Législation. Le choix des armes
Portrait. L'ami des trois rois
Polémique. Basri vs El Himma
Politique. Touche pas à mon parti
Analyse. Aux origines de la Fatwa
Crise financière. Et maintenant, l'Europe !
Krach. Sommes-nous concernés ?
Télévision. Zygomatiques Academy
Albert Cossery. Un dandy arabe
N° 341
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


Dounia Taârji
(AIC PRESS)

Bourse. Le CDVM serre la vis


La circulaire définissant les règles déontologiques pour les analystes financiers vient enfin d’être adoptée par le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Elle devra entrer en vigueur à partir du 1er novembre prochain. Une telle circulaire vient à point nommé pour redorer le blason d’un marché financier en pleine crise de confiance.
Inspirée des règles de l’Autorité -française- des marchés financiers (AMF), elle vise à assurer le respect des principes d’équité, de
transparence et d’intégrité des analyses. Ce document répond à trois impératifs : moraliser la profession en formalisant certaines “bonnes pratiques”, améliorer la qualité des analyses et traiter les conflits d’intérêt. Les analyses financières devront être dorénavant plus claires, de façon à ne pas “induire les investisseurs en erreur sur la situation de l’émetteur”. Les analystes seront aussi obligés de s’assurer que toute information qu’ils diffusent est fondée sur “des faits précis”. Le Conseil présidé par Dounia Taârji leur impose désormais le respect de la forme identique à l’original, en indiquant la source des documents qu’ils utilisent, afin de s’assurer de la traçabilité des informations. Concernant les informations privilégiées, l’article 4 de la circulaire interdit au trader, qui détient des données sur la situation d’un émetteur, de “réaliser ou de faire réaliser sur le marché, soit directement, soit par personne interposée, toute opération avant que le public ait connaissance de ces informations”. Côté sanctions, les peines privatives de liberté varient de trois mois à deux ans. Les amendes, elles, vont de 10 000 à 500 000 DH, selon la gravité de l’infraction. Encore faut-il que le CDVM puisse avoir les moyens de sa mission et sanctionner quand c’est nécessaire. Ce qui n’a pas toujours été le cas.


Banques. Qui va trinquer ?

La hausse du taux directeur ne sera pas répercutée sur les clients, ou tout du moins pas sur les plus petits d’entre eux. C’est ce qui aurait été décidé à l’issue d’une réunion de Bank Al-Maghrib avec les banquiers de la place. “La répercussion sur les taux d’intérêt ne se fera pas automatiquement, ce sera au cas par cas”, explique une source bancaire. Les modalités d’application n’ont pas encore été convenues. Les banquiers semblaient bien disposés à l’égard des recommandations de Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al- Maghrib, qui leur a clairement fait comprendre qu’il fallait désormais rogner un petit peu sur leurs marges bénéficiaires.


Phosphates. L’OCP sort le grand jeu

Agressivité et rattrapage tous azimuts : tels sont les mots-clés de la nouvelle stratégie de l’OCP, stratégie que Mostafa Terrab prit le temps de mûrir depuis sa nomination à la tête du groupe phosphatier en 2006. Ainsi, l’OCP projette de créer des plateformes dédiées aux producteurs internationaux d'engrais, dans le but de les convaincre de s'installer au Maroc. L’Office planche également sur la création d’une salle des marchés pour gérer le cash-flow et le risque de change, mais également pour lever les fonds nécessaires au financement du développement de l’Office. Le groupe consacrera aussi pas moins de 14 milliards de dirhams pour renouveler son outil de production et s'équiper d'un pipeline pour le transport de ses produits. Enfin, le dispositif d’externalisation de la caisse de retraite est fin prêt. A signaler que pour ses prévisions pour l’exercice 2008, l’OCP table sur un chiffre d’affaires de 64 milliards de dirhams et un résultat d’exploitation de 25 milliards de dirhams.


Investissement. Attijariwafa bientôt en Algérie ?

La réponse des autorités bancaires algériennes à une demande d’agrément pour Attijariwafa bank ne saurait tarder. Les autorités algériennes ont récemment demandé des informations complémentaires par rapport à ce dossier. C’est ce qu’a affirmé le PDG du groupe financier, Mohamed Kettani, lors d’une rencontre avec la presse. L’idée ne date pas d’aujourd’hui : Attijariwafa bank avait déjà soumis, en 2005, une demande d’agrément en vue de la création d’une filiale. Elle avait également déposé le business plan exigé par le Conseil du crédit et de la monnaie de la Banque d’Algérie.


INDH. Les critiques internationales

La Banque Mondiale et l’Union Européenne ont émis des critiques sur les procédures fiduciaires de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Lors d’une récente réunion du comité de pilotage de l’INDH, ces deux institutions ont, entre autres, pointé du doigt une “application insuffisante des manuels de procédures notamment fiduciaires et AGR (activités génératrices de revenu)”. L’absence d’un audit interne et d’un audit de performance a également été signalée par les deux institutions. L’enveloppe allouée à l’INDH pour la période 2006-2010 s’élève à 10 milliards de dirhams, dont 6 milliards à la charge du budget de l’Etat et 2 milliards à la charge des collectivités locales. La coopération internationale y contribue à hauteur de 2 milliards de dirhams.


OFF.

La rumeur se fait insistante. Le concessionnaire du Parc Sindibad et des carrières Schneider à Casablanca serait Actif Invest Consortium, en association avec le groupe Palmeraie Développement. Outre ce consortium, quatre autres sociétés étaient en lice pour la concession : Alliances développement, Ghitasitrallah, Interavante-Avante Maroc et Neo Invest Africa SE.


L’horaire GMT+1 devrait être reconduit à partir du 1er avril 2009 et prendre fin à l’arrivée du ramadan prochain. Une commission mixte, composée des représentants de la primature, des ministères de la Modernisation des secteurs publics, de l’Energie et des Mines et différents autres départements, devrait entériner la décision dans les prochains jours.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés