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Le roi partout, partout
à chaque fois qu'il s'agit d'assises, de forums ou de tout autre groupement touchant l'un ou l'autre des secteurs du royaume, le roi arrive avec ses recommandations. On pourrait croire qu'il sait tout et qu'il possède les réponses à tous les maux du Maroc. C'est sûr que le Collège royal permet de former des élites, vu la qualité de l'enseignement et l'encadrement dispensés. Mais le fait que le roi arrive en sauveur et en donneur de leçons, à chaque occasion, fait ressortir la gabegie dans laquelle nous avons toujours évolué. Cela veut dire aussi que les personnes qui ont présidé aux destinées de notre cher pays ont été d'une incompétence inégalable. Alors peut-être, oui, peut-être, comme on dit, que le défunt roi Hassan II ne supportait pas les gens brillants et préférait donner les commandes à des béni-oui-oui qu'il pouvait manipuler à sa guise. Bref, j'en viens à la conclusion : faut-il tout simplement cloner Mohammed VI ?
Saad Ben Abdellah, Rabat.
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Cartables pour tous
vraiment ?
Avant tout, bravo à l'équipe de TelQuel dans ses efforts visant à enraciner le droit à la liberté d'expression et le devoir d'agir contre les dérapages de l'Etat. La politique officielle suivie en matière d'enseignement et d'éducation en général est, dans son genre, une source de dérapages non-stop. Je m'explique. Le demi-échec auquel est vouée la réformette de l'enseignement est causé principalement par l'absence d'autocritique. On ne remet guère en cause le socle sur lequel reposent les principes de notre éducation nationale. Autrement dit, à défaut de pointer le fond du problème, on maquille la forme. Résultat : on n'avance pas. La crise est permanente dans notre système d'éducation, et cela ne coûte rien de le reconnaître publiquement
Par ailleurs, permettez-moi de faire une petite remarque sur ce qu'on a appelé l'opération cartables (royaux). Cela fait plusieurs semaines que des communes dans la région de Ouarzazate attendent leur tour, pour bénéficier des retombées de ladite opération. Les gens s'interrogent et les mômes, déçus, se tournent les pouces. Les enseignants aussi.
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Interviewer qui ?
Les rois, émirs, présidents et chefs d'État (à vie) des pays arabes ne donnent pas toujours d'entrevues aux journalistes locaux. La presse nationale ne compte tout simplement pas à leurs yeux. Partant, ils n'ont de compte à rendre à aucune institution, encore moins aux médias sauf pour servir leur discours, accompagner et expliquer leur agenda, leurs lettres de félicitations ou leurs interminables inaugurations de chantiers. Ils n'ont pas le temps de bavarder de futilités comme la politique, l'économie, les questions de défense nationale, crise financière mondiale, etc. C'est une tradition, mais elle reste inacceptable dans un pays comme le Maroc nouveau de Mohammed VI. Nous comptons sur TelQuel dans cet effort de liberté de presse. Vos reportages pertinents sur le chef de lÉtat ou sur les chefs de partis, les articles sur les faits de société, témoignent toujours d'un grand souffle de fraîcheur, de jeunesse, renvoient à une vision différente, intéressante, d'un Maroc différent, que nous aimons. Bravo pour votre démarche progressiste. Ne lâchez surtout pas
Aziz Alaoui, Montréal, Québec.
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Sifaw, pourquoi ?
Jai eu un bébé, l'été dernier. Sa mère et moi lui avons choisi l'un des plus beaux prénoms: Sifaw, équivalent berbère de prénom arabes comme Mounir, Moudie, ou Mochrik. L'officier de service a refusé de l'inscrire sur les registres de l'état civil à Meknès, arguant que le prénom serait selon absent de la liste officielle du ministre de l'Intérieur. Il a également refusé de me remettre un justificatif prouvant que je suis allé inscrire mon fils dans les délais. J'étais donc obligé de recourir aux services d'un huissier de justice afin de faire le constat de ce refus. Et j'ai entamé une action en justice auprès du Tribunal administratif de Meknès. La loi 99/37 portant sur les conditions restrictives des prénoms interdit les prénoms composés, attentant à la pudeur ou à l'ordre public, ou inspirés des noms de villes, villages et tribus. Le prénom Sifaw ne remplit, lui, aucune de ces conditions. Il est pourtant interdit par la haute commission de l'état civil au ministère de l'Intérieur. Serait-ce simplement parce qu'il est amazigh ?
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Libres, pas comme avant
Je suis tombé par hasard sur votre journal, en surfant sur Internet à la recherche d'informations sur le Maroc, où j'ai vécu de 1974 à 1982. Excellente découverte que cette revue relatant de façon claire, objective, percutante, tous les aspects de la vie au Maroc et de ceux qui la font ou y contribuent. Bravo encore et merci pour ce périmètre de liberté que vous nous offrez
et qui n'existait pas lors de ma période marocaine.
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Talentueux et sincères
Je suis une fidèle lectrice de TelQuel, je trouve les sujets abordés par le magazine globalement intéressants, voire passionnants. Mais, s'il vous plaît, faites un effort, évitez de nous donner parfois l'impression d'écrire dans un but lucratif, éviter l'impression de choquer pour choquer. Et gardez ce qui a réellement fait votre succès : votre talent, bien sûr, et surtout, surtout, les élans de sincérité qui se dégagent de vos articles et chroniques. Ne gâchez pas cet élan.
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Médicament : tout pour le générique ?
Lun de vos articles, intitulés 3 questions à Abdelaziz Agoumi (TelQuel n°338), affirme que la qualité du générique marocain est la même qu'un princeps (une molécule mère). Par définition, tout générique est supposé avoir les mêmes caractéristiques que le princeps, mais avec une marge d'erreur de 20% : ceci ne peut être prouvé que par des études de bioéquivalence. Mais comment fait-on pour affirmer qu'un générique marocain est identique à un princeps si aucune étude n'est faite pour le prouver, comme c'est le cas pour le Maroc où il n'y a guère d'études de bioéquivalence.
Sachant que tous les professionnels de l'industrie pharmaceutique au Maroc ne sont pas fidèles aux normes européennes, comment peut-on être sûr que durant la fabrication de ce médicament, aucune étape n'a été négligée ? Mesdames et messieurs, demandez à tout médecin qui se respecte si, à travers son expérience, le médicament générique a eu, ou non, le même effet qu'un princeps. Vous verrez alors que l'on est loin, loin du compte.
Dr B. El Filali, Casablanca.
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Lettre ouverte à Yasmina Baddou, ministre de la Santé
Madame la ministre,
Nous avons appris avec consternation les affectations des médecins spécialistes : pour la première fois, la situation matrimoniale des femmes médecins spécialistes n'a pas été prise en considération. Ainsi, les femmes mariées et mères ont été affectées à des centaines, voire des milliers de kilomètres de leurs foyers, d'où une vie conjugale impossible, des enfants déchirés
Comment est-il possible de soigner les enfants des autres quand on ne peut pas soigner sa propre famille ?
Comment peut-on séparer des
enfants de leur mère, une femme
de son mari, pour le bien-être
de la population ?
C'est pour toutes ces raisons qu'une centaine de femmes médecins spécialistes mariées ont jugé, après 14 années d'études, que leur famille était plus importante que leur travail, et ont décidé de refuser leurs affectations aberrantes.
Madame la ministre,
Ces femmes manifestent depuis des mois en face de votre ministère, mais aucun dialogue n'a été ouvert avec elles.
Savez vous que les médecins spécialistes sont une denrée rare partout dans le monde ?
Êtes-vous au courant que beaucoup sont déjà parties en France ou au Canada où on leur a proposé du travail pour mari et femme ?
Madame la ministre,
Il existe un réel manque en spécialistes dans les villes où le flux des malades est beaucoup plus important que dans le monde rural.
Les femmes médecins spécialistes mariées veulent se reconvertir et changer de métier : les pédiatres veulent ouvrir des crèches, d'autres comptent se lancer dans le journalisme ou dans l'écriture
Mais soyez sûre qu'elles aiment toutes leur métier, et qu'elles sont prêtes à se sacrifier, comme elles l'ont fait pendant 14 années de leur vie, pour leur pays.
Madame la ministre,
Aidez-nous à servir notre pays.
Un médecin spécialiste de la promotion 2008, Rabat.
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