Abdeslam Yassine. Cheikh cathodique
Portrait. Le prodige d'El Gara
Télévision. Du mouvement sur la 2
Religion. Les "nouveaux" musulmans
Société. La maison des "réfugiées"
Tourisme. Voyage dans l'arrière-pays
Immigration. L'inquiétant Pacte
Syrie. Le retour en grâce ?
Zimbabwe. Mugabe, maître après Dieu
Capital investissement. Petit business devenu grand
L'Boulevard. 10 ans et toutes ses dents
Inédit. La loi du "je"
Métiers. La machine cinéma
Photo. Peintre d'images
N° 330
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Maria A. Daïf

La semaine.

Majda Erroumi
(DR)

Festival. Femmes, je vous aime


Tétouan rend hommage aux femmes. La première édition du festival “Voix de femmes, voies du futur” sera placée sous le signe de la paix et de l’entente entre les peuples (thème très à la mode par les temps qui courent). “La colombe blanche”, petit nom de Tétouan, est selon les organisateurs, l’emplacement idéal pour rendre hommage aux femmes marocaines qui œuvrent, le plus souvent dans l’anonymat, à l’évolution de la société. Belles ambitions pour Karima Benyaich, présidente de
l’association “voix de femmes” qui entend “fédérer les forces vives de Tétouan autour de ce projet culturel”. C’est pour cette raison que le festival mettra en valeur la créativité féminine sous toutes ses formes d’expression “telles que l’art plastique, l’art de la table, la musique, la broderie, l’orfèvrerie, le chant…”. Allier tradition et modernité, c’est bien l’enjeu de ce festival qui accueillera des femmes emblématiques de la scène artistique, telles Majda Erroumi, Enzo Enzo, Samira Bensaïd, Khansae, Nabila Maan et Amparanoïa. Expositions, spectacles, colloques et débats, le festival espère très vite faire son petit bout de chemin pour devenir incontournable, grâce aux femmes qui font la différence. Parmi les temps forts du festival, des colombes seront lâchées au dessus de la place Al Matar, le soir de l’inauguration.

Du 3 au 5 juillet à Tétouan.



Sortie. Diaz à Vegas

Cameron Diaz a manifestement mal vieilli. À l’écran en tout cas. Depuis le pétillant Mary à tout prix, l’actrice n’a toujours pas trouvé une comédie sentimentale qui lui sied autant. Dans Jackpot, réalisé par Tom Vaughan, elle (sur)joue le rôle d’une jeune femme qui, à peine larguée, se permet tous les excès jusqu’à épouser un inconnu à Las Vegas. La suite, on la connaît à l’instant même où on la voit se faire passer la bague au doigt. Quant à la frimousse d’Ashton Kutcher, rare au cinéma et star de la télé américaine, elle est la bouée de sauvetage du film. Monsieur Demi Moore dans la vie, qui y interprète un adulescent excité, drôle et touchant, s’en sort plutôt bien, malgré le scénario léger comme un billet de banque : ils se marient vite, se détestent, gagnent 3 millions de dollars, et tentent désespérément de se débarrasser l’un de l’autre pour empocher le gros lot. ça se laisse regarder, malgré tout, un dimanche après-midi, s’il fait trop nuageux pour aller à la plage.

Jackpot, au mégarama.



Spectacle. La Corée à côté

Envie de dépaysement ? Facile. Il suffit de faire un petit tour du côté du théâtre Mohamed VI, à Casablanca, le 2 juillet à 19h30, pour être transporté en Corée du Sud, en compagnie de la troupe Molgae (l’écume des vagues en coréen). L’occasion de voir de plus près à quoi ressemble une cymbale Kkwenggwari (percussion en or ou en argent, en forme d’assiette), un janggu (caisse de résonance en forme de sablier), ou encore un tambour Buk (assemblage de lattes de pin sous forme de caisse ronde). Autant d’instruments traditionnels, qui transmettront à vos oreilles un pan de la culture du pays du Matin calme.


Festival. Fès fête les Amazighs

Du 3 au 6 juillet prochain, les Fassis fêtent les Amazighs. Les temps n’ont-ils pas changé ? Le multiculturalisme comme moteur de la démocratie, du développement durable et de la sauvegarde du patrimoine : tel est le bôôô discours du festival de la culture amazighe, quatrième cuvée, tenu à Fès. On retrouve, comme dans toutes les manifestations estivales, de la musique, des chants et des danses. Au programme, Mustapha Oumguil, Abderrahman Ahouzar, Saïda Akil Titrit ou encore le groupe Mabrouk, venu du Rif, ou l’Algérien Abder Oulahlou. Les moins mélomanes pourront parcourir les expositions de livres, d’œuvres d’art, d’artisanat et de tapis amazighs. Mais, pour donner “une approche scientifique au rôle du multiculturalisme et de la démocratie au Maroc”, les organisateurs ont aussi concocté un colloque. Dix axes ont été retenus pour balayer “les aspects théoriques, méthodologiques et pratiques du multiculturalisme”. Allez, mélangez-vous !


Musique. Gnawa en folie

Il suffit de lire la bio express de Faïçal Tadlaoui pour se dire que cet homme-là vaut la peine d’être connu. Et il suffit d’écouter Gnawa’s gone crazy, son premier single, pour se dire que cet homme-là vaut de l’or. Cet ex-membre du groupe Africa Band et actuel manager du chanteur Malek se lance dans une carrière solo et offre aux mélomanes un avant-goût de son premier album. Le morceau brasse une multitude de styles et rend hommage aux groupes qui ont fait la culture musicale de cet artiste touche-à-tout : Pink Floyd, Genesis… La liste est longue. L’album, musicalement prometteur (on a moins craqué pour la voix), cherche en ce moment un bon financeur. Avis aux intéressés.


Arts plastiques. Tous pour l’Atlas

Balili, si rare, Amina Benbouchta, hypersensible, Salah Benjkan, maître marrakchi de la couleur, Mohamed Bennani et ses œuvres telluriques, Khalil El Gherib, chantre d’Asilah, Abdellah Sadouq et ses œuvres ancrées dans la culture berbère sahraouie… Ce sont ces artistes-là, en plus d’une poignée d’autres, que l’Espace Souffle réunit autour des montagnes de l’Atlas, pour l’exposition collective intitulée “à la recherche de nos atlas secrets”. Un thème donc : la montagne, ses hommes et ses femmes. L’exposition n’est pas une première, voulue et organisée une troisième fois par l’AMRASH (Association marocaine de recherche-action pour un développement social et humain durable), qui fête ses vingt ans d’engagement et de militantisme en bonne et due forme. Les artistes jouent volontiers le jeu et font d’une pierre deux coups : une belle expo et un beau geste.

À l’Epace Souffle, Casa. Jusqu’au 11 juillet.



Exposition. Arrêt obligatoire

L’exposition “Tanger en détails” de Tomek Kawiak est pour le moins dire étonnante. L’artiste-peintre français qui a découvert Tanger en 2005, nous fait découvrir la porte de l’Europe jusque dans ses recoins les plus inattendus et a priori banals : la signalisation dans la ville. “J’aime la signalisation au Maroc et en général en Afrique (…), avec des marquages maladroits dégoulinant de peinture fraîche et mal faite.” Le regard décalé de l’artiste nous conduit sur les routes marocaines, où ses clichés de panneaux, tantôt de stationnement, tantôt de sens interdits, sont détournés par le collage et la peinture, mais toujours interprétés avec “beaucoup d’humour et un certain sens du détournement”. Honnêtement drôle et insolite.

Du 18 au 31 août, Galerie Dar d’Art à Tanger.



Tournage. Les Figurants, la série du Ramadan ?

Les Figurants, c’est le titre encore provisoire d’une série en tournage en ce moment à Casablanca pour le compte d’Al Aoula, en vue d’une très prochaine diffusion, probablement au mois de ramadan. Coréalisée par Ali El Mejboud (La vague blanche) et son compère Yassine Fennane, elle abordera selon les épisodes (indépendants les uns des autres) des aspects policiers, comiques ou sociaux, avec un casting à chaque fois renouvelé autour du personnage de Mehdi, Franco-marocain rentré au bled suite à des ennuis avec la justice. Un premier rôle masculin interprété par Aïssam Bouali. Le premier épisode, intitulé Self Service, réunit Karim Ezzaki et Karim Saïdi (aperçu dans Munich) : “Une histoire de problèmes familiaux, d’amour et de banditisme”, résument les deux acteurs. On attend avec impatience.


Clubbing. Que du lourd !

L’agence Casabooking étend son champ d’action : les pros du clubbing organisent, le 5 juillet prochain, la première édition du Summer Jam Festival. Prévu au stade du RUC à Casablanca, l’événement réunira DJ’s et groupes locaux, parmi lesquels Casa Crew, Steph Raggaman, DJ Uness B, Imad Kotbi et bien d’autres. Mais le must reste la programmation internationale, qui n’a rien à envier aux festivals désormais incontournables : à l’affiche du Summer Jam 2008 de grands noms tels que les rappeurs Busta Rhymes et Fat Joe, la chanteuse Kelly Rowland (les trois se produisent pour la première fois au Maroc) et le chanteur de raï Mohamed Lamine. Une programmation bigarrée pour 12 heures de musique non stop. Les prix, quant à eux, varient entre 200 et 600 dirhams.

Le 5 juillet 2008 de 12h à 00h, stade du RUC à Casablanca.
[ summerjamfestival2008.com ]




Humeur.
SMS Amor

Hassan Hamdani
h.hamdani@telquel.info

Le portable rapprocherait les êtres, affirment en filigrane toutes les pubs sur la téléphonie mobile. C’est vite dit. Preuve par l’absurde : un homme envoie un texto à une femme partie voir ailleurs si l’herbe ne serait pas plus verte. Teneur des propos : “Ta voix est douce. Je l’apprécie à sa juste valeur depuis que ta peau me manque”. L’homme met bien 5 minutes à composer son poème approximatif, évitant les abréviations de djeun’s. La femme ne répond pas à l’appel de la poésie car elle a épuisé sa carte Jawal. Ce silence devenant troublant, l’homme appelle. Ce n’est jamais une bonne idée, il y a des choses faites pour être lues et jamais prononcées : “Ouais donc chteu’ disais, ta voix est douce…”. La femme lui raccroche au nez illico presto. Lui lire la page nécrologique du Matin du Sahara aurait eu le même effet. Un coup de fil n’aura jamais la fatalité d’une lettre de rupture à l’ancienne, celle qui poussait à s’engager dans la légion étrangère. C’est tout le contraire. Grâce à son crédit illimité, l’homme rappelle la femme comme bon lui semble. Elle lui répond de moins en moins, plus le temps passe. Bientôt, il cesse d’appeler car on se lasse de tout, et surtout d’attendre. Pour tuer le temps et l’absence de l’autre, il se met à regarder Namadij en boucle, effeuiller des marguerites, compter les mouches et pratiquer d’autres activités solitaires tout aussi peu recommandables. Solo comme un con car “connecting people” est une immense supercherie. CQFD…



Ganga Vibe’s back
God Bless Liberty est le nouveau single du groupe reggae casablancais emmené par Mahmoud Bassou qu’on découvre ces jours-ci sur les ondes… Enregistré chez Decibel avec Tarik Lahjaily, il annonce un album, intitulé En colère, pour la rentrée. Ganga vibes est en concert ce samedi 28 au festival d’Essaouira.


Tout neuf
Une nouvelle galerie ouvrira ses portes à Rabat, le 30 juillet prochain. Près de la rue des Consuls dans l’ancienne médina, “Au grain de sésame” accueillera les amateurs de toiles et les artistes en herbe. La galerie, dirigée par Asmaa Benachir, entend en effet promouvoir les jeunes talents.


Pianistes en herbe
301 pianistes, de 28 nationalités différentes, participeront au concours du Festival international de piano, qui se tiendra à Rabat du 1er au 8 juillet. Un jury de 11 membres, présidé par le pianiste portugais Adriano Jordao remettra le 1er prix lors de la cérémonie de clôture le 8 juillet au théâtre Mohammed V.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés