Abdeslam Yassine. Cheikh cathodique
Portrait. Le prodige d'El Gara
Télévision. Du mouvement sur la 2
Religion. Les "nouveaux" musulmans
Société. La maison des "réfugiées"
Tourisme. Voyage dans l'arrière-pays
Immigration. L'inquiétant Pacte
Syrie. Le retour en grâce ?
Zimbabwe. Mugabe, maître après Dieu
Capital investissement. Petit business devenu grand
L'Boulevard. 10 ans et toutes ses dents
Inédit. La loi du "je"
Métiers. La machine cinéma
Photo. Peintre d'images
N° 330
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Mustapha Ramid, vice-président
de la commission d’enquête
parlementaire sur les
événements de Sidi Ifni.
(AFP)

Sidi Ifni. Enquête en cours

La manifestation de Sidi Ifni, le 7 juin dernier, sévèrement réprimée par les forces de l’ordre, n’en finit pas d’agiter médias, politiques et militants associatifs. Dix jours après les événements qui ont secoué le petit port au sud d’Agadir, le PJD a été le premier parti à envoyer une délégation sur place, dirigée par Mustapha Ramid. Celui-ci a nié les allégations de meurtre et de viol dont sont accusées les autorités. Jeudi 26 juin, c’étaient les membres de la toute nouvelle commission parlementaire, mise sur pied pour enquêter sur les évènements de Sidi
Ifni, qui devaient se rendre dans la petite bourgade du sud. Son président, l’Istiqlalien Noureddine Moudian, s’est d’ores et déjà engagé à n’exclure aucun niveau de responsabilité. Première mesure : la convocation du ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa pour répondre aux questions des députés. “C’est la troisième fois dans l’histoire du royaume qu’une telle commission voit le jour (ndlr, après celles du CIH et de la CNSS sous Abderrahmane Youssoufi), et je ne pense pas que celle-ci pourra donner de meilleurs résultats”, explique néanmoins, sceptique, Ibrahim Sbaâlil, membre dirigeant du Centre marocain des droits de l’homme (CMDH), une association à coloration islamiste qui présentait jeudi 26 juin un rapport sur les événements de Sidi Ifni. “Nous affirmons qu’il y a eu effectivement des viols. Des témoins affirment même avoir vu des cadavres dans les locaux de la police”, accuse Sbaâlil. En marge de cet affrontement entre versions contradictoires, la plupart des observateurs s’interrogent sur un point essentiel : la commission parlementaire aura-t-elle les coudées franches pour mener son enquête jusqu’au bout et faire toute la lumière sur l’affaire ? Rien n’est moins sûr...


Foot. La blague belge

L’attaquant des Lions de l’Atlas, Abdeslam Benjelloun, ne devrait pas rejoindre la saison prochaine le Sporting d’Anderlecht, contrairement à ce qu’a affirmé à plusieurs reprises le joueur, ainsi que la presse sportive marocaine et internationale. Cette semaine, le manager du club belge, Herman Van Holsbeek, a pris de court tout ce beau monde en niant tout contact avec le joueur marocain. “Nous le suivons et savons qu’il a des qualités, mais un transfert n’est pas à l’ordre du jour”, a-t-il affirmé à un journal belge. Et d’ajouter : “J’ai l’impression que l’on pousse Benjelloun vers nous, mais nous ne le prendrons pas actuellement”. Qui pousse alors ?


USFP. Un été de farniente

Après le report de son congrès national le 14 juin, le parti de la rose n’a pas réuni son bureau politique cette semaine. “Nous ne reprendrons le travail qu’en septembre prochain à travers un débat sérieux avec les militants de la base”, nous confie un membre de la commission préparatoire du congrès. Le principe des candidatures par liste devra être voté le premier jour de la reprise du congrès début novembre, nous explique-t-on. La logistique est déjà installée. Reste à régler les divergences politiques au niveau des listes des candidats au poste de premier secrétaire (Oualalou, El Malki, Radi et Lachgar). Les quatre cadors auront tout l’été pour faire campagne.


Rachida Dati. Une visite royale

Attendue à la faculté de médecine de Casablanca pour y donner une conférence, le week-end dernier, la ministre française de la Justice a traversé la ville accompagnée d’un convoi interminable de berlines, escorté par des motards et des voitures de la police et de la gendarmerie. De nombreuses rues ont été fermées pour l’occasion, rappelant ainsi les virées citadines de Mohammed VI. Une fois sur place, la Garde des sceaux de Nicolas Sarkozy a découvert un véritable bunker assiégé par les forces de l’ordre, dont des dizaines de gardes du corps appelés à la rescousse pour contenir le large public présent. Un auditoire qui a largement plébiscité l’invitée du jour à coup de salves répétées d’applaudissements. Il ne manquait plus que les youyous marquant le retour au pays…


Santé. Internes toujours en colère

Le bras de fer continue entre la ministre de la Santé Yasmina Baddou et les médecins internes et résidents des quatre CHU du royaume. Après la menace des grévistes d’élargir aux urgences le vaste mouvement social qui paralyse les hôpitaux depuis plusieurs mois, Yasmina Baddou a reçu leur commission nationale ce lundi 23 juin. D’après nos sources, les négociateurs se sont quittés sur un désaccord persistant. Les grévistes jugent insuffisante la proposition de la ministre de réévaluer leurs salaires de 40%, ce qui les ferait passer de 1500 à 2500 DH. “Ce serait entériner la paupérisation des médecins”, juge un représentant des internes à Casablanca.


Sahara. Manhasset V n’aura pas lieu.

Un an et quatre rounds après le début des négociations à Manhasset, le Front Polisario refuse de se rassoir à la table de discussion avec le Maroc. En qualifiant l’indépendance du Sahara d’“option irréaliste”, “Peter Van Walsum (l’envoyé des Nations-Unies pour le Sahara) a porté un coup de grâce au processus”, a expliqué M’hammed Khaddad, un des négociateurs sahraouis, au quotidien espagnol El Pais. À Tindouf, la semaine dernière, le chef du Polisario Mohamed Abdelaziz déclarait lui-même à TelQuel : “Van Waslum a perdu toute crédibilité en tant que négociateur et s’est exclu des négociations”. Or comme c’est lui qui les chapeautait… La balle est aujourd’hui dans le camp de Ban Ki Moon, SG des Nations Unies.



3 questions à Mohammed Bellaouchi
[Responsable du Centre National Météorologique]


Comment expliquez-vous la canicule qui s’abat en ce moment sur le Maroc ?
La vague de chaleur que nous vivons est due à la montée d’une masse d’air sec et chaud, qui s’est longtemps agglomérée au-dessus du Sahara. Une fois qu’il dépasse la chaîne de l’Atlas, cet air nous arrive encore plus chaud et plus sec. C’est ce qu’on appelle communément le “Chergui”. Il correspond, dans les dénominations météorologiques établies, au Sirocco.

Il semblerait que le phénomène dépasse le simple “Chergui”. Chaleur ponctuelle ou réel changement climatique ?
Le “Chergui” est répertorié et maîtrisé côté prévisions. Quant à l’intensité et la durée de la chaleur, elles restent les mêmes. Il y a bien évidemment des régions plus sensibles que d’autres, à l’image du Souss et du Haouz, où les records absolus de canicule sont enregistrés. Mais il n’y a pas à s’inquiéter, nous sommes dans les normes.

Les autorités comptent-elles mettre en place des mesures afin d’éviter les “morts subites” dues à la chaleur ?
La météorologie nationale émet des bulletins spéciaux à chaque vacillement climatique. Nous en sommes cette année au 61ème bulletin, que l’on envoie aux zones menacées et aux autorités, afin qu’elles prennent les mesures nécessaires contre, entre autres, les risques accrus d’incendie. À l’échelle de la météorologie nationale, nous ne faisons que de la prévention.


Presse. Salmi joue les prolongations

Le spécialiste ès-sport de l’Opinion soufflera sa 60ème bougie le 4 juillet prochain, atteignant l’âge fatidique de la retraite. “Ça vient sans qu’on s’en rende compte. La retraite, ça évoque la vieillesse, les pantoufles… Bref, c’est pas très gai”, commente-t-il. Après 40 ans de bons et loyaux services, il ne sait pas encore s’il rempilera au quotidien de l’Istiqlal, qui lui a proposé de poursuivre sa collaboration, ou rejoindre Le Soir échos, qui l’a approché. Gageons que l’Opinion fera des pieds et des mains pour garder dans son effectif le responsable des pages sportives, l’un des vecteurs de vente du quotidien de l’Istiqlal.


Communales. Pour le suffrage universel

Faouzi Chaâbi, le député de Rabat-Chellah, sera l’invité du réseau LINKS, qui édite la revue Rawafid, mardi 1er juillet. Il y exposera les amendements qu’il compte introduire dans le Code électoral. Le plus important (et le plus controversé) est celui relatif à l’élection directe du maire par suffrage universel. “Les citoyens doivent choisir les présidents de leur ville en toute transparence”, tonne le membre du PPS, récusant les marchandages politiques qui entachent l’élection des maires. “Certains soudoient les membres de leur conseil pour qu’ils votent pour eux en leur proposant de l’argent ou des postes importants”, accuse Faouzi Chaâbi.


Islamistes. À table !

Les 317 détenus islamistes en grève de la faim depuis le 28 mars ont mis fin à leur mouvement de protestation, après avoir obtenu des promesses concernant leurs conditions de détention. “L’administration pénitentiaire leur a garanti d’améliorer l’alimentation et d’augmenter la fréquence des visites conjugales”, nous explique Abderrahim Mouhtad, président de l'ONG Annassir, qui soutient les détenus islamistes. Selon lui, le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH) aurait aussi promis d’intervenir auprès du roi sur la question des grâces royales et de la liberté provisoire dont ne bénéficient pas les détenus islamistes.


Trafic de drogue. De la fumée dans l’air

La gendarmerie française a démantelé, la semaine dernière, un réseau de trafic de haschich opérant entre Fès et Béziers, en France. Samedi 21 juin, un hélicoptère se pose sur le tarmac de l’aéroport Fès-Saïss. À son bord, deux figures du nationalisme corse, qui ne se doutent pas que la gendarmerie française les piste depuis 8 mois, mobilisant un Awacs et un Mirage 2000. Pendant ce temps, aux abords du Rif, les deux hommes chargent 560 kg de cannabis. L’équipe acheminerait ainsi une à deux cargaisons par mois. Après une escale en Espagne, l’hélico regagne la France en longeant la côte méditerranéenne, avant d’atterrir dans les environs de Béziers où les attendent des complices… mais également une centaine de gendarmes, qui sont internevus pour mettre fin au premier trafic aérien de cannabis entre le Maroc et la France.


Sebta & Melilia. Mémoire commune

La société civile se mobilise contre l’oubli. Les dirigeants d’associations de droits de l’homme, dont le Forum vérité et justice (FVJ) et l’OMDH, ont lancé le 18 juin dernier le Centre pour la mémoire commune et l’avenir (CMCA). L’idée existe depuis deux ans dans les tiroirs du FVJ : “Nous voulions créer un forum maroco-espagnol pour faire la lumière sur la guerre du Rif”, nous affirme Abdeslam Bouteyeb, vice-président du Forum. Aujourd’hui, le CMCA élargit le concept à un travail sur l’histoire commune entre le Maroc, la France, l’Espagne et les voisins méditerranéens. “Nous pourrons ainsi programmer le retour de Sebta et Melilia au Maroc”, nous annonce Bouteyeb.


El Guerrouj. Fan d’Ahizoune

L’ancien roi du demi-fond annonce un meeting international d’athlétisme le 13 juillet prochain à Tanger. Est-ce en réponse à celui organisé deux semaines plutôt à Rabat par le président de la Fédération marocaine d’athlétisme, Abdeslam Ahizoune, avec lequel les relations ne seraient pas au beau fixe ? “Faux, répond Hicham El Guerrouj, je ne suis pas là pour concurrencer qui que ce soit. Tout ce que je fais c’est pour promouvoir l’image de mon pays. En plus, la compétition que j’organise n’est qu’une virgule par rapport au meeting de Rabat”. Et d’ajouter : “J’ai beaucoup d’estime et d’admiration pour Abdeslam Ahizoune. D’ailleurs je me sens tout petit devant lui”.


Gad El Maleh. “Le rire c’est moi”

Entre Gad et Jamel, c’est rira bien qui fera rire le premier. Les 1ers Awards du rire ont consacré, la semaine dernière, le créateur de Chouchou “Homme le plus drôle de France”, à l’issue d’un sondage effectué par MSN France auprès des internautes de l’Hexagone. Gad El Maleh a totalisé près de 40% des 600 000 votes, distançant Jamel Debbouze, qui a recueilli environ 14% des suffrages. Gad El Maleh est aussi victorieux dans la catégorie spectacle le plus drôle pour L’autre c’est moi. Son one man show a convaincu environ 45% des votants, contre moins de 15% pour le Jamel Comedy Club, émission qui se classe à la troisième place. Jamel a dû se consoler avec le titre “d’Humoriste le plus piquant”, catégorie où il a drainé un tiers des votes.


Chaâbi vs Sefrioui. Deuxième round

Après avoir dénoncé les privilèges du groupe Addoha, Miloud Chaâbi récidive. Un quotidien publie cette semaine, une série d’articles apportant des révélations sur les conditions de cession de terrains appartenant à l’Etat au profit du groupe d’Anas Sefrioui. Articles agrémentés par des déclarations chocs de Lhaj Miloud, président (de surcroît) de la Fédération des promoteurs immobiliers. Exemple : Au sujet d’un terrain à Agadir de 45 hectares cédé à Addoha, Lhaj déclare n’avoir “jamais été informé d’un appel d’offres”. Contacté par nos soins, les responsables d’Addoha n’ont pas souhaité émettre de commentaire. Les deux barons de l’immobilier qui avaient enterré la hache de guerre en 2007, semblent engagés dans un nouveau bras de fer. Le spectacle est assuré…


El Himma. Le pote des boss

“Je vous ai défendus”, a claironné le député des Rhamna aux patrons. Samedi dernier, à la CGEM, Fouad Ali El Himma était venu écouter ceux qu’il côtoyait à l’époque où il était ministre de l’Intérieur. Les participants, nombreux à avoir fait le déplacement, voulaient avant tout parler à l’ami du roi. El Himma a tenu à rassurer son monde, clamant que “le roi aime le patronat”. Les boss ont saisi l’occasion pour critiquer les partis politiques. Rebondissant sur la prose patronale, El Himma a annoncé que “tôt ou tard, un parti politique sera créé parallèlement au Mouvement pour tous les démocrates (MTD)”. La CGEM a décidé de garder un “contact intime” avec El Himma. Elle a désigné comme coordinateur, entre elle et le MTD, Noureddine Omary, l’ancien DG du groupe Banques Populaires.


Moulay Rachid. Un prince à la noce

Le prince Moulay Rachid a assisté au mariage du prince Charles-Philippe d’Orléans et de la Duchesse de Cadaval, samedi dernier à Evora au Portugal. Descendant de Louis XVI, dernier roi de France, Charles Philippe d’Orléans a organisé une cérémonie en grande pompe où, selon le site people gala.fr, les “redingotes pour ces messieurs (…) étaient de rigueur”. Sauf pour Moulay Rachid, qui a assisté à la cérémonie en jellaba, comme le veut l’étiquette marocaine. Spécialiste ès-protocole, Le Matin du Sahara signale d’ailleurs que le prince a été “salué” par les mariés, tranchant ainsi en faveur de Moulay Rachid la question de préséance entre titres de noblesse.


Viols. Labo militant

La Ligue marocaine contre le viol verra bientôt le jour. Derrière l’initiative, un laboratoire pharmaceutique qui a introduit au Maroc la pilule du lendemain. “Au cours de notre étude du marché sur ce médicament, nous avons été scandalisés par l’ampleur du phénomène du viol : 2 femmes sur 10 meurent des suites d’une grossesse non désirée”, explique un membre du laboratoire. La ligue a rallié à sa cause la ministre de la Santé Yasmina Baddou, ainsi que la députée PJD Bassima Hakkaoui, castée “pour clarifier tout malentendu religieux sur la question de la pilule”, ajoute-t-il. La ligue annonce la création d’un observatoire du viol où études et statistiques seront disponibles.


Clandestins. À l’abordage de Melilia

Le 22 juin, alors qu’on entamait la séance des tirs au but du match de l’Euro opposant l’Espagne à l’Italie, 70 immigrés subsahariens ont tenté de profiter d’un moment de flottement des policiers pour prendre d’assaut le poste-frontière de Béni Ansar à Melilia. “Cette fois-ci, ils n’ont pas essayé de passer par-dessus les grillages, ils sont arrivés par la route et ont littéralement foncé vers l’entrée espagnole”, nous a déclaré Chakib Khyari, président de l’Association Rif des droits de l’homme. La police marocaine est intervenue dès le lendemain à Nador, procédant à une centaine d’arrestations parmi la population subsaharienne. Selon Khyari, quelques “chanceux” ont réussi à mettre pied dans l’enclave espagnole. La police de Melilia a réussi à mettre le grappin sur huit personnes.



Humeur. Tanger

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Il y a peut-être plus fort que l’amour des femmes. Celui des villes. C’est ce qu’on dit. C’est parfois vrai. Surtout à quatre heures du matin, quand tout est à peu près fermé, les yeux, les portes, le reste. Tanger. On l’appelle la mariée du nord. C’est sans doute un lieu commun, un de plus, une formule de papa et maman pour meubler les mauvais livres d’histoire. Cela ne veut strictement rien dire. Toutes les villes sont des mariées pour qui sait les prendre. Mais une ville, ça ne se nourrit pas que d’amour et de pain. C’est de l’histoire, des histoires, ça se croque comme la pomme d’Adam et de la douce Eve. Une ville, finalement, c’est une maman. La tienne, mon ami, c’est la plus belle. La mariée de papa, oui, sans cynisme, sans sensiblerie. Alors Tanger. J’y suis pour le cinéma, un pur hasard, c’est déjà une histoire d’amour. à cause de quelques verres de lait, une promenade pieds nus en bord de mer (Al-P’Harr), les cauchemars de Mohamed Choukri, un ou deux trucs personnels. C’est nourrissant. Bien entendu, le béton fond comme neige, les façades se maquillent en blanc, les égouts exhalent un parfum de jasmin, les pick-pockets qui hantent les allées du port sont de parfaits gentlemen en smoking, il pousse partout des bonhommes verts en tenue de gala. Et le vent fouette amicalement, tranquillement. Tanger est une ville de romance et de cinéma. On peut craquer pour un détail, un film, une rencontre. Il est cinq heures, la ville ne s’éveille toujours pas. Alors on relit ses notes, on convoque les moments forts de la journée, un bout de conversation, n’importe quoi, on s’offre un dernier verre, on sourit. La mariée dort. Il ne faut pas la déranger. Pas de bruit, pas de déclaration d’amour, rien. Comme dirait Manset, on vide sa corbeille à papier et on s’en va sur la pointe des pieds. Simplement.



VITES !

Dix ONG ont créé, jeudi dernier, un comité national contre la torture pour demander des comptes à l’Etat sur “les allégations de pratiques de la torture qui se répètent (…) sans que le gouvernement n’engage des enquêtes”, a précisé le comité où l’on retrouve Amnesty international Maroc, l’AMDH et l’Observatoire marocain des prisons.


Arrêtés dans le cadre de l’affaire Belliraj, les deux hommes politiques Mohamed Moâtassim et Alaâ Badella Maâ El Ainine ont de nouveau, mardi dernier, refusé de répondre aux questions du juge d’instruction Chentouf, en charge du dossier, tant que leurs avocats n’auront pas accès aux procès-verbaux de la police judiciaire.


Alors que le Maroc boycotte l’Union Africaine depuis 1984 à cause du conflit au Sahara, il figure toujours sur les registres comptables de l’organisation en raison d’“arriérés de paiement”, selon l’agence de presse APA. Citant une source interne, l’APA ajoute que cette dette serait réclamée en cas de retour du Maroc au sein de l’UA.


Le Vélib’, système de location de vélos mis en place à Paris, est victime de son succès. Selon Le Figaro du 24 juin, près de 3000 bicyclettes parisiennes seraient dérobées par an et les douaniers français en retrouvent régulièrement dans les ferries à destination du Maroc. Certaines auraient même été aperçues roulant à Casablanca.


Jugeant “partiales” les déclarations de Chakib Benmoussa sur l’affaire Belliraj, l’AMDH avait saisi la HACA, reprochant à la SNRT d’avoir retransmis les propos du ministre de l’Intérieur. Le gendarme du PAM a rendu son verdict, annonçant cette semaine que la SNRT était tenue de “diffuser fidèlement” les communiqués officiels du fait de son statut juridique.
 
 
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