, et sans rancune.

A.R.B

 
 
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