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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


L’optimisme de Salaheddine
Mezouar est contredit par une
étude du CMC.
(TNIOUNI)

Crise financière. Le Maroc sera touché


Alors que les officiels, et à leur tête Salaheddine Mezouar, le ministre de l’Economie et des Finances, multiplient les sorties rassurantes, précisant que le royaume est à l’abri de la crise qui touche la finance internationale, d’autres voix s’élèvent pour affirmer tout le contraire. Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient d’annoncer que la crise financière mondiale causera une perte probable de 1,5 à 2 points de croissance au Maroc. “Cette perte s’accompagnerait d’une détérioration
sensible des équilibres financiers internes et externes. L’affaiblissement de la demande extérieure, dans un contexte inflationniste, contribuera à l’alourdissement du déficit commercial qui a déjà franchi, au terme des sept premiers mois de l’année, le seuil des 80 milliards de dirhams”, explique une note du CMC. Les ressources étatiques devraient également subir les effets négatifs de l’onde de choc financière. “Le repli attendu de la croissance devra aussi se traduire par une pression plus forte sur les ressources de l’Etat, conséquence des programmes de soutien au pouvoir d’achat et à l’activité, au moment même où les recettes marquent un certain essoufflement”, affirment les analystes du CMC. Pour l’inflation, le Centre prévoit que le taux devrait, pour la première fois depuis plusieurs années, franchir le seuil des 4,5%. “Dans un contexte marqué par un renchérissement sans précédent des matières premières, des produits alimentaires et de l’énergie, les prix continueront d’observer un rythme de progression soutenu”, notent les rédacteurs de la note. Enfin, et c'est probablement le plus inquiétant, le tourisme, les transferts des MRE et les exportations subiront de plein fouet les effets de la récession en Europe.


ONA. Navigation à vue ?

Cinq mois après son arrivée à la tête de l’ONA, Moâtassim Belghazi n’a toujours pas livré de stratégie définie pour le groupe. “C'est en cours”, s'est contenté de déclarer le PDG du holding royal lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des résultats semestriels. Rappelons qu’après l’éviction de Saâd Bendidi, le management de Siger, actionnaire principal de l’ONA, avait donné à Belghazi un délai de trois mois pour formuler une stratégie d’ensemble pour le groupe. Côté résultats, l'ONA s’en sort plutôt bien : sur les six premiers mois de 2008, le bénéfice net a atteint 1,3 milliard de DH, grâce notamment à la bonne tenue des activités bancaires, de la distribution et de l'agroalimentaire. L’endettement, par contre, se creuse. Le levier financier passe de 65,8% à fin décembre 2007 à 82,8% à fin juin 2008.


Distribution. Hanouty change de concept

Deux ans après son lancement, le concept de Hanouty n’aurait pas atteint ses objectifs (ouverture de 3000 magasins). Le groupe Finance.Com, initiateur du projet, change de stratégie et serait sur le point de lancer une chaîne de supermarchés. Il s'agit de points de vente de dimensions moyennes, dont la superficie est comprise entre 400 et 500 mètres carrés. Les principales villes du royaume sont visées par ces implantations dans les trois mois à venir. Le holding Finance.Com, auparavant actionnaire dans les supermarchés Label'Vie, s’en est désengagé suite à un conflit d’intérêt. Le lancement de la chaîne Hanouty n’aurait pas été du goût des autres actionnaires.


Dialogue social. Un énième round

Le dialogue social devrait reprendre mardi 14 octobre. Pour l’heure, Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi, et Mohamed Abbou, ministre de la Modernisation des secteurs publics, se réunissent avec les syndicats pour discuter de l’ordre du jour. Ce nouveau round devrait être plus délicat, selon les syndicats. Ces derniers craignent que la crise financière internationale influence le cours des négociations. Le gouvernement a consenti une hausse du SMIG et des allocations familiales lors des derniers rounds. Une baisse du taux de l’IR de 42 à 40% est également prévue dans la Loi de Finances 2009, qui devrait être présentée au Parlement le 20 octobre. Des mesures qui ne semblent pas satisfaire les centrales syndicales.


Agroalimentaire. Bon cru pour Centrale laitière

La filiale de l’ONA sort son épingle du jeu en dépit de la hausse des cours des matières premières. À fin juin 2008, le chiffre d'affaires de Centrale laitière s’est apprécié de 19,6% par rapport à la même période 2007, s’établissant à 2,4 milliards de DH. Ces performances sont dues à la bonne tenue des ventes combinée à une maîtrise des charges. Le résultat net d’exploitation a crû de 20%, passant à 326 millions de DH contre 272 millions un an auparavant. De son côté, le résultat financier a progressé de 14,3% à 8 millions de DH, tandis que le résultat net du groupe s’est établi à 230 millions de DH avec une hausse de 26,5%. Côté parts de marché, l’entreprise a grignoté 3,5% à ses concurrents durant le premier semestre 2008, grâce notamment au soutien du large réseau de distribution de l’ONA (Marjane et Acima).


OFF.

Selon certaines sources, le projet de TGV reviendrait nettement plus cher que ce qui a été avancé par le ministre des Transports, Karim Ghellab. C’est la conclusion à laquelle auraient abouti les ingénieurs de la SNCF en mission à Rabat depuis quelques mois. La facture serait plus lourde que prévu et avoisinerait les 2 milliards d’euros pour le tronçon Kénitra-Tanger.


Alors que son projet de chaîne télé devait se faire avec le groupe français TF1, Finance.Com, le holding de Othmane Benjelloun, aurait changé de partenaire, optant pour un opérateur espagnol. Selon le site bledmag.com, les négociations avec le diffuseur français autour d'un projet de partenariat audiovisuel n’auraient pas abouti.
 
 
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