Adieu mères candidat aux oscars. De Casa à Hollywood
Reportage. Tsunami à Driouch
Débat. Un Marocain moyen parle de la classe moyenne
Politique. Archane seul au monde
Humeur. Mon royaume pour un cheval
Objectif Maison Blanche. La dernière ligne droite
Crise. Les dégâts collatéraux
Analyse. Un désastre nommé capitalisme
Audiovisuel. Le boom des boîtes de prod'
Festival. La gastronomie pour ambassade
N° 345
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Yassine Aït Benlaâssel
(DR)

Justice. Ni Allah, Ni Barça... Que l’Malik

L’heure est aux prolongations dans l’affaire Aït Benlaâssel. Condamné le 29 septembre dernier à un an de prison pour atteinte à la sacralité du roi, le garçon de 18 ans a été mis en liberté provisoire mercredi 29 octobre. Selon la défense, le slogan “Allah, Al Watan, Al Barça” - repris par la presse locale et internationale - ne serait qu’une rumeur. “Une fausse information sortie d’on-ne-sait-où”, affirme le comité d’avocats dépêché par l’AMDH et Amnesty International pour défendre Yassine Aït
Benlaâssel. Pas de référence, donc, ni au Barça (qui aurait même cherché à intervenir dans l’affaire), ni à un quelconque autre club sportif. Le chef d’accusation a retenu trois insultes : l’une contre le gouvernement, l’autre contre l’école, et la dernière (et principale) contre le roi. “Il se trouve que nous n’avons pas encore eu accès au procès-verbal établi par les gendarmes. Nous n’avons donc aucune preuve matérielle quant à ce qui a été écrit ou proféré dans cette affaire”, continue Me Taher Abou Zaïd, l’un des avocats de Yassine Aït Benlaâssel. Ce fait a joué dans l’obtention de la liberté provisoire pour son client, “en plus de la pression exercée par la société civile et l’âge de Yassine, majeur pénalement depuis peu”, continue l’avocat. La balle de match se jouera le 5 novembre devant les tribunaux. En attendant, le lycéen peut reprendre ses études en vue d’obtenir son baccalauréat, et espérer bénéficier d’un sursis, à défaut d’acquittement.


Mémoires. Sofia règle ses comptes

Dans le livre La reine de très près, paru jeudi 30 octobre en Espagne, l’épouse de Juan Carlos passe outre sa neutralité habituelle en critiquant l’attitude des rois marocains quant à Sebta et Melilia. Dans des extraits exclusifs publiés par le quotidien El País, la reine Sofia déclare : “Mohammed VI, comme son père, ne rate pas une occasion de dire que la question reste ouverte”. Et enfonce le clou plus loin : “Hassan II essayait de tendre des pièges à mon mari : “Viens à Ceuta ou à Melilla, je te donnerai une réception somptueuse”. Il fallait lui dire : “Mais Hassan, comment peux-tu me recevoir sur des terres qui sont à moi ?””.


Fès. Big Brother vous filme

Les délinquants fassis n’ont qu’à bien se tenir, le super maire Chabat les a à l’œil. 1000 caméras de surveillance seront installées dans les points les plus chauds de Fès. Ce projet, adopté à l’unanimité par le Conseil de la ville, coûtera 20 millions de DH. “Les caméras numériques seront installées dans 250 endroits avec 4 caméras par place”, précise Hamid Chabat. Les quartiers réputés les plus chauds seront équipés en premier, à savoir Bendebbab, Bab Ftouh, Sidi Boujida et Aouinte El Hejjaj. Rappelons que les Fassis avaient manifesté récemment contre la montée de la criminalité, tandis que des délégations d’habitants ont présenté leurs doléances aux autorités.


Ben Barka. Commémoration discrète

Le 43ème anniversaire de la mort de Mehdi Ben Barka n’a pas rassemblé, loin s’en faut, les héritiers politiques de l’opposant enlevé à Paris le 29 octobre 1965. Seul parti à se fendre d’un communiqué : Annahj Addimocrati qui, à l’occasion de la journée du disparu, rappelle les exigences des militants marocains des droits de l’homme, notamment “la traduction des bourreaux en justice”, “la dissolution des services responsables”, et “une demande officielle de pardon de la part de l’Etat”. Le parti gauchiste tacle au passage “les compagnons de Ben Barka qui ont sombré dans la compromission politique et se sont laissé prendre au jeu du Makhzen”.


Caricature. M6, héros de BD

Bakchich, le site français d’“informations, enquêtes et mauvais esprit”, publie chaque semaine, depuis le 4 octobre, une planche de bande dessinée intitulée “Le roi qui ne voulait plus être roi”, signée Khalid Gueddar, un ancien de Demain de Ali Lmrabet. Le personnage principal de cette BD satirique est Mohammed VI, qu’on voit préférer “faire la fête plutôt que traiter des dossiers”, créer un parti en 3 jours pour son “ami” Fouad Ali El Himma, ou bien prendre des eaux usées pour du pétrole, qu’il cherche désespérément dans tout le Maroc… Après de nombreuses réactions de ses lecteurs, le site a également publié un résumé des commentaires “pour” et “contre” ce genre d’humour.


Intempéries. L’occasion fait le larron

“Environ 30 mètres de grillage ont sauté à la frontière de Melilia”, rapporte un observateur de la région de Nador où les inondations du dimanche 26 octobre ont engendré des dégâts colossaux (lire p.18). Profitant de ces incidents, le lendemain, 65 immigrants ont tenté de pénétrer dans l’enclave espagnole au niveau du poste de contrôle de Beni Enzar. 40 se sont infiltrés en passant par un ruisseau fermé en temps ordinaire par des vannes. 37 ont finalement été arrêtés par la police espagnole. Le lendemain, 20 autres personnes ont tenté en vain la même aventure. Enfin, mercredi 29 octobre, 7 autres migrants se sont heurtés à la Guardia civil. “Les habitants ne se soucient pas de ces événements, rapporte Chakib Al Khayari, membre de l'Association des droits de l'homme pour le Rif, ils sont préoccupés par les dégâts humains et matériels de la province de Nador”.



3 questions à Abdelkrim Benatiq
[Secrétaire Général du Parti Travailliste]


Vous organisez un rassemblement, dimanche 2 novembre à Rabat, pour protester contre la cherté de la vie et la baisse du pouvoir d’achat. Pourquoi ?
Parce que nous sommes un parti politique dont le rôle n’est pas seulement de “pointer” à l’occasion des échéances électorales. On n’est pas des spectateurs, mais des acteurs du champ politique et social. C’est la définition même d’un parti politique. La cherté de la vie est un thème fort, mobilisateur. Nous sommes dans notre rôle d’encadrer les gens, de leur offrir un canal de communication et d’expression.

Pourquoi se contenter d’un rassemblement, alors que vous aviez prévu une marche dans le centre-ville de la capitale ?
Pour des raisons de sécurité. Le ministre de l’Intérieur ne nous a pas interdit de marcher, il a simplement dit : “Avec une marche, les risques de dérapage sont trop nombreux”. Nous avons décidé, après mûre réflexion, de nous contenter d’un rassemblement, mais dans un endroit public (le stade Pex, à l’Océan), avec 10 000 personnes attendues.

Vous n’avez pas l’impression d’empiéter sur le terrain des associations qui manifestent contre la cherté de la vie ?
Personne n’a décrété que seules les associations pouvaient monter au créneau dans ce genre de situations. Et puis, nous sommes un parti de gauche et d’opposition. Nous ne faisons qu’exercer nos droits en organisant un rassemblement contre la cherté de la vie.


USFP. Grand-messe à haut risque

Le 8ème congrès du parti de la rose aura bien lieu les 7, 8 et 9 novembre. Le conseil national devait se réunir une dernière fois, samedi 1er novembre, pour préparer l’événement et adopter le texte d’une déclaration politique commune. Les Ittihadis se sont mis d’accord sur les modalités organisationnelles du prochain congrès, sur l’identité du parti, ainsi que sur les revendications économiques et sociales. Si les candidatures officielles à la succession d’Elyazghi n’ont pas encore été déposées, cinq noms circulent d’ores et déjà : outre les inévitables Abdelouahed Radi, Fathallah Oualalou, Habib El Malki et Driss Lachgar, l’ancien secrétaire d’Etat aux télécommunications du gouvernement Youssoufi 2, Nasr Hajji, brigue aussi le poste de Premier secrétaire.


Salon du cheval. Quand l’armée hennit

Le premier rendez vous équestre international, tenu à El Jadida du 22 au 26 octobre, a été l’occasion pour les militaires de s’illustrer dans les concours de saut et de dressage bien sûr, mais aussi dans un exercice nouveau : la communication. Pour la première fois, de nombreux corps de sécurité, normalement entourés d’un grand secret, ont entrouvert leurs portes. C’était notamment le cas de la DGSN, des FAR ou encore de la garde royale qui disposaient chacun d’un stand. Fait rarissime, les visiteurs du Salon ont eu accès à des documents d’archives officiels. Pour l’occasion, la grande muette a même désigné quelques officiers pour prêcher la bonne parole.


Sports. Skah mord la ligne

Après la lettre royale très musclée adressée aux patrons de fédérations, la ministre des Sports, Nawal El Moutaouakil, a présidé, mercredi 29 octobre, une réunion d’information où elle a sommé les responsables sportifs de se plier aux exigences de Mohammed VI et de rendre des comptes. L’ancien champion du 10 000 mètres, Khalid Skah, actuellement membre de la direction technique nationale, a tenté à cette occasion de prendre la parole à plusieurs reprises. Devant le refus répété de la ministre de lui céder le micro, le champion marocain, connu pour ses colères, a quitté la salle. L’assistance, médusée, l’a ensuite entendu pester tout seul dans les couloirs.


Matt Damon. Obamaniaque au Maroc

Bien qu’il soit à Rabat depuis quelques jours pour filmer des scènes additionnelles du film Green Zone, l’acteur est toujours impliqué dans les élections américaines. Avant de quitter les Etats-Unis, il a tenu à rassurer ses fans, ainsi que tous les supporters de Barack Obama. Ce n’est pas parce qu’il est au Maroc qu’il se détachera de la campagne électorale. Lors d’un gala à San Francisco le 23 octobre dernier, il a affirmé qu’il n’allait pas oublier de faire de la promo pour le candidat démocrate, une fois sous nos cieux. “Je suis prêt à donner des interviews par téléphone tous les soirs après le tournage s’il le faut” a-t-il promis.


Amazighs. Deux congrès pour le prix d’un

Au lieu d’un 5ème Congrès mondial amazigh (31 octobre - 2 novembre), il y en a eu deux faute de consensus sur le lieu. Certaines associations, groupées autour du président actuel, Lounes Belkacem, ont décidé de se réunir à Meknès, après des difficultés causées par le gouvernement algérien. D’autres ont soutenu le vice-président Rachid Raha pour respecter le choix initial de Tizi-Ouzou. Mal leur en a pris, l’accueil algérien étant tout sauf amical : les congressistes marocains ont été bloqués par les autorités dès leur arrivée jeudi 31 octobre à Alger, et ont dû suivre les débats depuis l’aéroport. Notons que beaucoup d’associations, pour exprimer leur désaccord avec cette scission, ont décidé de bouder les deux raouts amazighs.


Immigration. Self-défense

Dimanche 26 octobre, la police anti-émeutes de Murcie a dû intervenir dans le quartier Rosales, où cohabitent difficilement plusieurs communautés ethniques, pour empêcher une centaine de Marocains d’entrer de force dans la résidence d’une famille espagnole d’origine gitane. L’arrivée des forces de l’ordre a dégénéré en de violents affrontements, sans blessés graves, même si des balles en caoutchouc ont été tirées. La famille a pu être évacuée, mais il y a eu d’importants dégâts matériels. Après des semaines de tensions entre les deux communautés, c’est l’agression d’un jeune Marocain et le vol de son vélo par un jeune gitan qui ont mis le feu aux poudres.


Audiovisuel. Benjelloun, El Himma et les autres

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a finalement reçu 20 projets de stations radio, et 6 de chaînes télévisées. Othman Benjelloun (président de BMCE Bank), Fouad Ali El Himma, et Kamal Lahlou (Casa FM) ont effectivement déposé des projets de chaînes télévisées, comme cela avait été annoncé dans les médias depuis plusieurs mois. Les autres postulants sont Younes Boumehdi (Hit Radio), Moulay Ahmed Belghiti (Vidéorama) et Karim Oughla (groupe Ateo). Pour l’instant, il n’y a que les détails sur “La 3”, le projet de chaîne généraliste de Othman Benjelloun, qui ont filtré dans la presse. Pour en savoir plus sur les autres dossiers, il faudra attendre l’ouverture des plis, prévue dans une dizaine de jours. La HACA devrait annoncer, début 2009, les 2 chaînes télévisées et les 5 stations radio retenues.


Al Qods. Mohammed VI antisynagogue

En sa qualité de président du Comité Al-Qods, Mohammed VI a appelé, lundi 27 octobre, à l’arrêt de la construction d’une synagogue dans la partie musulmane de la ville sainte. Dans un message adressé au pape Benoît XVI et à l’ONU, le roi a dénoncé un plan qui “pourrait avoir des conséquences fâcheuses, dont nul ne saurait prévoir la portée, ni les limites”. Le politologue Mohamed Darif nuance cependant la portée de cette déclaration : “Il ne faut pas faire l’amalgame entre la présidence du Comité Al-Qods, dévolue au Maroc depuis 1978, et le rôle mineur joué par notre pays dans la médiation entre Palestiniens et Israéliens depuis les accords d’Oslo en 1992”, nous a-t-il expliqué.


Jamaâ El Fna. Les conteurs bernés

Conteurs, cracheurs de feu, charmeurs de serpents, cartomanciennes et chanteurs ont manifesté leur mécontentement pendant six jours sur la fameuse place touristique de Marrakech. Dans le collimateur, Omar Jazouli, le maire de la ville, accusé d’empocher des subventions octroyées par l’UNESCO, sans en faire bénéficier les pensionnaires de la place. Or, dans un communiqué officiel, l’UNESCO dément formellement verser le moindre centime pour Jamaâ El Fna, bien que la place soit classée patrimoine universel. “Les manifestants ont été victime d’une manipulation en cette période pré-électorale”, dénonce un élu local sous couvert d’anonymat.


Prix. TelQuel à l’honneur

Les journalistes Mehdi Sekkouri Alaoui et Youssef Ziraoui ont été nominés pour le prix Lorenzo Natali 2008 qu'organise la Commission européenne. Ouvert à 160 pays, ce prix récompense les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision “qui auront fait preuve de discernement remarquable dans leur reportage sur des questions liées aux droits de l'homme et à la démocratie”. Nos deux journalistes ont été choisis pour leur reportage : “Sur la piste du Sniper de Targuist” (TelQuel n° 292). Ils sont attendus le 17 novembre à Strasbourg pour assister à l'annonce des noms des lauréats de cette année. Pour rappel, “Sur la piste du Sniper de Targuist” a valu à ses auteurs le prix RFI-Reporters Sans Frontières-OIF (Organisation internationale de la francophonie) cuvée 2007.



Humeur. Ce qu’on dit

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Quand la pluie tombe, le sol a comme un cœur. C’est ce qu’on dit. À Nador, quand la pluie tombe, il n’y a plus de sol. Simplement de la boue, des flaques, des trous, des femmes qui pleurent, des hommes qui ne possèdent pas forcément une paire de bottes. Le tsunami qui a terrassé une partie du Maroc a brisé des tabous et des hommes. Tanger peut parfaitement devenir, un jour, le plus grand port de la Méditerranée. C’est beau, et pas seulement parce qu’on nous le dit. Pour l’instant, la mariée du Nord peut être soufflée par une tempête de vent, des précipitations supérieures à la moyenne nationale. À Nador et régions, le seul effondrement qui n’a pas fait de victime est celui d’une partie de la frontière qui sépare le Maroc de l’Espagne. Personne n’est mort, des clandestins ont saisi l’opportunité de basculer de l’autre côté sans verser de pot-de-vin à personne. C’est ce qu’on dit aussi. C’est la faute à la pluie, au sous-développement des hommes, des routes ? Comme à l’époque du tsunami asiatique, des esprits malins tentent de nous expliquer l’origine du drame qui a réveillé nos villes par un autre réveil, celui de la colère divine. Dieu n’est pas content, il nous punit. C’est ce qu’on dit. Qu’en serait-il de la punition d’Allah si nos constructions étaient moins lâches, si les canaux d’évacuation ressemblaient un peu plus à des canaux d’évacuation, si les secours avaient été organisés et réglés comme une horloge suisse ? Pour que les débats volent un peu haut, il faut qu’il y ait débat. À la télévision, par exemple. En début de semaine, au plus fort de la tragédie qui a terrassé le Nord et l’Oriental, nos chaînes ont dédié plus de reporters et de caméras au beau Salon du cheval à El Jadida qu’aux noyés de Driouch. Ne cherchez pas, ce n’est même pas une question d’audimat.



VITES !

Le directeur de publication d’Al Massae, Rachid Nini, a été condamné en appel le 30 octobre à verser six millions de dirhams de dommages et intérêts pour diffamation. Les quatre plaignants, substituts du procureur de Ksar El Kébir, avaient déposé plainte contre Nini suite à un article où l’un d’entre eux était, sans le nommer, qualifié “d’homosexuel”.


L’Espagne a accepté, le 24 octobre, la demande d’extradition définitive de Hassan El Haski. Condamné à 14 ans de prison après les attentats de Madrid en 2004, le numéro 1 du GICM purgera donc sa peine au Maroc où il comparaîtra, de surcroît, pour sa participation supposée aux attentats de Casablanca de 2003.


Le roman Confidences à Allah (Editions Léo Sheer, 2008) sur les tribulations d’une jeune Marocaine tour à tour bergère, prostituée, femme d’imam, devra être adapté au cinéma en 2009. Nabil Ayouch (Ali Zaoua, Mektoub) devrait produire, ou réaliser, le film avec l’étroite collaboration de l’auteur, Saphia Azzeddine.


Le prince héritier ne se contente plus d’être accroché aux basques de son père lors d’évènements officiels. Les Casablancais ont aperçu Moulay Hassan le 27 octobre, avenue Hassan II, chez Oliveri où il a consommé une glace. Accompagné de ses gardes du corps, il s’est ensuite rendu dans un magasin de jouets du Bd Ghandi.


C’est au-dessus des nuages (portugais) qu’une passagère du vol T200 de la RAM, en partance de Casa et à destination de New York, a donné naissance à une petite fille, cinquante minutes après le décollage. Le bébé de l’air a vu le jour sous “les applaudissements des passagers”, indique la MAP. Les parents penseront-ils à l’appeler Rama ?
 
 
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