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N° 345
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Darija, machi dima

Avec le respect que je dois à votre magazine, qui tente de hisser le drapeau d'une presse écrite libre au Maroc, il me semble opportun de lui adresser amicalement l’observation suivante : la darija est bien UNE et non pas LA seule langue maternelle des marocains, l'autre langue maternelle étant bien sûr l'amazigh. Cela n'exclut pas que pour beaucoup de Marocains, dans la couche sociale des nantis et de ceux qui sont nés avec une cuillère en or à la bouche, c'est bien le français qui est devenu leur langue “maternelle” de facto. Dans ce cas précis, les parents, éduqués eux-mêmes en français, veulent investir dans cette langue pour que leurs enfants aient une valeur ajoutée par rapport aux enfants des couches déshéritées... Intéressons-nous à présent à autre chose : la manière d’analyser, voire de critiquer, le discours et l’action du roi. Il me semble, dans ce cas, que le problème ne vient pas de l'utilisation d'une langue, n'importe laquelle, mais de son impact. C’est cela qui doit pris en considération. L'outil linguistique utilisé joue, parfois, un rôle essentiel dans le façonnement du message. Ceci est valable en général, au-delà des seules activités liées au roi. N’importe quelle analyse d’un fait de société peut prendre un tour nouveau, inattendu. Et cela ne se prête guère à la dérision, chez les arabophones mais aussi chez les francophones. On le sait bien, l'utilisation d'une langue comme outil de communication n'est jamais neutre ni innocent, au vu des utilisateurs en interaction dans un milieu social et socioculturel donné.

Sellam Amar, Rabat.



L’alcool et le volant

Je quittai un restaurant sur la corniche à Rabat, et j’ai vu les gendarmes et les policiers en nombre, postés à des barrages de contrôle de vitesse. C’est très bien. Maintenant, je constate qu’il n’y a toujours aucun contrôle d’alcoolémie sur la route. Pourtant, des personnes consomment de grandes quantités d’alcool avant de prendre le volant. N’est-ce pas aberrant ? Les forces de “l'ordre” vous arrêtent et vous collent un PV pour passage à l'orange foncé, mais jamais elles ne répriment les comportements dangereux des conducteurs aux taux d’alcoolémie bien élevés, qui roulent littéralement à tombeau ouvert. À bon entendeur...

Hind Rabii, Belgique.



Le Maroc, les fleurs, la monarchie

J’ai passé une semaine au Maroc et j’ai eu l’occasion de lire votre magazine qui m’a beaucoup plu. J’ai particulièrement apprécié les articles et les dossiers consacrés à l’état du Maroc et de la monarchie. Professeur de sociologie, je suis évidemment sensible à l’évolution de la situation politique et démocratique dans votre pays. Je tenais donc à vous faire parvenir mes encouragements pour le rôle important que votre magazine joue, en y apportant une information analytique et critique. Même si, au passage, jeter quelques fleurs à la monarchie semble indispensable au Maroc, si j'en crois certains articles... Avec tous mes encouragements et très cordialement.

Dr Geoffrey Pleyers, France. Chargé de recherches fnrs (Université de Louvain-la-neuve)



La psychanalyse, encore et toujours

Pour prolonger votre réflexion sur le sujet, complexe, de la psychanalyse dans les pays arabes (article “Arabes, êtes-vous mabouls ?, TelQuel n° 343), voici quelques publications récentes, disponibles sur le net ou chez les libraires, qui peuvent apporter un plus aux lecteurs :
- De quelques résistances à la pratique psychanalytique dans la culture arabo-musulmane, in Cahiers de psychologie clinique, n° 29 “les inconscients”, 2007, pp.161-191.
- Interprétations et traitements traditionnels de la maladie mentale au Maroc (Pour une psychiatrie “culturelle” marocaine), éditions Okad, 2007.
Les deux écrits font le tour de la question de la maladie mentale, ses traitements, ses interprétations. Ils donnent aussi des indications sur la manière dont on peut s'y prendre dans un pays comme le Maroc quand on est professionnel de la santé mentale, chose qui se révèle réellement compliquée. Bonne lecture à tous.

Ali Aouattah, Belgique.



Précision.

L’article “Sexe appels” (TelQuel n°342, pp 24-25) évoquait un phénomène périphérique, celui du téléphone rose, qui n’a strictement rien à voir avec le centre d’appels figurant dans l’illustration accompagnant le texte. Les employés du centre, dont les visages ont été protégés par des caches, et la société qui gère le centre, ne sont absolument pas concernés par le phénomène relaté dans notre article.
 
 
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