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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Ça me va bien d’être papa”

Anis Hajjam,
Animateur radio
(DR)

Antécédents

1962. Naissance à Rabat.
1980. Etudes d’aéronautique à Casablanca.
1981. Fait ses débuts dans la presse.
1988. Recruté par 2M, alors en phase de lancement.
2004. Anime l’émission Feeling sur radio 2M.

Smyet Bak ?
Hoceine Belmekki.

Ah bon, et Hajjam ?
Je ne sais pas trop d’où ça vient. Toujours est-il que mon père était un grand musicien, plus connu sous le nom de Belmekki.

Smyet mok ?
Radia Bent Mohamed.

Nimirou d’la carte ?
A241087.

Sympa votre nouvelle queue de cheval. Vous préparez le casting d’“Un indien dans la ville, épisode 2” ?
Pourquoi pas, si on veut bien de moi (rires). Juste un détail, j’ai déjà joué dans un film, mais j’étais vraiment mauvais.

Est-ce que…
(Coupant net) non.

Comment ça ?
Non rien, j’avais juste envie de dire non.

On reprend donc. Vous êtes né avec une cuiller d’argent dans la bouche ?
Je confirme donc : c’est non. Je suis plutôt un ould chaâb.

Malgré vos 46 balais, vous gardez une bouille d’enfant. C’est quoi votre secret : train de vie sans relief, soins antirides à base de jaunes d’œufs beldis ?
Tu parles ! Je ne fais rien pour me préserver. Je maigrsi sans raison, je grossis sans raison, je ne déjeune jamais…

Vous êtes un lève-tôt ?
Oui, plutôt. J’ai été un fêtard, mais je me suis beaucoup calmé. Cela dit, quand je sors, j’aime bien voir des gens danser, bouger, ça me rassure.

Et pour des cheveux plus brillants, vous préconisez quoi : la méthode Ben Stiller, comme dans Mary à tout prix, ou la bonne vieille gomina de papa ?
Ni l’une ni l’autre. Je maltraite mes cheveux, je ne les lâche jamais.

Vous auriez voulu être artiste ?
On l’est tous un peu. Certains sont plus exhibitionnistes que d’autres. J’ai fait un peu de gratte dans ma jeunesse, mais sans plus. Le solfège, c’était vraiment barbant.

Vous avez l’impression d’avoir raté quelque chose dans votre vie ?
(Silence) Certainement. J’ai même dû passer mon temps à rater des choses.

Un petit regret alors ?
Ne plus aller à Montreux, au festival de jazz. J’y ai rencontré des grands : BB King, Quincy Jones, George Benson, Santana, Al Di Meola.

Vous pensez quoi de la nouvelle scène ?
Je suis fasciné par cet engouement pour la fusion, le rap.

Et donc, votre avis sur la question ?
Tout ça reste positif. On voit des gens qui se lâchent, comme dans L’boulevard, des looks bariolés... Ça fait plaisir à voir. Sauf que la musique a ses règles. Il faut des producteurs, des arrangeurs, des dénicheurs de talents.

Vous êtes un angoissé ?
Non, pas tellement. Il y a tellement de gens paumés, malheureux, qui croulent sous les crédits. Les voir s’éclater, avec toutes ces nouvelles musiques, c’est bien.

Vous êtes un avant-gardiste ou un ringard ?
Ni l’un ni l’autre, je vis dans mon temps, avec mes repères.

Vous êtes plus calme depuis que vous êtes papa ?
Je ne crois pas que ça ait changé quelque chose. Mais c’est plutôt sympa comme expérience.

Il paraît que vous avez une carte de technicien de cinéma…
Oui, c’est dingue, on me l’a offerte, alors que je n’ai rien demandé. C’est une carte de régisseur.

C’est une “grima” ?
Oui, une grima qui ne sert à rien.

Votre passage de la télé à la radio, ça ressemble à une mise au placard, non ?
Au contraire, j’ai l’impression d’être dans quelque chose qui démarre. Les radios foisonnent, c’est bien, parce que ça ne sert à rien d’être premier dans une course où on est seul.

Vous signez des autographes dans la rue ?
Pas tant que ça. Les gens qui me reconnaissent ne sont pas des coureurs d’autographes. Par contre, il arrive qu’une personne me demande d’être prise en photo avc moi.

Vous êtes plutôt Bigg ou Abdelwahab Doukkali ?
Plutôt Abdelwahab Doukkali, j’écoute un peu de tout en fait.

Et vous êtes plutôt Bigg ou Mustafa Borgone ?
Bigg Bigg Bigg, c’est clair !

Ça vous plairait d’animer un genre de Taratata marocain ?
Je pense que ça plairait à n’importe quel animateur musical.

Et qu’est-ce qui vous en empêche, à part vous-même ?
Pour animer une émission de ce genre, il faudrait composer avec le cru local, en arabe donc. Ce qui n’est vraiment pas mon credo.

 
 
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