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Pages coordonnées par Wafaa Lrhezzioui
La semaine
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Le cargo Faina transportait 33
chars dassaut, des armes
et des munitions.
(AFP)
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Somalie. Tous à labordage !
Le Faina, un cargo ukrainien transportant 33 chars d'assaut T-72, des armes et des munitions russes a été capturé dans lOcéan Indien par des pirates somaliens, jeudi 25 septembre. Contre la cargaison et la vingtaine dhommes déquipage, après le décès du capitaine dune crise dhypertension, ils réclament une rançon de 20 millions de dollars. Des bâtiments de guerre américains, croisant dans la zone, ont rapidement été dirigés vers les côtes somaliennes et surveillent à vue le Faina, |
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mouillé au large dHobyo. Cette région, à 500 km au nord de Mogadiscio, est dominée par les islamistes en guerre avec les forces gouvernementales. Trois navires, selon les pirates et des pêcheurs locaux, ainsi que des hélicoptères, surveillent 24h/24 le Faina. La Russie a également dépêché à la rescousse un navire de guerre et deux frégates malaises que la Somalie a "autorisé à combattre les pirates" près de ses côtes. En attendant une éventuelle intervention militaire, des négociations sont en cours, selon le ministre somalien adjoint des Ports, notamment pour dissuader les pirates de décharger à terre la cargaison du paquebot. Un armement dont la destination finale fait polémique. Selon les gouvernements kenyan et ukrainien, le chargement est destiné à Nairobi. Mais quelques jours après la prise du Faina, un porte-parole de la marine américaine a affirmé que la cargaison faisait route pour le Soudan. Les pirates ont alimenté la polémique en affirmant que l'armement avait été commandé par la région semi-autonome du Sud-Soudan. LUkraine, le Kenya et l'armée du Sud-Soudan ont rapidement démenti.
Depuis le début de lannée, plus de 50 bateaux ont été attaqués dans cette région, mais la rançon exigée cette fois est exceptionnellement élevée en raison de la nature du chargement. Face à cette "industrie du crime", la France, qui préside lUnion Européenne, a déclaré "qu'un grand nombre de pays de lUE sont prêts à envoyer un bâtiment de guerre sur place". Paris a proposé le lancement d'une opération militaire aéronavale en décembre prochain, qui pourrait durer un an. En attendant, tous se préparent à labordage. |
Autriche. Montée de lextrême droite
Lextrême droite autrichienne a obtenu, dimanche 28 septembre, un score historique de 29% aux élections législatives anticipées et pourrait obtenir une majorité de sièges. Elle doit notamment son succès aux vote des jeunes, récoltant 40% des voix des électeurs de 16 à 18 ans, grâce à labaissement de l'âge légal du votes. Les deux grands partis, le SPÖ (29%) et le ÖVP (25%), unis en coalition gauche-droite jusquà son éclatement en juillet, ont subi la sanction des électeurs, déçus par leur incapacité à gouverner ensemble. Léventualité dune grande coalition est très critiquée par lopinion publique, par crainte dune nouvelle paralysie gouvernementale, mais aussi parce quelle ne fait que renforcer les extrêmes dans leur rôle de réceptacle de toutes les frustrations. Un débat relancé par des actes de vandalisme sur 90 tombes musulmanes à Linz, le week-end des élections. |
Etats-Unis. Obama, le retour
À un mois de l'élection présidentielle américaine, l'horizon se dégage pour Barack Obama, après que plusieurs sondages l'ont donné favori face à John McCain. Une enquête du Pew Research Center accorde ainsi au candidat démocrate 7 points d'avance (49% contre 42% pour McCain), comme un sondage du magazine Time (50% contre 43%). Celui de l'Université Quinnipiac lui donne même une avance de 8 à 15 points dans trois Etats-clés (Floride, Ohio, Pennsylvanie). Selon Pew, trois facteurs expliquent la progression du candidat démocrate : sa performance lors du premier débat télévisé avec McCain, la confiance qu'il inspire pour résoudre la crise financière et l'effet négatif de Sarah Palin sur la campagne du candidat républicain. Selon l'étude du Pew, 51% des Américains estiment que la gouverneure de l'Alaska n'est pas qualifiée pour devenir vice-présidente des Etats-Unis. |
Afghanistan. La main tendue aux Talibans
Le président afghan, Hamid Karzaï, a demandé mardi 30 septembre au mollah Omar, le chef suprême des Talibans, de revenir en Afghanistan pour participer à la reconstruction du pays. Des émissaires du gouvernement afghan se sont rendus en Arabie Saoudite et au Pakistan pour préparer des négociations de paix avec les insurgés talibans. Hamid Karzaï a même promis d'assurer la protection des insurgés qui réintègreraient la vie politique du pays. Le mollah Omar, réfugié au Pakistan selon Washington, n'a pas réagi à cette proposition, mais a déclaré, dans un texte publié sur Internet, qu'il garantirait la sécurité des forces étrangères si elles se retiraient d'Afghanistan. L'insécurité s'est accrue ces derniers mois dans le pays, où les coups portés à la coalition sont de plus en plus meurtriers. |
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Lu pour vous [FRANCE]
Un roi catholique à Buckingham ?
Cyrille Vanlerberghe, Le Figaro, vendredi 26 septembre 2008.
Le Premier ministre, Gordon Brown, a reçu sur son bureau un rapport bien embarrassant, lui recommandant de modifier la Constitution pour retirer la clause qui exclut les catholiques dans la succession au trône d'Angleterre. La loi en question, considérée aujourd'hui comme discriminatoire, date de 1701 et exige que le prétendant à la couronne soit anglican et interdit même qu'il soit marié à une catholique. Récemment, le prince du Kent et le comte de St Andrews ont été exclus de la succession au trône d'Angleterre après avoir épousé des catholiques. Le rapport demandé par Gordon Brown au député Mike Bryant recommande également de supprimer la primogéniture masculine. Un sujet qui viendrait forcément sur la table si le premier enfant du prince Williams était une fille. Ce projet de réforme constitutionnelle, qui touche au lien fondamental entre l'Église anglicane et la monarchie britannique, a évidemment provoqué de vives réactions dans le pays. Heureusement pour les traditionalistes, cette réforme serait longue et complexe à mettre en place, exigeant notamment l'accord préalable de tous les pays du Commonwealth et ne pourrait être menée qu'au cours de la prochaine législature, que les travaillistes paraissent aujourd'hui incapables de remporter. |
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