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À propos des camps de Tindouf
Doctorant en géographie, je m'intéresse de très près à la situation au Sahara occidental et viens de découvrir votre reportage dans les camps sahraouis (Au cur du Polisario, TelQuel n° 329). Je ne commenterai pas vos interprétations, qui vous appartiennent et sont donc légitimes, mais vous remercie vivement pour ce beau reportage, très complet, de fond, très bien documenté et qui permet d'entendre une opinion marocaine autre que l'officielle et qui, en tant que telle, m'apparaît d'un intérêt premier. Ayant beaucoup travaillé sur les camps de Tindouf, je m'autorise toutefois à vous adresser deux petites remarques quant à quelques-uns des faits rapportés.
La première concerne la circulation des Sahraouis hors des camps, et simplement le fait que les voitures particulières m'apparaissent plus nombreuses que vous le laissez entendre, et qu'elles se sont multipliées ces dernières années.
Le second concerne la circulation de l'argent. Celle-ci s'est aussi largement accrue ces 15 dernières années et provien, d'une part, des remises envoyées par les émigrés en Espagne (beaucoup plus nombreux que vous le laissez penser, ils sont estimés entre 15 et 18 000 selon plusieurs sources concordantes), d'autre part des pensions de retraites perçues depuis 1991 par ceux des Sahraouis qui ont par le passé travaillé comme fonctionnaires des autorités coloniales espagnoles au Sahara. Enfin, il existe aussi une forme de solidarité non-négligeable, en provenance de familles espagnoles surtout, et dont beaucoup de familles sahraouies bénéficient par l'envoi de matériel (en particulier les panneaux solaires individuels) ou d'argent.
Hormis ces deux petits points, je vous remercie pour votre objectivité, vos interprétations, votre liberté de ton, et vous souhaite une très bonne continuation dans votre noble travail journalistique.
Julien Dedenis,
Rouen, France.
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Chapeau bas !
Après avoir lu avec une grande attention votre reportage sur les camps du Polisario et la vie de l'autre côté du Mur, il me paraissait plus que légitime de dire, et à haute voix : chapeau bas ! Non seulement pour le professionnalisme et la précision de votre travail journalistique, mais aussi pour tout ce que symbolise ce reportage : une ère où des journalistes indépendants vont interviewer l'ennemi, où les Marocains peuvent enfin voir contre qui nous nous battons depuis plus de 30 ans
sans que les autorités n'y voient plus aucun inconvénient ! Bref, une ère où la presse est devenue plus libre et où le Maroc tente d'avancer vers la démocratie avec les moyens qu'il a.
Zakaria Jghab
Lyon, France.
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Et les Betancourt marocains ?
Durant six longues années, les responsables politiques français n'ont pas laissé tomber leur compatriote (franco-colombienne de surcroît). Ils ont persévéré, ils ont usé de tous les moyens et y ont cru jusqu'au bout. Il ont fini par avoir gain de cause et obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. En regardant le flot continu d'images de cette dame sur iTélé, je me suis rappelé que nous, Marocains, avions aussi deux ressortissants détenus en Irak. La différence, c'est qu'au Maroc, on ne parle plus de nos otages depuis belle lurette. Ni à la télé, ni à la radio, ni dans des sit-in, ni dans des manifestations, ni dans les discours officiels. On s'est contenté de deux petites photos, incrustées dans la lucarne des journaux télévisés, le temps que tout le monde s'en lasse. Les vies des citoyens marocains valent-elle si peu ?
Hamza Moutmir,
Casablanca.
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Un parti de plus ?
Un parti nommé Gauche Verte vient de voir le jour au Maroc. Ce qui porte, sauf erreur de ma part, à 26 le nombre de partis politiques au Maroc, en attendant le 27ème. Cela m'inspire un seul commentaire : on est en plein délire ! Il est vrai, l'adage dit que plus on est de fous, plus on s'amuse. Mais là, franchement, on nage dans le ridicule. Et ce n'est pas fini. À la lecture du programme de ce nouveau parti, on croit rêver. C'est triste de constater que chez nous, les gens font parfois n'importe quoi, pourvu qu'ils soient au devant la scène pour profiter, sans la moindre gêne, des avantages que confère la présence sur la scène politique. L'intérêt général ? Je ne le vois nulle part. Qui pourra un jour arrêter cette mascarade qui nous ridiculise davantage aux yeux des véritables démocraties et de vrais partis politiques ?
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Précision.
Un article publié dans le n°332 de TelQuel (Syndicalistes vs buralistes, Semaine Maroc) a suscité une réaction de la part d'Altadis Maroc, que nous publions ci-après.
Dans votre édition du 13 juillet, vous rapportez que le communiqué d'Altadis Maroc explique que la part de la Régie (28,5%) est soumise aux impôts. En fait, les 28,5% représentent la part du chiffre d'affaires revenant à Altadis Maroc. Elle permet à l'entreprise de couvrir, non seulement les impôts et taxes, mais aussi l'intégralité des charges de fonctionnement (approvisionnement en matières premières, financement des investissements, charges de personnel, coûts de production et de distribution). |
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