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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Maria A. Daïf

La semaine.

Ouverture du spectacle du
cirque de Moscou sur glace.
(DR)

Spectacle. Show sur glace


Prenez des jongleurs, des contorsionnistes, des voltigeurs et des clowns, donnez-leur des patins à glace et vous obtenez un spectacle doublement surprenant : “Le cirque de Moscou sur glace”. Pas moins de 30 artistes venus de Russie qui se relaient sur la piste blanche, glissant sur scène ou virevoltant dans les airs, entre numéros comiques et shows féeriques. Des danseuses de ballet aux artistes du hoola-hoop, le spectacle oscille entre tradition russe et cirque contemporain avec des
acrobates, formés dans les plus grandes écoles russes, et des champions sportifs. Cette originalité et ce savoir-faire ont permis à la troupe d’acquérir une renommée internationale. “Ce deuxième plus grand cirque du monde, après le Cirque du Soleil, se produit pour la première fois en Afrique”, déclarent les producteurs du spectacle, qui n’ont pas lésiné sur la logistique. Et d’ajouter : “Une patinoire sera reconstituée sur place à partir de glace synthétique importée de France”. Et près de 350 costumes défileront en deux heures. De quoi en prendre plein la vue. D’autant que les représentations de cirque sont peu fréquentes. “Deux à trois fois par an, alors qu’il existe un vrai besoin au niveau du cirque au Maroc”, confie l’organisation. Le spectacle se produira à Meknès (cinéma Rif, le 29/10), à Marrakech (Palais des congrès, le 30/12), à Rabat (théâtre National Mohammed V, les 31/10 et 01/11) et à Casablanca (salle couverte Complexe Sportif Mohammed V, le 02/11).

De 100 à 400 dirhams.
Réservations : 044 89 12 07



Sortie. Mon flic, ce héros

Des bolides chargés de drogue qui foncent à toute allure du sud de l’Espagne aux grandes villes françaises : voici le Go Fast, une technique de trafic en vogue ces dernières années, qui donne son nom au dernier film d’Olivier Van Hoofstadt. Un scénario digne d’un bon film d’action mais avec, cette fois, la volonté de héroïser la police et ses moyens ultramodernes. Roschdy Zem y campe un flic français infiltré dans un gang et jeté à près de 200 km/h sur l’autoroute. Opportunité jamais accordée depuis 30 ans, l’acteur d’origine marocaine a enduré trois mois d’entraînement dans les troupes d’élite, également “prêtées” pour des scènes d’arrestations. Tout ce qu’il faut en somme pour que ce soit plus vrai que vrai, quitte à passer pour un spot de recrutement. Le souci de réalisme est également présent côté script, écrit sous les conseils d’anciens trafiquants, et côté tournage, puisque celui-ci s’est fait sur de vrais lieux de trafic, des plantations du Rif marocain aux cités de Seine-Saint-Denis. Attachez vos ceintures !

Go Fast, au mégarama.



Création. Le retour de Amine ou Bikheer

Grande nouvelle dans le petit monde de la mode : Amine Bendriouch prépare sa première collection de prêt-à-porter ! “D’habitude, les gens regardent mes modèles, trouvent ça génial, mais avouent qu’ils n’oseraient jamais les mettre. Cette fois, ma collection est destinée à tout le monde”, explique le styliste. Pour la présentation au grand public, un défilé est prévu début novembre. En attendant, Amine se fait très discret. Une seule info a filtré : c’est Karim Tazi, PDG de la marque Marwa, qui parraine sa première collection commerciale. Et côté fringues, il y en aura pour les femmes, les hommes, avec quelques pièces unisexe, mais promis, toutes mettables.


Disparition. Le blues des yeux bleus

Ses yeux bleus se sont fermés, les nôtres n’ont plus qu’à pleurer. Paul Newman, dernière icône de l’âge d’or hollywoodien au jeu pourtant moderne, a attendu 83 ans pour s’en aller rejoindre James Dean et Marlon Brando, ses potes de l’Actor’s Studio qui lui ont, un temps, sérieusement fait de l’ombre. Tricheur au billard, enquêteur cool, mari impuissant, gangster félin ou alcoolique au bout du rouleau : ses rôles, en plus de cinquante films (Le Gaucher, L’Arnaque, Luke la main froide, Butch Cassidy et le Kid, La Chatte sur un toit brûlant), en ont fait un monstre sacré huit fois nominé aux Oscars (qu’il obtient en 1985 pour La Couleur de l’argent de Martin Scorsese). Réalisateur respecté (Rachel Rachel, L’Influence des rayons Gamma…) et mari fidèle (de Joanne Woodward), Paul Newman, vu pour la dernière fois au cinéma dans Les Sentiers de la perdition de Sam Mendes (2002), est resté debout jusqu’au bout, militant contre la drogue (son fils est mort d’une overdose) comme pour les droits civiques.


Prix. Talent en vue

“On est fiers !”, s’exclame Vincent Melilli, directeur de l’Ecole supérieure des arts visuels (ESAV) de Marrakech : Mehdi Azzam, élève de 3ème année, a reçu le 1er prix des films d’écoles de cinéma, lors du Festival du film de San Sebastian. Le jury, présidé par le réalisateur israélien Amos Gitai, a choisi de récompenser son court métrage, Les bal des suspendus, parmi la douzaine de films en compétition. Le troisième court de ce Marrakchi de 24 ans raconte le dilemme d’un fils devant choisir entre la campagne de son père et la ville. En ce moment même, Mehdi se trouve au festival du film Francophone de Namur, sélectionné pour un atelier d’écriture.


Festival. FIFM huitième, enfin

À un peu moins de six semaines du coup d’envoi de la 8ème édition, prévue du 14 au 22 novembre, le FIFM (Festival international du film de Marrakech) donne enfin signe de vie. “Il y a eu un léger retard au niveau de la communication, en raison notamment des incertitudes pesant sur les artistes auxquels le Festival rendra hommage”, nous a expliqué une source proche des organisateurs. Si la sélection en compétition n’est pas encore arrêtée, la section “hommages” est déjà verrouillée. Marrakech rendra hommage à la Grande-Bretagne avec, entre autres, un spécial Ben Kingsley, acteur rendu célèbre par son rôle-titre dans Ghandi (1982). D’autres hommages devront être consacrés à des pointures du cinéma mondial, comme le Russe Andreï Konchalovsky (Un nid de gentilshommes, Maria’s lovers) ou l’Egyptien Youssef Chahine, récemment disparu.


Théâtre. Fallouja, mon amour

Après la persécution des journalistes (Aouicha), l’arbitraire du pouvoir local (Figurines de papier) ou encore l’adultère (La dernière danse), Driss Roukhe le dramaturge s’attaque aux dégâts de la guerre en Irak : sa nouvelle pièce, Fallouja, porte de l’enfer, sera présentée en avant-première le 11 octobre, au théâtre Mohammed V de Rabat. Avec les comédiens Ilham Loulidi El Yousfi, Saïd Bey, Abdelkader Bouzid et Imane Reghay, vivez l’invasion américaine, à travers les yeux d’une femme irakienne non voyante, attaquée chez elle par un soldat, et qui va défendre, toute une nuit et par tous les moyens, son honneur, sa culture et ses convictions.


Concours ciné. Libres comme l’air

Coup de sirocco sur le Grand Socco ! Pour la deuxième édition, du 14 au 18 janvier 2009, de son festival Cinéma jeunes talents, la Cinémathèque de Tanger invite les réalisateurs dans le vent à se lâcher en toute liberté sur le thème du “Chergui”. Docu en 35 ou 8mm, fiction façon portable ou expérimental sur numérique : faites ce que vous voulez, tant que ça ne dépasse pas 15 minutes, et envoyez vos films au festival avant le 1er décembre 2008. Les dix sélectionnés se verront offrir cinq jours d’atelier de formation au son, avant que leurs travaux ne soient présentés et, peut-être, primés, en soirée du 17 janvier.

Inscriptions : cinemajeunestalents.blog




Humeur.
L’haj omega-3

Hassan Hamdani
h.hamdani@telquel.info

L’haj ne sait rien de la crise des subprimes, ni du Mac Giver de la finance internationale : le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson. L’haj fait dans la gargote spécialisée dans le poisson du côté du Marché central à Casablanca. Mais, mis à part l’odeur de friture qui l’entoure, il n’est pas très différent d’un banquier de Wall Street sûr de son fait. L’haj donne sa main à embrasser à ses serveurs, les regarde, d’un œil paternaliste, percevoir leurs salaires en liquide sur le coin d’une table graisseuse. Il revient juste de la Omra et constate, satisfait, qu’il n’y a pas eu de mouvement social importun dans son snack pendant son absence. Il a beaucoup prié pour ça à la Mecque. ça a visiblement marché, tous ses employés ont la même attitude obséquieuse et le regard las. Aussi, L’haj est de bonne humeur. Il offre un bout de poisson frit à sa jeune serveuse qui l’accepte, tête baissée, avant de filer le manger sur un bout de comptoir. C’est qu’il y tient au labeur de toute une vie. Il peinait dans le poulet rôti avant de se reconvertir dans le merlan frit. L’haj s’est inspiré du snack voisin, même dans le nom qui est identique à une lettre près. Il applique le copier-coller dans toute sa splendeur, en bon capitaliste marocain. L’haj est déconnecté des flux financiers, paraît-il. Cela ne le rend pas plus humain…



Expo
Artiste-peintre trentenaire et professeur d’arts plastiques originaire de Berrechid, c’est à Casablanca, où il travaille, que vous risquez de croiser la fine silhouette de Aziz Nadi. C’est l’IF de Meknès qui l’a invité à exposer ses toiles jusqu’au 24 octobre. Son dada à lui : la poésie sur toile.


Report
Le concert de Amel Bent, annoncé sur nos colonnes la semaine dernière et initialement prévu pour le 30 octobre, a été reporté à une date ultérieure (dans les 3 mois qui viennent dit-on). Raison avancée par les organisateurs : le désistement de dernière minute du sponsor officiel. Dommage.


Blues party
Avis aux amateurs de blues et de gospel. Sheylann Miles, jeune chanteuse mêlant ses origines catalanes et vénézuéliennes à son timbre de voix particulier, vient faire découvrir son premier album au Mégarama de Casablanca le 17 octobre et à la salle Bahnini de Rabat le 18. À partir de 150 dirhams.

 
 
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