Istiqlal. Tous derrière (ou contre ?) Abbas
Analyse. Comment dialoguer avec les salafistes ?
Enquête. Demain, le papy boom
Reportage. Ces Marocains d’un autre royaume
Télévision. Ces séries chéries
Football. Dans l’intimité des Lions
Reportage.Portrait. La voix des rois
Phénomène. Viva Maradona
Inde. Après la bombe, le match
Immobilier. Crise ou pas crise ?
Développement. L'Europe à la rescousse
Débat. Pourquoi Mohamed Arkoun dérange
Cinéma. Nari, nari, Casanegra
Humour. Blagues enneigées
Livre. Mon prophète ce héros
Souvenirs, souvenirs. Brel le Marocain
N° 350
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Maria A. Daïf

La semaine.

Yousra, invitée de marque
et marraine du Sidaction
Maroc 2008 (TNIOUNI)

Événement.
Sidaction solidaire



Yousra, Faudel, Khaled Abou Naga, Hayat El Idrissi, Hanane Fadili, Oum, Hoba Hoba Spirit et H-Kayne sur le même plateau. Tout le monde se tendra la main. Le 19 décembre dès 21 heures, cette brochette d’artistes sera réunie pour le 2ème Sidaction, organisé par l’Association de lutte contre le sida (ALCS) et 2M. Cinq heures de live sur 2M, Al Aoula et leurs pendants satellitaires, soit assez de temps pour répéter
les chiffres-clés du sida au Maroc : 23 000 séropositifs contre 14 000 il y a cinq ans, 2727 malades, 2000 infections par an, 2,6% de prévalence chez les prostituées… Mais, derrière les chiffres, ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui souffrent et sont menacés. Dénoncer la stigmatisation et inciter au dépistage, voilà les deux thèmes de cette soirée animée par le tandem Ali Baddou-Choumicha, qui avait fait l’unanimité il y a trois ans, et rythmée par une succession de débats, capsules, animation et témoignages (on y retrouvera la femme séropositive qui avait témoigné à visage découvert en 2005), ponctués de reportages sur les actions menées par l’ALCS grâce aux 13 millions de dirhams récoltés lors du 1er Sidaction, parrainé alors par Gad Elmaleh (c’est au tour de l’actrice Yousra cette année). Aujourd’hui, l’ALCS, 20 ans, ce sont 16 sections et 26 Centres d’information et de dépistage anonyme et gratuit (Cidag), dont 5 mobiles. Les besoins perdurent : si l’accès gratuit à la trithérapie s’est généralisé, certaines personnes développement des résistances et nécessitent un traitement de 2ème ou 3ème génération, plus cher et non accessible au Maroc. Alors, n’attendez pas forcément le 19 pour donner : la campagne, c’est du 8 au 31 décembre.


Sortie.
Quatuor de amor


Deux touristes américaines en vacances à Barcelone – l’une raisonnable et casée, l’autre libertine et passionnée – se retrouvent sous l’emprise d’un envoûtant peintre espagnol, que son ex-femme a essayé de tuer… Tiraillé entre légèreté et gravité comme le sont ses personnages entre leurs sentiments, Woody Allen se lâche avec sensualité sur un constat qui lui tient à cœur : l’amour n’a pas de loi. Le propos est simple, la méthode classique, mais dans le marivaudage doux-amer qui en ressort, on prend plaisir à voir s’ébattre ce beau quatuor d’amants trop écorchés ou, au contraire, pas assez. Javier Bardem (No country for old men) est irrésistible, Penelope Cruz (Volver) relève le tout au moment voulu, et on découvre la fraîche Rebecca Hall, bientôt à l’affiche de Le Portrait de Dorian Gray. Quant à Scarlett Johansson, amusante muse de Monsieur Allen depuis le magistral Match Point et l’agaçant Scoop, elle rayonne tout en se répétant dans un registre un peu attendu. Pas de souvenir inoubliable, mais un moment savoureux.

Au MÉGARAMA.



Cinéclub.
Toiles nationales


Belle rétrospective au cinéma Rif de Tanger courant décembre, en marge du Festival national du film : ne ratez surtout pas Wechma de Hamid Bennani (dimanche 14), Le Coiffeur du quartier des pauvres de Mohamed Reggab et Mirage de Ahmed Bouanani (lundi 15), Badis de Abderrahmane Tazi et Un amour à Casablanca de Abdelkader Lagtaâ (mardi 16), La Plage des enfants perdus de Jilali Ferhati et Adieu forain de Daoud Oulad Syad (mercredi 17), Ali Zaoua de Nabil Ayouch et Les Yeux secs de Narjiss Nejjar (jeudi 18), Mille mois de Faouzi Bensaïdi et L’Enfant endormi de Yasmine Kassari (vendredi 19), A Casablanca les anges ne volent pas de Mohamed Asli et Le Grand Voyage de Ismaïl Ferroukhi (dimanche 21).


Musique.
Opération salle de répét’


Les groupes r’batis auront enfin une vraie salle de répétition à leur disposition. Située dans les locaux de l’Institut français de Rabat, elle sera gérée par de jeunes bénévoles choisis par l’association l’EAC-l’Boulevart. Ces groupes pourront répéter les week-ends, mais aussi pendant la semaine, de 19h à 22h. Autre bonne nouvelle : ils n’auront pas à transporter tout leur matériel, puisque batteries et amplis seront disponibles sur place. “A long terme, l’idéal serait d’organiser des petits concerts une fois par mois à Rabat, question de mettre en place une réelle dynamique dans la capitale”, explique Hicham Bahou, cofondateur du festival l’Boulevard.


Album.
Megri’s back


Younes Megri travaille d'arrache-pied. Pas sur un nouveau film, puisqu'il est comédien couru depuis Ali, Rabiâ et les autres, mais sur un nouvel album. Depuis quelques semaines, l'acteur le plus connu de la chanson marocaine se remet dans le bain de la création musicale. Un grand come-back pour celui qui n'a plus enregistré depuis 1986. L'interprète de Lili twil (tube repris en plusieurs langues) a commencé l'enregistrement de son opus, qui contiendra dix morceaux. La moitié sera faite d'anciennes chansons, “enregistrées avec de nouveaux sons”, et l'autre, de nouvelles compositions. Pour son projet, Younes Megri s'entoure de musiciens marocains, hongrois, anglais et bulgares, travaille entre le Maroc, la France et la Hongrie, et tente même une collaboration avec l'orchestre philharmonique de Budapest. Un making of est également prévu, histoire d'allier l'image à la musique et concilier ainsi ses deux passions. L'album, attendu pour le printemps 2009, s'appellera Abi, “dédié à mon père, décédé alors que je n'avais que 13 ans, et qui n'a jamais suivi mon parcours”. On attend.


Exposition.
Arts plastiques


Il se fait rare, hésite entre le Maroc et la France, disparaît depuis 2005 (sa dernière exposition individuelle à Casablanca), et le voilà qui réapparaît 60 rue Taha Houcine, à la galerie Thema. Abdellatif Lasri, barbu invétéré, président fondateur de l’Association Rissani pour les artistes-peintres marocains vivant en Europe, n’a jamais changé son fusil d’épaule : “Il est francophone, il peint maghrébin, il est de culture française et marocaine, il faudrait le considérer, en l’occurrence, comme un trait d’union”, a dit de lui Mohamed Khaïreddine (Esprit, août-septembre 1992). La marque de fabrique de Lasri : un trait sans aucune arrogance, qui remplit pourtant l’espace. Sans omettre ce blanc bien à lui, qui fait jaillir, parfois avec fulgurance, sa palette de couleurs (minimale) et ses formes vivaces. Casablancais pur jus, c’est dans sa ville natale qu’il montre ses dernières œuvres.

A la galerie Thema, du 18 décembre au 2 janvier.



Patrimoine.
Timbres et droits humains


Quoi de plus original qu’une exposition philatélique itinérante pour célébrer le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Lancée la semaine dernière par la section marocaine d’Amnesty International et par notre Poste nationale, cette exposition montrera plusieurs timbres émis dans les quatre coins du globe depuis plusieurs décennies. Leur point commun ? Le fait qu’ils soulignent tous l’importance de l’équité, de la tolérance et de la solidarité dans les sociétés du monde entier. Dakhla est la première étape du périple de cette collection philatélique. Lors des semaines qui suivent, l’exposition fera escale dans d’autres villes du pays, comme Rabat, Tanger puis Oujda. A ne pas rater.


Cinéma.
Ça tourne... beaucoup


C’est le jackpot pour le Maroc en termes de productions étrangères : Le CCM annonce 845 millions de dirhams enregistrés pour le premier semestre de l'année 2008. Un record, puisqu'en quelques mois seulement, l'enveloppe investie au royaume dépasse de loin celle des trois dernières années. C'est que le Maroc a déjà accueilli 17 tournages étrangers durant le premier pan 2008… Un bond expliqué par une campagne de promotion effrénée, menée par le CCM. L'une de ses têtes pensantes, Mohamed Bakrim, détaille : “Le Maroc a toujours été un plateau apprécié et privilégié. Cet engouement est aussi dû à la conséquence d'un effort public. Le travail de promotion du CCM, au Festival de Cannes et dans divers autres événements sensibilise les professionnels du monde sur le potentiel et le savoir-faire marocains”. Amen.


Film.
Vague blanche dans les salles sombres 


Des 30 longs-métrages de la Film Industry, c’est l’un des plus aboutis. La Vague blanche, signé Ali El Mejboud (série Une heure en enfer sur Al Aoula), s’offre enfin une sortie en salle. Polar inspiré d’une histoire vraie (l’échouage de ballots de cocaïne sur les côtes d’Agadir), bien maîtrisé et joliment campé par Aissam Bouali (Nasser, fils à papa délinquant) et Mohamed Qatib (ex-taulard en rédemption), il s’était vu refuser le visa d’exploitation par le CCM qui le considère comme un téléfilm. Depuis, La Vague blanche n’en a pas moins été sélectionné en compétition officielle à Ouagadougou, Le Caire et Los Angeles. A partir du samedi 13 décembre, il sera au cinéma Le Paris de Tanger, avant de tourner dans les petites salles du royaume.



Humeur.
Conte cruel

Hassan Hamdani
h.hamdani@telquel.info

A l’approche de l’Aïd El Kébir, les enfants se trouvent un tue- l’ennui à la sortie de l’école. Sur le chemin du retour, ils s’arrêtent pour regarder les moutons parqués dans les garages. Dans leurs yeux, on lit des sentiments troubles. De la tendresse pour le seul animal domestique qu’ils connaissent depuis leur naissance. Un amour monstre, carnassier aussi. Plantés devant l’animal, les yeux brillants, les enfants bavent sur leur futur goûter en croquant dans un Bimo. Timides devant la bête de son vivant, ils prennent la confiance une fois l’animal à terre. Comme si une vieille dame câlinait son caniche nain et, la minute d’après, le débitait en sushis. C’est que le tact n’est pas le fort des enfants. Les petites filles se font photographier en robes à fleurs avec le futur défunt. Un fiancé incongru. Les garçons, ce n’est pas mieux. Endimanchés dans leur costume bleu de l’Aïd, ils ont l’air de vigiles surveillant un supermarché de la viande. Aucun Petit Prince égaré parmi eux. Papa et le boucher ne dessinent pas, ils n’ont pas le temps, ils découpent les testicules du mouton. C’est le moment préféré des gosses, le pire pour les parents. Les gamins posent des questions gênantes, chuchotent des choses, sourient en coin. Pouffent pour les plus audacieux. ça sonne étrange un rire d’enfant au milieu d’une mare de sang. Comme la fin de l’innocence…



Casa sur grand écran
Très attendu, Casanegra, second long-métrage du réalisateur venu du froid (la Norvège) Noureddine Lakhmari, sera en salle dès le 24 décembre prochain, après une avant-première nationale à la Cinémathèque de Tanger, le 22 du même mois. Très prometteur, le film ne passera certainement pas inaperçu.


In the pocket
Casablanca grouille de plans sympas (restos, pubs, galeries, spectacles, etc.). Tiré à 35 000 exemplaires par Couleurs Maroc, qui a testé la formule à Marrakech et Tanger, Casa-Pocket, trouvable un peu partout depuis le 1er décembre, est le petit guide gratuit qui prévient les migraines de la jungle urbaine.


Rire à Marrakech
La ville rouge accueillera du 5 au 7 décembre la troisième édition du Festival du rire. Au programme, des sketchs d’humoristes connus tels que Smaïn ou Rachida Khalil, mais aussi un hommage à l’humour égyptien, et une compétition entre jeunes talents. Allez-y, il paraît que le rire muscle les abdos.

 
 
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