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Transports. Petits taxis, grand désordre
Cadi Ayyad. Les étudiants contre-attaquent
Société. Profession : mikhali
Débat. La Méditerranée, Bahr Al Maghrib ?
Soudan. El Béchir sur le banc des accusés
Microcrédit. Lifting en vue
Reportage. Casa Fiesta
Théâtre. Au nom du père
N° 334
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Cerise Maréchaud

La semaine

Le président israélien Shimon
Peres et le candidat démocrate
Barack Obama.
(AFP)

Etats-Unis. Tournée marathon pour Obama


C’est sous une couverture médiatique exceptionnelle et sans précédent, pour un candidat à la Maison Blanche, que Barack Obama a poursuivi cette semaine son périple lui permettant d’accrocher, un à un, ses premiers galons à l’international. Mercredi, le sénateur démocrate de l’Illinois a passé une journée marathon entre Israël et la Cisjordanie occupée. Dans l’Etat hébreu, Barack Obama a rencontré le président Shimon Peres, le ministre de la Défense Ehud Barack et le chef de
l’opposition Benjamin Netanyahu pour les assurer de son “engagement total à la sécurité d’Israël” et de son souhait d’être “l’émissaire qui instaurera la paix dans la région”. Après une visite à Sderot, dans le sud d’Israël, cible régulière d’attaques de roquettes palestiniennes avant l’entrée en vigueur d’une trêve, et au mémorial de la Shoah, Yad Vashem, le candidat démocrate à fait un saut de puce pour le déjeuner à la Moukataa, à Ramallah, avec le président palestinien Mahmoud Abbas. Un parcours (presque) sans faute, mais semé d’embûches. Le mois dernier, Barack Obama avait provoqué la colère des Palestiniens en affirmant que Jérusalem était la capitale indivisible d’Israël. Côté israélien, ses propositions de dialogue direct avec Téhéran sur le dossier nucléaire et sa volonté de rencontrer le président Mahmoud Ahmadinejad ont, elles, été accueillies avec de grandes réserves. Quant à la communauté israélite aux Etats-Unis (3% de l’électorat), si elle est susceptible de voter en majorité en sa faveur contre le républicain John McCain, elle ne lui préférait pas moins son ancienne rivale des primaires Hillary Clinton, beaucoup s’interrogeant sur la solidité de l’engagement à l’égard d’Israël. Reste que le principal chantier “extérieur” de Barack Obama n’est pas le conflit israélo-palestinien, mais plutôt le renforcement de la lutte anti-terroriste sur le front pakistano-afghan – il a passé deux jours en Afghanistan en début de voyage – en parallèle d’un retrait progressif d’Irak, où son passage n’a duré que quelques heures.


Inde. Bonjour le nucléaire

Forte du vote de confiante obtenu mardi par le gouvernement de Manmohan Singh après que les partis communistes lui avaient retiré leur soutien pour protester contre le rapprochement de New Delhi et Washington, l’Inde va pouvoir finaliser un accord d’importance sur le nucléaire civil conclu en 2005 mais resté lettre morte. Importateur à 75% de son pétrole, le pays pourra bénéficier du combustible et de la technologie des Etats-Unis en échange de l'ouverture des réacteurs civils indiens aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le pays représente un marché potentiel de 25 à 30 centrales d’ici à 2020 pour alimenter les besoins en énergie de ses 1,1 milliard d’habitants. Puissance nucléaire déclarée depuis dix ans, elle n’a cependant pas signé le Traité de non-prolifération (TNP) et demeure donc sous surveillance de la communauté internationale.


Espagne. Coup de filet contre ETA

C’est peut-être le commando d’ETA le plus dangereux que la police espagnole a démantelé mardi, en arrêtant, sous la supervision directe du juge Baltazar Garzon, neuf membres de l’organisation terroriste basque. Parmi eux, Arkaitz Goikoetxea Basabe, 28 ans, considéré comme “chef, coordinateur et animateur” du commando Biscaye, du nom de la province basque située autour de Bilbao. Goikoetxea aurait en particulier participé à la dernière action meurtrière de l'organisation clandestine, l'explosion d'une voiture piégée en mai contre une caserne de la garde civile à Legutiano, qui s'était soldée par la mort d'un Garde civil. Un nouveau succès pour la lutte contre ETA, deux mois après l’arrestation à Bordeaux de quatre de ses membres déterminants, dont Francisco Javier Lopez Peña, surnommé “Thierry”.


Népal. Le premier président prête serment

Le premier président de la république du Népal, Ram Baran Yadav, ancien ministre de la Santé soutenu par le Parti du Congrès (centriste), a prêté serment mercredi après avoir recueilli 308 des 590 voix des élus de l’Assemblée constituante. C’est la fin d’une impasse politique dans laquelle se trouvait le pays depuis le renversement le 28 mai par l’Assemblée du roi Gyanendra et l’abolition de la monarchie. Mais la situation demeure fragile. Majoritaires au Parlement, les Maoïstes refusent dans ces conditions de former le premier gouvernement de la république sous l’autorité de ce président au rôle essentiellement honorifique, mais reprenant certaines des prérogatives royales. À sa charge notamment d’unir le pays et de régler les différends entre ses communautés ethniques.


Ukraine. Un mystère nommé dioxine

Les photos de son visage balafré avaient fait la Une des médias du monde en 2004 : alors candidat à la présidentielle, Viktor Ioutchenko, selon des médecins viennois d’une clinique autrichienne où il avait été hospitalisé d’urgence, avait été empoisonné à la dioxine. Une thèse aujourd’hui remise en cause par le député David Jvania, ancien proche de Ioutchenko devenu, depuis, un de ses adversaires politiques, selon qui les expertises médicales étaient trafiquées. De quoi secouer une enquête restée au point mort depuis trois ans et demi, ce au moment où le président Ioutchenko est très isolé politiquement, et son statut de leader de la révolution orange fortement écorné.


France. Inquiétudes au Tricastin

Deux semaines après la fuite d’uranium sur le site de retraitement des déchets du Tricastin, au sud de la France, l’inquiétude demeure. Si Areva a admis des erreurs et nommé un nouveau directeur général pour sa filiale Socatri, qui a rejeté dans la nuit du 6 au 7 juillet 74 kilos d’uranium, industriels et administrations continuent d’affirmer que la pollution n’a pu que contaminer les eaux de surface. Mais des prélèvements réalisés dans la nappe phréatique, sollicitée pour la consommation et l’agriculture, ont révélé des taux de contamination supérieurs aux valeurs limites fixées par l’OMS. Reste à savoir si cela est dû à l’incident récent ou à une contamination antérieure.



Lu pour vous [FRANCE]
Attention aux rumeurs…

Pierre Haski, Rue89.com, le 21 juillet 2008.

La période olympique qui s’ouvre en Chine va être propice aux rumeurs de toutes sortes. Ainsi, de nombreux internautes ont été choqués d’entendre que les bars de Pékin avaient reçu pour instruction de la police de ne pas servir les noirs (et les Mongols, mais ça a moins fait réagir…) pendant la période des JO. Choquant, en effet… si c’est vrai. L’information a initialement été publiée par le South China Morning Post (SCMP), le grand quotidien anglophone de Hong Kong, prudemment critique vis-à-vis du régime de Pékin, et appartenant à un magnat chinois de Malaisie. (…) Vérification faite, et aucun patron de bar pékinois n’ayant confirmé avoir reçu un tel ordre de la police, il pourrait y avoir erreur de caractères. L’ordre de la police serait de ne pas servir “d’éléments noirs”, ce qui signifierait de “mauvais éléments”, trafiquants de drogue, triades, prostituées, etc. En mandarin, le crime organisé se traduit en effet par “la société noire”… (…) Le blogueur étranger basé à Pékin, Beijing Boyce, spécialisé dans les nuits pékinoises, a payé de sa personne pour enquêter, en particulier dans le district de Sanlitun, bien connu des expatriés. Samedi soir, il a fait une dizaine de bars et dans huit d’entre eux il a constaté la présence de consommateurs noirs, et aucun patron de bar ne lui a confirmé l’instruction controversée de la police. En revanche, il n’a vu aucune prostituée là où elles sont d’ordinaire légion, ce qui montre que les mesures de contrôle commencent déjà à prendre effet.



Vite !

Après 36 ans de captivité, George, tortue géante des Iles Galapagos (au large de l’Equateur), a enfin daigné s’accoupler avec l’une de ses deux compagnes femelles. Celle que ses gardiens surnommaient “Lonesome George” pourrait ainsi sauver son groupe de l’extinction.

 
 
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