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Par Fahd Iraqi
La Semaine
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Abdeslam Ahizoune et Karim Zaz,
patrons respectifs de Maroc Telecom
et Wana.
(TNIOUNI)
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Offshoring. Le match Wana - Maroc Telecom
Wana et Maroc Telecom déterrent la hache de guerre. À lorigine de ce nouveau litige, les tarifs dinterconnexion liés aux activités de loffshoring. En clair, lopérateur historique juge exorbitant le prix de raccordement aux infrastructures installées par Otéo, la filiale de Wana dédiée aux nouvelles zones dactivité de loffshoring, et la redevance à payer. Un recours a été déposé dans ce sens par Maroc Telecom à lANRT pour pratiques anticoncurrentielles de Wana. Le dossier est |
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| actuellement en cours dinstruction par lAgence de régulation. Contacté par TelQuel, la direction de la concurrence et de suivi des opérateurs, au sein de lANRT, refuse de divulguer la moindre information. Normalement, le délai maximal de linstruction est de quatre mois. En attendant, Otéo a déjà commencé à vendre ses solutions clés en main aux premiers clients installés sur Casanearshore. Toutefois, rien noblige les résidents du parc à opter pour les offres de Wana. Les autres opérateurs de télécommunications peuvent aussi proposer leurs propres produits. Mais pour être en mesure de le faire, ils doivent payer une redevance au propriétaire de linfrastructure en place, à savoir Otéo. La filiale de Wana a investi pas moins de 120 MDH dans un équipement aux normes les plus modernes, comprenant de la fibre optique pour toute la zone. Ce nouveau clash entre Wana et Maroc Telecom était prévisible. Au lendemain de ladjudication du marché de loffshoring à Wana, lopérateur historique avait saisi lautorité compétente pour avoir des explications sur les résultats de lappel doffres relatif à Casanearshore. Il n'en aura pas. Ce nouveau rebondissement traduit in fine lintérêt accordé par les opérateurs au marché de loffshoring. Un marché qui deviendra de plus en plus juteux avec la mise en place de nouveaux parcs dédiés aux activités de loffshoring. En d'autres termes, laffaire ne fait commencer
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Commerce extérieur. Comment doper lexport ?
Le gouvernement sattaque au déficit commercial. Une stratégie de promotion des exportations est actuellement en cours de préparation par le département du Commerce extérieur. Elle devrait être prête pour la deuxième semaine de décembre et présentée au gouvernement et aux différents décideurs économiques. Cette stratégie repose sur un certain nombre daxes. Il sagit notamment de la nature de loffre exportable locale, des spécificités des marchés à lexport et de la typologie des entreprises concernées par le commerce extérieur. Cette stratégie vise par ailleurs à mieux coordonner les actions des entités publiques, dune part, et des associations de lautre, lobjectif étant darriver à mieux répartir les rôles. La dimension régionale sera également présente dans cette stratégie, avec comme finalité déquilibrer la promotion entre les différentes régions du Maroc. |
Pêche. Stratégie, où es-tu ?
Décidément, le secteur de la pêche est un véritable casse-tête pour le département de Aziz Akhannouch. Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime vient en effet de donner le coup d'envoi d'une étude pour la définition d'une nouvelle stratégie pour le secteur. Cette étude, confiée au groupement maroco-anglais Valyans consulting / monitor suite à un appel d'offres, devra identifier les meilleures options pour améliorer la compétitivité du secteur. Lobjectif est daccroître la contribution des pêcheries nationales au PIB et daméliorer la situation économique des pêcheurs. Cette étude, à laquelle un deadline de 5 mois a été fixé, proposera aussi des voies pour la consolidation du positionnement du Maroc dans les filières des industries de la pêche. Dautres aspects transversaux du secteur devraient être également pris en charge par létude, notamment la mise à niveau du cadre juridique et institutionnel. |
Transport. Prime à la casse
Cette fois sera-t-elle la bonne ? Le gouvernement vient de mettre en place une nouvelle stratégie pour encourager les transporteurs à renouveler leur parc de véhicules vétustes. Une convention de partenariat a été signée entre la Fédération nationale du transport routier, la Riad Motors Holding, la Banque centrale populaire, RMA Watanya et la CGEM. En vertu de cet accord, les transporteurs éligibles à l'acquisition d'un véhicule neuf peuvent bénéficier d'une prime gouvernementale. La fourchette de celle-ci se situe entre 90 et 130 000 DH, selon le tonnage du véhicule. Cette initiative offre ainsi aux transporteurs éligibles une solution clés en main : un camion neuf équipé en dispositifs de sécurité, un financement et un contrat d'assurance. Mais pour bénéficier de ce pack, lintéressé doit mettre son ancien véhicule à la disposition de l'Etat
qui l'enverra à la casse. |
Tourisme. Made in India
Les Indiens sintéressent au tourisme marocain. Le groupe hôtelier Berggruen compte investir quelque 75 millions de dollars dans la construction de plusieurs unités hôtelières à Casablanca, Mohammedia, Rabat, Meknès et Fès. Un mémorandum dentente, portant sur une enveloppe de 50 millions de dollars, a été signé dans ce sens avec la société marocaine Filacom. Objet : la construction, dans une première étape, de six à sept hôtels 3 et 4 étoiles. Un montant supplémentaire de 25 millions de dollars sera consacré à la deuxième phase du projet, qui concernera d'autres villes. Daprès les responsables du groupe indien, le choix du Maroc se justifie par son emplacement stratégique proche de l'Europe. Le groupe hôtelier indien Berggruen est une filiale de Berggruen International, basée à New York. |
OFF.
La liste des locataires de Casanearshore devrait se rallonger dans les prochaines semaines. De nouvelles sociétés vont sinstaller dans le parc casablancais, dont Accenture. De quoi confirmer le succès de loffre marocaine en matière doffshoring. 32 sociétés sont actuellement installées ou en cours dinstallation à Casanearshore. Pour Rabat Technopolis, lengouement semble le même.
Létude sur la stratégie industrielle du Maroc devrait être prête dici fin octobre. Réalisée par le cabinet McKinsey, elle constitue le prolongement du plan Emergence. Cette étude, sur plusieurs axes ( climat des affaires, formation, création de plateformes industrielles intégrées), devrait déboucher, fin novembre prochain, sur la signature dun contrat-programme entre le gouvernement et la CGEM. |
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