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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Mehdi Sekkouri Alaloui

Foot. Une devise : l’Euro

(AFP)

Le championnat d’Europe des nations de football démarre ce week-end. Tour d’horizon des quatre groupes en lice, pronostics à l’appui.


Groupe A
Le Portugal ne devrait pas avoir trop de mal à se qualifier au deuxième tour. Les hommes du très expérimenté Luis Felipe Scolari ont même les moyens d’aller très loin dans la compétition. On retrouvera quasiment les mêmes rouges et verts, finalistes de l’Euro 2004 et semi-finalistes du Mondial 2006, avec en bonus un Cristiano Ronaldo encore plus explosif (et plus mûr).

Pour le reste du groupe, tout est jouable. La Suisse, qui n’a toujours pas gagné un seul match à l’Euro en deux participations (1996 et 2004) a vécu une préparation inquiétante (4 défaites en 5 rencontres). Son équipe aura cependant l'avantage d’évoluer devant son public.

Prenant part à sa 3ème Coupe d’Europe sous la houlette du coach Fatih Terim, la Turquie est désormais familière des phases finales. Elle dispose d’une équipe jeune (25 ans de moyenne d’âge) et très soudée : 6 joueurs viennent de Galatasaray et 5 de Fenerbahçe. Quant au onze tchèque, on le dit en déclin, vieillissant, et ne semble toujours pas se relever de la débâcle du Mondial 2006.

Groupe B
Les Allemands ne cachent pas leur ambition : ils seront en Suisse pour le titre continental. Et ils n’ont pas tort de viser haut. Leur solide équipe va quasiment jouer à domicile et, surtout, profiter de la bonne forme de son capitaine Michael Ballack. La Croatie devrait logiquement accompagner la Mannschaft au tour suivant. Son parcours sans faute en éliminatoires (elle s’est même permis le luxe de barrer la route à l’Angleterre à Wembley) augure de bonnes choses pour les hommes du charismatique coach, Bilic. Elle devra cependant faire sans sa vedette d’origine brésilienne d’Arsenal, Eduardo (13 buts en 18 sélections), blessé. La Pologne pourrait jouer au trouble-fête dans ce groupe. L’équipe, dont les cages sont gardées par le grand Arthur Boruc (Celtic Glasgow), et coachée par un certain Léo Beenhakker, est d’une efficacité redoutable (9 buts en 10 matchs éliminatoires). Reste l’autre pays organisateur, l’Autriche, dont l'ambition est simple, comme la décrit France Football : “Éviter le ridicule et… trois défaites en trois matchs”.

Groupe C
Le groupe de la mort. Et pour cause : on y retrouve trois prétendants au titre. À commencer par le champion du monde italien, qui cherchera à asseoir sa domination sur le football européen. En l’absence de Fabio Cannavaro, qui vient de déclarer forfait pour blessure, la Squadra Azzura sera emmenée par le vétéran Alessandro Del Piero (33 ans) et l’attaquant vedette du Bayern Munich, Luca Toni. Quant à la France, ses matchs de préparation n’ont pas convaincu. Zidane n’est plus là, Vieira est blessé et Henry loin de sa forme optimale. Bien qu'ils traversent une mauvaise passe, les Bleus restent un sérieux favori, sachant qu’ils comptent dans leurs rangs deux étoiles montantes du ballon rond international, Benzema (meilleur buteur en France) et Ribéry (meilleur joueur en Allemagne). Les Pays-Bas sont eux aussi décidés à s’extirper de ce groupe, voire à rééditer l’exploit de 1988. Les redoutables oranges de Marco Van Basten ont en les moyens… et les joueurs : Van Der Sar, Van Nistelroy, Robben, Afellay (d’origine marocaine), etc. Et puis il y a le petit poucet du groupe, la Roumanie, qui est certes loin de celle de Hagi, mais qui pourrait bien créer la surprise, comme le fit la Grèce en 2004.

Groupe D
L’Espagne a toutes les chances de rééditer l’exploit de 1968, et reprendre la couronne tant convoitée du football européen. En tout cas, elle semble en avoir les moyens. Luis Aragones dispose des talents nécessaires (Iniesta, Puyol, Torres…), et à leur tête le meilleur gardien de but du monde : Iker Casillas. Petite déception quand même : la non-sélection de Raul. La Grèce, quant à elle, aura la difficile mission de défendre son titre. On dit pourtant les hommes d’Otto Rehhagel meilleurs qu’en 2004. Ils l’ont en tout cas démontré lors des éliminatoires : 10 victoires en 12 matchs et 31 points, meilleur total de tous les groupes.

Qualifiée sur le fil du rasoir, la sélection russe pourrait jouer les outsiders, au moins en phase de poules. Elle possède de bonnes individualités (dont certaines viennent de remporter la coupe de l’UEFA avec le Zenith de Saint-Pétersbourg) et surtout Guus Hiddink comme coach, un homme qui a réalisé des miracles dans le passé avec la Corée du Sud et l’Australie. Les Suédois ont pour leur part une équipe accrocheuse, mais qui dépend trop de son attaquant vedette, Zlatan Ibrahimovic, bien peu inspiré en sélection ces derniers temps.


GROUPE A


Samedi 7 juin
17h. Suisse - Rép. Tchèque
19h45. Portugal - Turquie

Mercredi 11 juin
17h. Rép. Tchèque - Portugal
19h45. Suisse - Turquie

Dimanche 15 juin
19h45. Suisse - Portugal
19h45. Turquie - Rép. Tchèque
GROUPE B


Dimanche 8 juin
17h. Autriche - Croatie
19h45. Allemagne - Pologne

Jeudi 12 juin
17h. Croatie - Allemagne
19h45. Autriche - Pologne

Lundi 16 juin
19h45. Pologne - Croatie
19h45. Autriche - Allemagne
GROUPE C


Lundi 9 juin
17h. Roumanie - France
19h45. Pays-Bas - Italie

Vendredi 13 juin
17h. Italie - Roumanie
19h45. Pays-Bas - France

Mardi 17 juin
19h45. Pays-Bas - Roumanie
19h45. France - Italie
GROUPE D


Mardi 10 juin
17h. Espagne - Russie
19h45. Grèce - Suède

Samedi 14 juin
17h. Suède - Espagne
19h45. Grèce - Russie

Mercredi 18 juin
19h45. Grèce - Espagne
19h45. Russie - Suède

 
 
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