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Santé. Urgences en péril
Formation. Sciences Po, made in Morocco
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Palestine. Le Hamas, envers et contre tous
Etats-Unis. Que la bataille commence
Grands Travaux. Rabat, capitale des chantiers
Débat. Langue vivante vs langue de bois
Cinéma. Grand corps malade
Peinture. Des tôles aux toiles
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N° 329
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La Semaine

De g. à d. : Mohamed El Mandjra, Abdeslam Ahizoune et Karim Zaz,
les patrons des trois opérateurs
télécoms marocains.
(AFP)

Télécoms. Les liaisons dangereuses


Le secteur des télécoms nous a habitué ces dernières années à la guerre acharnée que se livraient les deux opérateurs : recours auprès de la HACA pour le retrait de spot publicitaire, requête auprès de l’ANRT pour des frais d’interconnexion, bataille commerciale et course à la technologie… Aujourd’hui, on peut dire que le secteur a changé de visage. Les trois opérateurs, Maroc Telecom, Méditel et Wana (le nouveau venu) enterrent la hache de guerre et se regroupent autour
d’une association baptisée Moroccan Association of Telecom Industry (MATI). Selon ses fondateurs, la MATI, “née d’une réflexion de plusieurs mois”, se veut “une instance de concertation” et une sorte de “porte-drapeau du secteur” sur la scène régionale et internationale. Les dirigeants des trois opérateurs ont aussi nié catégoriquement vouloir constituer un groupe de pression pour faire du lobbying. “C’est une démarche pédagogique constructive”, précise Abdeslam Ahizoune, élu (évidemment) pour les 3 premières années, président du comité de direction de la MATI, réfutant aussi l’idée que cette nouvelle instance serve à couvrir “une entente commerciale”. Cela dit, la solidarité entre les opérateurs télécoms ne peut avoir qu’une seule signification : assurer une bonne “visibilité” de leurs investissements. Un objectif qui ne sera pas difficile à réaliser vu l’absence d’une véritable association pour la défense des consommateurs. Surtout que le gendarme du secteur, l'ANRT, n'a pas fait montre d'une grande sévérité à l'égard de certaines dérives. D'ailleurs, depuis que Mohamed Benchaâboun a rejoint la BCP, le poste de directeur de l’ANRT est toujours (semi) vacant.


Pêche. Ibhar pour la modernisation

Ibhar, c’est le nom générique du plan de modernisation et de mise à niveau de la flotte côtière et artisanale. Un plan qui nécessiterait un fonds de 5 milliards de dirhams, dont le cinquième sera apporté par l’Etat sous forme de subventions pour encourager le renouvellement de la flotte et améliorer les conditions de travail des pêcheurs. Pour vulgariser les différentes offres de ce programme, le ministère de la Pêche maritime joue la carte du marketing. Les différentes formules de financement proposées ont chacune une marque spécifique : Mawarid, Anbar, Al Bahara, Tajhiz, Safina et Safina +. Des noms et des logos qui ont été déposés par l’ONP, l'Office ayant également édité des brochures (comme celles proposées pour les produits bancaires) pour les distribuer à l’ensemble des opérateurs du secteur.


Energie. L’ONE fait feu de tout bois

“Nous garantirons l’approvisionnement en électricité, mais c’est aux régies d’assurer la sécurité de la distribution”, a déclaré en substance Younès Maâmar à un quotidien de la place. Une fuite en avant pour le directeur général de l’ONE ? S’il se veut rassurant sur le risque de black-out, c’est qu’il capitalise sur les expériences d’économies d’énergie lancées sur certains sites du pays. À commencer par le programme “Inara”. La généralisation des lampes à basse consommation dans l’éclairage public débutera en juillet, permettant de baisser de 15 fois la consommation des 5 millions d’ampoules qui éclairent les artères du royaume. Par ailleurs, l’électricité prépayée, présente en milieu rural, envahit les villes depuis le début du mois. Il s’agit du même principe que le téléphone, les ménages pourront mieux gérer leur consommation et, surtout, la réduire en payant à l’avance leur consommation.


Inflation. Cher panier de la ménagère

L’indice du coût de la vie a augmenté de 0,9% entre avril et mai 2008, selon la dernière note d’information du Haut commissariat au plan. Seules Rabat et Oujda on été épargnées par la hausse des prix, enregistrant une légère baisse de 0,3%. Selon les analystes du département d’Ahmed Lahlimi, cette hausse serait essentiellement due à “l’augmentation de l’indice des produits alimentaires de 1,9%, et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires”. La preuve en chiffres : le prix des légumes frais a connu une flambée de 13,5%, et celui des fruits de 10,3%. Quant aux poissons frais, leur prix a augmenté dans les mêmes proportions. Petite consolation : le prix du blé dur a baissé de 7,5% et celui du blé tendre de 7,3%.



Pendant ce temps, le peuple…
Taxi movie

“M3aya ka tahder” ! Sami, taxi driver de son état, se prend pour Robert De Niro, quand un passager ose l’interpeller au sujet du sit-in improvisé à Casablanca par des chauffeurs de taxi. Et pour cause : ce matin-là, Sami se sent aussi balaise que Bruce Willis dans le Cinquième élément. N'ont-ils pas, ses confrères et lui, fait plier la puissante wilaya ? La veille, ils avaient parqué leurs épaves sur l’avenue Hassan II pour protester contre les nouvelles mesures de pointage. “Pas question de changer les règles. Même à Paris, les chauffeurs de taxi ont manifesté à la suite du rapport Attali”, argumente Sami qui a “haussé le niveau” en même temps qu’il a passé la 4ème. Le passager acquiesce. Il sait que les taximen jouissent d'un pouvoir insoupçonné. Ils peuvent faire grève pour une histoire de ceinture de sécurité ou un projet de Code de la route. Ils font même peur aux ministères de l'Intérieur et des Transports, qui se refilent leurs dossiers comme une patate chaude. Résultat : des chauffeurs en colère, des passagers en galère et des projets condamnés d’avance, comme cette courageuse entreprise “Allo Taxi”, qui a choisi la mauvaise semaine pour s’implanter à Casa. Au bout de la course, sans même regarder le compteur, notre passager quitte prestement son taxi. Il vient de sortir d’un mauvais film produit par Luc Besson.



OFF.

Deux ans après sa création, la compagnie aérienne low cost Jet4you change de propriétaire. Le leader mondial du voyage, TUI, a repris l’intégralité du capital en rachetant les parts (60%) des actionnaires marocains (personnes physiques et fonds de capital investissement). Une cession prévue dans le pacte d’actionnaires, établi à la création de l’entreprise.

 
 
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