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Tristes politiques
Que vaut un engagement vis-à-vis de ses propres électeurs, lorsqu'on est premier secrétaire du parti socialiste marocain ? Pas grand-chose semble t-il. Où est donc passée cette démission du ministère de la Justice, un des arguments sine qua non de la candidature de Abdelouahed Radi à la tête de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) ? Or, quand un leader politique ne tient pas sa parole, c'est la crédibilité du parti qui en pâtit, forcément. Mais il semble que cette ancienne génération de politiciens regarde plus ses propres intérêts que ceux de leurs partis. Car, à cette promesse toujours non tenue, s'ajoute la future reconduction de Abbas El Fassi à la tête de l'Istiqlal qui, pour ce faire, doit modifier ses statuts. Cela serait-il donc le début de la fin des partis classiques marocains ? En tout cas, tout porte à croire que la voie est de plus en plus libre pour le PJD et le MTD qui récupéreront tous les déçus d'El Fassi et de Radi. Verdict aux prochains scrutins.
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Les bonbons de la drogue
Une nouvelle drogue a fait son apparition dans les écoles marocaines. Sous un nom coloré, Strawberry Met ou Strawberry Quick, se cache une sombre réalité. Ce type de Crystal Meth, drogue synthétique à base de méthamphétamine, sent et ressemble à une fraise en cristaux durcis (un bonbon qui grésille et qui sautille dans votre bouche). Les élèves ingèrent cette drogue en pensant que c'est une nouvelle sucrerie et se précipitent rapidement à l'hôpital dans un piteux état. Méfiance, ces faux bonbons peuvent également avoir la saveur du chocolat, du cola, de la cerise, du raisin et de l'orange.
Dr Bouchaib Benbakhta, Rabat.
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Sida, à quand la lutte finale ?
A l'occasion du 1er décembre, Journée mondiale du sida, il est opportun de nous poser la question : où en est la lutte anti-sida au Maroc ? Selon les informations fournies par certains responsables d'associations de lutte contre le Sida, la lutte se solderait par un échec patent. Ainsi, le nombre de séropositifs serait en constante et rapide progression. Il y aurait, au Maroc, plus de 20 000 séropositifs. La gravité du problème résiderait dans le manque d'information, car la plupart des Marocains se font généralement une idée erronée de la maladie. Le préservatif, par exemple, ne servirait à rien et la majorité de nos concitoyens seraient réticents à son usage. Ces derniers rechignent donc à y avoir recours, sous prétexte qu'il ôte ou diminue le plaisir de l'acte sexuel.
Certains clients ou habitués de celles qu'on appelle communément les filles de joie ou les prostituées n'hésiteraient pas à payer davantage pour se passer de l'emploi du préservatif. Or, il est aujourd'hui capital, pour ne pas dire primordial, que nul n'ignore qu'un rapport sexuel non protégé expose à des risques graves, mortels même, puisqu'on n'a encore trouvé ni vaccin ni traitement définitivement efficaces. Il est urgent de changer nos mentalités et nos comportements. Beaucoup de nos concitoyens préfèrent ignorer leur séropositivité et s'abstiennent de faire le test. C'est là une grave erreur et, de toute évidence, un comportement criminel. Nous sommes tous concernés : écoles, collèges, lycées, institutions publiques et privées, associations, ONG, oulémas, professions libérales, etc. Bref, en un mot, la société civile et même les pouvoirs publics. Je pense qu'aujourd'hui il est possible, malgré la difficulté de la tâche, de stopper la progression du VIH dans notre pays, avant qu'il ne soit trop tard, à condition seulement de le vouloir. Car ce n'est pas autre chose qu'une affaire de volonté.
Dr Farouk Dadi, Casablanca.
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