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Par Meryem Saadi
Number One est une formule darija
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Zakia Tahiri, réalisatrice
(TNIOUNI)
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Antécédents
| 1963. |
Naissance à Lille (France). |
| 1981. |
Commence des études de cinéma et de théâtre à Paris. |
| 1993. |
Rencontre son mari. |
| 1987. |
Décroche le rôle principal de Une porte sur le ciel de Farida Belyazid. |
| 2008. |
Passe derrière la caméra pour réaliser Number One, son premier film. |
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Smyet Bak ?
Larbi Tahiri
Smyet mok ?
Jacqueline Aziza.
Nimirou dla carte ?
B 45 chi haja
Excusez-moi, je ne me souviens jamais du reste.
Vous vous souvenez de ce que vous avez fait depuis que vous avez disparu de lécran, après Une porte sur le ciel de Farida Belyazid, il y a 21 ans ? Vous étiez en hibernation ?
(Rires) Jai peut-être disparu du Maroc et du grand écran, mais pas du monde du cinéma. En France, jai travaillé sur plusieurs longs-métrages et téléfilms en tant que scénariste et réalisatrice.
Vous avez arrêté la comédie parce que les propositions se faisaient rares ?
Pas du tout ! Lorsque jai découvert lécriture et la réalisation, je me suis rendu compte que cétait ce que javais toujours voulu faire. Cétait comme si je voyais enfin la vie en couleurs. Cela dit, je serais ravie de revenir dans le métier si jamais on me proposait un rôle intéressant. Mais ce qui est sûr, cest que je ne cours pas après les rôles.
Number One, votre premier long-métrage en solo, vient de sortir. Vous avez succombé, comme tant dautres, à la tendance des titres en anglais ?
Pour moi, le titre de mon film est en darija, pas dans la langue de Shakespeare.
Ah bon
Oui, oui, tous les Marocains utilisent lexpression Number One dans leur quotidien. Dailleurs, je ne supporte pas quand les gens prononcent le titre du film avec un accent anglophone. Ça enlève tout son côté chaâbi.
Votre film est une comédie bien pensante qui traite de la Moudawana. Avez-vous choisi ce thème parce quil est vendeur ?
Loin de là. Jai toujours eu envie de parler des rapports hommes/femmes dans notre pays. Et depuis quelques années, la Moudawana est au centre des discussions dans la société marocaine. Cela ma donc semblé logique daxer mon film sur ce thème.
Que répondez-vous à ceux qui pensent que Number One est en fait un téléfilm réalisé avec le budget et les moyens dun film de cinéma ?
Jattends avec impatience le jour où il y aura sur nos chaînes TV des téléfilms comme Number One (rires) !
Vous êtes sérieuse, là ?
Ecoutez, je pense que ces gens-là ne savent pas ce quest un film, et encore moins un téléfilm. Cest vrai que mon film est très accessible, mais où est le mal ? Le plus important pour moi cest la réaction du public. Et jusque-là il a lair satisfait. Cest limpression que jai eue à chaque fois que jai assisté à une projection.
Vous êtes installée en France, vos passages au Maroc sont plutôt rares. Vous navez pas peur que Number One soit un condensé de clichés, loin du vrai Maroc ?
Jai eu cette angoisse quand jai commencé à travailler sur le film. Mais lorsque jai fait lire le scénario à mes amis qui vivent à temps plein au Maroc, ils mont affirmé quil collait à la réalité.
Et le grand public, il en dit quoi ?
Parfois, des femmes qui ont vu le film viennent me voir à la fin pour me dire quelles ont reconnu leur mari dans le personnage principal.
Cest-à-dire ?
Un macho pur jus (rires).
Cest plus facile de faire un film au Maroc quen France ?
Je ne pense pas. Cest juste très différent. Au Maroc, il est un peu plus facile de trouver des financements, mais dun autre côté, tout est imprévisible.
Exemple ?
Eh bien, sur Number One, du jour au lendemain, on a perdu un lieu de tournage vital pour le film, à savoir une usine. Mais heureusement, cela a été réglé très vite, grâce à deux coups de fil.
Forcément, ça aide
Vous travaillez toujours avec
votre mari, le réalisateur et scénariste Ahmed Bouchaâla ?
Oui, toujours.
Ce nest pas pénible à la longue de le voir à la fois au travail et à la maison ?
Non, cest plutôt un plaisir. Cela fait 15 ans que lon fonctionne comme cela, et je ne me vois pas faire autrement. Nous ne faisons pas de séparation entre notre vie privée et professionnelle. A ce propos, je ne lai pas vu depuis une semaine, et il me manque déjà horriblement.
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