Audiovisuel. Les fatwas de la HACA
Omar Raddad : "Un Rifain n'abandonne jamais"
Diplomatie. L'espion de sa Majesté
Sport. Running woman
Humeur. Jamais sans ma voiture
Reportage. Dima dima Derb Ghallef
Caucase. Le réveil de l'Ours
Publicité. Réclame ramadanesque
Livre. Le monde selon Choukri
Parution. Mes amours, mes amis et moi
Driss Roukhe. Un héros si discret
N° 340
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


Les projets de Kudla au Maroc
seraient-il menacés ?
(AIC PRESS)

Investissement. Quand Kudla communique...


C’est un drôle de communiqué que le groupe Kudla, filiale d'Inteco (division immobilière du géant Gazprom), a publié dans de nombreux organes de presse marocains. Le promoteur immobilier, créé en 2007 avec un capital de 155 millions de dirhams, loue l’excellence des relations entre le Maroc et la Russie, citant le responsable des affaires économiques au sein de l’ambassade de Russie à Rabat.
Et au texte de détailler les différents investissements du groupe sur les
dix années à venir, soit près de 25 milliards de dirhams. Pour comprendre la réaction de ce mastodonte russe de la promotion immobilière, il faut revenir quelques semaines en arrière. Alors qu’il se trouvait au nord du pays, Mohammed VI a ordonné l'arrêt des travaux de deux projets immobiliers et touristiques sur la côte méditerranéenne, dans la région de Ouad Laou, près de Tétouan. L’un appartient à des investisseurs britanniques, alors que le second est l’œuvre du groupe Kudla. Cette décision serait motivée par l’inexistence des autorisations de construire, en principe délivrées par les autorités locales, ainsi que par de nombreuses plaintes portées par les riverains des deux projets, accusant leurs initiateurs d’expropriation foncière illégale. D’autres informations, relayées par la presse locale, avaient associé le groupe Kudla et ses investissements au Maroc avec des activités illégales. Ce communiqué est probablement une manière de rassurer les autorités locales et d’éviter de compromettre le reste des projets de la filiale d’Inteco au Maroc.


Banques. Les reproches de Jouahri

Le gouverneur de Bank Al-Maghrib n’a pas ménagé les établissements bancaires lors de sa dernière sortie médiatique, jeudi 25 septembre, au lendemain de la revalorisation du taux directeur de la Banque centrale à 3,5%. Abdellatif Jouahri a en effet recommandé aux banques de revoir leurs politiques commerciales, leur reprochant de s'être enrichies sans que les prix de leurs services ne soient revus à la baisse. “Il est temps que les banques se résignent à réduire leurs niveaux de bénéfices. Ces derniers ont atteint des niveaux très confortables”, a-t-il déclaré. Il a également promis une meilleure prise en charge financière des PME, souvent snobées par les institutions bancaires de la place, même si elles constituent près de 90% du tissu économique national.


Artisanat. Un plan “Tajine sans plomb”

Le secrétariat d’Etat chargé de l’artisanat se penche depuis de nombreux mois sur l’élaboration d’un plan d’urgence pour réhabiliter l’un des symboles de notre culture : le tajine. Pour rappel, l'ustensile de cuisine avait été l’objet d’une alerte sanitaire en provenance du Canada, les glaçures en céramique dont il est enduit contenant des quantités élevées d’oxyde de plomb. Le département d’Anis Birou veut aujourd'hui impliquer toute la filière dans l’application des mesures de ce plan d’urgence. Des actions de sensibilisation cibleront aussi bien les artisans potiers et les vendeurs que les exportateurs. Une recherche sur les matières première est également en cours et constitue l’ossature de ce plan d’urgence. Objectif : rendre au tajine ses lettres de noblesse à l’étranger, sans trop de plomb.


Ministères. La vogue des enquêtes

C’est la tendance dans les rangs du cabinet Abbas El Fassi. Nombre de ministres ont lancé des appels d’offres pour l’élaboration d’enquêtes d’image et de mesure de taux de satisfaction. Le premier concerné est Salaheddine Mezouar. Le ministre des Finances vient en effet de diligenter une enquête pour mesurer la satisfaction des autres départements ministériels, ses partenaires institutionnels, fonctionnaires et autres collaborateurs. Quelques semaines plus tôt, c’était Karim Ghellab qui avait initié une opération similaire. Le ministre de l’Equipement et du transport avait recruté un cabinet d’études pour mesurer le taux de satisfaction quant à l’action de son département.


Tourisme. Marrakech attire... les investisseurs

Si la ville ocre est en perte de vitesse sur le plan touristique, elle continue à attirer les investisseurs étrangers. Les derniers en date viennent de très loin, de l’Île Maurice plus précisément. Il s’agit du groupe Beachcomber, pionnier de l’hôtellerie mauricienne, également présent aux Seychelles, qui a annoncé son intention de s’installer à Marrakech. Le groupe Beachcomber est l'une des parties prenantes du projet Royal Palm Marrakech. Situé à une dizaine de kilomètres de la ville impériale, le complexe abritera 251 villas (d’une superficie allant de 240 à 850 m2), dont la commercialisation vient de débuter, un hôtel de 150 suites, un spa et un golf de 18 trous.


OFF.

Du nouveau pour les produits financiers islamiques. La Direction des impôts est sur le point de publier une circulaire les mettant au même niveau d’imposition que les produits financiers conventionnels. Trop chers, ces produits halal ont eu du mal à s’imposer sur le marché marocain depuis leur autorisation par Bank Al-Maghrib il y a de cela près de deux ans.


CFG Group envisage de poursuivre en justice Le Matin, pour “diffamation et accusations mensongères”. Dans son édition du 24 septembre, un article paru sur le quotidien accusait le groupe dirigé par Amyn Alami d'être à l'origine de la chute des cours à la Bourse de Casablanca, via le recours massif aux ventes à découvert. Allégation réfutée par les dirigeants de CFG Group.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés