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Pages coordonnées par Nina Hubinet
La semaine
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Le Premier ministre
irlandais Brian Cowen.
(AFP)
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UE. La crise permanente
Les technocrates de Bruxelles le redoutaient comme la peste. Le non au traité de Lisbonne la emporté jeudi en Irlande, avec 53% contre 47% pour le oui. Le nouveau texte, venu remplacer le traité constitutionnel rejeté en 2005 par les Français et les Néerlandais, et qui devait entrer en application en janvier prochain, se retrouve de fait bloqué. Cest un nouveau camouflet pour les dirigeants européens, et un très mauvais présage pour la présidence française de lUE, qui |
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commence le 1er juillet. Après les non français et néerlandais au traité constitutionnel, les pays européens, dont 18 avaient déjà ratifié le texte, ont pris soin de faire valider le nouveau texte par voie parlementaire
sauf lIrlande, que sa Constitution obligeait à passer par un référendum. Le vote au suffrage universel a une fois de plus sanctionné un texte excessivement complexe, élaboré par les technocrates de Bruxelles, et ce malgré le miracle économique dont a bénéficié lIrlande ces dernières années. Le fossé entre les élites européennes et les peuples semble plus que jamais infranchissable.
Ironie du sort, le traité de Lisbonne devait permettre à lUE de sortir du blocage institutionnel dans lequel lavait plongée la crise de 2005. Il prévoyait ainsi de renforcer le rôle du Parlement européen, de doter lUE dun président et dun représentant unique à létranger. Mais aujourdhui, les portes de sortie de cette énième crise sont minces. Lidéal serait de faire revoter les Irlandais. Cest ce qui sétait passé en 2001 après le non de ce petit pays frondeur au traité de Nice. Le texte avait été modifié, avant dêtre à nouveau soumis à lappréciation des 2,8 millions délecteurs irlandais. Ne pas inclure lIrlande dans les changements mentionnés dans le traité serait une autre solution, qui bien sûr ne ravit guère les dirigeants irlandais. Ces derniers y voient plutôt une punition. En attendant, Paris et Berlin évoquent la possibilité de constituer un petit groupe autour du noyau dur de lUE, pour avancer sur les dossiers les plus urgents. |
Afghanistan. Offensive contre les talibans
La bataille de Kandahar a commencé. Dans la matinée du mercredi 18 juin, larmée afghane et les forces canadiennes de lOtan ont donné lassaut sur les quelques villages du sud du pays où plusieurs centaines de talibans se sont retranchés depuis quelques jours. Une partie de ces combattants se sont évadés dune prison de la ville, attaquée par les talibans il y a une semaine. Du côté de lOtan et des forces gouvernementales, plusieurs milliers de soldats ont été mobilisés pour nettoyer le secteur, situé à seulement 20 km de Kandahar. Des centaines de familles ont abandonné leurs villages, devenus des places fortes des talibans. L'Otan a largué des tracts par hélicoptère et lancé des appels à la radio pour recommander aux habitants restés sur place de se barricader chez eux. La province de Kandahar est lun des bastions des talibans. |
France. Retrouvailles syriennes
Décidément, les relations entre Nicolas Sarkozy et ses amis arabes ne sont pas de tout repos. Après le rejet tonitruant de son projet dUnion pour la Méditerranée par le colonel Khadafi, cest linvitation faite à Bachar Al Assad dassister au défilé du 14 juillet depuis la tribune présidentielle qui crée la polémique. Lopposition de gauche dénonce lhonneur fait au dictateur et la majorité anti-syrienne au Liban, soutenue par Paris, proteste contre un retour en grâce un peu trop rapide. LElysée argue que Damas a tenu ses engagements en permettant lélection du président libanais Michel Sleimane. Deux autres chefs dEtat arabes, Zine El Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak, venus eux aussi pour la réunion de mise en route de lUPM, devraient tenir compagnie à Al Assad dans la tribune présidentielle. |
Iran. Cafouillage sur les sanctions
À loccasion de la visite de George Bush à Londres, le Premier ministre britannique a annoncé que lUnion Européenne sapprêtait à prendre de nouvelles sanctions contre lIran, dont le gel des avoirs en Europe de la banque Melli, la plus importante institution financière du pays. Mais les affirmations de Gordon Brown ont été démenties peu après par Javier Solana, le chef de la diplomatie européenne, qui a précisé que lUE préférait attendre un peu avant de prendre cette décision. Il a remis samedi dernier à lIran une nouvelle proposition des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de lONU et de lAllemagne, pour convaincre Téhéran dabandonner son programme denrichissement duranium. Ce à quoi le représentant iranien à lAIEA a répliqué que son pays n'accepterait jamais de suspendre ledit programme. |
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Lu pour vous [FRANCE]
Jihadiste en ligne
Jean-Pierre Stroobants, Le Monde du 17 juin.
Jour de semaine ensoleillé à la chaussée de Gand, dans l'ouest de Bruxelles. Boucheries, épiceries, magasins de téléphones mobiles (
). C'est le petit Maroc, sourit Tarik, un ancien coiffeur à l'air jovial. Une minute plus tard, il s'éloigne en grimaçant. Il veut bien répondre à toutes les questions, mais pas à celles qui portent sur l'éventuelle montée du radicalisme musulman dans cette zone déshéritée de la capitale de l'Europe (....). Tarik a-t-il entendu parler de Malika El-Aroud, alias Oum Hobeid ? Oui, non, je ne sais pas...
Cette Belge d'origine marocaine a fait la une du Herald Tribune, le 27 mai, avec un reportage repris du New York Times. Le quotidien la présentait comme l'une des principales djihadistes en Europe et racontait qu'elle vivait dans un petit appartement situé au-dessus d'un magasin bruxellois.(...) Ceux qui, à Bruxelles, connaissent Malika El-Aroud sont eux aussi devenus prudents. Bassam Ayachi, un prêcheur fondamentaliste franco-syrien, dirigeant du Centre islamique belge (CIB), est apparemment injoignable. Le CIB a défrayé la chronique parce qu'on y célébrait des mariages religieux sans mariage civil. C'est là que Mme El-Aroud aurait été unie au Tunisien Abdessatar Dahmane, alias Abou Hobeid, l'un des deux assassins d'Ahmad Chah Massoud, leader de la résistance afghane aux Soviétiques puis aux talibans. (
) Un homme que Malika El-Aroud préfère appeler le diable, un mauvais musulman, l'ennemi d'Oussama Ben Laden. |
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