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Au Maroc aussi... La folie Obama
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N° 335-336
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Moulay Ahmed Laraki, ancien
Premier ministre sous Hassan II.
(DR)

Révélations. Moulay Ahmed Laraki se confie

Ministre des Affaires étrangères de 1967 à 1969 et de 1974 à 1978, et Premier ministre de 1969 à 1971, Moulay Ahmed Laraki sort de son silence trente ans après avoir quitté ses fonctions officielles, dans une interview à La Gazette du Maroc. De quoi nourrir la compréhension d’une époque qui n’a pas encore livré tout ses secrets. L’ancien homme de confiance de Hassan II dévoile aussi les ressorts de “l’affaire des ministres”, accusés de corruption en 1971, mais “pardonnés” par Hassan II. Le roi leur aurait dit : “Vous avez été indélicats et vous
m’avez déçu, mais je vous pardonne en raison des services que vous avez rendus à votre pays”. Deux mois après, c’est le coup d’Etat de Skhirat. “Un cataclysme” pour Moulay Ahmed Laraki, qui adressera une note au roi. Il ne s’interdit rien dans ce bilan sévère de la situation du pays. “En tête-à-tête, il acceptait tout”, explique l’intéressé. Sans langue de bois, il alerte Hassan II sur le “pouvoir politique inexistant au niveau de la population”, “l’absence de moralité chez beaucoup d’agents du secteur public”, et “l’irresponsabilité de l’administration”. “Il n’existe pas d’équipe ministérielle mais une caricature de gouvernement”, écrit-il. Autre constat pour Laraki, “l’élite vivait dans le vide intellectuel le plus complet” et “l’opinion publique était préoccupée par l’étalement d’un faste sans commune mesure avec les moyens du pays”. Une analyse qui n’a rien perdu de son actualité.


Grâce royale. Islamistes non grata

Pour la fête du trône 2008, aucun islamiste ne figure parmi les 1030 personnes bénéficiaires des remises de peine et de libérations immédiates. “Nous avons présenté plus de 500 demandes de grâce dont celles de 29 condamnés à mort. Aucune n’a été prise en considération”, nous affirme Abderrahim Mouhtad, président de l’association Annasir de défense des détenus islamistes. Parmi les demandes de la fournée 2008, trois des évadés de la prison de Kénitra ont adressé leurs requêtes directement à Mohammed VI. Mohamed Chetbi, l’un d’entre eux, y a même joint une lettre de ses enfants ainsi que des photos. Manifestement, la tentative d’attendrissement a échoué.


Télévision. Pékin à tout prix

C’est à un petit parcours du combattant que se livreront les JO-philes marocains. Les chaînes françaises, émettant par satellite, ont une fois de plus renforcé leur système de cryptage, annulant les efforts des “génies” de Derb Ghallef. Les amateurs de sport, lovés dans leur salon, devront donc s’acquitter de l’abonnement à Al Jazeera Sport ou se contenter des images d’autres chaînes étrangères et les doubler avec le son de la radio. Les réfractaires feront le bonheur des cafés, comme pour l’Euro 2008. Mais le décalage horaire avec Pékin (les
programmes s’étalent de 2 heures du matin à 16h30) risque de priver les téléspectateurs de bons moments.


El Himma. L’art du suspense

Le député des Rhamnas n’en finit pas d’agiter le microcosme politique. L’été dernier, il annonçait sa démission de son poste hautement stratégique de ministre délégué à l’Intérieur. Et, un an plus tard, force est de constater que l’homme a fait du chemin. À la veille des vacances d’août (une habitude ?), la rumeur bruisse : les deux groupes parlementaires de sa mouvance (à la Chambre des représentants et à la Chambre des conseillers) auraient l’intention de se réunir sous sa bannière. Al Ahd, le PND, l’Alliance des libertés, le PED, et l’ICD accepteraient ainsi de s’auto-dissoudre pour ne former qu’un seul et même parti : Authenticité et modernité. Mais pour Fatiha Layadi, porte-parole du groupe parlementaire du même nom, “c’est aller un peu vite en besogne. Dimanche 27 juillet, la réunion qui a tant fait couler d’encre n’était qu’une prise de contact entre le Mouvement pour tous les démocrates et les groupes parlementaires”. “La proposition que les petits partis se fondent dans une structure plus grande a été abordée”, admet-elle cependant, en nuançant aussitôt : “Mais tous doivent maintenant demander l’avis de leurs militants”. Pas de parti d’El Himma avant janvier prochain alors ? Ali Belhaj, chef de l’Alliance des libertés, semble plus optimiste : “Ce n’est que le début d’une recomposition du champ politique, mais je ne conçois pas que nous arrivions en rangs dispersés aux élections partielles du 17 septembre prochain, notamment à Safi et Marrakech”. Personne en tout cas, au sein des hizbicules, ne semble réticent à l’idée d’une grande famille centriste, pilotée en sous-main par El Himma. Mais en bon communicateur et marketteur, l’ex-numéro 2 du régime maîtrise l’art du suspense, en tenant en haleine les amateurs de petits potins politiques. En attendant, certains partisans du champion de M6 devisent déjà sur un éventuel rapprochement avec l’Union constitutionnelle et le Mouvement populaire. À suivre…


Cadi Ayyad. À table !

Les 18 étudiants incarcérés à la prison de Boulmehraz, à Marrakech, ont officiellement interrompu leur grève de la faim, samedi dernier. Les meneurs de la manifestation du 14 mai dernier, réprimée par la police, ont mis fin à 46 jours de jeûne suite aux promesses des autorités pénitentiaires, qui ont garanti à leurs familles de les séparer des prisonniers de droit commun et de les autoriser à poursuivre leur cursus universitaire. Résultat : le premier procès en appel, sans cesse repoussé à cause de l’état de fatigue des grévistes, est fixé au 4 août. “Ils mangent difficilement, mais ils récupèrent, nous rassure leur avocat, Mohamed Massoudi. Avec le comité de soutien, nous avons demandé à la direction de la prison d’établir la liste des médicaments dont ils ont besoin”.


Presse. La secte Moon kiffe M6

“Durant ses neuf ans de règne, Mohammed VI a prouvé que sa foi en la démocratie est sincère et qu’il est résolument moderne”, assène The Washington Times, dans un article, paru lundi 28 juillet. Le quotidien américain, réputé proche de la secte Moon (à ne pas confondre avec le Washington Post), dresse un portrait élogieux du roi et de l’état du pays. En substance, malgré l’audience des islamistes, Mohammed VI “a doté le pays d’une réforme pionnière sur le statut de la femme”, et “promeut un islam ouvert et tolérant”. S’il est fait état des millions de pauvres, du manque de logement ou d’infrastructure médicale, le journal argue de “ressources considérables mais insuffisantes”, pour mieux appeler la communauté internationale à s’impliquer dans ce “modèle pour la région”.



3 questions à Abdellah El Harif
[Secrétaire Général d’Annahj Addimocrati]


Votre parti a tenu son deuxième congrès national, marqué par deux démissions. C’est un remake des camarades se chamaillent ?
Pour nous, le congrès a été un succès politique. Le peuple marocain a besoin d’une direction ferme dans la lutte pour la démocratie et contre le libéralisme sauvage. Nous avons renouvelé la commission nationale à 50% et le secrétariat général à 60%. Deux camarades nous quittent, c’est triste, mais c’est aussi ça la démocratie.

La lecture, lors de votre congrès, d’une lettre adressée par le chef du Polisario, Abdelaziz, a choqué. Que pensez-vous des protestations de certains partis qui dénoncent une “traîtrise” ?
Les éléments qui manifestent devant notre siège expriment certainement les intérêts d’une clique militaro-policière. Nous avons toujours prôné l’autodétermination au Sahara (comme l’a fait le Maroc en 1981), et des négociations directes. Nous sommes donc dans une situation confortable. Il ne faut pas insulter l’avenir.

Les étudiants de Marrakech, parmi lesquels des militants d’Annahj, ont mis fin à leur grève de la faim. Pensez-vous que c’est une sage décision ?
Il y a souvent une confusion à ce sujet. Certains de ces étudiants sont membres d’Annahj Addimocrati basiste, organisation qui n’a aucun lien avec notre parti. Nous estimons que toute décision de nature à sauver des vies est bonne. Le plus important à nos yeux est leur libération.


PJD. Benkirane rentre dans le rang

Le parti de Abdelilah Benkirane surfe sur la vague de son congrès réussi. La jouant soft, le nouveau secrétaire général du PJD a accordé une longue interview à l’agence de presse mauritanienne, où il a réaffirmé son attachement aux “ministères de souveraineté”. Son camarade (et rival) Mustapha Ramid ne cesse pourtant de rappeler que la thèse politique, présentée lors du 6ème congrès, appelle à des réformes institutionnelles renforçant les pouvoirs du Premier ministre et du Parlement. Dans un récent rapport, le professeur Amr Hamzawy, de l’ONG américaine Carnegie Endowment, explique : “Le PJD fait face à la désillusion croissante de ses partisans, après avoir modéré ses positions sans réussir à gagner en influence politique.” Dur, dur d’être pragmatique.


Laâyoune. Mort d’un bidonville

La dernière des 10 800 baraques que comptait le camp Al Wahda dans la ville du sud a été rasée, vendredi 25 juillet, en présence de nombreux membres du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa. Considéré comme le plus grand bidonville du pays, Al Wahda, construit en 1991, était habité par 50 000 personnes, venus à essentiellement de Tan Tan et de Guelmim pour participer au référendum d’autodétermination qu’était censé organiser l’ONU. Les familles concerneés devraient être bientôt relogées dans des maisons de 120 mètres carrés construites en bonne partie avec des fonds publics. En attendant, elles ont eu droit à 30 000 dirhams chacune pour louer un logement.


Al Jazeera. ça tourne !

Après près d’un mois d’interruption, les cameramen de la chaîne qatarie peuvent ressortir leur matériel et regagner la rue, forts de l’autorisation de tournage délivrée par le Centre cinématographique marocain (CCM). Al Jazeera dispose à nouveau, depuis vendredi 25 juillet, d’une autorisation d’un mois. “En son absence, nous avons couvert les congrès du PJD et d’Annahj Addimocrati en filmant les deux réunions politiques en intérieur, puisque nous ne pouvions tourner en extérieur”, explique Hassan Rachidi, directeur du bureau de Rabat d’Al Jazeera. Pour ce dernier, par contre, le chômage technique n’est pas encore fini. Le tribunal administratif a rejeté, lundi 28 juillet, un recours contre le retrait de l’accréditation du journaliste.


Manhasset. Van Walsum, le mal aimé

Le Polisario persiste et récuse l’envoyé spécial des Nations-Unies pour le Sahara. Dans une allocution à Alger, Abdekader Taleb Omar, premier ministre de la Rasd, a affirmé à Alger, mardi 29 juillet que le Polisario se rendrait au cinquième round des négociations de Manhasset à condition que Van Walsum soit remplacé. Les indépendantistes sahraouis lui reprochent “un parti pris” pour le royaume depuis la remise de ses conclusions en avril dernier. Le rejet du diplomate onusien a été confirmé dans la journée par Ibrahim Ghali, membre de la direction du Polisario, qui accentue sa campagne à mesure que Manhasset V, dont la date n’a toujours pas été fixée, s’éloigne.


Ali Bel Houcine. La fin d’un casse-cou

L’inventeur du “mur de la mort” (mur circulaire qu’il parcourait verticalement en moto), s’est éteint dans son lit, à 84 ans. Un décès paisible aux antipodes de sa vie, vouée aux sports extrêmes et aux performances périlleuses. Les carrières atypiques doivent être de famille, puisque le neveu de Ali Bel Houcine n’est autre que Hajib, le chanteur de chaâbi. Ce dernier se souvient d’un “homme tellement discret que la majorité le pensait déjà mort, un oncle timide et bon, à l’origine de l’introduction des cirques et des foires au Maroc”. À en croire Hajib, sa profession de casse-cou, apprise en Espagne, lui aurait valu un présent royal. “Mohammed V lui avait offert une voiture de luxe”, raconte le chanteur.


George Orwell. Maroc 1938

L’écrivain George Orwell rejoindra, à titre posthume, le fabuleux monde des blogs en ligne. C’est le moyen de diffusion qu’ont choisi les fans de l’auteur pour publier l’un de ses journaux, commencé le 9 août 1938. 70 ans plus tard et à la même date, le Prix Orwell se chargera d’alimenter quotidiennement le support Internet. Ses mémoires, qui brassent voyages personnels et avant-goûts de la Seconde guerre mondiale, retracent aussi son séjour de 6 mois au Maroc avec photographies, documents administratifs et tout le toutim. Le site de la BBC publie déjà des extraits du futur blog. Orwell s’y attarde sur les soldats de Franco dans le “Maroc Espagnol”, confisquant la totalité des journaux français, même ceux favorables au régime espagnol. Ça a du bon, le wifi au paradis.


Belliraj. Procès en octobre

Le procès de trente-cinq membres ou complices présumés du réseau Belliraj commencera le 16 octobre prochain. Le procureur près la Cour d’appel de Salé, où est logé le tribunal antiterroriste, a reçu l’ordonnance de renvoi de 270 pages, mettant fin à l’instruction. De fait, la défense des six politiques (Moâtassim, Ragala, Merouani, Sriti, Maâ El Aïnine et Najibi) a eu pour la première fois accès au dossier et au PV de police, une de leurs revendications depuis le déclenchement de l’affaire en février dernier. Par ailleurs, un détenu a été libéré sans poursuites, et deux autres (poursuivis pour non-dénonciation) ont été remis en liberté provisoire. Le procès risque de durer, puisque le Parquet de Salé a reçu douze cartons de documents. De la lecture pour l’été.


Immobilier de luxe. Allo Saïdia, ici Rio

On savait que le défenseur de l’équipe d’Angleterre et du club de Manchester United avait fait l’acquisition d’une villa au Maroc, dans la station balnéaire de Saïdia. On connaît désormais le prix de cette propriété : 2 millions de Livres sterling (soit environ 29 millions de dirhams), d’après le portail immobilier britannique Holidayletting. La source ajoute que Rio Ferdinand souhaite prendre sa retraite au Maroc après la fin de sa carrière de footballeur. “La région dispose d’un grand potentiel d’investissement”, a précisé le défenseur, qui a conseillé à ses camarades, Gary Neville et John Terry, d’investir aussi dans des villas à Saïdia.


Santé. Femmes médecins en colère

Après avoir trouvé un terrain d’entente avec les médecins internes et résidents, voici la ministre de la Santé Yasmina Baddou confrontée à un problème non moins épineux : celui de la carte sanitaire. Le ministère vient de faire connaître les lieux d’affectation des médecins spécialistes. Et, visiblement, le tirage au sort a fait beaucoup de mécontent(e)s. L’Association nationale des femmes spécialistes est d’ores et déjà montée au créneau pour dénoncer des affectations lointaines et irrespectueuses de l’équilibre familial. “Les prédécesseurs de Mme Baddou ont toujours réussi à trouver un compromis acceptable pour ces mères de famille”, nous explique-t-on au sein de l’Association.



Humeur. Jours de fête

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Le type, là, scotché devant le feu rouge : “Je ne comprends pas, je ne sais même pas ce qu’on fête”. Ben oui. La femme, qui conduit sa voiture comme une monture digne du prix Hassan II : “Je sais que c’est la fête du trône. Mais pour moi, c’est le 3 mars, point final”. Parce qu’il y a les nostalgiques. Hassan II, Mohammed VI : cochez la bonne case, faites vos jeux, rien ne va plus. Le rêve est à portée d’un jet d’encre, aujourd’hui on dit une touche de clavier. La fête du trône ! Lui, il est juste heureux pour cette journée payée à ne rien faire.
Elle, eh bien elle, elle va se contenter de sourire, avec cet air de vous en vouloir. Parce que les hormones, la température. Parce que rien n’est comme avant. La fête du trône est devenue un jour heureux depuis qu’il est possible de la vivre sans subir, à un moment ou à un autre, le discours du trône. On peut zapper ou passer à autre chose, rester dans sa bulle, si on veut. Les nostalgiques vont verser une larme. Mais il n’y a vraiment pas de quoi. Imaginez un môme de 10 ans, obligé de se réveiller à six heures du matin un jour de fête, d’apprendre par cœur une chanson du genre oubliable. Il la récite, ses parents font semblant de sourire, le directeur d’école applaudit sans rien écouter. C’était cela la fête. Alors on peut pleurer cette ère révolue, où les fêtes étaient un rendez-vous aussi applaudi que craint. Aujourd’hui on pleure, peut-être de joie. Ou bien on pleure parce que Youssef Chahine, celui qui a failli sauver le cinéma arabe, est mort deux ou trois jours avant. On pleure aussi parce que c’est les vacances. Il y a juste que l’on ne sait plus quoi faire, où aller, commencer par rendre visite à sa famille ou régler ses arriérés d’impôts, s’occuper de son chat ou de la femme de sa vie… Bonnes vacances.



VITES !

Trois lionceaux, possibles porteurs des gènes des lions berbères d’Afrique du Nord, sont nés dimanche dernier au zoo de Vienne en Autriche. Il n’existe plus dans le monde que quelques rares lions de cette espèce, en voie de disparition. Le dernier en liberté a été abattu au Maroc en 1922.


À l’occasion de la fête du trône, Mohammed VI a décoré plusieurs personnalités françaises, dont Dominique Strauss-Kahn, Rachida Dati et le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux. Curieux, pour un homme responsable de l’expulsion manu militari d’un grand nombre de Marocains échoués en France…


Les douanes françaises ont saisi à l’aéroport de Roissy, durant le mois de juillet, plus de 21 000 produits électroniques contrefaits pour une valeur de 1,8 million d’euros. En provenance de Chine, une bonne partie de ces faux lecteurs MP3 et cartes mémoire estampillés Sony devait inonder le marché marocain.


Le réalisateur de Délivrance et Excalibur, John Boorman, tournera au Maroc, début septembre 2009, une adaptation de la vie de l’empereur romain Hadrien, d’après Les Mémoires d’Hadrien, de Marguerite Yourcenar. Le rôle principal sera interprété par Daniel Craig, le nouveau visage de James Bond.
 
 
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