Il y a plus Zakaria Boualem que ZB lui-même. Cest tout simplement effrayant.
Nom : Boualem
Prénom : Zakaria
Né en 1976 à Guercif
Signe particulier : Marocain à tendance paranoïaque
Zakaria Boualem en a pris plein la gueule. Son enthousiasme naïf pour Barack Obama lui a valu de sévères critiques. Certains ont même estimé profondément débile le simple fait de sexciter pour lélection dun président américain, fût-il (presque) noir. Cette levée de boucliers appelle une constatation terrible : il y a plus Zakaria Boualem que Zakaria Boualem lui-même. Cest tout simplement effrayant. Lidée quil puisse exister des gens encore plus cyniques, plus désabusés et plus négatifs que notre héros a quelque chose de vertigineux. Ce sont des versions 2008 de Zakaria Boualem, largement plus puissantes que notre Guercifi qui commence à prendre de lâge et qui a besoin despoir de temps en temps. Voici leurs arguments : Yallah, Barack Obama a été élu, et après ? Cest lui qui va construire des hôpitaux au Maroc ? Il va convaincre nos juges darrêter denfermer des gens sous le prétexte léger quils ne disposaient pas de liquidités suffisantes pour acheter leur liberté ? Il va multiplier des centres culturels et offrir une Coupe du Monde aux Marocains parce que certains dentre eux sont (presque) noirs ? Il ny a que les Kenyans pour croire à un truc pareil !. Ce dernier point est exact, les Kenyans y croient : ils ont décrété le jour de lélection dObama férié, rien que ça. Ils ont désormais un objectif, un seul : trouver une petite place pour une nouvelle étoile sur le drapeau US. Ils deviendront ainsi un nouvel Etat américain par le droit du sang, et merci Obama.
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Revenons à nos cyniques. Ils ont un peu raison, franchement. Mais leur raisonnement a ses limites. Démonstration sil vous plaît. Tout le monde est daccord pour affirmer que monsieur Bouche, double V de son doux prénom, a considérablement pourri la planète. Même les plus cyniques dentre nous sont conscients que ce monsieur a précipité notre monde dans une sorte de guerre des civilisations dont personne ne peut raisonnablement se réjouir. Certes, il na pas agi seul, mais il est le seul a avoir été élu pour cela. Et, Zakaria Boualem vous en supplie, arrêtez de parler de cet homme comme dun crétin. On connaît peu de crétins qui aient atteint tous leurs objectifs avec autant defficacité, tout en se foutant de la gueule du monde bel allali, qui na rien à voir avec lauteur de ces lignes, je tiens à le préciser. On pourrait sans doute trouver pareil énergumène dans lhistoire mais, encore une fois, ils nont pas été élus
Donc, partant de cette constatation, on ne peut pas continuer à affirmer que rien ne change jamais, que les présidents américains sont tous pareils, quon sen fout, et merci. On vient davoir la démonstration pendant huit ans que les choses peuvent changer, en loccurrence dans le mauvais sens.
Serait-il inimaginable de considérer quelles puissent changer en bien ? Ou au moins quelles arrêtent dempirer ?
Pendant combien de temps encore pourra-t-on se payer le luxe de se priver de rêve ?
Zakaria Boualem rêve à une solution au problème palestinien. Il rêve de voir toutes les terrasses de café contraintes de trouver une autre explication à nos insuffisances que celle du lobby américano-sioniste. Rappelons que ce dernier, décidément infatigable, est à lorigine de la corruption, des embouteillages, des virus informatiques, et même de la crise financière mondiale. Il encourage les festivals, lhomosexualité, lalcoolisme, le tiercé... et on est obligé darrêter la liste ici sinon on va devoir faire un numéro spécial. Bon, imaginons donc que ce fameux lobby soit désactivé
Le million de Marocains qui ont marché dignement pour le droit des Palestiniens, pourrait-on imaginer quils marchent pour leurs droits propres ?... Pour une cause précise, au hasard celle de la corruption dans les tribunaux, hein ?... ça aurait de la gueule, non ?...
Zakaria Boualem, en relisant ces dernières lignes, se rend compte quil a un peu déliré. Cest trop tard, vous avez lu
Vous avez peut-être même rêvé avec lui. Cest déjà ça, un peu de rêve arraché au cynisme ambiant. Merci Obama. |