La Semaine
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Lannée 2009 sera rude
pour le secteur. (AFP)
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Plan Emergence.
Sauvons le soldat textile
Ahmed Réda Chami, ministre du Commerce et de l'Industrie, sapprête à lancer un plan de soutien pour les secteurs stratégiques inclus dans le plan Emergence. Le programme de soutien a été élaboré sur la base dune étude réalisée par le cabinet McKinsey en collaboration avec les associations professionnelles. Et cest lAmith (Association marocaine des industries du textile et de lhabillement) qui est la première à en |
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| profiter. Contactée par TelQuel, lAmith affirme ne pas connaître les détails du programme qui sont, semble-t-il, encore confidentiels. Et ce le temps que le ministre en dévoile les contours lui-même, explique une source. Pour les textiliens, il y a urgence. La crise financière et économique internationale impactera négativement le secteur. Ils sont dailleurs les rares à avoir pris les devants pour en anticiper les effets. L'Amith a dores et déjà évalué les risques, ces deux dernières semaines, dans le cadre de plateformes de réflexion organisées à Marseille avec les acheteurs, ainsi quà Marrakech, avec des enseignes françaises et avec l'Institut français de la mode. Il en est sorti que 2008 na pas été florissante avec une baisse des commandes de lordre de 2,1% durant les sept premiers mois. Et 2009 sera encore plus rude. Nous prévoyons une baisse des commandes de 8 à 10% les prochains mois, estime Mohamed Tazi, directeur général de lassociation. Rappelons que les professionnels du textile comptent parmi les opérateurs économiques les plus réactifs face aux crises. La suppression des quotas dimportation de Chine par lUnion Européenne en 2005 représentait un risque énorme pour le textile. Mais, plus de peur que de mal, le secteur sen est plutôt bien sorti. |
Tourisme.
Marrakech has been ?
Lengouement pour la ville ocre commence à fléchir, à en croire les dernières statistiques de lObservatoire du tourisme. Marrakech et Agadir accusent, fin octobre, une chute de 6% des nuitées enregistrées. Sagit-il des premiers effets de la crise financière internationale sur le tourisme national ? Plusieurs professionnels lattestent, mais, officiellement, on tente de trouver une échappatoire pour nier lévidence. Les touristes sont de plus en plus hébergés chez lhabitant ou par des établissements non référencés, doù cette disparité entre le nombre de nuitées et celui des arrivées, fait-on remarquer du côté de lObservatoire. Toujours est-il que le nombre de touristes ayant visité le royaume a atteint quelque 6,7 millions de personnes, soit une hausse de 6% par rapport au niveau enregistré lannée précédente. |
Développement durable.
Le Maroc dans le gaz
Il sagit dune première en Afrique (francophone) : le Maroc sest doté, vendredi 5 décembre, dune société de crédits carbone. Le Fonds capital carbone Maroc (FCCM), créé dans le cadre du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques, dispose dun montant de 300 millions de dirhams pour la promotion et la participation au développement de projets marocains visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion des déchets
) En contrepartie, des entreprises de pays industrialisées finançant ces projets, obtiennent des crédits carbone, un droit à polluer pour compenser leurs émissions de CO2. Les initiateurs de cette société sont lomniprésente Caisse de dépôt et de gestion (CDG), avec 50%, la Caisse (française) des dépôts et consignations (CDC) avec 25% et la Banque européenne d'investissement (BEI) avec 25%. |
Aérien.
Nouvelle compagnie dans lair
La RAM vient de décider la création dune compagnie aérienne destinée aux vols internes. Lappel doffres pour lachat des avions et des jets régionaux a été lancé et lentrée en service est prévue avant juillet 2009. Reste à peaufiner la politique de cette nouvelle compagnie sachant que le réseau intérieur a toujours été un casse-tête pour la compagnie nationale. Les vols nationaux, marginalisés par la RAM, connaissent beaucoup de couacs, retards, annulations, et représentent pour la compagnie un gouffre annuel de 120 millions de dirhams. Un meilleur ciblage, une politique de prix plus adéquate, des horaires mieux planifiés seraient en mesure de renverser la vapeur. |
Droits de douane.
Les voitures moins chères
Si vous voulez acheter une voiture neuve, mieux vaut attendre lannée prochaine. Les tarifs des droits de douane pour limportation des véhicules vont baisser. Cette nouvelle réforme, qui doit entrer en application dès janvier 2009, concerne le segment des véhicules montés localement. Ainsi, les droits de douane devraient passer de 40 à 25% pour les camions et les utilitaires, de 17,5 à 10% pour les pièces de rechange et de 32,5 à 27,5% pour les voitures neuves importées montées. Ce pourcentage devrait baisser encore plus à lhorizon 2012 pour atteindre 17,5%. Rappelons quà cette date, lexonération des droits de douane pour les importations de véhicules de tourisme en provenance des pays de lUnion Européenne sera effective. |
Croissance.
Chacun son chiffre
La guerre des taux de croissance fait encore rage. Comme chaque année, les pronostics pullulent ici et là. Tous sy mettent, ministère de lEconomie, HCP, Centre marocain de conjoncture... Et, étonnamment, ils ne sont jamais daccord. Cette fois-ci, cest au tour de la Banque Mondiale dy aller de son estimation. Linstitution internationale prévoit une croissance pour le Maroc de 4% seulement pour 2009, alors que largentier du royaume, Salaheddine Mezouar, table sur 5,8% dans la Loi de Finances. Selon le rapport de la Banque Mondiale, le Maroc sera légèrement mieux loti que la moyenne de croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. La Banque Mondiale prévoit une progression de 3,9% seulement pour le PIB de cette région, soit 1,9 point de moins que cette année. |
OFF.
Lesieur/Cristal, qui vient de baisser le prix de lhuile de 1 dirham il y quelques jours, devrait opérer dautres révisions de prix à partir de janvier. La filiale de lONA compte les échelonner à condition que les prix à linternational ne flambent pas encore. La concurrence ne devrait pas tarder à en faire autant.
Selon des professionnels du secteur bancaire, le deal conclu entre Attijariwafa bank et le Crédit Agricole français serait à lavantage de ce dernier. Le désengagement de la banque française du continent noir est justifié par une faible rentabilité dans ces pays. Attijari fera-t-elle mieux que le Crédit Agricole ? |
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