Melilia-Nador. La frontière de la honte
Islam. La bataille de l'image
Maroc-Belgique. Spy wars acte 1
Enquête. Il était une fois la garde royale
Parcours. Mental combat
Société. Marocaines d'aujourd'hui
Inde. Bombay sous les bombes
France. Martine voit rose
Fiscalité. L'Etat premier contribuable
Pêche. La fin des sardines
Art. La couleur des maux
Edition. La revanche d'une bannie
Cinéma. Le prophète rouge
Livre. Destin de femme
Portrait. One météo show
N° 349
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


Les promoteurs immobiliers
ont signés une charte d’éthique.
(TNIOUNI)

Immobilier . Exit le noir ?


Bonne nouvelle pour les candidats à l'achat d'un bien immobilier : la chasse au noir a commencé. C'est en tout cas ce à quoi se sont engagés les promoteurs immobiliers en signant une charte d'éthique, mercredi 26 novembre, en présence de Taoufiq Hejira, ministre de l'Habitat. Deux semaines plus tôt, Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque du Maroc, s'en était pris au noir, côté banques. Il mettait en garde les établissements de crédit contre le financement du noir et leur
demandait de s'assurer de l'usage fait par les clients des prêts accordés. La pratique pointée du doigt est, selon les professionnels, un des éléments qui rebutent à l'achat. D'autant qu'en ce moment, le secteur de l'immobilier connaît un début de crise, même si du côté des opérateurs et des officiels, on préfère parler d'attentisme et de marasme. Selon eux, le Maroc n'est pas touché par la crise immobilière. Un discours qui rappelle étrangement celui sur les effets de la crise financière internationale. Les professionnels, réunis lors d'une conférence organisée par l'Association pour le progrès des dirigeants (APD) sont unanimes. “On ne peut pas comparer ce qui se passe en Espagne avec le Maroc, par exemple”, explique Youssef Ben Mansour, président de la Fédération des promoteurs immobiliers. En Espagne, plus d'un million d'unités construites ne trouvent pas preneurs. Alors qu'au Maroc, la demande est supérieure à l’offre. Les promoteurs n'escomptent pas, en tout cas dans l'immédiat, une baisse des prix de l’immobilier.


Banque. Attijariwafa bank s'africanise

Sacré coup pour la première banque du royaume. Elle vient de prendre le contrôle de cinq banques africaines d'un seul coup. Le Crédit Agricole SA (France) lui a cédé ses participations dans ces sociétés pour un montant global de 250 millions d'euros. Le deal, rendu public par communiqué mardi 25 novembre, lui permet de détenir 81% de Crédit du Congo, 51% de la Société ivoirienne de banque, 65% de la Société camerounaise de banque, 59% de l'Union gabonaise de banque et 95% de Crédit du Sénégal. Pour sa part, la banque marocaine a cédé au Crédit Agricole 24% des parts de Crédit du Maroc, détenues par sa filiale Wafa Assurance, contre la coquette somme de 144 millions d'euros. Et Sofinco, filiale du Crédit Agricole, va porter à 49% sa participation au capital de Wafasalaf, filiale d'Attijariwafa bank.


ONA. On s'endette, encore

Déjà critiqué pour son fort taux d'endettement, le holding royal remet ça. L'ONA a émis un emprunt obligataire de 1 milliard de dirhams. Divisible en deux tranches, avec une partie de titres cotées pour 855 millions de dirhams et une autre non cotée, l'emprunt est réservé aux institutionnels de droit marocain. Mais le timing n'est pas favorable pour une telle opération, le climat à la Bourse étant plus que morose. Cet emprunt servira, selon l'ONA, à financer les relais de croissance, de la distribution ou des activités financières. Cette levée de fonds devrait servir surtout au redressement de Wana ainsi qu'à financer le gros appétit africain d'Attijariwafa bank. Le holding royal creuse ainsi un peu plus son endettement, qui a cru de 25% à fin septembre 2008, pour s'établir à 14,2 milliards de dirhams.


Tourisme. Vision 2020 en chantier

L’objectif des 10 millions de touristes en 2010 n'est pas encore atteint, et pourtant, le département de Mohamed Boussaïd planche déjà sur la vision 2020. “Une stratégie fondée sur une approche qualitative visant la consécration d'un tourisme haut de gamme et la valorisation des atouts compétitifs du royaume”, soutient le ministre du Tourisme. Mais, pour bon nombre d'observateurs, s'orienter vers le haut de gamme en pleine crise est une aberration. Les experts recommandent plutôt, dans ce contexte, de se tourner vers le low-cost. Le département de Boussaïd avait mis en place une “task force” pour pallier la baisse d'activité. Rien ne filtre encore sur les travaux de cette équipe de choc.


Inondations. La grogne des industriels

“Des broutilles”, c'est ainsi que les opérateurs économiques tangérois ont qualifié l'aide du gouvernement suite aux inondations. L'enveloppe compte, tout de même, 250 millions de dirhams. “Cela permettra aux unités affectées par les intempéries de reprendre une activité normale”, explique Ahmed Réda Chami, ministre de l'Industrie et du Commerce. 50 millions de dirhams seront consacrés à la douane pour le règlement des taxes de douane sur les matières premières et les pièces de rechange des unités de production concernées. Le reste a été affecté, selon le ministre, aux fonds de garantie pour le financement des capitaux engagés par ces entreprises. Un délai de grâce a été également accordé à ces entreprises pour le paiement de la douane et des redevances de la CNSS.


Bourse. La Marocaine Vie out

La Société Générale et Sogecap, actionnaires majoritaires de la compagnie d'assurances, ont déposé, vendredi 21 novembre auprès du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), un projet d'offre publique de retrait visant les actions de la Marocaine Vie. Le titre a été suspendu immédiatement après cette demande. L'opération porte sur le flottant en Bourse de La Marocaine Vie, soit un total de 237 555 actions. A l'origine de cette décision, l'échec des négociations en vue d'un rapprochement entre la Banque Populaire et la compagnie d'assurances. Ce qui limitait ses perspectives boursières. La banque devait à l'issue de ces négociations acquérir 43,54% du capital de La Marocaine Vie. Le nombre limité de transactions sur la valeur en Bourse serait également en cause.


OFF.

Le rêve si cher à Othman Benjelloun sera peut-être réalisé. La banque maghrébine, tant espérée par le patron du Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM), verra le jour d'ici peu. Si l'on sait d'ores et déjà que l'établissement élira domicile en Tunisie, il y a de fortes chances pour que la présidence revienne à un Marocain. À suivre.


Aux dernières nouvelles, seuls Hind Bouhia, directeur général de la Bourse de Casablanca et Omar Idrissi Kaïtouni, responsable du pôle informatique et membre du directoire, auraient démissionné de leurs postes, mercredi 26 novembre, suite à la demande du Conseil déontologique des valeurs mobilières. Fathallah Berrada préside toujours la place de Casablanca. Selon des sources bien informées, le conseil de surveillance de la Bourse lui aurait renouvelé sa confiance.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés