Istiqlal. Tous derrière (ou contre ?) Abbas
Analyse. Comment dialoguer avec les salafistes ?
Enquête. Demain, le papy boom
Reportage. Ces Marocains d’un autre royaume
Télévision. Ces séries chéries
Football. Dans l’intimité des Lions
Reportage.Portrait. La voix des rois
Phénomène. Viva Maradona
Inde. Après la bombe, le match
Immobilier. Crise ou pas crise ?
Développement. L'Europe à la rescousse
Débat. Pourquoi Mohamed Arkoun dérange
Cinéma. Nari, nari, Casanegra
Humour. Blagues enneigées
Livre. Mon prophète ce héros
Souvenirs, souvenirs. Brel le Marocain
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Nina Hubinet

La semaine

Près de 500 personnes
auraient succombé au choléra.
(AFP)

Zimbabwe.
De crise en crise



Le Zimbabwe n’en finit pas d’accumuler les malheurs. Après les violences contre les opposants au président Mugabe qui ont suivi les élections de mars dernier, l’inflation record (plus de 200 %) qui sévit depuis plusieurs mois et les ravages du VIH (20% de la population adulte est contaminée), c’est maintenant une épidémie de choléra qui s’abat sur un pays à bout de souffle. D’après l’Organisation mondiale de
la santé (OMS), près de 12 000 cas ont été recensés entre août et octobre, alors que 500 personnes auraient succombé à l’épidémie. Le chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai, explique l’impuisssance de son pays : “Notre système de santé ne peut pas répondre à une telle crise”, souligne le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui n’a pas réussi depuis le 15 septembre à former un gouvernement avec Robert Mugabe. Pour la première fois, les autorités zimbabwéennes ont sollicité l’aide internationale, après avoir répété pendant des semaines que l’épidémie était “sous contrôle”. La situation risque en effet d’empirer avec l’arrivée de la saison des pluies. D’autant que Harare, la capitale du pays, est privée d’eau courante depuis le 30 novembre, pour cause de pénurie de produits désinfectants. “Le pays atteint un niveau catastrophique en matière d'alimentation, de santé et d'éducation. Tout semble être en train de s'effondrer autour de nous”, a déclaré lundi 1er décembre Morgan Tsvangirai, le chef de l'opposition. Le taux de chômage avoisine les 80 %, dans un Zimbabwe en plein marasme économique. On estime que plus de 5 millions de personnes – sur les 13 millions d’habitants que compte le pays – auront besoin d’une assistance alimentaire en 2009. La communauté internationale craint maintenant que l’épidémie de choléra ne se propage dans les pays voisins. Alors que les mouvements de population sont importants dans la région, plusieurs cas ont été recensés en Afrique du Sud. Cinq centres de soins ont été installés par les autorités sud-africaines le long de la frontière. La Zambie et le Mozambique voisins seraient particulièrement vulnérables.


Thaïlande.
Happy end “royaliste”


Un cri de victoire. C’est la clameur qui s’est élevée des deux aéroports de Bangkok, occupés depuis le 25 novembre par des milliers de manifestants anti-gouvernementaux, lorsque la Cour constitutionnelle thaïlandaise a décidé, mardi 2 décembre, de dissoudre le principal parti de la coalition gouvernementale. Le Premier ministre, Somchai Wongsawat, a dû démissionner. Satisfaits, les militants de l’Alliance du peuple pour la démocratie ont évacué le Palais du gouvernement et les aéroports. Le trafic aérien a repris le lendemain, un soulagement pour les 240 000 personnes, dont de nombreux touristes étrangers, toujours piégés à Bangkok. Malgré tout, l’ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, beau-frère de Somchai et bête noire des manifestants “royalistes”, reste populaire dans les campagnes et pourrait tenter un jour un retour sur la scène politique.


France. Pied-à-terre pour présidents africains

De somptueux appartements dans les 7e, 8e et 16e arrondissements parisiens. Tels sont les investissements immobiliers douteux réalisés par trois chefs d’Etat africains. Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou N’Guesso (Congo-Brazzavile) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) sont visés par une plainte déposée mardi 2 décembre à Paris par l’organisation Transparency International et un contribuable gabonais. Les plaignants, qui ont été l’objet de menaces et de tentatives de corruption, estiment que ces biens somptueux ont été acquis au détriment du budget de leur pays. Il y a un an, une première plainte avait été classée sans suite, l’enquête n’ayant pu déterminer l’origine des fonds. Ces chefs d’Etat étant considérés comme des “amis de la France”, l’avis du Parquet, lié au gouvernement, sera déterminant.


Israël.
L’intifada des colons


A Hébron, en Cisjordanie, les colons ultra-religieux ne sont pas réputés pour leur courtoisie envers leurs voisins palestiniens. Mais depuis quelques jours, ils affrontent à coups de pierre les Palestiniens et les forces de l’ordre israéliennes, pour “défendre” ce qu’ils considèrent comme leur propriété : une maison à l’entrée de la ville où ils sont installés depuis mars 2007 et qu’ils disent avoir achetée. Problème : le propriétaire palestinien nie la leur avoir vendue. La Cour suprême israélienne n’a pas reconnu la validité de leur titre de propriété et a ordonné le 16 novembre que les squatteurs quittent les lieux, sous peine d’expulsion dans un délai de 30 jours. La “maison de la discorde” est située sur un axe stratégique entre la colonie de Kiryat Arba et le Caveau des patriarches, lieu saint pour les musulmans et les juifs.



Lu pour vous [FRANCE]
Elizabeth II se serre la ceinture

Marc Roche, Le monde, mardi 3 décembre

Les chroniqueurs royaux en ont perdu leur flegme. La crise et la récession obligent la reine d'Angleterre, Elizabeth II, à se serrer la ceinture. En visite à Oxford, le mercredi 27 novembre, la souveraine a porté le même manteau rouge que lors d'une cérémonie à l'académie militaire de Sandhurst, à l'automne 2005. Au cours d'un bal en Slovénie, un mois plus tôt, elle avait mis une robe de soirée vieille de vingt ans. Les membres de la famille royale ont été priés de suivre son exemple. Son mari, le Duc d'Edimbourg, a fait réajuster un pantalon datant de 1957. Les sorties en “boîte” très médiatisées des princes William et Harry se sont faites plus rares. “La situation économique est affreuse” : Sa Majesté, qui ne commente jamais l'actualité, est sortie de sa réserve lors d'une cérémonie à la London School of Economics en demandant à ses hôtes “pourquoi personne ne s'en est-il rendu compte ?” (…) La reine, qui n'a ni chéquier ni carte de crédit, ignore l'argent et n'a jamais un sou sur elle. En tant que souveraine Elizabeth II reçoit la “liste civile”, qui lui est allouée chaque année par l'Etat (…). Loin d'être négligeable, sa fortune privée est estimée à 320 millions de livres (387,80 millions d'euros). (…) Rentière, la reine a du souci à se faire. La dégringolade de la Bourse a fortement réduit la valeur de son portefeuille. Vu l'effondrement des ventes aux enchères, il lui est impossible de céder bijoux, tableaux ou pur-sang pour renflouer la caisse Windsor.



USA. Obama recrute chez les seniors

Les trois principaux collaborateurs de Barack Obama pour la politique extérieure, nommés lundi 1er décembre, ont entre 61 et 65 ans : pas vraiment en phase avec l’appel au changement de la campagne ! Ils ont en revanche une longue expérience des relations internationales. Au poste de conseiller à la sécurité nationale, on retrouve James Jones, ancien commandant des forces de l’Otan en Europe, parfait francophone et fin connaisseur du dossier israélo-palestinien. Au Pentagone, Robert Gates a été reconduit dans ses fonctions, mais cette fois pour mettre fin à la guerre en Irak. Et comme prévu, Hillary Clinton a été nommée à la tête de la diplomatie américaine.


Algérie. Un bateau pour l’Europe

C’est loin d’être un scoop, mais une enquête révèle l’ampleur du phénomène : 49,5% des Algériens de 15
à 34 ans sont prêts à quitter leur pays et à émigrer clandestinement vers l’Europe. C’est ce que révèle un sondage réalisé début novembre par le quotidien algérien Liberté auprès de 1364 jeunes hommes dans 14 “wilayas” du pays. Tous se disent prêts à tenter l'aventure, “si l'occasion se présente”. Pour 81,5% des sondés, il s’agit de “fuir le pays” et de “faire son avenir”. Les destinations favorites sont l'Espagne, l'Italie et l'Angleterre, la France n'arrivant qu'en quatrième position, considérée comme de plus en plus “hermétique”. Les “harragas” seraient des dizaines de milliers à tenter chaque année la traversée, plusieurs d’entre eux y laissant leur vie.


Vite!

Comment lutter contre les embouteillages ? Les autorités des Emirats arabes unis ont trouvé la solution : interdire la voiture aux résidents étrangers exerçant les professions de cuisinier, infirmier, jardinier, tailleur… et d’une centaine de métiers.

 
 
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