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Pages coordonnées par Nina Hubinet
La semaine
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Pour ses détracteurs, ce procès vise
à museler lopposition à lAKP.
(AFP)
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Turquie. Le procès des ultranationalistes
Le procès Ergenekon, ouvert lundi 20 octobre en Turquie, est historique. Lacte daccusation, long de 2455 pages, est à la mesure de lévénement. Ce procès, du nom de ce réseau nationaliste accusé davoir fomenté un coup dEtat contre le gouvernement actuel, est lultime épisode de laffrontement entre les milieux kémalistes et les islamistes modérés de lAKP, parti au pouvoir depuis 2002. Parmi les 86 accusés figurent des généraux en retraite, le chef d'un petit parti nationaliste, un avocat d'extrême-droite (devenu célèbre pour sa traque |
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| des intellectuels qui évoquent le génocide arménien), ainsi que des mafieux et des journalistes, dont le principal éditorialiste du journal kémaliste Cumhurriyet. Lenquête sur ce réseau avait démarré en juin 2007, après la découverte dune cache darmes à Istanbul. Le procès sest ouvert dans la confusion, la salle daudience étant trop petite pour accueillir les 500 magistrats, avocats, journalistes et familles des accusés. Le procureur a requis la prison à vie pour les cinq fondateurs et dirigeants présumés du réseau, à qui il est reproché davoir tenté de semer le chaos dans le pays par des assassinats ciblés et des attaques contre les institutions, afin de créer les conditions dune intervention de larmée contre lAKP. Le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, aurait lui-même été visé par un projet dattentat. Des associations civiles liées au réseau Ergenekon (nom dune ville disparue au nord de lIrak, considérée comme le berceau mythique du peuple turc) auraient joué un rôle-clé lan dernier dans lorganisation des manifestations de défense de la laïcité. Lintervention de larmée dans le jeu politique turc ne date pas dhier : le pays a connu quatre coups dEtat militaires depuis 50 ans. Pour ses détracteurs, ce procès vise à museler lopposition à lAKP. Pour ses partisans, au contraire, il va permettre de sattaquer à ce que les Turcs appellent "lEtat profond, cette alliance de certains secteurs des institutions, des services secrets et de groupes mafieux. |
Bolivie. Une victoire pour les indigènes
Secouée par une grave crise politique depuis près dun an, qui a fait plusieurs morts lors daffrontements entre partisans du président et membres de lopposition, la Bolivie devrait toutefois disposer bientôt dune nouvelle Constitution. Le Congrès est parvenu à un accord, lundi 20 octobre, qui va être soumis à référendum le 25 janvier. La Constitution devrait accroître le contrôle de lEtat sur léconomie, limiter la taille des exploitations agricoles et permettre la redistribution des revenus gaziers. Les droits des indigènes, majoritaires en Bolivie, sont également renforcés. Une réussite pour Evo Morales, qui avait rassemblé plusieurs milliers de partisans à La Paz. Le président bolivien a dû cependant sengager à ne pas se représenter plus dune fois à la tête de lEtat. Sil est réélu, il devra donc quitter définitivement le pouvoir en 2014. |
USA. Obama plus favori que jamais
Barack Obama a interrompu sa campagne pendant deux jours, lundi 20 et mardi 21 octobre, pour se rendre au chevet de sa grand-mère, hospitalisée à Hawaï. Une pause que peut se permettre le candidat démocrate à deux semaines du scrutin, vu le solide avantage que lui donnent les sondages : jusqu'à 14 points d'avance, et 7 points en moyenne dans toutes les enquêtes, d'après le site indépendant RealClearPolitics. Ce sont les électeurs récemment inscrits qui lui sont le plus favorables : 73% dentre eux lont choisi, contre 26% pour John McCain. D'après le centre de recherche Pew Center, Obama profite d'une baisse de confiance du camp républicain. Toutefois, 23% des sondés affirment pouvoir encore changer d'avis, et les analyses montrent que rien n'est joué, car lécart se resserre dans certains Etats. |
Crise. Des solutions à la carte
Alors que les Bourses ont à nouveau chuté mercredi 22 octobre, les Etats de lUnion Européenne continuent de se déchirer sur les solutions à apporter à la crise. Nicolas Sarkozy, président en exercice de lUE, propose que chaque pays crée un fonds souverain pour apporter une réponse industrielle à la crise. Le président français entend lutter contre les fonds souverains chinois, saoudiens ou russes, qui mettent la main sur les entreprises européennes. Mais lAllemagne et la Grande-Bretagne voient dans cette initiative une tentative franco-française de multiplier les aides d'État à l'industrie, au risque de fausser la concurrence. Par ailleurs, un sommet mondial pour envisager les moyens de faire face à la crise de manière coordonnée devrait avoir lieu le mois prochain à Washington, a annoncé le président Bush. |
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Lu pour vous [FRANCE]
Hells Angels danois vs immigrés
Olivier Truc, Le Monde, mardi 21 octobre.
Après quelque temps de relâche, les fusillades ont repris dans les rues de Copenhague entre bandes rivales. Cinq en quatre jours, dont la dernière, lundi 20 octobre a eu lieu en pleine journée, devant une école. Aucun blessé, mais une tension et une inquiétude qui n'en finissent pas de monter. Plusieurs experts s'inquiètent d'une dérive à l'américaine, opposant les motards des Hells Angels, qui avaient dominé la criminalité organisée danoise depuis les années 1980, à des bandes de jeunes délinquants d'origine immigrée, qui veulent les détrôner. La violence actuelle a démarré à la mi-août avec la mort de Osman Nuri Dogan, un jeune de 19 ans d'origine turque, abattu devant une pizzeria de Copenhague. Un membre de AK81, un club de soutien des Hells Angels, a été soupçonné du meurtre, mais avait dû être relâché faute de preuves. Depuis, la guerre des gangs a fait plusieurs blessés. Une trentaine de fusillades ou de tirs ont été recensés dans les trois principales villes du pays (
) Ces conflits locaux ont deux aspects, déclare au Monde ce policier. Le contrôle du marché de la drogue et une conception stupide de l'honneur qui veut que si un côté tire, l'autre doit lui répondre. |
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