Abdeslam Yassine. Cheikh cathodique
Portrait. Le prodige d'El Gara
Télévision. Du mouvement sur la 2
Religion. Les "nouveaux" musulmans
Société. La maison des "réfugiées"
Tourisme. Voyage dans l'arrière-pays
Immigration. L'inquiétant Pacte
Syrie. Le retour en grâce ?
Zimbabwe. Mugabe, maître après Dieu
Capital investissement. Petit business devenu grand
L'Boulevard. 10 ans et toutes ses dents
Inédit. La loi du "je"
Métiers. La machine cinéma
Photo. Peintre d'images
N° 330
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La Semaine

Mohamed Alami Nafakh Lazraq,
actionnaire - fondateur d’Alliances.
(AFP)

Bourse. Une immobilière de plus


Après la CGI et Addoha, c’est au tour du groupe familial Alliances développement immobilier (ADI) de s’introduire en Bourse. La société, créée en 1994 par Mohamed Alami Nafakh Lazraq, est spécialisée dans l’étude, le montage et la conduite de réalisations immobilières. Elle séduit les investisseurs par ses 97 millions de dirhams de résultat net, ainsi que par sa clientèle prestigieuse : le groupe Accor, Four Seasons Hotels and Resorts, Club Med… Les boursicoteurs particuliers et
institutionnels pourront donc souscrire à l’achat de près de 3 millions d’actions mises sur le marché du 2 au 7 juillet. Une opération mixte (cession et augmentation de capital) qui porte sur 26,5% de la société. À 685 dirhams l’action, le montant de l’opération avoisinera les 2 milliards de dirhams et réduira la part de Mohamed Lazraq à 57%, contre les 97% dont il disposait en début d’année. Car l’ouverture du capital a commencé dès février dernier, date à laquelle la famille Lazraq a ouvert son capital aux investisseurs institutionnels. La MAMDA/MCMA, la CIMR, la Somed ou encore Al Qudra, entre autres, se sont alors emparé de 17% du capital. Cette introduction en Bourse leur procurera sûrement une plus grosse part dans ADI. Car à en croire la note d’information, non seulement ils ne cèderont pas leur participations, mais ils participeront à l’IPO. Histoire de soutenir la nouvelle recrue de la cote casablancaise.


Afrique. Le Maroc s’impose

Le magazine trimestriel anglais New African, spécialisé depuis 40 ans dans l’actualité du continent noir, a publié dans son dernier numéro le classement des 200 plus grandes sociétés cotées en Bourse. Basée sur les capitalisations boursières, la liste comporte cinq entreprises marocaines : l'incontournable Maroc Telecom, avec 16,5 milliards de dollars, Attijari (7,6 milliards), Addoha (5,8) et la CGI (5,7), ex-æquo avec la BMCE. Quoi de plus normal lorsqu’on sait que le marché marocain a explosé en 2007, se positionnant comme l’une des rares places financières à terminer l’année dans le vert. Les entreprises marocaines font donc une entrée en force dans ce classement. Résultat, la Tunisie et l’Algérie sortent de la liste, et l’Afrique du Sud, leader depuis plusieurs années, s’inquiète.


Information légale. Une nouvelle plateforme

Le groupe Finaccess, (re)connu pour ses services d’informations financières, revient à la charge avec un nouveau produit : une plateforme pour le renseignement commercial. Baptisée Inforisk, cette nouvelle structure offre une base de données (régulièrement actualisée) des informations sur les entreprises. “Nous avons compilé et recoupé plusieurs données provenant de l’administration, dont l’OMPIC, notre principal partenaire, pour offrir le système le plus fiable possible”, explique Khalid Ayouch, DG de Finaccess. En un clic, les utilisateurs ont accès à toutes les informations relatives aux 220 000 sociétés marocaines répertoriées et les 300 000 dirigeants et associés recensés. Un système de veille permet aussi de traiter quelque 150 000 événements juridiques par an. Un moyen de ne plus rien rater de la vie des entreprises clientes ou fournisseurs.


Distribution. Hypermarchés solidaires

Le commerce équitable s’installe de manière durable sur les étagères de la grande distribution. Marjane, Label’vie et Aswak Assalam ont décidé d’apporter leur “aide” aux coopératives, principales locomotives de l’économie solidaire, à travers des conventions signées la semaine dernière avec le ministère des Affaires générales et économiques. Les enseignes s’engagent à réserver des rayons entiers aux produits estampillés du label “commerce équitable” et à assister à titre gracieux les associations de producteurs dans l’emballage des produits ainsi que dans leur démarche qualité et marketing. C’est que le commerce équitable commence à s’imposer : d’après l’Office du développement des coopératives, il représente 5800 coopératives, 22 000 emplois et quelque 7 milliards de chiffre d’affaires en 2007.



Pendant ce temps, le peuple…
Niveau de vie

Saïd est un fan des statistiques officielles. Il a surtout un faible pour les chiffres du Haut commissariat au plan, dont la dernière livraison comporte une enquête sur le niveau de vie des ménages. Ça tombe mal, notre héros considère justement qu’il a cessé de vivre depuis qu’il s’est mis en ménage. Et ce n’est pas le misérabilisme qui ressort des chiffres du HCP qui lui remontera le moral. Il découvre qu’en 2007, les Marocains ont dépensé en moyenne 11 222 dirhams. C’est la moitié du salaire mensuel de Saïd, qui se retrouve, pourtant, fauché dès le 7 du mois. Notre héros tombe aussi sur ces ratios qui expliquent, en substance, que les Marocains mettent plus de sous dans la viande du tagine et de moins en moins dans la miche de pain. Saïd est ravi pour les estomacs de ses concitoyens, surtout qu’il n’entend parler ces derniers temps que de flambée des prix. Notre héros apprend aussi que la pauvreté ne concerne désormais que 10% de la population. Il se dit alors qu’il y a de l’espoir pour ces 7 mendiants qu’il croise chaque matin sur son trajet, et dont il est un donateur attitré. Mais ce qui impressionne le plus Saïd, c’est que les 20% de ménages les plus aisés accumulent 48% du total des dépenses, soit 8 fois plus que les 20% les plus pauvres. Saïd pense qu’il a bien de la chance de faire partie de la première catégorie. Pour lui, cette bonne nouvelle est une occasion de faire la fête : soirée cognac - cigare, et une addition qui frôle le SMIG…



Transport. Prime à la casse

Le parc des poids lourds se renouvelle. L’assemblée générale de la Fédération nationale de transport routier a décidé, le 18 juin, de faciliter l’octroi d’un nouveau véhicule par transporteur. Objectif : remplacer 1000 camions vétustes, de 15 ans d’âge minimum, au cours des six prochaines années. Pour cela, CFAO Motors fournira le matériel, Maghrebail, les crédits, et RMA Watanya le contrat d'assurance. Même le ministère des Transport s’en mêle. Et visiblement, le département de Karim Ghellab est pressé de voir aboutir l’opération. Il financera une partie de l’achat en mettant sur la table 510 millions de dirhams d’ici 2010. Et pas question de revendre le matériel remplacé : le passage à la casse est impératif dans la convention. C’est une société privée qui transformera les camions en ferraille… sous vidéo surveillance. La confiance règne.


OFF.

La livraison complète de la première tranche de Casashore aura lieu le 30 juin. Une première partie des 40 000 m2 de locaux a déjà été livrée en décembre. Elle abrite entre autres HPS, M2M et BNP Paribas. Le reste sera cédé aux autres clients tels que Mazars, Ubisoft ou encore Bull. Après la remise des clés, chacun façonnera ses bureaux à son goût. En d’autres termes, le lancement de leur activité n’est pas pour tout de suite.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés