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Reportage. Tsunami à Driouch
Débat. Un Marocain moyen parle de la classe moyenne
Politique. Archane seul au monde
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Crise. Les dégâts collatéraux
Analyse. Un désastre nommé capitalisme
Audiovisuel. Le boom des boîtes de prod'
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N° 345
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


Yasmina Baddou a une curieuse définition de la classe moyenne.
(AFP)

Colloque. Classe moyenne kezako ?


Y a-t-il une classe moyenne au Maroc ? Une palanquée de spécialistes devait répondre à cette question lors de la rencontre organisée par le Club d’entreprendre et l’Institut Amadeus, mercredi 29 octobre. Et devinez ! Presque personne n’y est arrivé…
Pas même les quelques membres du gouvernement présents, dont Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, ou encore sa collègue Yasmina Baddou, ministre de la Santé. Cette
dernière a même commis la bourde de confondre “classe moyenne” et “couches en dessous du seuil de pauvreté”. Dans son exposé, la ministre a fait état des 450 millions de dirhams de subventions directes contenues dans le projet de Loi de Finances 2009. Problème : cette enveloppe est plutôt allouée aux projets INDH. Pour Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, si la classe moyenne n’existe pas, c’est parce qu’elle a été abandonnée par tous les partis politiques. Pour lui, il n'existe pas de “vie décente en dessous d'un salaire mensuel de 15 000 DH nets”. Carrément. Pourtant, les voisins d’à côté ont réussi à la préserver, cette fameuse classe moyenne. Notamment la Tunisie, où cette catégorie de la population est majoritaire (80%). “Il existe deux conditions qui ont contribué à l'émergence de la classe moyenne : la libération de la femme et la tolérance”, philosophait de son côté Mohamed Lamine Hafsaoui, président de la Banque tunisienne de solidarité. L'argument est défendable, mais ce sont surtout les services sociaux qui ont réussi à faire émerger cette catégorie de Tunisiens. Selon cet expert, le revenu moyen commence à 4000 dinars, soit un peu plus de 25 000 dirhams. Sachant que le coût de la vie dans le pays de Benali est bien inférieur au nôtre…


Salons. France Expo maintenu

La rumeur sur un éventuel report de France Expo a été démentie lors de la conférence de presse, maintenant la tenue du Salon. La crise n’aura finalement pas eu raison du plus important évènement franco-marocain, qui en est à sa 4ème édition. Prévu du 12 au 15 novembre au Parc des expositions à Casablanca, le Salon verra la participation de 400 entreprises dont 287 françaises. L’aéronautique, l’agroalimentaire et l’agro-industrie se taillent la part du lion. Alors que les précédentes éditions n’ont bénéficié que d’un seul partenaire officiel, cette année, ils sont au nombre de 4 : GDF Suez via Lydec, BMCI groupe, Brasseries du Maroc et Lafarge Maroc.


Microcrédit. Victime de son succès

Bank Al Maghrib a décidé d’imposer la mise en place de règles prudentielles aux institutions de microcrédit. Une décision que la Banque centrale justifie par la hausse des créances en souffrance. À fin juin 2008, celles-ci s’élèvaient en effet à 375 MDH. Le taux d’impayés est passé de 2%, fin 2007, à 5% six mois plus tard. Sans oublier le surendettement des emprunteurs, les prêts croisés, l’absence de centrale des risques… Une réunion a été tenue, récemment, par les 13 associations de microcrédit (AMC), membres de la fédération, pour adopter et valider la proposition faite par Bank Al-Maghrib.


BP-Upline. Le deal est conclu

La rumeur qui enflait sur le marché depuis quelques mois s’est confirmée. Le deal entre Upline et la Banque Populaire serait en cours de concrétisation. La cotation du titre de la bancaire a été suspendue en Bourse, mercredi 29 octobre, en attendant une annonce officielle. Celle-ci devait se faire vendredi au plus tard. Un protocole d’accord a été signé entre les deux parties il y a quelques semaines. La valorisation globale du groupe Upline aurait été estimée à 750 millions de dirhams. Selon des sources concordantes, la Banque Populaire devrait procéder à une augmentation du capital d'Upline, pour pouvoir devenir majoritaire au sein du groupe.


Automobile. Grand-messe industrielle

C’est le 13 novembre que l'Automotive Meeting Tangier-Med (AMT) ouvrira ses travaux. Cette rencontre, qui se tiendra à Tanger, rassemblera 150 participants et des dizaines d'entreprises internationales du secteur automobile (équipementiers, sous-traitants, constructeurs). Objectif : “vendre” le Maroc en tant que terre d'investissement en matière d'industrie automobile et le positionner en tant qu'acteur sectoriel dans le bassin méditerranéen, brandissant la bannière du “low cost country”, littéralement “pays à bas coûts”. Un argument qui tombe à pic dans un contexte de morosité économique mondiale et d'essoufflement des marchés automobile, forçant les constructeurs à traquer les économies.


RAMED. 60% de la population couverte

Le très attendu Ramed (Régime d’assistance médicale aux économiquement démunis) sera enfin lancé, et par le Premier ministre himself, le 5 novembre à Beni-Mellal. Prévu initialement pour juillet 2007, le programme fut reporté à trois reprises. Le démarrage se fera dans la région de Tadla-Azilal pour être par la suite généralisé au reste du pays. Le projet de Loi de Finances 2009 prévoit d’ailleurs un budget de 900 millions de DH pour le financement de ce régime, quil bénéficiera à 420 000 personnes. Deux catégories de population y auront droit, selon le département de Yasmina Baddou : les personnes pauvres, totalement prises en charge, et les personnes dites "vulnérables", qui devront apporter une contribution, certes modeste, à leurs frais de santé.


OFF.

La première tranche de la station Mazagan El Jadida sera livrée dans 14 mois. Le retard pris serait dû à des divergences entre les autorités publiques et le promoteur du projet, Kerzner International. Ce dernier aurait arraché aux autorités, non sans mal, une exclusivité de casino sur un rayon de 130 km.


Attijariwafa attend toujours une réponse des autorités bancaires algériennes à une demande d’agrément pour l’implantation d’une banque. Selon des sources proches du groupe bancaire, l’arrivée du leader marocain ferait grincer des dents le microcosme financier local, ce qui expliquerait le retard pris par les autorités algériennes.
 
 
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