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N° 341
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Au nom de la loi

Je voudrais revenir sur un éditorial (TelQuel n° 337) , dans lequel vous évoquiez la schizophrénie qui ronge et décime les Marocains ... En fait , cette confusion entre tradition et modernité peut être à l'origine de plusieurs impasses et/ou situations limite insolites, où l’on en arrive à appuyer les idées les plus folles. Prenons par exemple le cas Maghrawi, avec sa fatwa autorisant le mariage des fillettes de 9 ans : cela a évidemment créé un tollé et engendré un refus quasi systématique des Marocains (la majorité en tout cas), comme en témoigne la vitesse vertigineuse avec laquelle un groupe de soutien baptisé “Contre le mariage des filles de 9 ans” a vu le jour sur Facebook, récoltant des milliers de signatures en quelques jours à peine. Quand on lit les commentaires des uns et des autres, on tombe toutefois sur des commentaires curieux, parfois franchement décevants. Car certains soutiennent mordicus que l’union (avec une fillette de neuf ans !) reste concevable, s’appuyant sur l’histoire (le mariage du prophète avec la jeune Aïcha) et allant jusqu’à considérer cet acte comme relevant de la Sunna. Pourtant, quand on leur demande s'ils accepteraient de marier leurs filles de 9 ans, la réponse est non, comme par enchantement. Alors voilà, hypocrisie à part, tout ce beau monde semble oublier que la loi marocaine interdit clairement le mariage avant l'âge de 18 ans révolus. S'attarder sur les diverses interprétations de la Sunna ne mènerait strictement à rien parce que la loi civile (et moderne, si l’on ose dire) est la seule qui puisse fédérer et unifier les rangs. Alors respectons la loi, respectons notre époque, et chassons le flou, les ambiguïtés et toute trace d’archaïsme dans notre société. À bon entendeur...

Anas Aitmi, Rabat.



La médina, le tourisme et les motos

Je suis de plus en plus stupéfait du silence des autorités et de la wilaya de Marrakech. Nous sommes en train de perdre la médina au profit des vélos et motos, qui font des pointes en se faufilant entre les passants au risque d'en blesser plus d'un. Personnellement, j’ai vu de mes propres yeux une touriste se faire renverser par un motard qui a pris la fuite… Evidemment, les passants et les marchands n'osent jamais intervenir. “Ce n'est pas notre boulot”, disent-ils. Des citoyens ont signé et fait circuler des pétitions mais, à ce jour, personne n’a bougé le petit doigt. Pas de réaction, walou. Question : est-ce qu'on attend qu’il y ait un jour des morts pour oser se bouger ? Je termine mon plaidoyer en soulevant par la même occasion le problème des saletés qui s’accumulent sur les trottoirs, un “détail” certainement incompatible avec notre objectif de dix millions de touristes.

Mustapha Najih, Marrakech.



Laïcs ou bikheer

Mesdames et messieurs de TelQuel, il vous faudrait, pour rester dans l’esprit de démocratie que vous semblez défendre, vous limiter à publier les opinions de vos lecteurs, mais sans les commenter. S’il vous plaît. Il vous faudrait aussi accepter le fait que vous êtes de fervents défenseurs de la cause dite laïque. C’est tout, merci.

Simo Baitar, Montreal.



La fête du rire

Ce n’est pas parce que le ramadan est fini que l’on va oublier la question : pourquoi s'obstine-t-on, à chaque année, à vouloir nous faire rire en cette circonstance (le ramadan)? Et pourquoi, a fortiori, cet acharnement au moment même du repas, sachant que la musique andalouse était un bien meilleur “digestif” ? Et puis, par-dessus tout, qu’en pensent les “sages” de notre chère HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle). Allez, bonne fête quand même.

Abdeslam Acharki, Casablanca.

 
 
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