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Cadi Ayyad. Les étudiants contre-attaquent
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Soudan. El Béchir sur le banc des accusés
Microcrédit. Lifting en vue
Reportage. Casa Fiesta
Théâtre. Au nom du père
N° 334
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La Semaine

Mouatassim Belghazi,
PDG de l’ONA.
(TNIOUNI)

ONA. Trois mois et toujours rien


Les 100 jours de grâce écoulés, le nouveau patron de l’ONA, Mouatassim Belghazi, se devait de sortir de son silence. Car trois mois, c’est aussi le délai que lui avaient accordé ses administrateurs pour revenir avec un nouveau plan de développement pour le holding. Au final, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le communiqué que l’ONA vient de publier cette semaine se contente d’annoncer une nouvelle organisation du management. Un énième lifting de
l’organigramme, qui porte Hassan Ouriaghli au poste de directeur général adjoint du groupe. Les deux autres directeurs centraux (Rachid Tlemçani et Chahid Slaoui) ont été “déchargés” de leurs fonctions. Même l’interview accordée par le nouveau président de l’ONA au quotidien L'Economiste n’apporte aucune nouveauté. Belghazi s’inscrit même dans une certaine continuité de la stratégie du holding. “L’enjeu est déjà de réussir le développement du groupe dans les trois relais de croissance identifiés, à savoir l’immobilier, l’énergie et les télécoms, avant de s’investir dans d’autres métiers”, a-t-il déclaré. Au sujet de Wana, Belghazi joue plutôt la montre. Le nouveau business plan de la filiale télécoms ne sera présenté qu’à la fin du premier trimestre 2009. La cause : l’ANRT a annoncé qu’elle étudiait le lancement d’un appel d’offres pour l’octroi d’une 3ème licence GSM. Un faux argument selon plusieurs observateurs : “Cette licence relève de l'utopie. Qui voudrait d’une licence 2G, alors que le monde des télécoms est déjà dans la 3ème génération”, souligne un expert du secteur.


Banques. Attijariwafa cible le Mali

Les rumeurs sur le rachat imminent de la Banque internationale du Mali (BIM) par Attijariwafa bank vont bon train. La filiale de l’ONA a en effet souscrit à l’appel d’offres lancé il y a trois mois par le gouvernement malien pour l'ouverture de 51% du capital de la BIM. “Notre banque est présélectionnée avec cinq autres acheteurs potentiels, mais il n’est pas certain que les autres prétendants aillent jusqu’au bout”, nous confie un cadre d’Attijariwafa bank. Malgré les bruits de couloirs, le titre cote normalement à Casablanca, mais les dirigeants de la banque ont préféré éviter une éventuelle spéculation effrénée. Sur leur demande, le CDVM a suspendu la cotation du titre le 23 juillet dernier. Mais le suspense ne durera pas longtemps pour les boursicoteurs puisque “la décision des Maliens sera rendue officielle dans les jours qui viennent”, assure notre source.


Emballage. Papelera avale la concurrence

Et un champion national de plus ! Cette fois-ci, c’est dans le secteur du papier et de l'emballage. Papelera de Tetuan vient de signer un protocole d’accord pour une fusion absorption de la Safripac, autre grand opérateur du secteur, basé à Tanger. La nouvelle entité “sera à même de rivaliser avec les papeteries internationales sur le marché marocain, suite au démantèlement douanier”, explique un communiqué de la CDG, l'un des actionnaires. Néanmoins, cette fusion est largement à l’avantage des anciens actionnaires de Safripac. La famille Sefrioui se retrouve désormais avec 60% du capital de Papelera de Tetuan. La CDG se réserve une minorité de blocage, avec les 34% qu’elle contrôle via CDG Développement et sa filiale Cellulose du Maroc. Le reliquat des actions (5,5%), en circulation sur la cote casablancaise, et fera bientôt l’objet d’une offre publique de rachat.


Maroc Télécom. Résultats en haut débit

Vivendi doit encore se frotter les mains. Les résultats de Maroc Telecom, sa filiale la plus rentable, affichent une progression de 10% à fin juin 2008. L’opérateur historique a réalisé un chiffre d’affaires consolidé dépassant les 14 milliards de dirhams. Le gros du pactole provient de l’activité au Maroc. Car ni Méditel, ni Wana, n’ont réussi à contrer la politique commerciale agressive de l'opérateur historique. La compagnie a su attirer, durant ce semestre, près d’un million de nouveaux abonnés, surtout dans l’activité mobile. Et si les revenus de la téléphonie fixe sont stables, c’est en grande partie grâce à la croissance des abonnements ADSL. Pour combien de temps encore ? Car même pour Internet, la mobilité est à l’honneur : près de 14 000 nouveaux clients ont afflué vers la 3G+.



Pendant ce temps, le peuple…
Moulay Driss Beach

Fassi pure souche, Hamid rêve de doter sa ville d’une plage. Le bout de l’océan le plus proche se trouve à 400 bornes ? Pas de souci. Les bassins de Moulay Yacoub et de Sidi Harazem sont à trois conduits d’égoût. Ils offrent même une grande variété hydrique : de l’eau au soufre ou de la flotte minérale. Le mélange pourrait donner un liquide qui n’aurait pas besoin de canaux de recyclage. Une petite économie pour un projet titanesque et déjà condamné à couler. Car Hamid sait que les Fassis préféreront piquer une tête dans leur baignoire plutôt que de payer 200 DH le ticket d’entrée. Les touristes ? Ils ne sont pas de la catégorie jet set, mais plutôt Jet4You. Pas de quoi décourager notre héros, qui a même trouvé un nom à sa future plage artificielle : “Moulay Driss Beach”. Ça fait déjà plus authentique que le Nikki Beach de Marrakech. Hamid sait peu de choses de la respectable Madame Nikki, mais sait tout des exploits de Driss Ier et Driss junior. Surtout le petit, qui n’avait que dix ans quand il a construit la ville de Fès. Hamid lui doit bien cet hommage, 1200 ans plus tard. C’est bien mieux que cet anniversaire officiel, sponsorisé à coups de millions de dirhams. Une sorte de moussem qui, au bout d’un an, laissera Fès dans le même état où il l’avait trouvée. Même s’il sait que son projet fera beaucoup de vagues, Hamid est résolu à ne jamais l’abandonner. Il a bien raison : Settat a bien eu la plage de Sidi Rahal grâce à la magie du découpage électoral, et Marrakech sa Plage rouge par le miracle de l’investissement étranger. Pourquoi alors une Moulay Driss Beach resterait-elle un mirage ?



Automobile. Marché euphorique

S’il y a un secteur qui ne connaît pas la morosité, c'est bien celui de l'automobile. Au terme des 6 premiers mois de 2008, les ventes de voitures de tourisme ont en effet enregistré une croissance spectaculaire, dépassant les 26% par rapport à la même période de l'année précédente, avec pas moins de 53 654 immatriculations. Un record absolu ! Les véhicules importés montés (CBU) jouent toujours le rôle de locomotive, avec 28 531 unités vendues, soit une progression de plus de 27%. Du côté du montage local, le bilan est tout aussi flatteur : 17 307 unités écoulées et une évolution de près de 24%. En vedette : la Dacia Logan, qui s'est vendue à 7 791 exemplaires (+24%).


OFF.

Le groupe qatari Diar injectera près de 5 milliards de dirhams pour la construction d’Al Houara, un centre balnéaire de luxe à Tanger. Villas pieds dans l’eau et appartements haut de gamme jouxteront un hôtel 5 étoiles, dont la gestion sera confiée à l'enseigne allemande Kempinski. La conception du parcours de golf de 18 trous sera l’œuvre de deux stars des greens : Graham Marsh et Vijay Singh. Le tout sera livré d’ici 5 ans.

 
 
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