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Interview. "Ma vie après Hassan II"
Reportage. Une caravane pour la vérité
Consommation. Clopes, pas clopes
Société. Une vie de kessala
France. La mariée n'était pas vierge
Foot. Une devise : l'Euro
Carburants. Chronique d'une hausse annoncée
Edition. L'enfance des lettres
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Danse. Des pas sur le seuil
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N° 327
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

M’hamed Khalifa se voit
offrir une nouvelle chance
d’être élu député.
(AIC PRESS)

Législatives 2007. Les tricheurs punis


Le Conseil constitutionnel a commencé à rendre des verdicts d’invalidation concernant les 716 plaintes listées par le ministère de l’Intérieur, au lendemain du scrutin du 7 septembre dernier. Dans quatre circonscriptions au moins, les électeurs devront retourner aux urnes à une date encore indéterminée. Pour l’instant, ce sont près de dix sièges de députés sur 325 qui sont concernés par la décision du Conseil constitutionnel. Le couperet semble être tombé de manière
tardive, mais “c’est normal, nuance un élu de la vieille génération. C’est le cas à chaque élection, le Conseil constitutionnel met beaucoup de temps à trier les plaintes”. Dans la circonscription de Safi sud, qui a fourni quatre élus au Parlement (Parti travailliste, MP, USFP, Istiqlal), c’est l’alliance Al Ahd-PND qui a contesté les résultats car, le jour de l’élection, seule “la clé” (symbole du PND) figurait sur le bulletin de vote, le ministère de l’Intérieur ayant omis d’y faire figurer l’emblème du parti allié à la formation dirigée par Abdellah Kadiri, “la voiture”. Dans la circonscription de Tiznit, où un seul député (qui a depuis rejoint les rangs d’El Himma) a été élu, le Conseil constitutionnel a jugé “inéquitable” une photographie parue dans la presse locale montrant le candidat (pas encore) élu aux côtés du roi, lors d’une inauguration dans la région. Autre circonscription où l’élection a été invalidée : celle de Guéliz Palmiers à Marrakech où trois députés ont été portés au Parlement. Ici, c’est l’usage de l’argent et des moyens de la force publique qui ont été pointés du doigt par le Conseil constitutionnel. M’hamed Khalifa, ténor de l’Istiqlal, et Abderrafii El Jaouhari, dirigeant de l’USFP, auront ainsi l’occasion de briguer à nouveau un siège de député.


Evadés de Kénitra. Et de trois !

Deux des neuf détenus salafistes évadés de la prison de Kénitra ont été arrêtés à Skhinate, dans la banlieue de Fès, a-t-on appris, jeudi 5 juin, par la MAP. La dépêche ne précise pas la date de l’interpellation des deux hommes. L’agence officielle avait déjà mis plusieurs jours avant d’annoncer l’arrestation d’un premier fugitif. Après leur rocambolesque évasion, en avril dernier, Hammou Hassani et Abdellah Bougmir rejoignent donc Mohamed Chetbi à la case prison. L’annonce de leur arrestation met le holà aux informations publiées dans la presse marocaine, à propos d’un rapport espagnol affirmant que les fugitifs étaient déjà de l’autre côté du détroit de Gibraltar.


Rosamor. Sit-in de protestation

Mercredi 4 juin, tribunal de Casablanca. 40ème jour du décès des victimes de l’incendie de l’usine Rosamor et 6ème audience du procès des employeurs et d’un employé. Le deuil s’achève mais les questions demeurent. Les nombreux responsables, dont la primature et la wilaya, convoqués par le juge lors de l’audience précédente, ont dépêché leurs avocats et obtenu le renvoi au mercredi 11 juin, pour préparer leur défense. Un report de plus qui ne décourage pas les familles des victimes, qui poursuivent la journée de protestation par des sit-in dans plusieurs villes, à l’initiative de l’AMDH. Une cérémonie de commémoration aura également lieu samedi 7 au siège du PSU.


Salafia Jihadia. Regret de flic

Saisi en flagrant délit de tabassage par les flashs des photographes, le commissaire qui a molesté une femme et son enfant, lors d’un sit-in des familles des détenus salafistes, a mandaté un émissaire pour demander la clémence de ses victimes. “Un membre de sa famille est venu me voir pour que j’intercède en sa faveur, afin que la femme molestée retire sa plainte”, nous a appris le président de l’association Annassir, Abderrahim Mouhtad, qui a l’oreille des familles des détenus salafistes. Mouhtad ajoute qu’il serait prêt à jouer les bons samaritains, à condition que le commissaire “demande pardon publiquement à la femme et à l’enfant qu’il a frappés”.


Botola. Merci qui ?

Les FAR de Rabat ont remporté cette semaine leur douzième titre de champion du Maroc en faisant match nul devant le KAC de Kénitra (1-1). L’équipe militaire, dont le président d’honneur n’est autre que Mohammed VI, doit une fière chandelle à l’autre club de la capitale, le FUS, dirigé quant à lui par Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi. Le FUS s’est réveillé d’entre les morts pour aller battre l’autre prétendant au titre, l’Ittihad Zemmouri de Khémisset par 3 buts à 2. Une victoire qui ne sauve pas pour autant de la relégation l’équipe du businessman attitré du roi. Captain Majidi et le FUS sont officiellement en deuxième division.


Parlement. Volons en rond

Pour la deuxième fois en quelques mois, le groupe USFP à la Chambre des représentants a été victime d’un vol de disques durs et de cartes mémoire. Et ceci sans effraction. “Le Parlement est normalement une des enceintes les mieux gardées du pays. Je pense que notre parti est délibérément visé”, commente un député ittihadi qui souhaite garder l’anonymat. Le Parlement semble en ce moment au cœur d’enjeux autrement plus opaques que le simple vote des lois : la polémique couve autour du contrat qui lie l’hémicycle à une société de sécurité privée. Cette dernière serait financièrement liée à plusieurs députés, créant un climat de suspicion au sein du Parlement. En attendant, les élus ittihadis ont décidé de demander des explications au président de la Chambre des représentants, Mustapha Mansouri.


Ben Barka L’affaire dans l’affaire

Le juge Patrick Ramaël, chargé de l’instruction sur la disparition de Mehdi Ben Barka, a réclamé mardi dernier 50 000 euros de dommages et intérêts au Point qu’il poursuit en diffamation pour un article publié en novembre 2007 : “Les juges qui agacent l’Elysée”. L’hebdomadaire français affirmait qu’un haut magistrat français avait qualifié d’“irresponsable” l’émission par le juge Ramaël de mandats d’arrêts internationaux contre le général Housni Benslimane et quatre hauts dignitaires marocains, au moment précis de la visite officielle de Nicolas Sarkozy au Maroc. “À part me traiter de corrompu, je ne vois rien d’aussi grave”, a expliqué au cours de l’audience le juge Ramaël, rapporte l’AFP.


Grâce. L’Observatoire s’en mêle

“Le dernier mot revient au roi, mais nous devons être associés au processus de grâce”, nous a déclaré un dirigeant de l’Observatoire marocain des prisons (OMP). L’ONG, qui a organisé une rencontre dédiée au sujet, samedi 31 mai, a réitéré son souhait d’être associée à la commission des grâces à titre consultatif. Argument avancé : “L’Observatoire marocain des prisons connaît très bien le parcours des détenus car nous travaillons quotidiennement avec eux”, justifie ce dirigeant de l’OMP. Selon lui, il faut clarifier les critères d’éligibilité à la grâce dans les textes de lois. “Un prisonnier doit savoir que s’il se comporte bien, ou encore s’il arrive à décrocher un diplôme, il peut prétendre à la grâce. Or, les textes de loi ne disent rien à ce sujet”.


Trafic humain. Rabat épinglé

Le département d’Etat américain vient de publier son rapport annuel 2008 sur le trafic d’êtres humains. Le Maroc rétrograde cette année car on a estimé insuffisant les efforts des autorités pour lutter contre les trafiquants. Sévère, le rapport estime que le “gouvernement marocain ne respecte pas les standards minimaux pour l'élimination de ces pratiques”. Parmi les recommandations, une hausse des poursuites contre les réseaux de prostitution forcée et de travail des mineurs. Le Trafficking in Persons Report 2008 pointe aussi l’absence de mécanismes de protection des victimes, qui sont parfois traitées comme des complices du trafic.


Sciences Po. Une franchise à Rabat

D’après nos confrères du Point, une grande école sera ouverte à Rabat dès l’automne prochain, en partenariat avec l’Institut d’études politiques de Paris. L’hebdomadaire français explique que la formation de niveau master devrait, dans un premier temps, être spécialisée en management, finance et administration d’entreprise. Toutefois, les cours du premier cycle devraient garder une coloration “Sciences Po”, avec des enseignements de sciences humaines et un centre de recherches associé. Il semblerait que les locaux seront mis à disposition par la partie marocaine. De grands noms du monde des affaires se sont joints à l’entreprise, notamment le PDG de la CDG, Mustapha Bakkoury, le président de la SNRT, Fayçal Laâraïchi, et Mostafa Terrab, DG de l’OCP.


Raïssouni. Permis de construire

Expatrié en Arabie Saoudite, Ahmed Raïssouni, l’ancien idéologue du MUR, vient de valider une fatwa émise par son alter ego, Cheikh Al Qaradawi. Selon cet avis religieux, les musulmans peuvent construire des églises en terre d’islam. Cette appréciation novatrice a été formulée suite à une question posée par un entrepreneur musulman qui voulait participer à un appel d’offres pour la construction d’une église au Qatar. Dans son ijtihad, Al Qaradawi s’est basé sur les paroles de l’imam Abou Hanifa qui considère que la construction d’une église n’implique pas une conversion au christianisme. La fatwa “homologuée” par Raïssouni a battu en brèche les avis des oulémas arabes qui interdisent ce genre d’initiative, y compris au Maroc malékite.



3 questions à Mohamed Merhari
[Organisateur de l’Boulevard]


Lors de la conférence de presse de L’Boulevard, vous avez réagi aux attaques de Abdelilah Benkirane, élu PJD, sur les festivals de musique. Vous n’en avez pas marre de ces polémiques ?
C’est une question d’éducation et de savoir-vivre. Nous sommes des oulad nass et nous n’insultons personne. J’aurais bien aimé inviter Benkirane à assister aux concerts, mais on me dit qu’il n’aime pas le rock. L’année prochaine peut-être, puisque l’on compte programmer des groupes de metal d’Arabie Saoudite et d’Iran.

Des groupes de la nouvelle scène ont récemment reçu un don royal. Cela facilite-t-il votre travail ?
C’est bien pour les groupes, mais pour L’Boulevard, ça ne change pas grand-chose. Je sors d’une réunion avec Touria Jabrane, qui vient de nous annoncer l’annulation d’une subvention promise par le ministère de la Culture. En deux ans, cette aide est passée de 350 000 DH à 100 000 DH, sans parler des impayés. Je cite le responsable du ministère : les arriérés de subvention “se sont envolés”. Après, on vient nous dire que Nass El Ghiwane et Masrah Al Hay ont vécu la galère avant nous, comme si c’était une fatalité.

Cela veut-il dire que l’édition 2008 du l’Boulevard est menacée ?
C’est simple, à quinze jours de l’évènement, il nous manque 1 million de dirhams et nous n’avons pas encore de scène pour les concerts. Nous avons essuyé deux refus : l’aérodrome d’Anfa et le COC.


MRE. Toute première fois

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) tient ses premières assises jusqu’au 7 juin à Rabat. L’organisme présidé par Driss El Yazami entame ainsi un cycle de réunions pluriannuelles dans treize pays différents. Au programme de ces plénières réunissant les 37 membres du conseil : l’examen et l’adoption du programme d’action pour 2008-2009. Des conseillers encore en rodage et qui se tâtent : “Nous avons organisé une consultation électronique entre membres du CCME afin de connaître les priorités de chacun pour les deux ans à venir et identifier les groupes de travail à mettre en place”, a expliqué Driss El Yazami.


Santé. Grogne toujours

Les médecins internes des quatre CHU du Maroc ont entamé un vaste mouvement d’arrêt de travail depuis plusieurs mois. Il y a quatre semaines, la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, recevait la commission nationale représentant les grévistes. Depuis, le mouvement de protestation s’est à la fois érodé et affermi : les CHU de Fès et Marrakech ont déclaré la grève illimitée, à Casa on est resté à trois jours de grève par semaine, tandis que les internes de Rabat ont décidé de reprendre le travail. Plus d’un mois après les promesses de la ministre (qui a déjà demandé un report de deux semaines pour faire ses propositions), les grévistes menacent de durcir leur position en appelant les médecins concernés à ne plus assurer leur service aux urgences.


Sport auto. ça roule pour Marrakech

C’est une première en Afrique. Le Maroc abritera bientôt une étape du championnat du monde de voitures de tourisme (WTCC), l’une des trois compétitions chapeautées par la Fédération internationale automobile (FIA) avec la Formule 1 et le championnat du monde des rallyes (WRC). La course aura lieu la première semaine du mois de mai 2009 à Marrakech, sur un circuit temporaire situé dans la zone industrielle de la ville ocre, selon le site spécialisé touringcartimes.com. “Les plans (du circuit) ont été inspectés, j’ai reçu un rapport très favorable. S’exporter sur un autre continent est une grande opportunité pour le WTCC”, a souligné Marcello Lotti, patron du WTCC.


Télé. Tout un film autour d’Aflam

Les Amazighs ne décolèrent pas depuis que le gouvernement a lancé la chaîne Aflam, avant la télé amazighe, toujours dans les cartons de la SNRT. “On a de surcroît spolié le nom de la chaîne, qui devait s’appeler Assabiâ (la septième), en l’attribuant à Aflam”, dénonce Ahmed Assid, membre de l’IRCAM et du comité national pour la défense de l’amazigh à la télé. “La télé amazighe doit être créée ex-nihilo (programmes, dialecte de diffusion, formation des journalistes…). Alors que la mise en place d’Aflam a été facile puisqu’elle ne diffuse que des films”, rétorque Khalid Naciri, ministre de la Communication. Plus de 16 associations amazighes se préparent pour un sit-in de protestation, le 16 juin devant la SNRT.


Prisons. Encore une évasion !

Nommé pour remettre de l’ordre dans la baraque, le nouveau patron des prisons marocaines, Moulay Hafid Benhachem, n’aura eu droit à aucun temps d’observation. Après l’évasion de neuf islamistes le 7 avril de la prison de Kénitra, cinq détenus mineurs se sont fait la malle dans la nuit de dimanche à lundi dernier du centre de réforme et d’éducation de Salé. “Ils ont réussi à quitter leurs cellules par les fenêtres en utilisant leurs draps comme cordes”, nous signale une source proche de l’enquête. Quelques jours à peine après l’évasion, un des fuyards a été localisé et arrêté, alors que le directeur du centre de détention a été suspendu par Moulay Hafid Benhachem.


Parlement espagnol. L’auberge saharienne

En début de semaine, des députés espagnols de divers horizons (Parti socialiste ouvrier espagnol, Parti populaire, Gauche unifiée…) ont constitué un “groupe interparlementaire pour le Sahara”. Objectif, “maintenir au sein du Parlement espagnol l’intérêt pour le peuple sahraoui”, et faire en sorte que “les députés servent de lien entre la société civile et le gouvernement”, peut-on lire sur un communiqué du Parti socialiste espagnol. “Dans le groupe (…) nous sommes d’accord sur la plupart des initiatives, mais le gouvernement développe une stratégie politique distincte”, déclarait le 2 juin au quotidien El Pais, Gaspar Llamazares, coordinateur de la Gauche unifiée. D’autres voix y vont plus franco, reprochant au gouvernement de Zapatero “d’appuyer clairement le plan d’autonomie marocain”.


YSL. Côté jardin

Les cendres d’Yves Saint Laurent, décédé et incinéré la semaine dernière à Paris, reposeront dans le Jardin Majorelle de Marrakech que le styliste avait sauvé de la destruction et enrichi. Prévu mercredi prochain, en présence de 80 proches du couturier, ce dernier adieu “sera intime comme Yves Saint Laurent en a émis le souhait”, nous a confié Bernard Sanz, responsable du Jardin Majorelle. Les 80 happy few arriveront à Marrakech dans un avion affrété pour l’occasion par Pierre Bergé, ami du défunt et cofondateur de la griffe YSL. Parmi les passagers, Catherine Deneuve, une ex-égérie d’Yves Saint Laurent.



Humeur. De la symbolique

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

La symbolique du roi remettant des chèques d’encouragement à sept artistes, à Mawazine, est d’une force inouïe. Mohammed VI a cautionné une jeunesse chantante au moment où elle est attaquée de toutes parts : les islamistes, leurs canaux de communication et, admettons-le, une bonne frange de la société de ce pays, à l’arrière-garde de tout. Les chèques royaux n’en sont que plus beaux : ce sont un bouclier de protection, un gage d’honorabilité, etc. Faut-il s’en féliciter ? Complètement. Voilà pour le premier plan. Le deuxième est plus sombre, car la médaille a aussi son revers. Les chèques du roi nous remettent dans les schémas propres aux temps anciens, quand les princes protégeaient les poètes maudits, les chanteurs, les intellectuels et, comme dirait l’autre, “tous les êtres différents et les âmes sensibles”. C’est tout à l’honneur des princes, mais cela ne bouscule guère le statu quo social. La cause du progrès et de la modernité n’y gagne pas un sou. En temps d’insoumissions, protéger l’artiste devient un acte d’apaisement par lequel le prince achète la paix civile. Il ne remet pas en cause l’ordre établi (la très mauvaise image de l’artiste, toujours à la marge de la société), mais contribue seulement à renforcer l’autorité du prince auprès de la majorité, et à faire remonter sa cote d’amour chez les minorités. Ce qui nous ramène aux chèques de Mawazine. 7 x 25 = 175. Pour près de 2 millions de dirhams, il y avait de quoi inaugurer une petite salle de concert ou de répétitions, non seulement pour 7 groupes mais pour 77. Avec tout le public qu’ils drainent. Cela laisse des traces profitables à tous, cela s’appelle le développement durable. Dommage, vraiment, qu’on n’y ait pas pensé.



VITES !

Derb Soltane abritera la première édition du festival du zawaj du 3 au 5 juillet. Douze couples résidant dans le quartier, relooké en village fassi pour l’occasion, seront sélectionnés pour cette fête du mariage. En marge du festival, un concours de coiffure et de neggafate sera organisé à Garage Allal du 20 au 23 juin.


Le groupe de presse Ecomédias a donné naissance à un nouveau bébé : Assabah magazine. En kiosque depuis le 1er juin, tiré à 20 000 exemplaires et vendu 10 dirhams, le mensuel arabophone égrène en 100 pages des sujets “sensation” : La cocaïne au Maroc, le phénomène Hummer et Bangkok, la capitale de la prostitution.


Le concert de 50 cent prévu le 5 juillet à Casablanca a été annulé par ses organisateurs, qui se sont fait griller la politesse par Mawazine. Le rappeur américain se produira à Tanger le 16 août dans le cadre des “Entre Mawazine”, des séries de concerts gratuits servis en apéritif avant l’édition 2009 du festival rbati.


L’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer a présenté les premiers résultats de l’enquête sur le tabagisme, réalisée dans 31 collèges et lycées. Les nouvelles sont bonnes pour les cigarettiers : un adolescent sur quatre fume, la première cigarette est grillée dès 14 ans, tandis que les filles représentent environ 17% des fumeurs.


L’attaquant des Lions de l’Atlas, Marouane Chamakh, aime taper le carton en plus du ballon. Il a joué au poker, le week-end dernier, dans un casino de Marrakech, où il a été aperçu plusieurs fois lors de séjours précédents. Il a perdu “quelques broutilles”, selon un adversaire ayant participé à la partie.


 
 
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