Melilia-Nador. La frontière de la honte
Islam. La bataille de l'image
Maroc-Belgique. Spy wars acte 1
Enquête. Il était une fois la garde royale
Parcours. Mental combat
Société. Marocaines d'aujourd'hui
Inde. Bombay sous les bombes
France. Martine voit rose
Fiscalité. L'Etat premier contribuable
Pêche. La fin des sardines
Art. La couleur des maux
Edition. La revanche d'une bannie
Cinéma. Le prophète rouge
Livre. Destin de femme
Portrait. One météo show
N° 349
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

La Jamaâ de Cheikh Yassine
s’apprête à tenir son conseil national.
(DR)

Al Adl Wal Ihsane. Demain, le parti ?

La Jamaâ de Cheikh Abdeslam Yassine s’apprête à tenir son conseil national, l’équivalent d’un congrès pour un parti politique classique. Le lieu (Salé, au siège officieux de la Jamaâ, ou Casablanca à la délégation régionale) et la date exacte de l’événement restent inconnus, comme l’enjeu principal du rendez-vous : la Da’ira siassiya (cercle politique) se muera-t-elle enfin en parti ? Les jalons pour une telle mue semblent, en tout cas, posés, comme nous le confirme le chercheur Mohamed Darif, qui connaît bien les arcanes de la bande à Yassine. “En 2005, la Da’ira
avait invité ses membres à élaborer un programme politique en bonne et due forme, incluant un projet de réforme de la Constitution, le tout dans un délai de trois ans. Aujourd’hui, nous y sommes…”. Si la reconversion de la Da’ira en parti dépend aussi du bon vouloir des autorités marocaines, l’idée poursuit son bonhomme de chemin parmi les adeptes de la Jamaâ. “Comme dans un match de football, il faut être deux pour y aller : l’Etat d’un côté, la Jamaâ de l’autre. Aucun des deux n’est clairement opposé à l’idée de former un parti politique”, nous confie une source au ministère de l’Intérieur. Alors il faudra attendra demain. Et demain, politiquement, c’est les élections communales de 2009, et c’est le décès, guetté (de part et d’autre) depuis de longues années, du guide d’Al Adl : Cheikh Yassine, toujours alive and (presque) well à 80 ans bien sonnés. C’est de cela dont devront débattre, même en filigrane, les quelque 120 “congressistes” attendus au conseil national de la Jamaâ.


Laânigri. Les toiles du général

Il fallait le voir pour le croire. Les invités à l’exposition du peintre Mustapha Boujemâoui, inaugurée il y a quelques jours dans une galerie d’art à Casablanca, ont été surpris de découvrir parmi les people du soir un certain Hamidou Laânigri. Habillé en gentleman, devisant sur l’art et les choses de la vie, le général a apprécié les toiles en exposition, serré quelques mains, et filé à l’anglaise. “Il n’a rien acheté”, nous a assuré l’un des gérants de la galerie. Peut-être par souci d’économie, Laânigri, que l’on dit “très amateur d’art”, ayant déjà acheté des toiles lors de la si courue expo de l’artiste-peintre Mahi Binebine quelques semaines plus tôt.


Ben M’sik. F(r)acture téléphonique

Plusieurs centaines d’habitants du quartier périphérique de Casablanca, qui manifestaient contre l’installation d’antennes relais téléphoniques (jugées nocives), ont été pris à parti par les forces de l’ordre, mercredi 26 novembre. “Un homme âgé de 88 ans a eu le bassin fracturé, une femme qui venait d’être opérée a été matraquée, un enfant d’un an a été arraché à sa mère et jeté à terre…”, s’insurge Mohamed Abounasr, président de la section casablancaise de l’AMDH. Suite à l’intervention de la police, 6 personnes ont été acheminées à l’hôpital et 12 autres interpellées, avant d’être relâchées pour la plupart. A l’heure où nous mettons sous presse, un manifestant est toujours en garde-à-vue.


Polémique. Après tayara, takafa

Le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH) a signé, mardi 25 novembre, une convention avec le ministère de l’Habitat. Objectif : transformer les centres de détention des années de plomb en complexes socioculturels. Sont concernés les centres de Derb Moulay Chérif, d’Agdz, de Msyed et de Kalaât Mgouna. “C’est une initiative louable, mais je crains que le CCDH n’ait pas une vision claire du travail de mémoire”, estime Mohamed Sebbar, président du Forum vérité et justice. En filigrane, c’est l’étrange “oubli” du bagne de Tazmamart qui est dénoncé par le militant associatif. Pour rappel, Tazmamart a été rasé de la carte suite à une décision des pouvoirs publics.


Maroc-Pays-Bas. (Més)entente cordiale

Finies les discordes sur la double nationalité entre le Maroc et les Pays-Bas ? Pas sûr. Pourtant, le ministre des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri, et son homologue néerlandais, Maxime Verhagen, ont paradé devant les objectifs, lundi 24 novembre, au siège des Affaires étrangères, à Rabat. Les deux ministres se sont félicités de leurs “discussions franches”. Mais derrières les sourires de façade, les divergences demeurent et la langue de bois diplomatique est de rigueur : “Nous avons convenu de ne pas être d’accord”, plaide Maxime Verhagen. Et pour cause, les Pays-Bas comptent interdire aux ressortissants d’origine marocaine le droit de bénéficier de la double nationalité. Lors de la rencontre, les deux ministres ont (volontairement ?) oublié d’évoquer le cas des deux policiers de Rotterdam, accusés d’espionnage pour le compte du Maroc.


Affaire Belliraj. Coup de filet, une fois

Une centaine de policiers du plat pays ont procédé jeudi 27 novembre à l’arrestation de onze personnes dans plusieurs villes belges, après que la justice marocaine a émis 14 mandats d’arrêt internationaux à leur encontre. Ni les chefs d’accusation, ni la date des faits incriminés n’ont été rendus publics en Belgique. Mais on sait déjà qu’il s’agit d’un des multiples rebondissements de l’affaire Abdelkader Belliraj. Le chef présumé d’un réseau terroriste, actuellement jugé au Maroc, aurait en effet collaboré avec les enquêteurs. “Lors de ses interrogatoires, Belliraj a listé une série de Belgo-Marocains ayant gravité dans son entourage”, a déclaré la porte-parole du Parquet fédéral belge. Parmi les personnes interpellés, sept pourraient être extradées vers le Maroc, en raison de leur nationalité marocaine..


McSahara. La mauvaise recette

La chaîne de fast food américaine McDonald’s a distribué courant octobre une dizaine de milliers de cartes représentant le Maroc séparé d’une frontière avec le Sahara dans les menus Happy Meal, destinés aux enfants. Reda Taoujni, président de l’Association du Sahara marocain (ASM) a saisi l’occasion pour monter au créneau : “Nous avons envoyé une lettre aux responsables pour leur demander de faire des excuses au peuple marocain”. Contacté par TelQuel, les responsables de McDonald’s se sont défendus de toute provocation : “Les jouets comportaient une petite carte de l’Afrique où le Maroc mesurait environ 1 cm. Le tracé des frontières était effectivement incorrect, mais il s’agit d’une simple erreur”, justifie Ouassila El Bakkali, responsable presse à McDonald’s.


Foot. Attention travaux !

Incroyable mais vrai. Dimanche dernier, les FAR reçoivent à Rabat le Hassania d’Agadir. Les militaires finiront par gagner le match (3-0) mais, avant son terme, la partie a été interrompue l’espace de quelques minutes. La raison ? Bête à en pleurer : les 22 acteurs sur la pelouse du Complexe Moulay Abdellah, en plus des deux coachs et des arbitres (sans oublier le public !) ont été perturbés… par le vacarme causé par les travaux effectués dans l’une des tribunes du stade. Pendant que les footballeurs disputaient leur match, les ouvriers poursuivaient joyeusement leur tintamarre. Vous imaginez ?


Campagne d’assainissement. Ça plainte pour moi

Les victimes de la campagne d’assainissement, orchestrée en 1995 par Driss Basri, se rappellent au bon souvenir de l’Etat. Un collectif associatif aux contours encore flous prévoit de demander réparation du préjudice moral subi et compte porter l’affaire devant le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH) et Diwan Al Madhalim. Une action dans ce sens avait déjà été entamée auprès de l’ancien Premier ministre Abderrahmane Youssoufi. Sous Driss Jettou, des dossiers avaient également été déposés à l’Instance équité et réconciliation (IER). Mais aucune suite n’a été donnée à ces réclamations. “Le fait qu’on ait bénéficié d’une grâce royale, n’est pas suffisant”, s’indigne une victime de la campagne d’assainissement.


Amadeus. La gloire de mon père

Le think tank présidé par Brahim Fassi Fihri a lancé le 26 novembre, à Tanger, la première édition de MEDays, un forum pour l’Union pour la Méditerranée. Plus de 400 participants ont répondu présent à l’invitation pour trois jours de débats internationaux organisés par l’Institut Amadeus. Lors du discours d’ouverture, Brahim Fassi Fihri, a donné la parole à son ministre de père, Taïeb. Ce dernier a prophétisé : “L’Union pour la Méditerranée est en marche et plus rien ne l’arrêtera”. Rien, pas même le boycott du forum par l’Algérie, ni les inévitables chamailleries entre Israéliens et Palestiniens. Morgan Tsavangirai, Premier ministre du Zimbabwe (et chef de l’opposition), a reçu “par contumace” le Grand Prix MEDays 2008 du dialogue politique.


Prisonniers salafistes. De grâce !

Selon des sources concordantes, l’Etat serait prêt à accorder des largesses à certains prisonniers salafistes. Des négociations seraient en cours depuis plusieurs semaines, avec quelques figures du mouvement islamiste : Hassan Kettani, Hassan Khattab, Omar Haddouchi, Mohamed Fizazi, etc. “Le dialogue a porté sur plusieurs dossiers, notamment celui de la réinsertion des prisonniers salafistes”, nous a confié Abderrahim Mouhtad. Le président de l’association Anassir pour la défense des détenus islamistes, nous apprend que l’état-major de l’administration pénitentiaire ainsi que des hauts responsables sécuritaires ont passé cinq heures avec Hassan Khattab à la prison de Kénitra, avant de se rendre à Tétouan, pour rencontrer Haddouchi, puis Fizazi à Tanger. Ce dernier aurait même reçu la promesse d’une libération avant l’Aïd Al Adha.


Rachida Dati. La bague au doigt

La garde des sceaux de Nicolas Sarkozy est encore l’héroïne (malgré elle) d’un nouveau scandale qui secoue le paysage politico-médiatique français. Plus question cette fois des courbes de son ventre, mais d'une bague onéreuse sciemment “effacée” d'une photo publiée par Le Figaro daté du 18 novembre, consacrant sa Une à la ministre de la Justice. L'hebdomadaire l'Express, qui a publié la photo originale, zoome sur la bague et révèle son prix : 16 000 euros. Face à la guéguerre médiatique, Le Figaro a fait profil bas. Etienne Mougeotte, directeur des rédactions, a adressé ses excuses aux lecteurs. Faute avouée…


Lions de l’Atlas. Lemerre boycotté

Le premier clash entre la presse marocaine et le coach des Lions de l’Atlas a eu lieu mercredi 26 novembre. Les journalistes, présents ce jour-là au centre sportif de Maâmora, ont été sommés de ne pas filmer et de ne pas photographier une séance d’entraînement de l’équipe nationale des joueurs locaux en prévision d’un prochain match officiel. “Roger Lemerre chercherait-il à nous mettre des bâtons dans les roues qu’il ne s’y prendrait pas autrement”, regrette Hassan El Hairi, présentateur télé sur Al Aoula. En réaction, les journalistes mécontents ont quitté Maâmora, annonçant qu’ils boycotteront la rencontre face à la Libye la semaine prochaine.



3 questions à Hakima Himmich
[Présidente de l’Association de lutte contre le sida (ALCS)]


Le 1er décembre, le monde célèbre la Journée internationale de lutte contre le sida. Quel bilan faites-vous de l’année qui vient de s’écouler ?
La situation actuelle au Maroc n’est pas aussi rassurante qu’on pourrait le penser. Même si notre taux de prévalence (estimation du pourcentage de personnes vivant avec le virus VIH) n’atteint pas les 0,1 %, il risque d’augmenter auprès d’une certaine population. Comme chez les usagers de drogues, qui constituent actuellement de véritables bombes à retardement.

Pensez-vous que le Maroc communique assez sur cette maladie ?
Assurément, non. Cette année par exemple, il n’y a pas encore eu de campagne nationale, alors qu’il faudrait normalement en organiser plusieurs. Par ailleurs, il ne faut pas se contenter de s’adresser au grand public. Les actions de proximité, qui ciblent les populations vulnérables comme les usagers de drogues ou les professionnelles du sexe, sont malheureusement encore trop rares.

Quels sont les projets à venir de l’ALCS ?
Du 8 au 31 décembre, nous lançons “Sidaction Maroc 2008”, une campagne nationale de sensibilisation et de collecte de dons. Une émission spéciale sera diffusée en direct le 19 décembre, sur Al Aoula et 2M. Elle sera présentée encore une fois par Ali Baddou et Choumicha. Nous comptons sur la générosité des spectateurs pour nous aider à lutter contre le sida.


Licences TV. Boumehdi se retire

Le patron de Hit Radio n’a pas déposé son dossier de candidature auprès de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), pour l’obtention d’une licence télé. “Nous voulons lancer Nayda Hit TV uniquement sur le réseau TNT (Ndlr, Télévision numérique terrestre), c’est pour cela que nous n’avons pas postulé à cette deuxième vague, qui ne concerne que les fréquences hertziennes”, nous a expliqué Younès Boumehdi. Reste donc cinq candidats en lice : Othman Benjelloun, PDG de la BMCE, Kamal Lahlou, le patron de presse, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, Rachid Hayed, dirigeant de Chada FM, et enfin Ahmed Belghiti, de Vidéorama.


Affaire Ben Barka. Tual s'est tu

Le Tribunal de grande instance de Lille a convoqué, jeudi 20 novembre, le journaliste de France 3, Joseph Tual, auteur d'un reportage sur l'affaire Ben Barka. Lors de son audition, où il comparaissait en tant que témoin assisté, Tual a refusé de dévoiler l'identité de ses sources. Diffusé le 22 octobre 2007, le reportage en question révélait le lancement de cinq mandats d'arrêt internationaux contre de hauts fonctionnaires marocains. Suite à l'émission, Miloud Tounsi, alias Miloud Stouky, un des organisateurs présumés du rapt de Ben Barka et lui-même visé par un des mandats d’arrêt, avait décidé de porter plainte pour “violation du secret de l'instruction”. RSF est aussitôt montée au créneau pour dénoncer des “pressions scandaleuses”.


Danemark. Polisario out

“Le gouvernement danois vient de prendre une décision significative en fermant le bureau du Polisario à Copenhague”, annonçait avec satisfaction une partie de la presse marocaine, mardi 25 novembre. L’information a aussitôt été démentie par Anne-Marie Esper Larsen, l’ambassadeur du Danemark au Maroc, qui nous a déclaré : “Il n’existe pas de bureau de la sorte dans notre pays et aucun représentant du Polisario n’a été expulsé”. Une source bien informée précise : “En fait, les autorités danoises ont fermé un bureau clandestin non reconnu et mal organisé et ont donné un délai au pseudo représentant du Polisario pour qu’il quitte le pays”.


Inondations. Akhchichine reconstruit

La récente vague d’intempéries qui a frappé le Maroc a causé d’énormes dégâts matériels, notamment dans les écoles publiques où des milliers d’élèves se sont retrouvés sans salles de classe. “Des commissions d’inspection ont visité ces établissements et ont constaté que près de 400 écoles étaient inaptes à recevoir des élèves”, nous a expliqué une source au ministère de l’Education nationale. La réhabilitation de ces écoles devrait se faire entre décembre 2008 et janvier 2009. Mais le choix du ministre d’attribuer la totalité des marchés au gré à gré fait d’ores et déjà jaser. “Cela nous permettrait de réaliser les travaux dans les meilleurs délais”, justifie la même source. Pourvu que les élèves regagnent leurs classes.


Récompense. Mohamed Erraji à Madrid

Le bloggeur gadiri, condamné à deux ans de prison pour manquement de respect au roi, puis remis en liberté, s'est envolé sous les cieux madrilènes pour recevoir, mardi 25 novembre, le prix du Club international de la presse 2008. Profitant de son passage en Espagne, il a accordé une interview au journal électronique Publico.es, où il revient sur son expérience carcérale et sur les détails de l’article qui lui a valu ses déboires avec la justice marocaine. En parlant de son interrogatoire, il raconte notamment que les policiers -sachant que son niveau scolaire s'arrêtait au primaire - lui ont “apporté un papier pour bien leur prouver qu'il savait écrire”.


Espagne. Flagrant délit de racisme

Le 20 novembre dernier, les membres du GT Club de Casa (passionnés d'automobile) ont subi la plus grande humiliation de leur vie sur une autoroute espagnole. à 50 mètres du circuit de Guadix (près de Grenade), où ils se rendaient, les voitures (de luxe) immatriculées au Maroc ont été arrêtées par la Guardia civil. Rafik Lahlou, directeur de publication du magazine Version Homme, également du voyage, raconte : “Les membres de la Guardia civil sont arrivés de partout. Ils hurlaient “ta gueule” lorsqu'on essayait de comprendre ce qui se passait”. Fouille au corps, insultes, tout y passe. Sauf pour deux français du Maroc, qui ont à peine eu à montrer leurs passeports. Les avocats, architectes, entrepreneurs, âgés de 30 à 70 ans, se sont fait traiter de tous les noms. En particulier de “bande de criminels”. 45 minutes infernales, conclues par la Guardia civil d'un “dégagez d'ici”. Le traumatisme. Pourtant, personne n’a porté plainte. Rafik Lahlou s’est contenté pour l'instant d'envoyer un communiqué à la presse, à l'ambassade d'Espagne au Maroc et à celle du Maroc en Espagne. En attendant une réaction officielle…


People. Un roi chez les Marrakchis

Le monarque suédois Carl Gustav XVI a été aperçu dans la ville ocre pendant toute la durée du week-end du 22 novembre. Accompagné par plusieurs membres de sa famille, il a posé ses valises pendant quelques jours dans un riad situé au cœur de la médina, a quelques mètres seulement de la place Jamaâ El Fna. Au programme de son escapade, une visite de la place légendaire. Il a également profité de la saison de la chasse pour faire une virée à Sidi Rahal, région connue pour ses sangliers. Alors que Marrakech grouillait de caméras à l’occasion du Festival international du cinéma, aucun photographe n’a pu approcher le roi venu du froid, toujours entouré de bodyguards aux regards pas très chaleureux.



Humeur. Cousin

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Alors on a lu que Michael Jackson s’est converti à l’islam. Info non officielle, scoop monté en épingle par la presse people du monde entier. Et dûment commenté dans les terrasses de café près de chez vous. C’est ça, le plus beau. Au café du coin, le dernier des Jackson se refait une virginité comme la fille à maman recoud son hymen avant de rentrer tenir la conversation à papa ou caresser son chat, simplement. Michael, soudain si proche, est devenu Mustapha, ou Mikaeel, c’est ce qu’on dit. Le garçon de café y va de son couplet fatal, au moment d’encaisser le pourboire : “De toutes les manières, les Noirs américains ne sont pas blonds, ils ont toujours été un peu musulmans”. Voilà. De clichés en association d’idées, le client accoudé là, au coin, comme un parfait buveur de lait seul au comptoir, au bout de la nuit, évoque le déclin de l’empire blanc aux yeux verts, la grandeur de l’islam, Barack, Ribéry, Mohamed Ali, “et tous ces cousins revenus de loin pour embrasser l’islam”. C’est quand même beau de crier victoire pour témoigner, au fond, de sa détresse. Pas besoin d’être un fqih pour “goûter” à la conversion supposée d’un Michael comme on plonge les dents dans une délicieuse tarte au citron. Ça fait du bien. Savoir que l’autre aussi (est musulman), c’est un peu se dire : “Mais il est comme moi, vraiment. Mais je peux être lui. Mais alors je ne suis ni bête, ni faible. Puisque lui aussi est comme moi, agit et vit comme moi !”. Le petit Jackson, on l’aime même s’il ressemble à un Jedi défrisé, dépigmenté, on l’aime même s’il est trop riche, noir et pas noir, on l’aime même si on ne l’aime pas. Tout cela est bien ridicule et, s’exclamerait-on, Dieu que cela fait du bien à nos têtes, nos cœurs. Comme on se comprend, mesdames, messieurs.



VITES !

Si Mohammed VI n'est toujours pas à la Une des journaux télévisés locaux, c'est simplement parce qu'il n'est pas encore rentré au Maroc. En villégiature aux Etats-Unis depuis deux semaines, le monarque s'apprêterait à quitter le pays d'Obama pour s'envoler dans les jours à venir vers l'Hexagone… pour y poursuivre ses vacances.


Trois grands noms du PAM seraient pressentis pour perndre la direction de la chaîne d’information Médi 1 Sat. Parmi eux Ali Bouzerda, actuel directeur de l’information d’Al Aoula, mais aussi Mustapha Benali, ancien directeur général de 2 M, et enfin Hassan Rachidi, directeur du bureau d’Al Jazeera à Rabat.


Le Maroc pointe à la 5ème place en Afrique, dans un classement se rapportant au respect des droits des enfants. C’est ce qui ressort de l’étude récemment publiée par l’ONG African Child Policy Forum. Nos voisins mauritaniens arrivent en tête du peloton, suivis par la Namibie, la Tunisie puis la Libye.


Un ancien policier marocain, résidant aux Etats-Unis depuis deux ans, a été retrouvé mort à Newport, dans la nuit du samedi 22 novembre. La police de l'Etat de Virginie a déclaré qu’il aurait été abattu d'une balle dans la tête. L'homme avait troqué son ancienne vie au Maroc pour devenir Taxi Driver aux Etats-Unis.


D'après le site yabiladi.com, l'aéroport d'Errachidia est sur le point d’être transformé en base aérienne pour entreposage et recyclage d'avions réformés. L'Office national des aéroports (ONDA) a été contacté par une société anglaise dans ce sens. Errachidia serait donc le nouvel Arizona de l'aviation… les coyotes en moins.
 
 
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