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N° 351
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


L’année 2009 sera rude
pour le secteur. (AFP)

Plan Emergence.
Sauvons le soldat textile



Ahmed Réda Chami, ministre du Commerce et de l'Industrie, s’apprête à lancer un plan de soutien pour les secteurs stratégiques inclus dans le plan Emergence. Le programme de soutien a été élaboré sur la base d’une étude réalisée par le cabinet McKinsey en collaboration avec les associations professionnelles. Et c’est l’Amith (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement) qui est la première à en
profiter. Contactée par TelQuel, l’Amith affirme ne pas connaître les détails du programme qui sont, semble-t-il, encore confidentiels. Et ce “le temps que le ministre en dévoile les contours lui-même”, explique une source. Pour les textiliens, il y a urgence. La crise financière et économique internationale impactera négativement le secteur. Ils sont d’ailleurs les rares à avoir pris les devants pour en anticiper les effets. L'Amith a d’ores et déjà évalué les risques, ces deux dernières semaines, dans le cadre de plateformes de réflexion organisées à Marseille avec les acheteurs, ainsi qu’à Marrakech, avec des enseignes françaises et avec l'Institut français de la mode. Il en est sorti que 2008 n’a pas été florissante avec une baisse des commandes de l’ordre de 2,1% durant les sept premiers mois. Et 2009 sera encore plus rude. “Nous prévoyons une baisse des commandes de 8 à 10% les prochains mois”, estime Mohamed Tazi, directeur général de l’association. Rappelons que les professionnels du textile comptent parmi les opérateurs économiques les plus réactifs face aux crises. La suppression des quotas d’importation de Chine par l’Union Européenne en 2005 représentait un risque énorme pour le textile. Mais, plus de peur que de mal, le secteur s’en est plutôt bien sorti.


Tourisme.
Marrakech has been ?


L’engouement pour la ville ocre commence à fléchir, à en croire les dernières statistiques de l’Observatoire du tourisme. Marrakech et Agadir accusent, fin octobre, une chute de 6% des nuitées enregistrées. S’agit-il des premiers effets de la crise financière internationale sur le tourisme national ? Plusieurs professionnels l’attestent, mais, officiellement, on tente de trouver une échappatoire pour nier l’évidence. “Les touristes sont de plus en plus hébergés chez l’habitant ou par des établissements non référencés, d’où cette disparité entre le nombre de nuitées et celui des arrivées”, fait-on remarquer du côté de l’Observatoire. Toujours est-il que le nombre de touristes ayant visité le royaume a atteint quelque 6,7 millions de personnes, soit une hausse de 6% par rapport au niveau enregistré l’année précédente.


Développement durable.
Le Maroc dans le gaz


Il s’agit d’une première en Afrique (francophone) : le Maroc s’est doté, vendredi 5 décembre, d’une société de crédits carbone. Le Fonds capital carbone Maroc (FCCM), créé dans le cadre du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques, dispose d’un montant de 300 millions de dirhams pour la promotion et la participation au développement de projets marocains visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion des déchets…) En contrepartie, des entreprises de pays industrialisées finançant ces projets, obtiennent des crédits carbone, un droit à polluer pour compenser leurs émissions de CO2. Les initiateurs de cette société sont l’omniprésente Caisse de dépôt et de gestion (CDG), avec 50%, la Caisse (française) des dépôts et consignations (CDC) avec 25% et la Banque européenne d'investissement (BEI) avec 25%.


Aérien.
Nouvelle compagnie dans l’air


La RAM vient de décider la création d’une compagnie aérienne destinée aux vols internes. L’appel d’offres pour l’achat des avions et des jets régionaux a été lancé et l’entrée en service est prévue avant juillet 2009. Reste à peaufiner la politique de cette nouvelle compagnie sachant que le réseau intérieur a toujours été un casse-tête pour la compagnie nationale. Les vols nationaux, marginalisés par la RAM, connaissent beaucoup de couacs, retards, annulations, et représentent pour la compagnie un gouffre annuel de 120 millions de dirhams. Un meilleur ciblage, une politique de prix plus adéquate, des horaires mieux planifiés seraient en mesure de renverser la vapeur.


Droits de douane.
Les voitures moins chères


Si vous voulez acheter une voiture neuve, mieux vaut attendre l’année prochaine. Les tarifs des droits de douane pour l’importation des véhicules vont baisser. Cette nouvelle réforme, qui doit entrer en application dès janvier 2009, concerne le segment des véhicules montés localement. Ainsi, les droits de douane devraient passer de 40 à 25% pour les camions et les utilitaires, de 17,5 à 10% pour les pièces de rechange et de 32,5 à 27,5% pour les voitures neuves importées montées. Ce pourcentage devrait baisser encore plus à l’horizon 2012 pour atteindre 17,5%. Rappelons qu’à cette date, l’exonération des droits de douane pour les importations de véhicules de tourisme en provenance des pays de l’Union Européenne sera effective.


Croissance.
Chacun son chiffre


La guerre des taux de croissance fait encore rage. Comme chaque année, les pronostics pullulent ici et là. Tous s’y mettent, ministère de l’Economie, HCP, Centre marocain de conjoncture... Et, étonnamment, ils ne sont jamais d’accord. Cette fois-ci, c’est au tour de la Banque Mondiale d’y aller de son estimation. L’institution internationale prévoit une croissance pour le Maroc de 4% seulement pour 2009, alors que l’argentier du royaume, Salaheddine Mezouar, table sur 5,8% dans la Loi de Finances. Selon le rapport de la Banque Mondiale, le Maroc sera légèrement mieux loti que la moyenne de croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. La Banque Mondiale prévoit une progression de 3,9% seulement pour le PIB de cette région, soit 1,9 point de moins que cette année.


OFF.

Lesieur/Cristal, qui vient de baisser le prix de l’huile de 1 dirham il y quelques jours, devrait opérer d’autres révisions de prix à partir de janvier. La filiale de l’ONA compte les échelonner à condition que les prix à l’international ne flambent pas encore. La concurrence ne devrait pas tarder à en faire autant.


Selon des professionnels du secteur bancaire, le deal conclu entre Attijariwafa bank et le Crédit Agricole français serait à l’avantage de ce dernier. Le désengagement de la banque française du continent noir est justifié par une faible rentabilité dans ces pays. Attijari fera-t-elle mieux que le Crédit Agricole ?
 
 
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