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Par Farida Ghazoui
Parité. Bonjour le travail
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Le taux dactivité des femmes
est passé de 52% à 33%
de 1999 à 2005.
(AFP)
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L'intégration des femmes dans la vie économique laisse à désirer. Une étude européenne pointe les causes de cette discrimination : mentalités, inégalité juridique, etc.
Dans la course à l'intégration féminine à la vie économique, le Maroc est à la traîne. Rendue publique en début de semaine, une étude sur dix pays du sud de la région méditerranéenne (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Jordanie, Liban, Israël, Palestine, Syrie et Turquie) menée dans le cadre du programme Rôle des femmes dans la vie économique et |
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financée par l'Union Européenne le démontre. Entre 1999 et 2005, le taux d'activité des femmes a baissé de 19 points passant de 52 % à 33 %. EnIsraël par exemple, ce taux est de l'ordre de 85 %. Selon l'étude, la principale cause de cette évolution négative est la baisse des activités économiques. Autrement dit, les secteurs économiques où la demande en main d'uvre est forte sont foncièrement masculins. C'est le cas du bâtiment, habitat et travaux publics, en nette progression ces dernières années au Maroc. D'autres activités économiques grandes employeuses de femmes, comme l'agroalimentaire et le textile, ont connu des cycles de croissance tout à fait différents, au gré de la conjoncture internationale.
Un Code protecteur
L'étude compile une analyse comparative des lois, des règlements et des pratiques aidant ou empêchant l'accès des femmes au monde du travail.
Et, si d'un côté, de grands efforts ont été fournis pour adopter les législations et les textes de lois aux standards internationaux en matière d'équité entre l'homme et la femme, la réalité demeure toute différente. En effet, les Constitutions et les Codes du travail des dix pays concernés par l'étude attestent de l'égalité des sexes. Mais quelques petites différences subsistent, comme pour le Code marocain du travail. Ce dernier protège les femmes de certains travaux de nuit, au même titre que les mineurs. La loi exige des conditions particulières, de confort notamment, pour tout travail effectué entre 21h et 6h du matin. Autre particularité : le congé de maternité. Jusqu'à il y a quelques années, le législateur marocain n'accordait que 12 semaines de congé pour les nouvelles mamans. Un amendement de la législation sur le travail l'a poussé à 14 semaines. Une avancée ? Pas le moins du monde. Il s'agit juste d'une adaptation du Code du travail national aux standards de l'OIT (Organisation internationale du travail).
Sans droit ni syndicat
Au-delà des règles de droit, la réalité est plus blessante pour de nombreuses femmes. Premier constat de l'étude européenne, la hausse, d'année en année, de celles qui travaillent pour le secteur informel, et qui ne bénéficient donc d'aucune protection légale et sociale. Près de 50% des Marocaines sondées ont déclaré n'avoir aucun droit, essentiellement par manque d'information. Les travailleuses demeurent ainsi sujettes à des actes de violences, verbales et même physiques. Empreintes d'une culture de la honte, elles se trouvent, dans la plupart des cas, incapables d'ester en justice. L'étude a même montré du doigt l'exclusion des femmes des postes de responsables syndicaux. Ce qui, fatalement, influe négativement sur la protection des droits des travailleurs, quel que soient leurs secteurs d'activité. Le dernier chapitre de ce travail de recherche, effectué entre les mois de juin et août 2008, se rapporte à la conception du genre dans la politique économique et sociale des Etats concernés. Au Maroc, cela fait trois années que le ministère des Finances et de lEconomie, intègre cette notion dans la mise en place du budget de l'Etat. Le rapport genre de la Loi de Finances va jusqu'à disséquer les différents investissements dont l'impact sera positif pour la condition des femmes marocaines. Du moins, on lespère. |
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