Chaabi/Sefrioui. Le face-à-face
Politique. Les Bad boys du PJD
Affaire Mandari. La piste marocaine
Débat. L'USFP, orpheline de Hassan II
Méditerranée. Une Union pour quoi faire ?
Bourse. À bout de souffle ?
Cinéma. Le journal d'un juré
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N° 331
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Le sémillant Yahya Yahya,
brandissant un drapeau
marocain au poste-frontière
de Melilia.
(AIC PRESS)

Yahya Yahya. Du fait-divers à l’affaire d’Etat

Le député de la Chambre des conseillers est de nouveau libre, en attendant son procès, prévu le 27 juillet prochain. Yahya Yahya, député du Parti d’Al Ahd, a été incarcéré six jours, avant que le Parquet de Melilia, sa ville de résidence, ne lève sa détention provisoire. Accusé de violences conjugales et d'agression sur les officiers de police chargés de son arrestation, Yahya Yahya nie en bloc. Lesdites violences, qui datent de 2006, ne seraient qu'une banale dispute de couple. Patriote tout feu tout flamme, il milite et révoque l'autorité espagnole sur les villes de
Sebta et Melilia et n'hésite pas à faire de l’intégrité territoriale du Maroc le fer de lance dans son affaire : Yahya Yahya refuse d'être jugé sur la “terre occupée” qu'est Melilia et demande que son dossier soit transféré “en Espagne”. En novembre 2007, déjà, il matérialise son hostilité envers “l'occupation espagnole” et organise une manifestation anticolonialiste pendant la visite officielle de Juan Carlos à Melilia. Ce qui lui vaut une seconde arrestation. Du côté marocain, la probable inculpation du parlementaire n'en finit pas de choquer : plusieurs partis politiques, outrés, ont déclarés que Yahya Yahya était victime “d'une mentalité coloniale arrogante et en contradiction avec l'esprit du temps, les valeurs de la démocratie et les droits de l'homme”. Branle-bas de combat aussi au Parlement marocain et appui du ministère des Affaires étrangères du royaume, fardant les charges initialement retenues contre le politicien afin de mettre en valeur ses principes. De quoi transformer le fait divers de base en affaire d'Etat.


Belliraj. Instruction (pas) close

Mardi 1er juillet, le juge d’instruction Abdelkader Chentouf a procédé à une longue séance de confrontation des 38 prévenus dans l’affaire Belliraj. Coup de théâtre lors de la confrontation : le chef présumé du réseau terroriste, Abdelkader Belliraj, a dénoncé un dossier “fabriqué”, tout en reconnaissant avoir introduit des armes destinées aux islamistes d’Algérie. Les six politiques, Moâtassim, Ragala (Al Badil), Merouani, Sriti (Al Oumma), Abadla (PJD) et Najibi (PSU) sont restés, eux, silencieux. Leur défense a demandé, devant la chambre criminelle de la Cour suprême, la récusation du juge d’instruction, au moment où ce dernier s’apprêterait à déclarer l’instruction close.


Sciences Po Rabat. C’est parti !

L’Ecole de gouvernance et d’économie de Rabat, parrainée par Sciences Po Paris, devait annoncer vendredi 4 juillet les détails de son programme de formation et les modalités de recrutement des élèves et des enseignants, par le biais d’un communiqué de presse. Le même jour, un cocktail de lancement de l’école est prévu à l’hôtel Hilton, en présence notamment de Fayçal Laraïchi, président de la SNRT et un des initiateurs du projet. A l’heure où nous mettions sous presse, des sources proches de la direction nous ont confirmé que l’Ecole de gouvernance et d’économie proposera, dès la prochaine rentrée universitaire, un master de journalisme et un master de finance.


Tindouf. À corps et à cri

L’Association des fils de martyrs et disparus du Sahara marocain lancera bientôt une campagne médiatique pour réclamer les dépouilles des soldats marocains enterrés à Tindouf. “C’est une manière de faire pression sur l’Etat marocain, afin qu’il assume ses responsabilités historiques”, nous a déclaré Brahim Hajjam, secrétaire général de l’Association. Cette action est motivée, selon Hajjam, par les déclarations à TelQuel de Mohamed Abdelaziz où il affirmait : “Si les autorités marocaines souhaitent les récupérer (les dépouilles), nous n’y voyons aucun inconvénient”. Pour l’heure, l’Association a adressé une lettre au ministère des Affaires étrangères marocain, au secrétaire général de l’ONU et au chef du Polisario, Mohammed Abdelaziz.


Laâfora. Derrière les barreaux

Le couperet est tombé pour l’ancien gouverneur de la préfecture de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme par la Cour suprême, qui a également décidé la confiscation de ses biens à concurrence de 30 millions de dirhams. La Cour suprême avait donné, le 6 juin dernier, droit au recours en rétractation engagé par le procureur du roi contre l’acquittement de Abdelaziz Laâfora pour vice de forme. Cette décision lui aura été fatale. Condamné en première instance à 10 ans de prison ferme, il voit sa peine réduite de moitié par la Cour suprême, mais il retourne en prison alors qu’il comparaissait libre.


Sidi Ifni. Premier bilan

Alors que la commission parlementaire vient de clore la première phase de son enquête, l’OMDH a rendu public son rapport sur les incidents de Sidi Ifni, survenus le 7 juin dernier. Aucun décès constaté, mais des preuves que des habitants “ont été sévèrement agressés et matraqués” et que des femmes ont “subi des actes humiliants”. Du côté de la commission d’enquête parlementaire, la première vague d’audition est terminée. Le bilan n’est pas encore connu, mais l’audition de Rachid Filali, le wali de la région, en présence d’une dizaine de ses collaborateurs, a provoqué le retrait de deux députés du PJD : Mustapha Ramid et Abdeljebbar El Kastlani, en raison d’un interrogatoire contraire au règlement, qui interdit les auditions collectives.



3 questions à Nizar Baraka
[Ministre des affaires générales et économiques ]


L’augmentation des prix des carburants à la pompe, le 1er juillet, a surpris les automobilistes. À quand remonte la décision ?
La décision a été prise le lundi 30 juin à 15h. L’annonce ne pouvait être faite plus tôt. Ce genre de décisions, comme pour les dévaluations, doivent être annoncées en temps réel pour éviter les comportements spéculatifs.

Est-il vrai, comme l’ont rapporté certains organes de presse, que le Premier ministre n’était pas au courant de la hausse des prix à la pompe ?
Non. C’était une boutade du Premier ministre, en réponse à une question sur le timing de l’augmentation à la pompe, posée lors du point de presse de lundi. La décision ne pouvait pas être annoncée avant l’heure. Je suis surpris qu’on puisse croire que le chef du gouvernement n’était pas au courant d’une décision aussi importante.

Un Conseil des ministres est annoncé pour le 8 juillet prochain. Est-il normal que ce Conseil, présidé par le roi, ne se soit pas réuni depuis décembre dernier ?
Il s’agissait de rassembler une masse critique de projets de lois et de décrets pour les passer en même temps. Depuis la nomination du gouvernement, il y a eu déjà trois Conseils des ministres, en octobre, en novembre et en décembre derniers. Il fallait donner aux ministres le temps de s’approprier certains dossiers et de préparer des projets de textes de loi en phase avec les nouvelles orientations du gouvernement.


Censure. Herzenni récidive

Le président du Conseil consultatif des droits de l’homme a menacé, cette semaine, l’hebdomadaire arabophone Al Hayat de poursuites judiciaires s’il ne mettait pas fin à la publication de témoignages auprès de l’IER, restés jusque là confidentiels. “Ils ont exigé l’arrêt et la remise de tous les documents en notre possession”, nous a confirmé le directeur de publication d’Al Hayat, Mohamed Hafid, qui qualifie cette mesure d’atteinte à la liberté d’expression. “Chaque fois que je dénicherai ce genre de documents, je les publierai. Il est de mon devoir de journaliste de le faire”. Pour rappel, le CCDH avait récemment obtenu par voie de justice l’interdiction de publication de témoignages similaires par le quotidien Al Jarida Al Oula.


Edition. Laroui en force

Le Centre culturel arabe publie coup sur coup deux ouvrages de l’historien et romancier Abdallah Laroui. Le premier, Les carnets d’Idriss, est la traduction en français d’un récit à mi-chemin du roman philosophique et de la chronique biographique, paru en 1989 sous le titre Awraq. Le second, très attendu, et dont des extraits ont filtré dans la presse quotidienne arabophone, est un essai sobrement intitulé La Sunna et la Réforme. Dans ce livre, Abdallah Laroui propose une méthode pour aborder la lecture du Coran, qui fait remonter la tradition coranique à Abraham. L’essai est une tentative d’une approche globale de la tradition religieuse en islam, sous un angle comparatiste.


Lemerre. Le nouveau coach est arrivé

Le nouvel entraîneur des Lions de l’Atlas a débarqué au Maroc, mardi dans la journée, pour prendre ses fonctions. Roger Lemerre, qui était accompagné du tout frais directeur technique national, le Français Jean-Louis Morland, s’est empressé de se réunir avec Fethi Jamal, toujours entraîneur bis de l’équipe. “Les deux techniciens ont débattu de toutes les questions relatives à leurs attributions respectives”, nous a confié ce responsable fédéral, qui nous apprend que le prochain match du Maroc devrait avoir lieu en amical contre le Sénégal ou le Mali au mois d’août. On devrait en savoir davantage lors de la conférence de presse que Roger Lemerre donnera mercredi prochain.


Ben Barka. Ramaël gagne son procès

L’hebdomadaire Le Point a été condamné à 3000 euros d’amende pour diffamation à l’encontre du juge Patrick Ramaël, le magistrat en charge de l’instruction sur la disparition de Mehdi Ben Barka. Le Point devra également verser 10 000 euros de dommages et intérêts au juge qui poursuivait l’hebdomadaire pour un article publié en novembre 2007 : “Les juges qui agacent l’Elysée”. Le Point y avait écrit qu’un haut magistrat français qualifiait “d’irresponsable” l’émission de mandats d’arrêts internationaux par Ramaël contre le général Housni Benslimane et quatre hauts dignitaires marocains, alors que Nicolas Sarkozy était en visite officielle au Maroc.


Conseil constitutionnel. Du sang neuf

Quatre nouveaux membres rejoignent le Conseil constitutionnel. Depuis 1996, les 12 membres sont nommés pour neuf ans, moitié par le roi, moitié par les présidents des deux Chambres. Le renouvellement se fait par tiers, tous les trois ans. Mohamed Achergui, ancien procureur général près la Cour des comptes, remplace Abdelaziz Benjelloun à la présidence. Est également nommé par le roi, Mohammed Seddiki, avocat et membre du bureau politique de l’USFP. Mohammed Amine Benabdallah, professeur de droit public à l’Université de Rabat, et Rachid Lamdaouer, député PJD, complètent le tableau. Ce dernier est le seul non-juriste parmi les nouveaux venus. Professeur du secondaire, il est aujourd’hui inscrit en 2ème année à la Faculté de droit.


Santé. Grève suspendue

Un accord semble enfin avoir été trouvé entre le ministère de la Santé et les internes en grève. Un leader du mouvement de protestation souligne pourtant que “rien n’a été signé et la grève n’est que suspendue”. En effet, si les négociations ont abouti à une entente verbale, il existe certaines discordances sur le texte du protocole d’accord. Les divergences porteraient sur le droit aux indemnités des internes dès la première année, sur leur droit à effectuer un stage à l’étranger mais surtout sur l’intégration à la fonction publique des résidents dès la première année. Selon notre source, “les internes se réservent le droit de reprise de la grève”, en cas de non rectification du texte par la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, dans la semaine à venir.


Bureaux de tabac. Le boycott fait un flop

Le boycott du 23 au 29 juin par les buralistes des produits d’Altadis s’est soldé par un échec, selon le communiqué publié dans la presse, cette semaine, par la filiale du groupe, désormais britannique (lire p. 50). Elle y affirme que le niveau d’activité a représenté 92, 3 % des volumes écoulés en temps normal. Saâd Essalam, membre du bureau national du Syndicat des buralistes, ne semble pas pour autant baisser les bras, puisqu’il nous a annoncé “une reprise du boycott à une date non encore fixée”. Pour rappel, La Coordination nationale des associations et syndicats des professionnels, regroupant les représentants des buralistes, réclame à Altadis une hausse de la marge bénéficiaire des buralistes et une rémunération sur la publicité sur les lieux de vente.


Izzou. Retour à la case prison

Condamné dans un premier temps, dans le cadre de l’affaire Chrif Bin Louidane, à une peine de deux ans de prison dont six mois de sursis, l’ex-chef de la sécurité des palais avait été remis en liberté car il avait purgé sa peine. Depuis mardi dernier, Abdelaziz Izzou est à nouveau sous les verrous, après la sentence de la Cour d’appel de Casablanca, qui l’a condamné à quatre ans de prison ferme ainsi qu’au maintien de l’amende de 5000 DH et à la confiscation de 700 000 DH. Il rejoint derrière les barreaux le narcotrafiquant Chrif Bin Louidane qui a écopé, quant à lui, d’une peine de dix ans ferme avec saisie des biens financiers et immobiliers et d’une amende de 100 000 DH.


Socialisme. Le Polisario, membre du club

Le mouvement indépendantiste sahraoui a été nommé, lundi dernier, membre observateur de l’Internationale socialiste (IS) lors du 23ème congrès de l’organisation à Athènes. La réaction de l’USFP ne s’est pas fait attendre. Dès le lendemain, Mohamed Elyazghi, représentant du parti ittihadi au raout des socialistes du monde entier, a accordé une interview à Aujourd’hui Le Maroc, dans lequel il condamne “vigoureusement” cette admission qu’il juge “ inopportune et négative”. Elle lui aura de plus gâché la joie de sa nomination en tant que président d’honneur de l’IS. Presque autant que l’éditorial du 2 juillet du Matin du Sahara, qui appelle l’USFP à quitter, par “logique patriotique”, l’institution “qui n’a de socialiste que la parure”.


Télé-réalité. Jade de retour au pays

Gagnante ex-aequo du jeu télévisé Koh-Lanta, sur TF1, la beurette d’origine marocaine Souad, alias Jade, a déclaré dans l’hebdomadaire people français Public qu’elle comptait s’installer au Maroc. Elle abandonnera son centre de sports mécaniques en France pour ouvrir un centre de loisirs près de Marrakech. L’espace de détente s’étendra sur 22 hectares où sera créé un désert avec une oasis artificielle. Prise par ses nouvelles fonctions de femme d’affaires, Jade a précisé également qu’elle n’est pas certaine de participer à l’édition de Koh-Lanta réunissant les vainqueurs et les candidats les plus charismatiques de l’émission d’aventure.


Anas Sefrioui. La mariée était (trop) riche

Lorsque le boss d’Addoha marie sa fille, il ne lésine pas sur les moyens. Le 28 juin dernier, Anas Sefrioui a offert à sa progéniture des épousailles en grande pompe, réquisionnant deux palaces marrakchis et invitant près de deux mille personnes de marque. Parmi elles, Nancy Ajram, venue animer le mariage, quelque 24 musiciens libanais et une nuée de politiciens et de ministres. Driss Jettou, le ministre des Finances Salaheddine Mezouar et les autres (invités) se sont délectés des repas livrés par un prestigieux traiteur français. Mais fête ou pas fête, Anas Sefrioui ne perd pas le nord : l’après-midi même du mariage, il signait un contrat avec la Caisse d’épargne française pour la commercialisation de produits d’Addoha en France.


Al Qaïda. Recrues marocaines

Les services de sécurité marocains ont arrêté trente-cinq recruteurs pour Al Qaïda en Irak et en Algérie. Soupçonnés d’appartenir à l’organisation Salafiya Jihadiya et d’avoir des liens avec Al Qaïda au Maghreb islamique, les suspects projetaient de surcroît “des actes terroristes au Maroc”, affirme une source policière citée par la MAP. “Ce réseau a recruté et convoyé une trentaine de candidats aux opérations kamikazes en Irak et trois volontaires pour combattre aux côtés des membres d’Al Qaïda au Maghreb islamique”, a ajouté cette source. Depuis le début de l’année, il s’agit du troisième réseau islamiste démantelé au Maroc.


Lions de l’Atlas. El Karkouri tacle

Hôte de l’émission Le cinquième invité sur Arriyadia, lundi 30 juin, l’ancien capitaine des Lions de l’Atlas est sorti de la langue de bois sportive. “Au Maroc, malheureusement, ce n’est pas le coach qui établit la liste des joueurs composant l’équipe nationale”, a-t-il affirmé. Talal El Karkouri a épargné malgré tout le patron du football marocain, le général Housni Benslimane, en affirmant que “sans lui, on jouerait encore avec des ballons en plastique dans ce pays”. L’ancien international a aussi révélé, au passage, que Baddou Zaki l’avait appelé pour lui dire qu’il était “à 95% assuré d’occuper le poste de sélectionneur”. Ceci avant que le choix ne se porte sur Roger Lemerre.



Humeur. Champion national

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

La nuit, on se glisse dans son tapis-lit. On ouvre un livre pourri par l’humidité, on chasse les moustiques, on pense, comme dirait l’écrivain, au temps suspendu. Ou on met un film, un extrait du coffret Fassbinder par exemple, acheté au meilleur pirate du royaume, le seul d’entre tous à avoir compris que Cassavetes était à la fois acteur et (grand) réalisateur. La nuit roule. Ça sent un peu le moisi. Normal, quand on confie toute la pesanteur de son corps à un tapis-lit. Et puis, quand on aime la nuit, ses trajectoires un peu incertaines, on aime le cinéma. Le Marocain aussi. On aime différemment, c’est tout. Ferhati et sa manière d’expliquer ses films. La rage dans le discours d’un Lagtaâ. Les audaces, même quand elles sont mal tenues, d’une Nejjar. La sensibilité d’un Bensaïdi. Les excès, les limites, d’un Boulane. L’humilité d’un Maânouni, dont Transes mérite de figurer dans la collection de tous les cinéphiles du monde. Aoulad Syad et sa manie de mélanger les poussières et les mémoires ocre. Reggab, le tout premier à avoir écrit un film qui colle à son temps. Ayouch, dans son désir d’aller vers la nouveauté. Même Noury, quand il vous crie dessus parce que vous avez commis le crime de ne pas aimer son film. Et puis Ismaïl, Asli, Lakhmari, Ferroukhi, etc. Le cinéma est un authentique produit national. Un bon, de plus en plus. Le nouveau règne a restauré la Moudawana, revisité les années de plomb et décomplexé la cinématographie marocaine. C’est ce qu’on oublie de dire. Il suffit d’émerger de son tapis-lit, d’aller dans une salle obscure, foncer voir un long-métrage ou un court, surtout le court, écouter le gardien à l’entrée vous apostropher : “Laissez-moi vous dire, monsieur, que j’aime ces films (les courts-métrages), même si je ne comprends pas toujours pourquoi ils sont toujours coupés avant la fin”. Touchant, oui, monsieur.



VITES !

Le professeur de sciences politiques à l’université Hassan II de Casablanca, Mohamed Darif, prépare un nouveau livre consacré aux derniers procès de cellules terroristes islamistes. L’ouvrage devrait revenir, pièces à l’appui, sur le procès Ansar Al Mahdi et les contradictions du dossier, entaché par des allégations de torture.


Le défunt écrivain Driss Chraibi a, depuis samedi dernier, une rue à son nom à Crest, petite commune française où il a vécu de 1988 à 2007. L’auteur du Passé simple sera aussi honoré prochainement à El Jadida, sa ville natale, où un boulevard portera son nom, rapporte le site eljadida.ma.


Dans le cadre de la campagne de communication sur l’économie d’énergie, l’ONE lance l’opération “15 minutes Éco” qui incite les foyers marocains à n’allumer qu’une seule lampe de 21h30 à 21h45. “L’économie prévue correspond à la consommation d’une ville de la taille de Marrakech”, selon un cadre de l’ONE.


L’Espagne à décidé de céder six torpilles à la Marine royale marocaine à un prix défiant toute concurrence : 1 euro. Un faux cadeau en vérité, puisque l’armement en question est obsolète et sa cession permettra à l’armée espagnole d’économiser les coûts de destruction des torpilles, comme l’a indiqué le communiqué du gouvernement espagnol.


Le groupe Maroc soir lance son premier quotidien gratuit en langue arabe. Distribué depuis le 1er juillet, au rythme de cinq parutions par semaine, Sada Al Massaiya reviendra sur les temps forts relevés par les équipes d’Assabahia et d’Assahra Al Maghribia, les deux autres quotidiens arabophones (payants) du groupe.
 
 
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