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N° 347
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

Spectacle. Harlem forever

(CENTAURE COMMUNICATION)

Un petit tour et puis s’en vont. Durant deux jours, les basketteurs des Harlem Globetrotters ont assuré le spectacle. Retour en six instantanés sur un show 100% made in US.


Combien ça coûte ?
Ils bougent, ils bougent les Harlem Globetrotters. Ces stakhanovistes du parquet, tendance comique, disputent plus de 500 rencontres par saison. En tournée en Espagne, la troupe a fait un petit crochet par la case Maroc, avant de s’envoler plus tard vers New York. Prix de la
prestation : quelque 700 000 dirhams pour deux jours de représentation, soit, grosso modo, le même prix qu’une vingtaine de minutes en play-back de la diva siliconée Haïfa Wehbe. Plutôt compétitif comme tarif.


Show devant
Près de 10 000 personnes ont assisté aux deux représentations. Au menu, dribbles à donner le tournis, détentes défiant les lois de la gravité, dunks spectaculaires… Le concept est bien rodé : deux teams qui s’affrontent, sans décompte de points, des acrobaties millimétrées et une petite part d’improvisation. Bref, un show ricain comme on les aime (ou pas).


Du sang neuf
Les Harlem Globetrotters ont vu le jour au début du siècle dernier, ce qui doit contribuer à leur cachet un tantinet “hasbeen”. A leur crédit, rappelons que le taux de turnover est important. Aucun des joueurs de l’équipe actuelle n’était présent lors des deux visites précédentes des HGT en 1987 et 1992 au Maroc. La vingtaine de joueurs ont effectué une petite virée dans des quartiers populaires de Rabat et Casablanca, distribuant cerceaux et ballons aux gamins du derb. Sympa.

De Harlem à Bab Marrakech
Logés dans des hôtels 5 étoiles, les HGT ont profité de leur temps libre pour faire des emplettes au quartier de Bab Marrakech de Casablanca. La bande fait honneur à la gastronomie… américaine, se rendant uniquement dans des fast-food estampillés USA, “de peur de tomber malades”. “Ils étaient aussi très curieux à propos du Maroc, ils posaient beaucoup de questions sur Mohammed VI”, nous apprend-on.

Drôles d’athlètes
Plus connus pour leurs capacités à amuser la galerie que pour leurs performances athétiques, les Harlem Globetrotters sont pourtant tous des joueurs issus du championnat universitaire américain. Agés de 20 à 30 ans, ces gaillards, dont la taille oscille entre 1m85 et 2m10 (tout en muscle), doivent passer une batterie de tests avant de rejoindre l’équipe. “Ils n’évoluent peut-être pas en NBA, mais comparés aux joueurs du championnat marocain, ils sont super-balaises”, commente cet accompagnateur, passionné des paniers. Pour la petite histoire, les Harlem Globetrotters sont la première équipe dans l’histoire du basket à avoir attribué des postes aux joueurs sur le terrain : pivot, avant, arrière, etc.

Y a erreur sur le nom
Ils s’appellent les Harlem Globetrotters, du nom du célèbre quartier new-yorkais, foyer de la culture afro-américaine. Pourtant, à l’époque, le club est domicilié à Chicago, et n’est encore jamais sorti du pays (comme son nom ne l’indique pas). L’équipe est composée de joueurs noirs évoluant dans la Negro American Legion League. La bande domine le championnat national, imprimant un cachet clownesque à la partie dès que l’avance (de points) sur le tableau d’affichage le permet. En 2000, les Globetrotters rendent visite au Pape Jean-Paul II au Vatican, et désignent le pontife Harlem Globetrotter honoraire, preuve de leur sens de l’humour s’il en fallait.

 
 
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