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Pages coordonnées par Nina Hubinet
La semaine
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Le président soudanais
Omar Al Bachir.
(AFP)
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Soudan. La paix ou les poursuites ?
La poursuite d'un accord de paix au Darfour justifie-t-elle de bafouer la justice internationale ? C'est en tout cas ce que semble penser l'Union Africaine (UA), ainsi que quelques puissances européennes, la France et le Royaume-Uni en tête.
Accusé par la Cour pénale internationale (CPI) de génocide, crimes contre l'humanité et crime de guerre au Darfour, Omar Al Bachir, le |
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président du Soudan, attendait la décision des juges de la CPI, qui devaient statuer dans un délai de deux ou trois mois sur la validité de l'inculpation et l'émission d'un mandat d'arrêt.
Mais sans attendre leur décision, un front s'est constitué en Afrique pour tenter de contrer le processus judiciaire engagé par le juge Luis Moreno-Ocampo. Ainsi, fin juillet, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU votait un renouvellement du mandat de la force de paix conjointe de l'ONU et de l'UA au Darfour (Minuad), la Libye et l'Afrique du Sud obtenaient qu'il soit pris note des préoccupations manifestées par certains membres de l'UA sur les conséquences éventuelles de poursuites contre Al Bachir. Pour ces pays, l'arrestation du président soudanais entraverait tout espoir d'avancée dans le processus de paix au Darfour. Depuis, ce mouvement n'a cessé de gagner en ampleur. Lundi 8 septembre, à Khartoum où il était en visite, le Tanzanien Jakaya Kikwete, président en exercice de l'UA, a indiqué que l'organisation panafricaine soutenait le report de l'inculpation. La Ligue Arabe, qui a repris la même posture, veut aussi peser de tout son poids, avec l'UA, lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU (23 septembre) pour inciter le Conseil de sécurité à invoquer l'article 16 du Statut de Rome, qui oblige la CPI de surseoir à toute poursuite dans un délai de douze mois.
Outre la Chine et la Russie qui y seraient favorables, deux autres membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir la France et le Royaume-Uni, pourraient faire de même. En contrepartie, il sera demandé à Khartoum de livrer deux Soudanais, Ahmad Harun et Ali Kosheib, inculpés en 2007 par la CPI de crimes contre l'humanité, et de lever tous les obstacles au déploiement de la Minuad. |
Irak. Changement de front
Le président George W. Bush a annoncé, mardi 9 septembre, le rapatriement de 8000 hommes des effectifs américains en Irak dans les prochains mois. Et si les progrès en Irak tiennent, nos dirigeants militaires croient que de nouvelles réductions seront possibles dès la première moitié de 2009, a-t-il ajouté. Ces retours iront cependant de pair avec l'envoi de renforts en Afghanistan, qui connaît depuis quelques mois une intensification de l'insurrection. Ces redéploiements laissent en suspens la question de la présence américaine à long terme en Irak, objet de négociations entre Washington et Bagdad. Un accord, que l'administration Bush espérait avant fin juillet, se fait toujours attendre
alors que les responsables irakiens avaient affirmé unilatéralement qu'un accord était déjà conclu, fixant à 2011 la fin de la présence étrangère en Irak. |
Pakistan. Début de l'après Musharraf
Asif Ali Zardari, 53 ans, chef du Parti du peuple pakistanais (PPP), est devenu depuis le 9 septembre le 14ème président du Pakistan. Il succède au général Pervez Musharraf, poussé à la démission par la coalition issue des législatives du 18 février. Le veuf de Benazir Bhutto avait, sans surprise, recueilli plus de 70% des suffrages du Parlement et des 4 assemblées provinciales lors des élections présidentielles. Personnage controversé et relativement impopulaire, Zardari se retrouve aujourd'hui à la tête d'un pays au bord du chaos, où les combats font rage entre l'armée et les islamistes et où les attentats terroristes sont devenus quotidiens. Et pour ne rien arranger, les relations avec Washington, allié stratégique mais également premier bailleur de fonds, ne sont pas vraiment au beau fixe
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Etats-Unis. Le retour de McCain
Le candidat républicain à la présidentielle américaine reprend du poil de la bête. Pour la première fois depuis des mois, John McCain reprenait l'avantage sur son adversaire démocrate, Barack Obama, dans un sondage publié lundi 8 septembre par USA Today/Gallup. Dopé par la convention républicaine qui s'est achevée à St-Paul (Minnesota), McCain obtenait 50% des intentions de vote (contre 46% pour Obama)
alors qu'il était distancé de 7 points avant la grand-messe républicaine. Une nette remontée qu'il doit largement à l'effet positif de la nomination de sa colistière Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska. C'est sur ce léger avantage que la bataille entre les tickets républicain et démocrate a marqué une pause, le 11 septembre, date du septième anniversaire des attentats de New York. Les candidats ont bien évidemment sacrifié au rendez-vous incontournable à Ground Zero. |
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Lu pour vous [FRANCE]
Mystère autour de la santé de Kim Jong-Il
Arnaud de La Grange, Le Figaro du 10 septembre.
Les bulletins de santé des chefs d'État ne s'affichent guère de gaieté de cur dans les couloirs, mais au pays du grand secret, le sujet atteint des sommets d'opacité. Qu'en est-il réellement de la santé de Kim Jong-Il, le leader nord-coréen, donné comme sérieusement malade par plusieurs services de renseignements ? (
) Un responsable du renseignement américain a déclaré que Kim Jong-Il pourrait avoir été victime d'une attaque cérébrale (
) Si la santé du dernier dirigeant follement stalinien de la planète suscite tant d'attention, c'est qu'elle ouvre sur deux sujets d'interrogation majeures : la succession en Corée du Nord et l'avenir de la question nucléaire. Côté succession, le mystère est total (
) Malgré sa caricaturale apparence - talonnettes et cheveux bouffants - Kim Jong-Il s'est montré depuis 1994 plutôt habile manuvrier, jouant avec efficacité le chantage nucléaire (
) Avec ou sans Kim Jong-Il aux manettes, les grands marchandages autour de l'atome devraient donc continuer. |
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