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Pages coordonnées par Maria A. Daïf
La semaine.
Festival. Assahratou lakoum
Plus populaire que jamais, Casa Music, 4ème du nom, revient du 17 au 20 juillet. Plus de 7 millions de spectateurs en trois ans : un record à honorer en plongeant au cur de la ville. Aux désormais classiques Rachidi-El Hank-Sidi Bernoussi-Ben Msik, se joignent désormais trois nouvelles scènes : Ben Abid à Nouaceur, Tit Mellil à Mediouna et Mohammedia. De quoi accueillir 400 artistes pour 60 concerts. Clairement, le rendez-vous casaoui mise gros sur le chaâbi, entre une |
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soirée spéciale Aïta Marssaouiya, avec Abdellah El Bidaoui et Khadija El Bidaouia, Hajib, Daoudia, Hamid El Mardi et l'incontournable Stati. Après Khaled, Bilal et Cheikha Remitti, le raï rayonne moins : Houary Dauphin pour les gourmets, le jeune prodige Najim, Chebba Maria, Cheb Rayane et, plus décalé, Aziz Berkani. Trait dunion naturel entre raï et reggae, la découverte Jimmy Oihid, à linstar dautres petites ouvertures : Rayess Bek, rappeur phare de la scène Lebanese Underground, le Sénégalais King Barra ou le rock ska espagnol des Sin Papeles. Quelques heureux éléments : les Earth Wind and Fire signent larrivée tant attendue du funk à Casa, avec les Brooklyn Funk Essentials. Côté terroir, place aux extrêmes avec la star du Rif, Rabeh Mariwari, et la voix sahraouie de Rachida Talal, les classiques Hayat Idrissi et Ahmed Alaoui, les fusionneurs Barry, Zazz Band et Jbara, Ganga Vibes, H-Kayne et une alliance Style Souss-Would Chaâb-Steph Raggaman. OK, y a moins de têtes daffiche quavant, mais les moins rabat-joie penseront que ça épargne un dilemme mélomane : choisir entre Burning Spears, Seun Kuti et Johnny Southside, guitariste de Bruce Springsteen !
Du 17 au 20 juillet à Casa.
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Sortie. La peur aux trousses
En signant les inoubliables Sixième sens (2000), Incassable (2000), Signes (2002) ou encore Le Village (2004), M. Night Shyamalan a construit une uvre époustouflante de cohérence. Et Phénomènes néchappe pas à la règle puisque, comme dans les précédents sans exception - Shyamalan arrive à vous filer la même frousse que vous aviez, enfant, dès que lon évoquait devant vous monstres et autres terribles créatures. Dans Phénomènes, des centaines dindividus se suicident en quelques minutes dans des circonstances terrifiantes et incompréhensibles. Elliot Moore, professeur de sciences, interprété par Mark Wahlberg, tente, avec sa famille, déchapper au danger et de découvrir lorigine de lhécatombe. Pas une minute de répit ni pour lui, ni pour votre petit cur serré. En trame de fond de cette fable (comme dailleurs de Signes et du Village), toute lhistoire du pays adoptif du réalisateur, les Etats-Unis, pays aujourdhui captif et victime de sa peur diffuse du terrorisme islamiste. Petit bémol au génie de Shyamalan, sa recette risque, à la longue, de nous filer une overdose.
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Carnet noir. Musique en deuil
Hicham Belqas nest plus. Le DJ du groupe Fnaïre, tout juste âgé de 25 ans, a trouvé la mort dimanche 15 juin sur la route, après la participation du groupe marrakchi au Festival des musiques sacrées de Fès. La nouvelle, tombée le jour même, à quelques heures de laccident, a bouleversé le milieu de la jeune scène marocaine. TelQuel adresse ses sincères condoléances à la famille du disparu et à ses amis. Et que la vie (et la musique) reprenne son cours, à la mémoire de Hicham. |
LBoulevard. Bigg en fait des tonnes
Bigg - pardon, Don Bigg, puisque c'est ainsi que sest renommé le fameux rappeur - pique une grosse colère. Déprogrammé, comme cinq autres groupes, quelques jours avant le début de Lboulevard, le rappeur, qui demandait 60 000 DH, sest fendu dun communiqué fracassant dénonçant lamateurisme des organisateurs. On assume, dixit Momo Merhari, qui récuse par contre tout mépris des artistes marocains. Si certains arguments de Don Bigg sont recevables, le rappeur les plombe par une arrogance qui frise le ridicule : en plus du paiement de son cachet, il exige, si lon en croit certaines confidences, le remboursement des fans qui devaient venir le voir des Etats-Unis, sous peine de poursuites judiciaires
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Arts plastiques. Mosaïque de céramiques
Des artistes qui osent, ça fait du bien. Surtout quand ils sont bons. Eux, cest Hicham Benohoud, Safaa Erruas, Jamila Lamrani et Younes Rahmoun, quatre artistes marocains talentueux et originaux, qui donnent à voir leurs travaux, fruits de trois mois de résidence au Centre européen de la céramique EKWC, à Den Bosch, en Hollande. Sortis des sentiers battus de leurs techniques habituelles, ils se sont frottés à la céramique : recherche de formes et de couleurs essentielles, absence du détail, polissage de la matière qui reste pourtant dominante
Pourtant, leur identité est restée indemne. Contemporains jusquau bout, ils se sont approprié technique et matière pour en faire loutil de leur expression propre. Après la galerie Majke Husstege à Den Bosch, lEspace Actua à Casablanca accueille lexposition de sculptures et installations des quatre artistes marocains, en compagnie des créations du Hollandais Karel Goudsblom.
Ceramic Ideas, Exposition du 19 juin au 29 août, à lespace dart Actua dAttijariwafa bank
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Musique. Rbati party
Rabat fête la musique : samedi 21 juin, la capitale accueillera une douzaine d'artistes, essentiellement hip hop, pour 12 heures de musique non-stop sur l'Esplanade Hilton. Et il y aura du beau monde : le rappeur rbati Mobydick, H-Kayne, Fez City Clan, Shabka et Fnaïre, qui rendront hommage à leur DJ disparu (Un documentaire et des T-shirts à l'effigie de Hicham Belqas seront disponibles sur place). La fusion aura aussi droit de cité avec la participation de Hoba Hoba Spirit, Darga et Amarg Fusion. Les DJ's, présentés par DJ Reddog - et parmi lesquels les DJs Green, Leo Veil, Walid, Unes et bien d'autres - seront aussi de la party, animant la scène entre deux groupes. L'entrée ? Gratuite, bien sûr. Aucune raison donc de ne pas faire partie des 5000 spectateurs attendus
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Arts visuels. Rabat Projecta
Les aficionados de lart visuel auront enfin leur rendez-vous à Rabat. Le fondateur de Casa Projecta, Jamal Abdennassar, est à linitiative de ce nouveau projet quil voulait accessible au plus grand nombre. Le concept reste inchangé : débattre autour de limage et faire se rencontrer une communauté darts visuels par le biais de projections de vidéos dart, danimations 3D, de photographies et de courts-métrages. Dans un premier temps, le rassemblement devrait se tenir, une fois par mois, au pub restaurant le Ty potes, juste derrière lInstitut français de Rabat, dans le but de créer des échanges et des partenariats autour de projets dhorizons divers. Le premier essai a eu lieu le 17 juin. Patience, il faudra maintenant attendre la mi-juillet pour partager et débattre autour de la projection. |
Album. Stati quo
Stati, le maestro de la kamanja (violon) ne fera pas de duo avec un autre groupe de la jeune scène marocaine. Dommage ! Après la réussite du featuring avec les Hoba Hoba Spirit, on espérait un tout petit peu le voir faire du pied à Haoussa par exemple ! Quoi quil en soit, le vétéran vient de sortir son 150ème ou 170ème album
Lui-même ne sait plus. Cest quil est tellement prolifique quil en oublierait le titre de son précédent album ! Shafou fiya Kanghenni, son dernier opus, comporte 7 chansons, inspirées par le thème du patriotisme ou encore de lamour. Et il compte sortir un (autre !) album festif et dansant pour lété 2008. |
Arts plastiques. Les comètes de Mounat
Depuis cinq ans, Mounat Charrat se consacre exclusivement à son art. Si dans une vie antérieure, elle a travaillé dans lindustrie textile, elle connaissait déjà sa destinée. Artiste elle voulait être, artiste elle sera. En 2006, son exposition Sens et contresens à lInstitut français de Casablanca a fait mouche et la hissée au rang des jeunes artistes sur lesquels on pouvait dorénavant compter. Aujourdhui, Mounat Charrat mène doucement mais sûrement sa barque. Dans sa large palette dunivers, de techniques et de supports de création, elle explore les mystères du noir et du blanc, tente la planche en bois, et donne à voir une matière en fragments, éclatée comme des comètes et météorites. Si son travail particulièrement dépouillé déroute quelques-uns, il convainc indéniablement par son originalité. Mounat Charrat est installée à la galerie Shart jusquau 28 juin. |
Cirque. Tissez haut !
Tissé de main et détoffes, le cirque nouveau marocain entre en scène. Corps qui sélancent de trampolines en toile de parachute, croisements dombres au-dessus de tapis déroulés sur fond de projections vidéo. Mêlant acrobaties, musique, théâtre et arts visuels, Taoub, made in Tanger célèbre lartisanat et le lien social. Tendue par tout un groupe pour projeter une seule personne en lair, létoffe est la métaphore dune situation familiale courante, explique Aurélien Bory. Cest sous le chapiteau des Nuits de la Méditerranée, en juin 2003, que le metteur en scène a rassemblé douze artistes marocains au sein du Groupe acrobatique de Tanger pour donner corps à cette scénographie mobile et fragile, comme la ville du détroit. Produit par lInstitut français du Nord, le spectacle sest déjà tissé une popularité dEurope en Asie, du Brésil en Australie
Le voici de retour au bercail.
Le 14 juin à lécole adrien berchet de tanger ; le 20 juin au théâtre mohammed vi de casa ;
le 25 juin au théâtre de plein air de lif marrakech.
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Tournage. Il va nous éclater !
Premier clap pour Coco, le film. Cest devant et derrière la caméra que Gad El Maleh retrouve le personnage mythique de son deuxième one man show La Vie normale et taille un costard version 35mm à Coco, nommé ainsi par un père juif plein aux as et prétentieux qui fait de la bar-mitsva de son fiston un happening aussi people que le Festival de Cannes. Le tournage vient de commencer à Monaco avant que léquipe ne pose ses valises à Paris. Et puisque cest Gad qui réalise, espérons que Coco vaudra mieux que Chouchou. Signé Merzak Allouache en 2003, et malgré un Roschdy Zem désopilant en prêtre coincé, ce premier portrait ciné dun (anti) héros, avait enfilé les gags avec brio avant de chuter dans la comédie lourdingue. Alors Gad, pas de blague ! |
Formation. Créa à Kech
LEcole supérieure des arts visuels de Marrakech ouvrira à la rentrée prochaine un département Design graphique et multimédia. Le projet, en gestation depuis la création de lécole, répond à un besoin croissant des professionnels dans cette branche. Comme la observé Florence Robert, directrice du département Design graphique, les agences marocaines regorgent doffres demplois dans le secteur du graphisme. Que ce soit dans la publicité ou la direction artistique, il y a de multiples opportunités. La formation, prévue sur 4 ou 5 ans, est accessible aux bacheliers sur entretien. Dans un souci de mixité sociale et culturelle, des aides et des bourses sont prévues et le concours est également ouvert aux étudiants français ainsi quà une dizaine de villes africaines. Les dossiers doivent être déposés au plus tard le 30 juin. |
Festival. Pas peur du cinéma dauteur
Du 21 au 29 juin se tiendra à Rabat le Festival international du film dauteurs. Ce rendez-vous se dote cette année dune programmation riche, éclectique et surprenante, avec notamment, en ouverture, la projection du film de Abdelatif Kechiche, La graine et le mulet, César du meilleur film 2007. Lavant-première mondiale du dernier film Kazakh de Darejan Omirbaev, Chouga, sera lun des temps forts de cette édition 2008 qui, dans sa volonté douverture, retracera un panorama des cinémas du monde. Cinéma indien, documentaires, mais aussi films jeune public avec la projection de Azur et Asmar et Kirikou et la sorcière, il y en aura pour tous les goûts. |
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Humeur.
Le vin mauvais
Quand il sagit de boire, les consommateurs sont pires tartuffes que la législation marocaine sur lalcool. Mieux, ils se mentent à eux-mêmes. Il y a toujours, élément invariable du décor dun bar, un pilier de comptoir qui trinque de la main droite, tandis que lautre égrène un chapelet. De moins en moins ambidextre, de plus en plus gauche avec Dieu au fur et à mesure quil honore Bacchus. Cest sa forme de repentir, son écot à la culpabilité ambiante. Il y a aussi cette jeune femme, abonnée des soirées où il faut être. Elle a traversé la décennie 2000, au plus près des tendances, un indémodable vodka tonic à la main. Elle aime toujours autant se faire prendre en photo et quon expose ses clichés sur des sites de nightclubbing. Pourtant, elle y vieillit à vue dil. De moins en moins à tu et à toi avec sa jeunesse, elle la vouvoiera bientôt comme une parfaite inconnue. Il y a encore cet homme qui sest surpris à 9 heures du matin, assis sur la cuvette des toilettes, un verre de Bordeaux à la main. Il se complaisait dans le snobisme du bon vin, noyant un lit 2 places trop grand depuis le départ dune fille, pas plus classe quun pochtron qui a au moins la pudeur dattendre louverture des bars à 11 heures. La rédemption, léternelle jeunesse, lamour : in vino, il ny aucune veritas. Juste un trompe-lil pour continuer à y croire
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Omar Sharif à Essaouira
Depuis le 12 juin, lacteur international Omar Sharif est à Essaouira pour le tournage du film Le dernier des templiers, adaptation américaine du best-seller du même nom. À 76 ans, lacteur tournera prochainement dans un film commandé par le président Kadhafi, sur Omar El Mokhtar.
La guitare au pluriel
Du 19 au 23 juin, lInstitut français de Tétouan organise la 1ère édition des Rencontres méditerranéennes de la guitare. Du jazz au flamenco en passant par la musique classique, le festival, qui se tiendra à Tétouan et à Tanger, fera redécouvrir la richesse et la diversité de cet instrument.
Nayda à la télé
Le film documentaire Casanayda !, écrit par Dominique Caubet et réalisé par Farida Benlyazid et Abderrahim Mettour, sera diffusé pour la première fois sur la chaîne 2M les 23 juin à 23h40 et le 27 à 2h30. Pas de prime-time cette fois-ci. Et si vous nêtes pas noctambule, allez plutôt le voir à lIF de Casa le 23 à 17h30, en marge de L'Boulvard. |
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