La tecktonic, une mode qui vient rappeler à Zakaria Boualem quil est vieux.
Nom : Boualem
Prénom : Zakaria
Né en 1976 à Guercif
Signe particulier : Marocain à tendance paranoïaque
Pour Zakaria Boualem, lété est une période particulièrement pénible. Pour une raison qui lui échappe, lensemble des bipèdes qui lentourent décident chaque année de se livrer à une série dexcentricités qui polluent considérablement son environnement. Autrement dit, tout le monde, dun commun accord, se lâche. Et ce nest pas brillant ! Contrairement au caoutchouc, le civisme des Marocains se contracte à la chaleur de lété. Du coup, le Zakaria Boualem, soucieux de préserver la santé de ses lecteurs - qui, après tout, le font vivre -, a identifié un certain nombre de dangers estivaux. Voici donc, pour la première fois dévoilés au grand jour, grâce à la presse indépendante, les pièges de l'été !
Le pantacourt. Cet étrange vêtement qui sarrête soudain au-dessous des genoux a réussi à fédérer autour de son design un nombre considérable dhommes de tous les âges. Visuellement, cest pourtant un échec total. Le Marocain, en général petit et râblé, ne sort pas grandi par ce choix audacieux. Debout, lhomme en pantacourt a lair assis. Lorsque le pantacourt est assorti dune paire de sandales en simili cuir, dun gilet multipoches et dune casquette BMCE, on peut parler de fiasco. À éviter, donc.
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Le Quad. Ce moyen de transport possède létonnante particularité de cumuler les inconvénients de la voiture et de la moto. Encombrant, bruyant, casse-gueule, il a été adopté en masse par les amateurs de cabrage sauvage, les cow-boys des plages et autres cascadeurs en tous genres. Il est surprenant de constater que notre noble police, particulièrement vigilante pour tout ce qui est monté sur roues, tolère ces bolides non immatriculés sans frémir de la moustache. Zakaria Boualem vous conseille la fuite.
Le psspsskss. Cest le cri de guerre du dragueur des plages, inchangé depuis les années 70 au moins. Tourmenté par ses hormones, chauffé à blanc par la canicule et contrarié par la crise du logement, le dragueur des plages balance ses psspsskss à tout vent, comme un SOS à la face du monde, un cri damour déguisé en sifflement animal. Le plus étonnant, cest que sa technique fruste fonctionne plutôt correctement. Zakaria Boualem, toutefois, évite ce genre dapproche pour des raisons de sécurité. Cest quil a grandi à Guercif, et chez ces gens-là, monsieur, un psspsskss mal ciblé peut générer une guerre civile ou deux.
La tecktonic. Il fallait bien que cela arrive. Une mode qui vient soudain rappeler à Zakaria Boualem quil est vieux. Il est facile dironiser sur les coupes de poulet, les vêtements de poule, les démarches de coq et les gesticulations de dindon. Zakaria Boualem préfère se dire que si ça leur fait plaisir, après tout, pourquoi pas... Mais bon, pas trop fort quand même. à éviter si possible, finalement.
Le mariage. Le guet-apens absolu. Se retrouver coincé des heures sous les néons, engoncé dans un costume, bombardé de musique suraiguë, regarder passer les plats en se demandant à quelle heure on peut partir sans vexer tout le monde, écouter les commentaires, faire semblant de se pâmer devant la troisième tenue
À fuir, définitivement.
Le climatiseur. Comme limmense majorité des Marocains, Zakaria Boualem considère la climatisation non pas comme un confort mais comme une nuisance insupportable, générant un risque de maladie majeur, un truc à peine moins dangereux quune vipère. Zakaria Boualem fait aussi partie de ceux qui, pour tous leurs maux, accusent le froid de les avoir frappés. Une indigestion ? Une infection urinaire ? Un lumbago ? Une migraine ? Le froid, toujours le froid
On me signale que la page est finie, ce qui est dommage parce que la liste est encore longue. Soit. Il reste à notre héros à vous souhaiter de bonnes vacances, ce qui devrait être le cas si vous parvenez à déjouer les pièges cités plus haut. Cest tout ? Ben oui
Et merci ! |