Islamistes. Séisme au PJD
Transports. Petits taxis, grand désordre
Cadi Ayyad. Les étudiants contre-attaquent
Société. Profession : mikhali
Débat. La Méditerranée, Bahr Al Maghrib ?
Soudan. El Béchir sur le banc des accusés
Microcrédit. Lifting en vue
Reportage. Casa Fiesta
Théâtre. Au nom du père
N° 334
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

L’ancien Premier ministre
Driss Jettou.
(DR)

Chaabi vs Sefrioui. Jettou s’explique

La polémique entre Miloud Chaabi et Anas Sefrioui au sujet des modalités de cession de terrains publics a fait sortir l’ex-Premier ministre de sa réserve. Réagissant aux rumeurs lui conférant le rôle de médiateur dans cette bataille, Driss Jettou a réuni plusieurs patrons de presse lors d’un de ces briefs informels qu’il avait l’habitude d’organiser du temps où il était aux affaires. L’ex-Premier ministre nie avoir été l’arbitre de cette querelle entre les deux barons de l’immobilier : “Personne ne m’a sollicité pour intervenir. Et si on me l’avait demandé,
je me serais abstenu”, a-t-il expliqué. Driss Jettou estime néanmoins qu’il s’est senti dans l’obligation d’éclaircir les modalités de cette politique de mobilisation de terrains de l’Etat, initiée par le gouvernement qu’il dirigeait. Selon lui, il n’y a eu aucun favoritisme : “Il n’y a pas de circuit parallèle. Tous les projets ont été étudiés en toute transparence. Et tout investisseur porteur de dossiers sérieux a profité de ces avantages dans les mêmes conditions”, a affirmé Driss Jettou. Côté prix, l’ex-Premier ministre est catégorique : “Les prix pratiqués ont été souvent les prix du marché à l’époque. Cela dit, nous tenions également compte du volume d’investissement”. Driss Jettou en a profité aussi pour faire passer un message qui lui tient à cœur, auprès des journalistes rassemblés par ses soins : “L’Etat devrait continuer dans cette politique d’encouragement à l’investissement, surtout qu’il ne manque pas de foncier”. Fermez les bans.


Espagne. Prends 5000 euros et casse toi !

Des centaines de milliers de Marocains, chômeurs en Espagne, seront peut-être de retour au bercail en septembre prochain, suite à la crise qui frappe l’économie espagnole. C’est en tout cas le grand souhait de Madrid qui, pour les encourager à rentrer au Maroc, propose de leur verser leurs allocations de chômage capitalisées en fonction de leurs cotisations à la sécurité sociale. Mais d’après certaines associations de défense des immigrés, cette somme ne dépasserait pas 5000 euros dans le meilleur des cas. De plus, ceux qui choisiront cette option devront renoncer à leur carte de séjour et seront interdits de retourner vivre en Espagne pendant au moins trois années.


People. Sarko le touriste

En voyage privé à Marrakech, la semaine dernière, le président français et son épouse ne sont pas restés invisibles. Le couple présidentiel a décidé de prendre un peu le soleil, au lieu de rester enfermé dans la résidence royale de Jnan El Kébir, gracieusement prêtée par Mohammed VI. Nicolas Sarkozy a même pris le temps de faire l’incontournable promenade sur la place Jamaâ El Fna, en compagnie de Carla Bruni, et d’une de ses filles. Pour le plus grand bonheur des paparazzis, qui, pour une fois, n’ont pas campé devant les portes de leur lieu de séjour pour rien. Ce qui ne fut pas le cas lors du dernière déplacement privé de Sarko et Carlita dans la ville ocre.


Administration. Femmes d’intérieur

C’est une première. Pour renforcer ses rangs, le ministère de l’Intérieur joue la carte de la mixité. Chakib Benmoussa a assisté en personne, le 21 juillet, à Kénitra, à la cérémonie de remise des diplômes à 107 caïds, dont 19 “caïdettes”, fraîchement sortis de l’Institut royal de l’administration territoriale, ex-Ecole de perfectionnement des cadres du ministère de l’Intérieur. Comment faire autrement, lorsque le major de cette promotion n’est autre qu’une femme. Loubna Faez sera de ce fait propulsée au poste de chef de cercle à l’âge de 29 ans, ainsi que le veut la tradition pour le premier lauréat de l’Institut.


Palestine. Guérillero sans gloire

Annahj Addimocrati a annoncé lors de son récent congrès avoir reçu un message du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), l’informant que la dépouille d’un combattant marocain lui a été remise, après l’échange de dépouilles et de prisonniers entre Israël et le Hezbollah, le 17 juillet. Selon le militant d’Annahj, Moumen Chbari, Mustapha Kzibir, originaire d’Errachidia, a vécu en Irak avant de rejoindre les rangs du FPLP en Syrie. C’est là qu’il serait mort au début des années 90. Le père du défunt, résident à Ouarzazate, a exprimé le souhait d’enterrer son fils au Maroc. Mais pour l’instant, l’ambassade du Maroc à Damas n’aurait entamé aucune démarche.


Polisario. Abdelaziz délire

Lundi soir, dans la région de Dakhla, une simple confrontation entre deux groupes de pêcheurs a très vite pris de l’ampleur. La halle de poissons et cinq voitures ont même été incendiées. D’après cette source locale, “durant la saison de la pêche au poulpe, ce type d’accrochages entre des pêcheurs venus en très grand nombre de tout le pays est très fréquent”. Ce qui n’a pas empêché le chef du Front Polisario de crier au loup. Exagérant la portée des évènements, Mohamed Abdelaziz a envoyé une lettre au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, lui demandant “d’intervenir d’urgence pour mettre fin aux pratiques coloniales du gouvernement marocain”. Selon lui, “plusieurs voitures et magasins, appartenant à des pêcheurs sahraouis, ont été également incendiés ou détruits par des groupes de colons, en lien direct avec les services de sécurité marocains”.



3 questions à Saïd Charchira
[Directeur du Centre Européen d’Études sur la Migration]


De nombreuses associations se mobilisent en cette période estivale pour faire entendre la voix des MRE. Quel est le pouls de la communauté ?
Avec la polémique de la double nationalité aux Pays-Bas, on s’inquiète. Si le projet législatif passe à la rentrée, ce sera un échec pour le Maroc. Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), comme toutes les instances dédiées aux MRE, n’a pas de vision pour faire du lobbying auprès des autres pays.

Six mois après sa mise en place, que reprochez-vous au CCME ?
Le Conseil n’est pas démocratique, même l’ordre du jour doit être approuvé par le roi. Ses membres devraient être élus et non nommés. Sur le fond, le Conseil est vide de contenu. Au lieu de gérer un dossier politique, économique et social, les responsables marocains ne s’intéressent qu’aux transferts de devises. Le Conseil est en dessous des attentes de la communauté.

Que demandez-vous pour garantir la représentativité des MRE ?
La représentation politique doit permettre aux citoyens marocains de l’étranger de participer aux législatives de 2012. En considérant qu’ils représentent 10% de la population, il faut trouver un mode d’élection pour qu’ils siègent au Parlement et participent à tous les dossiers concernant l’avenir du Maroc. Le Conseil devait être une plate-forme pour organiser ces élections, mais à ce rythme, dans dix ans, on réfléchira encore.


Melilia. En état de siège

Depuis le 26 juin, un collectif d’associations de Nador bloque l’approvisionnement de l’enclave espagnole. “Chaque jour, nous choisissons une denrée particulière (fruits, légumes, viande, ciment…) qu’on ne laisse pas passer”, nous a expliqué le président de l’Association du Rif pour la défense des droits de l’homme, Chakib El Khyari. Ce dernier précise cependant que le blocus a été mis en veille durant la dizaine de jours qu’a duré la visite de Mohammed VI dans la région. Objet de cette levée de boucliers patriotique : “Nous protestons contre les agissements arbitraires des autorités de Melilia et demandons que Madrid envoie sur place et d’urgence une commission d’enquête indépendante”, ajoute El Khyari.


Parlement. Vacances législatives

La Chambre des représentants a tenu jeudi 24 juillet une ultime séance publique en clôture de la session de printemps. Paradoxalement, à l’approche des congés parlementaires, les commissions permanentes des deux chambres commençaient tout juste à recevoir de nouveaux textes de loi à étudier. Pour rappel, le rythme de dépôt des projets de loi s’était (un peu) emballé après le dernier Conseil des ministres, tenu début juillet. Parmi les textes dont l’étude a tout juste débuté, le projet de charte communale ou le projet de loi qui modifie le Dahir instituant l’Office national de l’électricité (ONE). Rendez-vous en octobre pour voir si nos parlementaires ont révisé leurs devoirs de vacances.


Fès. Les versets chabatiques

Le prophète aurait prédit l’existence de la capitale spirituelle du Maroc. C’est ce qu’affirme Hamid Chabat, le maire de la ville, dans un article paru dans sa publication intitulée Ghrbal Al Qarawiyine. Pour donner du poids à ses dires, il va jusqu’a citer un hadith du prophète, dans lequel celui-ci aurait avancé que les habitants de Fès seront “les plus pieux et les plus droits du Maroc”. Dans le même numéro, un autre hadith est évoqué, et cette fois-ci c’est l’ange Gabriel, en pleine discussion avec le prophète, qui aurait fait l’éloge de la future Fès, “ville scintillante, où les gens seront pleins de savoir”. No comment.


UPM. Un siège très convoité

Il va falloir attendre quatre mois pour savoir si un Marocain aura le poste de secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, ou si le royaume abritera le siège du projet de Nicolas Sarkozy. Alors que la direction de cette institution semblait acquise à Rabat, les cartes ont été rebattues par la rivalité algérienne, Paris ne voulant pas sembler accorder une faveur au Maroc. Face à Tunis, prétendante au siège connue de longue date, d’autres villes s’enhardissent. Si l’idée d’une cité du Sud garde la préférence des responsables, l’autre rive essaye de profiter des dissensions entre pays arabes et La Valette (Malte) ou Barcelone entendent jouer de leurs positions centrales. Réponse les 3 et 4 novembre prochain à Marseille, ville également en lice.


Moussaïf. Am Stram Blâme

Dans le dossier Moussaïf, la Cour d’appel de Rabat a finalement adressé un blâme à l’avocat qui était poursuivi pour avoir déclaré, en août 2006, que le dossier Ansar Al Mahdi est “monté de toutes pièces et ne repose sur aucun fondement clair”. Cette décision annule la sentence d’acquittement du Conseil de l’ordre. Bien que soulagé d’avoir évité la radiation, Me Moussaïf ne se contente pas de cette demi-victoire. Il entend se pourvoir en cassation pour obtenir la révision du jugement. L’avocat donnera une conférence de presse, mardi 29 juillet à 11h au club des avocats de Rabat. Par ailleurs, le procès en appel de son confrère Me Zahrach a été reporté.


Loisirs. Sindibad courtisé

Le célèbre parc d’attraction casablancais devrait avoir une seconde vie. Huit investisseurs ont répondu à l’appel d’offres pour la concession de la zone “Sindibad”. En course, de grands noms, comme Actif Invest du groupe Finance.Com, en partenariat avec Palmeraie Développement, mais aussi le groupe maroco-koweitien CMKD et deux groupes espagnols. Pourtant, l’exigeant cahier des charges, émis par la commune et le Centre régional d’investissement, a rebuté une douzaine d’investisseurs ont retiré leur dossier. Le projet exige le relogement des bidonvillois du site, la protection des espaces verts et l’aménagement d’un parc archéologique. Une première présélection pourrait intervenir début août.


Najat Atabou. D’une pierre, deux coups

Selon Aujourd'hui le Maroc, la rockstar du chaâbi aurait été “accueillie par une pluie de pierres” lors de la clôture du Festival des arts populaires à Marrakech. Une information démentie par Ahmed Tanjaoui, directeur artistique du Festival. Selon lui, la popularité de la chanteuse est loin d'être en cause. “C'est moi qui ai arrêté le spectacle, pour que les actes de quelques voyous ne blessent pas quelqu'un dans le public”. Les pièces à conviction : 8 cailloux, en tout et pour tout, ramassés sur la scène. Et 2 pour Daoudiya, qui a eu le malheur d'évoquer l'équipe de foot du Raja dans la ville du Kawkab… avant d'endosser le drapeau du club local et de continuer son spectacle. Comme quoi, le public n'est pas si cœur de pierre.


Presse. Marianne s’enlise à Sidi Ifni

Depuis le rapport complet de l’OMDH (Organisation Marocaine des Droits de l’Homme), c’est un fait reconnu par tous les médias : il n’y a pas eu de mort lors des incidents de Sidi Ifni, début juin dernier. La pression journalistique qui avait alimenté les rumeurs de décès est retombée et la ville a retrouvé son calme. Sauf que l’hebdomadaire français Marianne, dans son édition du 12 au 18 juillet, parlait encore “d’émeutes de chômeurs” du port marocain et faisait état de “sept morts”. L’information vient nourrir la rubrique intitulée “nouvelles du front”. Et si le magazine français ne va pas jusqu’à parler de guerre, il n’hésite pas à oser le terme “intifada”.


Low cost. Comme un avion sans ailes

Galère. Le mot fait l’unanimité dans la bouche des 159 passagers d’Atlas Blue, restés cloués au sol près de vingt-sept heures à Marrakech. Le départ pour Lille était prévu à 7h45, samedi 19 juillet, mais au comptoir d’enregistrement, sans information sur la nature du retard, les passagers sont conduits à l’hôtel. “Crasseux, des blattes, une odeur d’égout et une bouteille d’eau pour cinq”, commente l’une des infortunées touristes dans la presse française. Elle embarquera finalement le lendemain à 14 heures. Contactée par nos soins, la compagnie Atlas Blue affirme avoir dédommagé les passagers du vol Marrakech-Lille conformément à la réglementation en vigueur. À noter que, selon un palmarès de satisfaction des compagnies low cost, publié par le magazine français Que Choisir, la filiale de la RAM pointe à la 21ème place… sur 26.


Guerre du Rif. Joyeux Anoual sans Khattabi

Lundi 21 Juillet, Talilit. Commémoration officielle de la bataille d’Anoual. La MAP publie deux articles pour décrire, en détails, la victoire surhumaine d’une poignée de Rifains sur les troupes espagnoles occupantes. Sauf qu’elle le fait en quatre pages, sans citer une seule fois le nom de Abdelkrim El Khattabi, chef du mouvement de résistance. Instigateur de la guérilla et inspirateur de modèles révolutionnaires (Che Guevara et Mao Tsé-toung, pour ne citer qu’eux), le leader rifain a tout simplement été occulté par l’agence, qui a mis la bataille d’Anoual au crédit du trône alaouite, dans “la lutte menée par Mohammed V pour la libération du Maroc”. À croire qu’il y a des formations professionnelles pour déformer l’histoire…


Sidi Ifni. L’AMDH accuse

Dans un rapport présenté à la presse jeudi à Rabat, le collectif de 14 associations (AMDH, Forum, Attac, Observatoire des prisons…), mis en place pour faire la lumière sur les évènements de Sidi Ifni, n’a pas été tendre avec les autorités marocaines : punition collective, torture, viols, harcèlements sexuels, arrestations arbitraires de militants associatifs, violation de la vie privée… “Nous avons passé quatre jours à Sidi Ifni, durant lesquels nous avons rencontré presque tout le monde. Certains responsables n’ont cependant pas souhaité répondre favorablement à notre requête”, nous a expliqué le coordonnateur du collectif, Mohamed Benabdesslam.


Hommage. Leftah n’est plus

Le journaliste et écrivain natif de Settat est décédé le 20 juillet dernier, au Caire, à l’âge de 62 ans. Mohamed Leftah a roulé sa bosse en tant que journaliste littéraire pour Le Matin et Le Temps du Maroc, avant de s’exiler pour la capitale égyptienne en 2000. Pendant son séjour au Maroc, il publie un premier roman en 1992, Demoiselles de Numidie, avant de renoncer à éditer ses futures œuvres. Il faudra attendre l’intervention de l’auteur franco-marocain, Salim Jay, pour qu’il accepte de confier ses manuscrits aux éditions La Différence, qui publieront en 2006 six de ses romans. Pour l’hommage posthume, la maison d’édition promet la sortie, début 2009, de deux livres signés Mohamed Leftah.


Football. Les Canaris voient rouge

Le FC Nantes ne gardera pas de bons souvenirs de son séjour au Maroc, où il est venu participer au tournoi de football Morocco Summer Cup. Blessé lors du match contre les FAR, le gardien de but des Canaris, Jérôme Alonzo, a souligné, la semaine dernière, les couacs de l’organisation dans les colonnes du quotidien Ouest France : “En arrivant à Casablanca, on s’est retrouvés dans les bouchons. J’estime qu’il m’a manqué une demi-heure dans ma préparation. On aurait pu nous prévenir qu’il fallait partir plus tôt (…) J’en veux un peu à l’organisation du tournoi”. Les propos d’Alonzo font écho à ceux d’autres membres du staff nantais, dont l’entraîneur, Michel Der Zakarian, qui se plaignait de devoir “faire deux heures de bus pour aller s’entraîner”.



Humeur. Marx

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Il a vu le jour il y a 190 ans. Un chiffre rond qui lui vaut en cette année 2008 un revival mondialisé. Marx, c’est in, son analyse du Capital et de l’Europe industrielle fleurit jusqu’aux vitrines des magazines people. “Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, ce qui compte c’est de le transformer”, avait l’habitude de répéter le père spirituel du communisme, une idée “romantique” que l’on peut théoriquement résumer ainsi : tous égaux (devant le parti), que des femmes et hommes de devoir ! C’est un peu une religion, un anxiolytique pour éviter les gueules de bois du petit matin. Le communisme, c’est beau, ça n’a pas marché, mais c’est beau quand même. Noble, comme les premières idées du duo de prophètes Marx-Engels. On peut, comme le dirait un écrivain, accepter de mourir pour moins que ça. Ou aimer jusqu’à se laisser pousser des moustaches dignes de la révolution bolchévique. En 2008, il est intéressant de noter que le marxisme, qui a envahi la moitié de la terre avant d’en être chassé comme un cancer réduit sous chimiothérapie, continue de recruter. Au Maroc aussi. Au “chat”, vous pouvez tomber au gré de vos navigations sur une fille qui vous dit : “J’assume !”. Mais quoi donc ? “Mon nickname : Staline”. Alors voilà : elle peut s’appeler Staline, Marx ou Lénine, elle assume. Ça doit être une fille de gauche. Si elle est aussi belle et intelligente que les jeunes femmes qui ont assisté au dernier congrès d’Annahj Addimocrati, le bonheur est total. Sinon, elle peut rêver de Spielberg ou s’abonner à vie à Marie-Claire, on aime quand même. Parce que Marx. Parce qu’on l’aime tous, finalement. Même s’il est réduit à l’état de nickname, de bonbon intellectuel. On craque, on croque, on ne jette pas. Jamais. C’est ça, le communisme.



VITES !

Les avenues John Kennedy et Imam Malik, à Rabat, ont été rebaptisées Mohammed VI par le Conseil de la ville, à l’occasion de la Fête du trône. Un hommage interminable, puisque les deux artères ont été unies pour n’en faire plus qu’une, longue de 15 kilomètres.


Fondateur de la revue d’études politiques Pouvoirs, l’ex-président de l’Institut du monde arabe, Philippe Ardant, a offert sa bibliothèque personnelle à l’Université de Fès. Un corpus de plus de 4000 ouvrages, encyclopédies, revues et thèses qui occupera tout un rayon de la nouvelle bibliothèque de la Faculté de droit.


La foi n’a pas d’âge, pourrait dire Larbi Ouaziz, senior des pèlerins marocains de la promo Hajj 2008. Agé de 121 ans, il quittera son Inezgane natal pour l’Arabie Saoudite, accompagné de sa femme et de l’un de ses fils. Tous frais payés par le ministère des Affaires islamiques.


La nouvelle est tombée tel un couperet. Le parlementaire Yahya Yahya a été condamné par la justice espagnole à quinze mois de prison avec sursis. Motif : l’élu à la Chambre des conseillers avait résisté, en octobre 2006, à l’intervention des policiers espagnols, alertés pour violences conjugales.


La Chambre des représentants a adopté le projet de loi modifiant le régime des pensions militaires, portant le montant minimum de la retraite à 600 dirhams au lieu de 500. La durée de mariage requise pour qu’une veuve de soldat puisse bénéficier de la pension de son époux a été, quant à elle, réduite de 5 à 2 ans.


Six des douze immigrants clandestins marocains, repêchés morts sur l’autre rive du détroit de Gibraltar courant 2008, ont été identifiés grâce à des tests ADN effectués par les autorités espagnoles. Madrid avait dépêché une équipe de la police scientifique, en mars dernier, pour effectuer des prélèvements sur des membres des familles des noyés.
 
 
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