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N° 343
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


Dounia Taârji, directrice
générale du CDVM.
(AIC PRESS)

Marché financier. Le CDVM hausse le ton


Le Conseil déontologique des valeurs mobilières vient de faire une sortie pour le moins étonnante. Alors que le landerneau financier était habitué à sa léthargie, le gendarme du marché en a surpris plus d’un par la teneur et le ton de son dernier communiqué. Ce dernier, publié le 13 octobre, “rappelle à l'ensemble des intervenants sur le marché boursier qu'en application des règles marocaines, toute personne qui donne un ordre de vente doit disposer des titres au moment de la
passation de l'ordre de vente. Toute personne qui passerait un ordre de vente, contribuerait à sa réalisation, ou procéderait à son exécution en infraction à ces règles s'expose aux sanctions en vigueur”. Le CDVM met donc en garde toutes les sociétés de Bourse contre les ventes à découvert, illégales, mais pourtant très usitées. “C’est une manière de reconnaître qu’il y en a sur le marché, ce qui est une première”, affirme un analyste. Un aveu qui a son poids, puisque Dounia Taârji, directrice du CDVM, affirmait, suite à “l’affaire CFG”, que “la plupart des sociétés de Bourse ont des systèmes de contrôle informatique qui vérifient que les titres mis en vente sont effectivement détenus par le vendeur avant de valider l’ordre de vente”. S’agit-il d’un renversement de vapeur dans le dossier CFG ? Dounia Taârji, à qui on a longtemps reproché son laxisme envers ses anciens associés, s’apprêterait-elle à ouvrir une enquête sur ce qui s’est réellement passé les 15 et 16 septembre ? Rappelons que des rumeurs avaient récemment mis en cause la banque d’affaires dirigée par Younès Benjelloun dans la chute des indices boursiers. Joints par TelQuel, les responsables du CDVM nient que le communiqué ait été publié suite à cette affaire.


Bourse. Trarem se retire

Le spécialiste en aménagement de bureaux, qui vient juste d’obtenir le visa du CDVM pour son introduction en Bourse, a finalement décidé la suspension provisoire de son IPO. La décision a été prise en accord avec le gendarme de la Bourse. Ce retrait “temporaire” est justifié par la conjoncture actuelle sur la place boursière. Doit-on s’attendre à d’autres désistements ? “Il n’y avait pas d’autres introductions prévues pour 2008. Concernant celles attendues en 2009, je ne pense pas qu’il y ait de désistements. D’ici là, le marché se sera certainement stabilisé”, argumente un trader de la place. Plusieurs grandes entreprises s’apprêtent à sauter le pas en 2009, notamment la très attendue RMA Watanya ou encore l’immobilière publique Al Omrane.


Immobilier. Sefrioui se rattrape

Critiqué pour ses réponses lors de la réunion avec les analystes financiers, Anas Sefrioui, patron du groupe Addoha, a tenté de rectifier le tir lors de la conférence de presse organisée le lundi 13 octobre. Il semblait bien disposé à répondre à toutes les questions, essayant de rassurer les petits actionnaires et la communauté financière sur la solidité d’Addoha. Sans vraiment y parvenir. Les résultats semestriels sont loin d’être satisfaisants, se situant à 319,3 millions de dirhams… alors que le business plan avait tablé sur un bénéfice dépassant les 2 milliards de dirhams pour l'exercice 2008. Rappelons que lors de la réunion avec la communauté financière, Anas Sefrioui avait affirmé qu’il pouvait “se payer pas une, mais deux banques s’il voulait”.


Privatisation. La liste qui dérange

La publication par le quotidien L’Economiste de la liste des sociétés privatisables a provoqué une vague de protestations. Les patrons de certaines sociétés citées ont crié au scandale. Ils n’auraient pas été prévenus. Contacté par TelQuel, Salim Cheikh, directeur général de 2M, a infirmé l’information que la chaîne serait à privatiser. On apprend de source gouvernementale qu’elle aurait été retirée à la dernière minute. Idem pour le laboratoire LPEE qui devrait l’être incessamment. Concernant la RAM, le management n’a pas voulu faire de commentaire.


Budget. Le poids de la compensation

Le budget de l’année prochaine sera encore grevé par les charges de la Caisse de compensation. En 2008, elles sont estimées à 36 milliards de dirhams, en dépit de la chute des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Pour l’année prochaine, 29 milliards de dirhams seront budgétisés au titre de la compensation, soit l’équivalent de 4% du PIB. À ce montant, il faut ajouter 6,12 milliards de dirhams d’arriérés de l’exercice en cours, ce qui fait un total de 35,12 milliards. Concernant les prix à la pompe, Khalid Naciri, ministre de la Communication, a déclaré récemment qu’ils ne connaîtront pas de baisse, les cours du pétrole n’étant pas encore stabilisés.


OFF.

Les professionnels du tourisme voient rouge. La nouvelle campagne internationale de promotion du produit Maroc les a fait sauter au plafond. “On s’attendait à un nouveau concept, un nouvel esprit et on nous ressert les mêmes clichés avec les dunes, les tentes et le sable”, déplore un voyagiste. L’ONMT se défend tant bien que mal, arguant vouloir mettre en avant “le côté authentique du royaume”.


BMCE Bank vient de boucler un emprunt obligataire subordonné perpétuel d’un montant de 1 milliard de DH. L’opération, dont les souscriptions ont été clôturées, a connu un grand succès dans une conjoncture pourtant peu favorable. Cet emprunt servira au financement des investissements internationaux de la banque de Othman Benjelloun.
 
 
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