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Pages coordonnées par Maria A. Daïf
La semaine.
Evénement. Un grand pas pour le FNF
Du 13 au 20 décembre se tiendra à Tanger la 10ème édition du FNF, (Festival national du film), qui, pour loccasion, sest fait de jolis cadeaux : devenir une grand-messe annuelle du cinéma marocain, faire de Tanger sa capitale, célébrer cette année et dans les règles les cinquante ans du cinéma marocain et éditer un coffret DVD de films marocains en noir et blanc (dont Soleil de printemps de Latif Lahlou, Wechma de Hamid Bennani, Mirage dAhmed Bouanani, Chergui de Moumen Smihi et Le Facteur de Hakim Noury). La dixième édition |
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| annonce donc une nouvelle ère du Festival, nous dit-on du côté du CCM, plus moderne et plus représentative de la production locale. 14 longs-métrages et 14 courts-métrages seront donc en compétition, une programmation record, comparée à celles des années précédentes. En effet, créé en 1982, le 1er sétant tenu à Rabat la même année, le FNF se tenait au gré de la production locale, très restreinte jusquaux cinq dernières années (à titre dexemple, la seconde édition sest tenue en 1984 et la troisième en 1991). Se voulant au départ nomade, le FNF a par ailleurs pâti du manque dinfrastructures et de salles de cinéma dans plusieurs villes, ce qui a souvent donné lieu à des soucis dorganisation. Cest dire à quel point le FNF (auquel le FIFM fait terriblement de lombre) avait besoin dun soubresaut qui le débarrasserait de cette image désuète qui lui collait à la peau. Le cinéma marocain sera dorénavant traité comme il se doit et le FNF compte attirer un public conséquent dès cette année. Qui peut le FIFM, peut le FNF ! |
Sortie. Pour un Bond meilleur
Dans sa traque de ceux qui ont poussé Vesper à le trahir, James Bond découvre qui veut contrôler les plus grandes réserves naturelles du monde, sur fond de manipulation de la CIA
Malgré un scénario interchangeable qui nous mène entre Autriche, Italie et Amérique Latine, le dernier volet des aventures de lagent 007 confirme la relève efficacement incarnée par Daniel Craig (Casino Royale), qui, malgré sa blondeur, a réconcilié nombre dadeptes avec leur saga préférée en campant un Bond plus sombre et moins dandy, loin devant un Pierce Brosnan dénué de relief. Palpitant et sophistiqué, Quantum of Solace, signé de lAllemand Marc Forster, aussi à laise dans la légèreté poétique (Neverland) que dans le drame (A lombre de la haine, Les Cerfs-volants de Kaboul), est donc un bon film daction pure0, avec peut-être en moins le second degré si unique aux vieux épisodes. Preuve tout de même quun autre Bond est possible.
Quantum of Solace de Marc Forster, au mégarama.
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Opéra. Hommage à Puccini
A l'occasion du 150ème anniversaire de Giacomo Puccini, l'association culturelle italienne Dante Alighieri organise un concert en hommage à l'uvre du compositeur, histoire de rapprocher le public marocain de lopéra. Les mélodrames lyriques, des plus célèbres aux moins connus, seront interprétés par sopranos, barytons et ténors italiens : Cristina Martufi, Samuele Simonici, Gabriele Spina et Fiorella Di Luca donneront de la voix pour la Bohême, Madame Butterfly, Manon Lescaut et autres pièces musicales
À Tanger le 11 décembre au Palais des Institutions italiennes
et le 12 décembre au Théâtre Mohammed VI à Casablanca.
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FIFM. Lévy gueule
Le jury du Festival international du film de Marrakech, présidé par Barry Levinson, a rendu son verdict lors de la soirée de clôture, samedi 22 novembre. LEtoile dor est revenue au film russe Wild Field, du réalisateur Mikhail Kalatozishvili. Quant aux prix dinterprétation féminine et masculine, ils ont été raflés respectivement par lAméricaine Mélissa Léo pour son rôle dans Frozen River, et par le Finlandais Eero Aho pour Tears Of April. Enfin, le prix du jury a été remis à The Shaft, film chinois de Zhang Chi. Kandisha, le seul film marocain en compétition cette année na donc remporté aucun prix. Décision qui na pas été comprise par Albert Lévy, le producteur du film, qui dailleurs na pas hésité à le crier sur les toits. Depuis lannonce des résultats, il crie à linjustice sur Facebook, remettant en cause la crédibilité du jury, composé, écrit-il, dune James Bond Girl, dun acteur allemand et dune actrice belge inconnus. Sauf que de James Bond Girl il ny en avait point dans le jury. Et le fair-play dans tout ça ? |
Spectacle. Lenfant Roi
LInstitut Cervantès organise du 27 novembre au 6 décembre la deuxième édition de son festival consacré totalement à lenfance. Intitulé Paradis de Lune, cet événement se tiendra à la fois à Casablanca et à Rabat. Au menu : des pièces de théâtre en arabe, en français et en espagnol, ainsi que des spectacles de marionnettes et de danse hauts en couleurs. Ces représentations auront lieu au Théâtre national Mohammed V de Rabat, et au Théâtre Mohammed VI de Casablanca. Des ateliers de théâtre et de spectacles de clowns seront aussi mis en place en marge du festival, dans différents centres scolaires des deux villes. |
Arts plastiques. Talal, ce Pierrot
Les personnages de Hossein Talal manquaient à la scène picturale locale. Comme directement sortis dune fête foraine ou dun rêve denfant, on nen avait plus vu de nouveaux depuis une plusieurs années. A la fois fantastiques et clownesques, ils portent, comme taggée sur leurs costumes, une mélancolie propre à la condition humaine. Hossein Talal serait-il donc un être qui cache ses tourments derrière sa bonhomie ? Souffrirait-il en silence de lombre que lui a fait sa mère Chaïbia, quil a lui-même mise sur les rails de la peinture ? Cest bien avant elle en tout cas quil a commencé à peindre, mettant sa palette de couleurs vives de côté pour la porter à bras-le-corps, en faisant lune des grandes figures de la peinture marocaine contemporaine. Cette exposition, à Memorarts, est la preuve que Talal nest pas juste le fils de sa mère.
Du 3 au 18 décembre, à la galerie Memoarts à Casablanca.
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Festival. Arts étranges
Le Festival de l'étrange bat à lheure quil est son plein. Sa deuxième édition, qui a débuté le 26 novembre, se déroule jusqu'au 24 janvier dans la ville des vents. Soufflant sur plusieurs arts à la fois, lévénement fait la place belle à la musique, avec une session musique imaginogène, entre fusion et improvisation. Les arts plastiques sont aussi à l'honneur. Sculptures, peintures et photographies sont exposées durant tout le Festival et sélectionnées pour un concours : les meilleures créations seront récompensées par le jury (composé de connaisseurs et invités, tels Aziz Daki, Katia Azoulay, etc.). Quant au final, il est question d'un spectacle de feu, de peinture et de danse présenté par Noureddine Madrane. |
Cinéma. 20 sur 20 ?
Bientôt 20 films par an ? Noureddine Saïl se veut confiant. Le directeur du Centre cinématographique marocain (CCM) a affirmé, en marge du dernier FIFM, que la production du Septième art national atteindrait cet objectif dici peu, soit le triple dil y a seulement six ans. Rappelons quentre temps, lavance sur recettes du CCM a gonflé de 30 à plus de 50 millions de dirhams et que les deux chaînes publiques sengagent plus franchement dans la coproduction. Les promesses de Saïl, dont celle de doter le pays de plusieurs nouvelles salles de cinéma, et de soutenir celles qui nont pas encore mis la clé sous la porte, viennent conforter ses dires : faire du cinéma marocain une industrie, lune des premières dans le monde arabe et en Afrique. La preuve par la prochaine messe du film marocain, le Festival national du film à Tanger (lire page 70). |
Fête de la musique. Partout et pour tous
Créée en France au début des années 1980, la Fête de la musique est devenue, depuis, un rendez-vous annuel incontournable dans plusieurs pays du monde. Et il en sera de même au Maroc en 2009, si tout va bien. En effet, un comité marocain dorganisation de la Fête de la musique est en cours de constitution depuis quelques semaines. Chapeauté par la Fédération nationale française des cultures urbaines, il devra rassembler divers acteurs de la sphère culturelle locale. Lobjectif ? Unifier et mettre en place des concerts (1000 actes musicaux promet-on) dans toutes les villes du Maroc du 19 au 21 juin prochain. Lannonce officielle de ce comité aura lieu le 21 décembre à Meknès, en présence de Touria Jabrane Krytef, ministre de et de Jack Lang, initiateur de la Fête de la musique. |
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Humeur.
Dieu tout terrain
Dieu est grand. Pourtant, il arrive à se faufiler dans lhabitacle dun 4x4 coréen. Sur lautoroute entre Marrakech et Casablanca, trois hommes et une femme parlent de lui. Jai converti mon mari français à lislam. Sinon, je ne laurais jamais épousé, lance la tout juste trentenaire, en mâchant un chewing-gum à la manière dune bimbo. Ex-hôtesse de lair, laïque sous la ceinture, musulmane au-dessus, elle est fière davoir ramené dans le droit chemin un infidèle. Lun des passagers à larrière la reprend : Tu as juste recruté un intégriste de plus. Dans cette phrase lâchée à la volée, il a mis tout son cur amer dex-dévot, revenu dune passion pour Dieu qui a tourné en eau de boudin. Depuis, il soigne son chagrin damour en brûlant ce quil a adoré. Et finira par adorer ce quil a brûlé, quand le retour de flamme se déclarera, la quarantaine entamée. En attendant, il fait de lathéisme mondain, à coups de phrases susurrées, des fois quon lentende là-haut. La religion, cest lopium du peuple. Et Meryem est une p
, lâche le troisième passager. Il a la vingtaine, lâge des rébellions sans cause, des provocations gratuites, des pensées à la mode. Elle, ten parles pas comme ça, le prévient le quatrième passager, épris de la mère de Jésus. De sa pureté car lâme pleine de dégoût pour le sexe facile des nuits marrakchies. Settat se profilait droit à lhorizon, la quête spirituelle des quatre prenait des chemins de traverse. Officiellement, tous membres de la oumma. Officieusement, tous un peu paumés
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Goytisolo le Marrakchi
L'auteur espagnol et amoureux du Maroc, Juan Goytisolo, a reçu dans son pays natal le Prix national des lettres et 40 000 euros. Une récompense qui, dit-il, lui procure moins de fierté que la distinction par la ville de Marrakech d'"enfant de Jamaâ El Fna".
Casaprojecta
Et de dix éditions pour Casaprojecta, qui revient le 1er décembre à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Au programme, courts-métrages, spots TV, films de sensibilisation et distribution de préservatifs
Pour en savoir plus, rendez-vous au Seaman's club de Casablanca à 19h30
Lets dance
Le complexe Al Houria de Fès accueillera du 2 au 6 décembre la deuxième édition du Festival de la danse expressive. Au programme : des spectacles de flamenco, de ballet, de danses soufies ou encore de breakdance. Le tout accompagné dateliers, de projections et dexpositions. |
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