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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


Les communes disposeront
de plus d’autonomie dans
la gestion de leurs finances.
(AIC PRESS)

Finances locales.
La régionalisation à grands pas



Petite révolution dans la gestion des finances locales. Jeudi 4 décembre, le ministère de l’Intérieur a déposé un projet de loi (45-08) réorganisant les finances des collectivités locales et de leurs groupements. Grosso modo, le texte vise à donner plus de liberté et d’autonomie aux élus locaux dans la gestion des finances de leurs collectivités. Mesure phare : la suppression du visa du département de
l’Intérieur, obligatoire actuellement pour passer le moindre petit marché. Il s’agit de passer du contrôle a priori, qui oblige tout gestionnaire à avoir l’aval des ses responsables hiérarchiques, notamment ceux de la toute puissante direction des collectivités locales, à un contrôle a posteriori, mené essentiellement par les Cours de comptes régionales. Seules les décisions relatives à la mise en place du budget et au recours à l'endettement garderont les mêmes circuits procéduraux. Second pan de la réforme : les prérogatives des présidents des conseils. Ils auront la tutelle sur les opérations de transfert des crédits. Dans ce sens, une batterie de mesures est prévue pour inciter les communes à adopter des programmes pluriannuels, le texte leur permettant de rapporter les excédents de crédits à l’année budgétaire suivante. Et autre nouveauté, un poste de consultant judiciaire auprès de l’Intérieur sera créé. Il sera chargé de fournir l'assistance juridique aux collectivités et de les défendre devant la justice. Mais en attendant que ce texte juridique passe par les différentes étapes du circuit légal prévu par la Constitution (adoption par les députés, seing royal et publication au Bulletin officiel), une inquiétude pointe déjà : cette marge de liberté additionnelle ne risque-t-elle pas de faire croître les actes d’abus de confiance et de dilapidation de deniers publics ?


Agréments.
La chasse est ouverte


C’est le ministre délégué aux Affaires économiques et générales qui l’a affirmé. Le gouvernement vient de créer un “comité ministériel de lutte contre l'économie rentière et le clientélisme”. Son objectif ? “Limiter le pouvoir discrétionnaire à tous les niveaux de responsabilités”, explique Nizar Baraka. En ligne de mire de cette nouvelle institution, les agréments, piliers du système économique national depuis des décennies. Le comité s’attellera à la mise en place de conditions exactes d'attribution, ainsi que sur “la proposition de solutions adéquates garantissant la transparence des procédures et l'égalité des chances entre les requérants”. Le ministre a précisé, devant les parlementaires, que la création de cet organe fait partie d’un plan d’action avec des mesures précises pour le traitement séparé de toute imperfection d'ordre juridique, institutionnel ou communicationnel.


Poisson.
Le nouveau marché de gros opérationnel


Plus d’un mois après son inauguration officielle par le roi, le marché de gros de Casablanca a officiellement ouvert ses portes la semaine dernière. Son entrée en service vise à désengorger le port de Casablanca, dont les annexes abritaient jusque-là les transactions en gros. Située dans le quartier de Sidi Othmane, la nouvelle infrastructure a nécessité la somme de 70 millions de dirhams. Le nouveau marché est entièrement informatisé et respecte les différentes normes d’hygiène et de sécurité alimentaires. Casablanca sera suivie par neuf autres villes du royaume, notamment Oujda, où le nouveau marché de gros est actuellement en cours de construction. Ces différents projets nécessiteront un investissement global de 400 millions de dirhams, dont près de 250 millions seront financés par le programme américain Millenium Challenge Account.


CGI.
Les habitants de Melilia convoités


La filiale immobilière de la CDG voit grand. Son business plan, revu à la hausse dernièrement, prévoit un projet de grandes ambitions : Abdouna Trifa, un resort écologique qui s’étend sur 480 ha aux portes de Melilia et nécessite un investissement de 8 milliards de dirhams. La société qui sera en charge du développement du projet touristique et immobilier, en cours de création, sera à 100 % filiale de la Compagnie générale immobilière. La clientèle de Abdouna Trifa est clairement identifiée. La filiale de la Caisse de dépôt et de gestion vise les habitants de l’enclave espagnole. Ce nouveau pôle, dont la première tranche s'achèvera fin 2011, sera doté d’infrastructures de transports et de communication directement liées à celles de Melilia.


Méditel.
L’effet El Manjra


Neuf mois après sa nomination à la tête du deuxième opérateur de téléphonie mobile, Mohamed El Manjra a dévoilé la semaine dernière sa stratégie pour les années à venir. Premier point à prendre en compte : la crise internationale ne manquera pas, selon les dires d’El Manjra, d’impacter le marché des télécoms. L’environnement de plus en plus concurrentiel, marqué par l’existence de trois opérateurs et la probable introduction d’un quatrième suite à l’appel d’offres lancé pour une troisième licence GSM, est aussi à considérer. Pour y faire face, le plan El Manjra nécessitera 4,2 milliards de dirhams à l’horizon 2010. Rappelons que le groupe Méditel a réussi à absorber, en l’espace d’un an, près de 1,2 milliard de dirhams de crédits bancaires.


Bourse.
El Alamy remplace Berrada


Salaheddine Mezouar, ministre des Finances, vient de trancher en nommant à la tête de la Bourse de Casablanca Hicham El Alamy, cadre au Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Mezouar a également rendu publique, jeudi 4 septembre, une série de décisions pour redynamiser le marché boursier. Ainsi, le mode de gouvernance de la Bourse prendra la forme d’une direction générale et d’un conseil d’administration, et son capital sera ouvert à de nouveaux actionnaires. Ces derniers, des institutionnels, auront ainsi une plus grande implication dans le développement de la place casablancaise. Le département gouvernemental de tutelle a également annoncé la révision du cadre légal régissant le CDVM dans le sens du renforcement de son indépendance.


OFF.


Les deux fonds de garantie, Fogarim, pour les ménages à revenus irréguliers, et Fogaloge, ouvert à une catégorie des fonctionnaires de l’Etat, vont fusionner. Avec cette mesure, le gouvernement El Fassi entend encourager la classe moyenne à acheter des logements. Le nouveau fonds sera ouvert aux salariés du secteur privé, aux fonctions libérales et aux affiliés de la CNSS.


Le groupe hôtelier Accor a annoncé son intention de lancer deux nouvelles enseignes. La première, Etap’hotel, est une chaîne économique proposant des prix plus abordables qu’Ibis (autour de 300 DH). Accor prévoit l’ouverture de cinq établissements d’ici 2011 à Casablanca, Marrakech, Tanger, Essaouira et Agadir. La seconde est Suitehotel, un établissement 4 étoiles à Marrakech dont le prix par chambre devrait osciller entre 1000 et 1500 DH.
 
 
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