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Algérie. Bouteflika, jamais deux sans trois ?
Logement. Des villas pas si économiques
Peinture. Visions d'Amérique
Littérature. La preuve, sans le miel
N° 343
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Wafaa Lrhezzioui

La semaine

Durant cinq jours, des heurts ont
opposé juifs et arabes israéliens.
(AFP)

Israël. Nouveau cycle de violences

La petite ville touristique de Saint-Jean-d’Acre (Akka), au nord d’Israël, a connu cinq jours d’affrontements entre juifs et arabes israéliens, qui représentent un tiers de sa population. Dans la nuit du 8 au 9 octobre, la veille de Yom Kippour (le Grand Pardon), date la plus sacrée du calendrier juif, un automobiliste arabe circule dans les rues du quartier juif avec son autoradio au maximum, alors que les juifs n’ont pas le droit d’utiliser leur véhicule. Interprétant son geste comme une provocation, de jeunes juifs le prennent à partie. Dans le quartier
arabe, la rumeur court que l’automobiliste a été assassiné, relayée par les haut-parleurs d’une mosquée. Des centaines de jeunes envahissent la principale rue commerçante de la ville et saccagent vitrines et voitures, aux cris de “Allah Akbar” et “Mort aux juifs”. En représailles, des groupes de juifs caillassent ou incendient les maisons de leurs voisins arabes, en criant cette fois “Mort aux arabes !” Pour ne pas être prises à partie, des familles arabes sont évacuées par la police, déployée en masse dans cette ville de 53 000 habitants. Le conducteur de la voiture qui a déclenché les émeutes, Tawfik Al Jamal, figure parmi la cinquantaine de personnes arrêtées. “Je suis prêt à sacrifier ma tête ici même sur cette table (...) pour ramener le calme dans la ville”, a-il déclaré dimanche 12 octobre. Le député arabe israélien Ahmed Tibi, un des représentants des 1,3 million d’arabes israéliens, s’est insurgé contre cette arrestation : “C’est la première fois qu'on arrête quelqu'un pour atteinte aux sentiments religieux”. En visite lundi 13 octobre, le chef de l’Etat hébreu, Shimon Peres, tentait de calmer les esprits. L’ancienne ville des Croisés était un exemple de la cohabitation pacifique entre les deux communautés, mais l’arrivée récente de juifs ultra-religieux venus de Cisjordanie aurait tendu les relations.


Crise financière. Le rebond des Bourses

Les marchés voient enfin le bout du tunnel. Après un mois de dégringolade, les Bourses du monde entier ont repris du poil de la bête en début de semaine, gagnant souvent plus de 10% par séance. Le plan européen de sauvetage des banques, annoncé dimanche 12 octobre à Paris, a finalement rassuré les investisseurs. Au terme d’une semaine de réunions internationales, les dirigeants des quinze pays de la zone euro ont adopté un plan de soutien au secteur bancaire de plus de 1300 milliards d’euros. Pour restaurer la confiance, ces quinze Etats vont pouvoir racheter les actifs douteux des banques et garantir les prêts interbancaires. De son côté, Washington a détaillé mardi 14 octobre le plan Paulson : 250 milliards de dollars seront consacrés à des prises de participation dans les banques en difficulté. Malgré tout, une récession mondiale se profile.


Zimbabwe. Tsvangirai se rebiffe

“Un idiot n’accepterait pas cela”. Telle a été la réaction de Morgan Tsvangirai, le leader de l’opposition zimbabwéenne, après l’annonce, par voie de presse, de la composition du nouveau gouvernement. Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a décidé d’attribuer tous les portefeuilles-clés à ses fidèles, en violation de l’accord signé le 15 septembre, qui prévoyait un égal partage des ministères entre l’opposition et le parti présidentiel. Morgan Tsvangirai exige notamment que son parti obtienne le ministère de l’Intérieur, tutelle de la police, si Robert Mugabe contrôle l’armée. Arrivé mardi 14 octobre à Harare, l’ex-président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur dans la crise zimbabwéenne, s’est dit “convaincu” d’être en mesure de contraindre le président Mugabe à respecter ses engagements.


Autriche. Jörg Haider, tué au volant

Le chef de l'extrême droite autrichienne, Jörg Haider, s’est tué samedi 11 octobre dans un accident de la route, alors qu’il roulait à 142 km/h, le double de la vitesse autorisée. Il se rendait à l’anniversaire de sa mère, jadis ardente activiste des Jeunesses hitlériennes. Âgé de 58 ans, le gouverneur de la Carinthie était devenu célèbre en 1999, lorsque son parti, le FPÖ, avait remporté 27% des voix aux élections législatives. Affichant un look de play-boy, le leader populiste avait su séduire les électeurs autrichiens avec ses diatribes provocatrices, antisémites, anti-immigrés, très critiques envers l’Union européenne ou nostalgiques du IIIème Reich. Scindée entre le FPÖ et le BZÖ, l’extrême droite autrichienne avait encore rassemblé près de 30% des suffrages aux élections législatives de septembre.



Lu pour vous [FRANCE]
La crise écologique, facteur de migrations

Hervé Kempf, Le Monde, mardi 14 octobre.

Selon l'anthropologue mexicaine Ursula Oswald Spring, “la crise aux Etats-Unis a provoqué, depuis un an, le retour de 200 000 migrants vers le Mexique”. Mme Oswald Spring intervenait lors de la première conférence sur les migrations liées à l'environnement, qui s'est achevée à Bonn, samedi 11 octobre, sous l'égide de l'université des Nations Unies. “La récession économique va ralentir la croissance et peut-être éloigner nos esprits de questions moins immédiates, comme le changement climatique, a souligné Theodore Skylakakis, un représentant du ministère grec des Affaires étrangères. Nous ne devrions cependant pas oublier ce problème majeur”. Car les bouleversements écologiques en cours n'en continuent pas moins, et les chercheurs présents à Bonn ont souligné le caractère inéluctable de nouvelles migrations dues à la dégradation environnementale. La projection effectuée il y a quelques années par le biologiste Norman Myers, qui évaluait à 200 millions le nombre de réfugiés climatiques en 2050, reste une valeur guide, qui aboutirait au doublement du nombre actuel des migrants internationaux.(…) Cependant, remarque Tamer Afifi, qui a étudié le cas égyptien pour l'université des Nations Unies, “dans de nombreux cas, la migration a une cause environnementale, même si les migrants ne la formulent pas”. “Ils disent qu'ils ont bougé à cause de la baisse de leur revenu ou du chômage, mais la raison sous-jacente est la désertification ou l'érosion des sols”, précise-t-il.



Congo. Le retour de la guerre

Les combats n’ont jamais vraiment cessé en République démocratique du Congo (RDC), depuis la fin de la guerre en 2003. Mais ils se sont intensifiés ces derniers jours. Les rebelles du général Laurent Nkunda ont lancé une vaste offensive fin août contre les troupes gouvernementales dans la région du Nord-Kivu. Le président Joseph Kabila et la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) ne parviennent pas à enrayer les violences. Les rebelles sont soutenus par le Rwanda, qui convoite cette région riche en minerais. Au moins 100 000 personnes ont fui les combats, et l’on craint maintenant une contagion à l’ensemble de la région dite des Grands lacs.


Chine. Réforme agraire en vue

Aes terres agricoles chinoises appartiennent officiellement à l’Etat et les paysans ne jouissent que d’un droit d’usage. Cette situation pourrait bientôt changer : le Parti communiste a adopté le week-end dernier un plan de réformes du secteur rural. Les 740 millions de paysans chinois pourront louer ou hypothéquer leur terre, jusqu-là interdit sans l’accord des autorités. L’objectif de Pékin est de relever les revenus ruraux, très en retard sur ceux des citadins. Les paysans sont à la merci des autorités locales, en charge de la gestion de la terre, qui les exproprient régulièrement sans compensation équitable pour revendre leurs terrains avec une plus-value. Les nombreux suicides de paysans et les révoltes qui se multiplient dans les campagnes chinoises depuis quelques années sont les symptômes de ce mal-être.


VITE !

Deux énormes incendies de forêt dans une banlieue de Los Angeles ont provoqué la mort de deux personnes et ravagé plus de 4200 hectares de broussailles. Plusieurs milliers d'habitants ont dû être évacués et l’état d'urgence a été déclaré.

 
 
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